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Rachel Grunstein, néeCheigam le àPetrograd et morte le àGarches, est unerésistante française.
Ayant fui laRévolution de 1917, sa famille se réfugie d'abord enLituanie, puis àBerlin. Son père, diamantaire, s'établit ensuite àAnvers, puis àParis en 1924[1].
Après son brevet en 1933[1], elle devientjournaliste sportive, couvrant notamment les sports féminins et la boxe pourL'Auto (ancêtre deL'Équipe) etLe Petit Parisien.
Mais avec le début de laSeconde Guerre mondiale, sa vie change radicalement. Elle s'exprime avec véhémence contre le régime de Vichy: " Mes débuts dans ce qu'on n'appelait pas encore la Résistance ont consisté à mettre les gens en garde contre la propagande allemande et vichyste et à montrer le véritable visage du nazisme." (Témoignage, le 17 février 2000)[2]
Avec sa famille, elle est sauvée de larafle du Vélodrome d'Hiverpar Simone Parion qui les abrite pendant deux semaines et leur fournit des faux papiers[réf. nécessaire]. Elle prend alors le nom d'Aline Vannier[3].
"J'ai pensé, à l'époque, qu'en tant que Juive et en tant qu'être humain, je devais me battre contre un assassin et ses complices qui voulaient nous exterminer. Je crois avoir un caractère non pas exceptionnel, mais suffisamment fort pour refuser à un ignoble tyran même la minuscule victoire qu'était mon arrestation et plus tard, probablement, ma mort et c'est pourquoi je me suis battue et évadée." (Témoignage, le 17 février 2000)[4]
Elle rejoint lemouvement Combat puis l'Armée juive, bientôt renomméeOrganisation Juive de Combat.Elle travaille d'abord avecLucien Lublin, ainsi qu'avecZizi Pohorylès, lecommandant Mélin (responsableFFI de la région Provence-Nice),Robert l'Arménien ouDika Jefroykin[réf. nécessaire]. Elle fournit de faux papiers aux Juifs[1].
Après l’invasion de la zone Sud elle est à Nice, secrétaire de Roger Foucher-Creteau, journaliste antinazi qui avait été à « Notre Temps » « Paris-Midi » et « l’Intransigeant »[1]. En, elle intègre avec sa sœur Nelly une équipe niçoise des corps francs de l’Armée juive[1].
Parmi ses activités pour le compte de laRésistance, elle fournit de faux tampons, des explosifs, des « planques », elle coopère avec leMaquis deVence, elle fait passer de nombreux enfants enSuisse et enEspagne. Elle se bat aux côtés du groupeCharcot-Neuville lors de laLibération de Paris[5]. Lors de la libération de Paris, elle a par ailleurs des contacts avec les services deRaoul Nordling, consul de Suède à Paris pour qu'il demande aux Allemands que la Gestapo ne massacre ni ne déporte les Juifs encore internés à Drancy[6].
Après la guerre, elle reprend son métier de journaliste[1] et travaille avec différentes organisations sionistes, afin de faciliter l'immigration juive enPalestine mandataire.
En 1948, elle épouse Mendel Grunstein, engagé volontaire dans la Légion étrangère (22e régiment de marche) en 1939 et qui passa près de 5 années en captivité, comme prisonnier de guerre. Il était titulaire de la Médaille militaire et est décédé en 1971, à l'âge de 63 ans.
Elle est médaillée de la Résistance. Nommée Chevalier de laLégion d'honneur le, elle est nommée Officier le[7].
Le, elle est honorée du titre de « sauveteur de juifs » auMémorial de la Shoah par leB'nai Brith France[8].