Cet article est uneébauche concernant l’histoire, lecommunisme et leNicaragua.
| Date | - |
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| Lieu | Nicaragua |
| Issue | Chute deSomoza. Insurrection desContras. Élection en 1990 de la candidate de l'Union nationale d'opposition,Violeta Barrios de Chamorro. |
Larévolution sandiniste ourévolution nicaraguayenne (enespagnol :Revolución Nicaragüense ouRevolución Popular Sandinista) désigne, auNicaragua, l'opposition croissante à ladictature de la familleSomoza dans les années 1960 et 1970, la campagne menée par leFront sandiniste de libération nationale (FSLN) qui a conduit à la chute violente de la dictature en 1979 et les efforts subséquents du FSLN, qui a présidé à partir de 1979 jusqu'en 1990, pour réformer la société et l'économie du pays, ce en dépit de l'embargo américain. La révolution n'est pas seulement importante pour le Nicaragua, l'Amérique centrale et lecontinent américain, elle a également marqué l'un des moments les plus tendus du développement de laguerre froide.
En 1988, à la suite de l'incursion de troupes sandinistes au Honduras (ce dernier étant accusé de soutenir la rébellionContras), lesÉtats-Unis déclenchent l'opérationGolden Pheasant (en français : « faisan doré ») et font déployer des troupes dans le sud de ce pays, notamment à labase aérienne de Soto Cano et près de la frontière nicaraguayenne.
Les sandinistes ont été accusés de graves atteintes aux droits humains pendant le conflit, notamment de tortures, de disparitions forcées et d'exécutions massives[3],[4]. LaCommission interaméricaine des droits de l'homme a enquêté et confirmé les exactions commises par les forces sandinistes, notamment l'exécution de 35 à 40 Miskitos en décembre 1981 et l'exécution de 75 personnes en novembre 1984[5],[6].
La guerre est aussi psychologique, livrée depuis des stations de radio financées par la CIA auHonduras, auSalvador et auCosta Rica. Les sandinistes sont accusés de brûler des églises, kidnapper des enfants pour les envoyer àCuba, provoquer artificiellement des pénuries alimentaires et tuer les personnes âgées pour les transformer en savon[7]. Des méthodes de propagande similaires sont employées au Salvador, y compris concernant les personnes âgées changées en savon, dans la guerre psychologique livrée à la guérilla marxiste duFMLN[8]. EnFrance,Le Figaro publie des photos truquées censées témoigner des « massacres », voire du « génocide », que feraient subir les sandinistes aux indiensMosquitos[9].
En 1989, la guérilla des Contras prend fin avec la signature de l'accord de Tela, prévoyant la démobilisation des combattants du FSLN et des Contras. Un an plus tard, en 1990, des élections démocratiques se tiennent et voient l'élection de l'Unión Nacional Opositora (Union nationale d'opposition, une coalition de partis opposés àDaniel Ortega), présidée parVioleta Barrios de Chamorro, obtenant 54,2 % des voix, et le FSLN quitte le pouvoir.
Au niveau intérieur, cet événement commence par l'assassinat, en janvier1978, dePedro Joaquín Chamorro Cardenal, directeur du journalLa Prensa, qui critiquait fortement le régime deSomoza, ce qui provoque des manifestations massives àManagua provoquant ensuite la guérilla et la démission deAnastasio Somoza Debayle le 17 juillet 1979 avec l'intermèdeFrancisco Urcuyo Maliaños et l'arrivée deDaniel Ortega à la présidence en 1984, l'Amérique soutenant ensuite en réaction lesContras. Mais la guerre se termine néanmoins avec l'accord de Tela en 1989[10]. Cela a provoqué également un regain de tension entre États-Unis et URSS à la suite des événements existant après larévolution de Saur enAfghanistan (27-28 avril 1978) et laRévolution iranienne (7 janvier 1978-11 février 1979), provoquant une nouvelle tension entre les deux blocs durant la Guerre froide et sera à son apogée en 1983 frôlant la guerre atomique évitée grâce à l'officierStanislav Petrov, puis s'apaisera avec l'arrivée deMikhaïl Gorbatchev précédé de peu duretrait soviétique d'Afganistan (15 mai 1988-15 février 1989), de la signature le 7 août de la même année de l'accord de Tela ainsi que de lachute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 mettant la fin de la rivalité entre les deux blocs accélérant la chute de l'URSS le 25 décembre 1991 ainsi que la disparition de la Guerre froide, laRussie, État fédéral succédant à l'Union des républiques socialistes soviétiques dirigé d'abord parBoris Eltsine puis parVladimir Poutine à partir du.