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Réseau sémantique

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Exemple de réseau sémantique (incomplet).

Unréseausémantique est ungraphe marqué destiné à lareprésentation des connaissances, qui représente desrelations sémantiques entre concepts. Le graphe estorienté ounon orienté. Sessommets représentent les concepts, et lesliens entre les sommets (nœuds) représentent les relations sémantiques, reliant leschamps lexicaux.

Un réseau sémantique peut êtreinstancié, par exemple, dans unebase de données orientée graphe ou unschéma conceptuel. Les réseaux sémantiques normalisés sont exprimés sous forme detriplets RDF.

Histoire

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La première utilisation connue, auIIIe siècle, est un commentaire du philosophe grecPorphyre sur lescatégories d'Aristote.

Enpsychologie, dans les années 1960,Ross Quinlan etAllan Collins s'en sont d'abord servi pour modéliser l'usage destaxonomies dans lamémoire sémantique.

Ces réseaux ont ensuite été employés par exemple pour gérer desthésaurus, pour modéliser la signification d'un texte, ou enrobotique pour modéliser les états d'un système en vue d'élaborer des plans d'action.

Exemples

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Réseau taxonomique

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Un tel réseau sémantique emploie des nœuds et des arcs de types différents.

Nœuds

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Deux types de nœuds sont utilisés :

  • nœuds étiquetés par des constantes deconcepts : le libellé représente des catégories taxonomiques ;
  • nœuds étiquetés par des constantes d'objets : le libellé représente des instanciations des concepts ou des propriétés des concepts (comme le montrent les rectangles verts biseautés et bleus oblongs sur l'image ci-dessus),

Arcs

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Au moins trois types d'arcs connectent les nœuds :

  • arcs d'agrégation, appelés égalementliens "est1"/"is a",
  • arcs de composition, appelés égalementliens "a"/"has a",
  • arcs d'instanciation, appelés égalementliens "sorteDe"/"is a kind of".

Il peut y avoir d'autres liens spécifiques. Par exemple, pour exploiter unthésaurus, on ajoute aux liens hiérarchiques des liens transversauxsynonymes etassocié à, qui éviteront des silences (réponses potentielles non trouvées).

Exploitation

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On associe à une question des chemins spécifiques dans le réseau, par exemple par propagation de marqueurs, chemins dont l'interprétation fournit la réponse.

Pour déterminer si un objet, représenté par un nœud A, est membre d'un ensemble, représenté par un nœud B, il faut suivre tous les arcs allant de A vers le haut (arc 'est1' et arcs 'sorteDe') pour voir si on rencontre le nœud B.

Notons (départ lien arrivée) un arc du réseau sémantique. Alors, (Médor est1 chien) puis (chien sorteDe quadrupède) forment un chemin (Médor (est1) chien (sorteDe) quadrupède), qu'on assimilera à un lien virtuel (Médor est1 quadrupède) : Médor étant un chien, on dit qu'ilhérite de cette catégorie la propriété d'être un quadrupède.

Afin de déterminer la valeur de la propriété P d'un objet représenté par le nœud A, on suit les arcs allant de A vers le haut (comme précédemment) jusqu'à ce que l'on trouve un nœud ayant cette propriété P (arc de fonction).

À la question (Kiki mouvt ?) la suite (Kiki est1 merle), (merle sorteDe oiseau), (oiseau mouvt vole) mène à (Kiki mouvt vole) (principe d'héritage).
À la question (Lola mouvt ?),
  • la suite (Lola est1 autruche), (autruche sorteDe oiseau), et (oiseau mouvt vole) entraîne (Lola mouvt vole). L'héritage engendre ici un bruit (réponse fausse), car l'héritage n'est sûr que pour les propriétés génériques de l'oiseau (ici,a des plumes ousorteDe ovipare) et seulement heuristique pour les propriétés typiques (commemouvt vole).
  • si le réseau a maintenant un arc (autruche mouvt course), en s'arrêtant à ce premier arcmouvt on obtient (Lola mouvt course). La priorité des propriétés spécifiques sur les propriétés génériques ou typiques, oupriorité aux propriétés les plus locales, permet ainsi de gérer lesexceptions au principe d'héritage.

Signification d'un texte

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On garde l'idée d'arcs signifiant unerelation binaire entre point de départ et point d'arrivée.

On adopte des noms cachés :

  • pour les entités définies par des périphrases ;
Par exemple, appelons $001 « le grand marronnier derrière la maison » : sa représentation sera formée d'un nœud $001 et des arcs ($001 est1 marronnier), ($001 taille grand), ($001 derrière maison).
  • pour rendre compte des relations n-aires.
Ainsi « Jean a prêté le livre de Pierre à Marie » devient (Jean prête $070)($070 est1 livre)($070 prop Pierre)($070 dest Marie), où $070 est l'objet du prêt.

On recourt éventuellement à des réseaux partitionnés, dans lesquels un nœud désigne maintenant un (sous-) réseau sémantique isolé.

  • « Jean croit que Pierre est plus âgé que Marie » prendra la forme (Jean croit $R17), où $R17 contient les croyances de Jean, du style (Pierre age $R17.1), (Marie age $R17.2), ($R17.1 > $R17.2),par opposition à la situation réelle, par exemple (Pierre âge 28), (Marie âge 29).
  • la description d'un arbre au fil des saisons pourra prendre la forme d'un sous-réseau par saison ;
  • éventuellement, pour la résolution de problèmes par raffinements successifs.

Exploitation

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Les questions sont ramenées à un réseau sémantique contenant des variables explicites, qui serviront à formuler la réponse, et des variables muettes ne servant qu'à exprimer la structure de la question.Ainsi, « Où habite le fiancé de Marie ? » devient (*1 habite ?1)(*1 fiancéA Marie), où ?1 représente le nom-de-lieu cherché, et *1 le nom-du-fiancé, intermédiaire nécessaire non-demandé.

On cherche alors si le graphe-question est un sous-graphe du réseau, en tenant compte des héritages et exceptions.

Difficultés

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Citons d'abord le foisonnement du vocabulaire : si Schank pense pouvoir se contenter de 14 verbes génériques, le français comporte 8000 verbes… en recommandant d'éviter les répétitions.

Et aussi la question des connaissances générales, de bon sens, pragmatiques… Par exemple, coder et exploiter un réseau généalogique doit pouvoir affronter la question dela demi-sœur d'un oncle maternel, et donc la question des nombreuses relations secondaires déductibles des relations primaires renseignées.

Réseau dynamique

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À ces réseaux, on applique, outre les questions qui ne les modifient pas, des opérateurs liant ou déliant des (listes d') arcs pour simuler des actions. Ces opérateurs sont définis sous une forme générale « sicondition lierliste1 délierliste2 ».

Réalisation

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Il est possible de réaliser un réseau sémantique selon plusieurs logiques, par exemple :

  • identification decooccurrences dans un texte, menant à un réseau de termes liés par leurs cooccurrences.
  • passage d'une liste de termes et de leurs caractéristiques associées, à un réseau de ces termes où une liaison est formée entre deux termes s'ils ont des caractéristiques similaires. Lasimilarité cosinus est une des mesures de similarité couramment employée dans ce cas d'usage.

La mise en œuvre de ces logiques peut se faire en utilisant deslogiciels de création de réseaux sémantiques, ou par une approche programmatique.

Exemple dans le langage Lisp

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En Lisp, on utilisera les listes associatives. On peut par exemple créer un réseau à trois objets :

(setqcanari'((est1oiseau)(couleurjaune)(taillepetit))pingouin'((est1oiseau)(mouvtnage))oiseau'((est1vertébré)(avecailes)(reproductionovipare)))

La fonctionassoc appliquée àcanari permet d'extraire la valeur associée à une clé : ainsi

(assoc'couleurcanari)(couleurjaune).

Exemple dans le langage Prolog

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En Prolog, on aurait :

% création du réseaudef(canari,[[est1,oiseau],[couleur,jaune],[taille,petit]]].def(pingouin,[[est1,oiseau],[mouvt,nage]]).def(oiseau,[[est1,vertébré],[avec,ailes],[reproduction,ovipare]]).% extracteurassoc(Objet,Clé,Valeur):-def(Objet,Prop),dans(Prop,Clé,Valeur).dans([[X,Y]|Z],Clé,Valeur):-Clé=X,ValeurisY;dans(Z,Clé,Valeur).%?assoc(canari,couleur,C).C=jaune.

Notes et références

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Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • W.A. Woods,What's in a Link: Foundations for Semantic Networks, Bolt, Beranek and Newman, 1975
  • R. Jackendoff,Semantic Structures, TheMIT Press, Cambridge Mass, 1990
  • J.F. Sowa,Semantic Networks, in Stuart C Shapiro. Encyclopedia of Artificial Intelligence, 1987.

Liens externes

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