La république est baignée dans sa partie nord-est par lamer Blanche, une mer de l'océan Arctique[4]. Cette mer est reliée à la mer Baltique par leCanal de la mer Blanche, qui traverse le territoire[5]. La république est baignée par deux grands lacs : lelac Ladoga et que lelac Onega, repspectivement le premier et le deuxième plus grand lac d'Europe[6],[7].
Le point culminant du territoire est leNuorunen, qui culmine à 577 mètres d'altitude dans leMaanselkä[8]. L'ensemble de la république de Carélie se trouve dans l'heure de Moscou (MSK). Le décalage par rapport au temps universel coordonné est de+03.00[9].
Faisant partie de l'anciencraton carélien duBouclier fennoscandien, la majeure partie de la géologie superficielle de la République de Carélie estarchéenne oupaléoprotérozoïque, datée de 3,4 milliards d'années dans le bloc Vodlozero.Cette zone constitue le plus grandaffleurementarchéen contigu d’Europe et l’un des plus grands au monde.
Cinquante minéraux utiles se trouvent en Carélie, répartis dans plus de 400 gisements et couches minéralisées. Les ressources minérales de la république comprennent le minerai de fer, les diamants, le vanadium, le molybdène et autres[11],[12].
La région compte de nombreux monuments géologiques, comme le lac Janisjärvi qui est le plus cratère de météorite d'Europe. Les roches du cap Kintsiniemi détiennent des restes fossilisés de certaines algues d'il y a 2 milliards d'années. Au niveau du ville de Girvas (raïon de Kondopoga), des restes d'un volcan actifs il y a 2,5 à 3 milliards d'année a été retrouvé, ce qui fait qui est l'un des plus anciens découverts sur Terre[13].
La République de Carélie est située au nord-ouest de laplaine d'Europe orientale, dans la partie orientale duBouclier scandinave. La Carélie est une plaine vallonnée avec de nombreux bassins lacustres, des rochers plats et élevés, des accumulations de sable, d'argile, de cailloux, des collines et des crêtes. Les hauteurs prédominants en Carélie sont de 100 à 200 mètres au-dessus du niveau de la mer, avec des points culminants atteignants les 250 mètres en général. Les régions les plus élevées se trouvent à l'ouest et au nord-ouest de la république. Au contraire, les zones proches de la mer Blanche, du Ladoga (niveau : 5 mètres) et de l'Onega (33 mètres) sont les endroits les moins élevées[14].
La périphérie nord-ouest, où se trouve la chaîne morainique deMaanselkä, est la zone la plus élevée, avec des altitudes variant de 300 à 400 m. C'est ici que se trouve le point culminant : leNuorunen, qui culmine à 577 mètres. Au sud de celle-ci se trouve leplateau de Carélie occidentale(ru), avec des altitudes comprises entre 180 et 300 mètres. Ce plateau est composé de trois crêtes (occidentale, centrale et orientale). La crête centrale est la plus haute avec le Mont Vottovaara et ses 413 mètres, point culminant du plateau[15].
Par ailleurs, plus de 1,8 milions d'hectares sont occupés par des marécages et des zones humides dans la république[25]. Au total, les lacs, les cours d'eau, réservoirs artificiels, les marécages et forêts marécageuses occupent plus de la moitié (53 %) de l'ensemble du territoire[26].
Véhicule de deneigement ferroviaire en opération.Vue aérienne de lagare de Petrozavdosk.
La république de Carélie bénéficie d'un transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises relativement important. Ce dernier comporte plusieurs lignes, parmi lesquelles :
laligne de Vyborg à Joensuu, dite « ligne de Carélie », reliait à l'origineViipuri etJoensuu lors de la construction en 1892-1894[30]. Des trains circulent actuellement sur la partie russe de la ligne, desservant des localités de la république commeSortavala etLakhdenpokhia[31].
la ligne deSouoïarvi à Ioukchozero est parallèle de la voie ferrée de Mourmansk (à l'ouest de celle-ci). Elle se situe entièrement dans la république, elle est longue de 335 km et compte 23 gares et haltes[36].
la ligne deLietmajärvi (Ledmozero) àKivijarvi relie la voie ferrée de Mourmansk, avec une intersection avec la ligne deSouoïarvi à Ioukchozero, à la Finlande, en passant aussi par la ville deKostomoukcha. Elle est entièrement dans la république, elle est longue de 230 km et compte 16 gares et haltes[37].
Au total, la Carélie compte 2 225,6 km devoies ferrées[38], desservant un total de 131 gares ferroviaires en 2022[39]. En 2021, le trafic s'est élevé à 1 464,28 milliers de voyageurs, qui se répartissaient entre 0,28 milliers de voyageurs de passager de banlieue et 1 464 milliers de voyageurs longue distance. Le réseau est entrenu par le bureau de Petrozavodsk des Chemins de fer du Nord, une branche desChemins de fer russes. Le service de banlieue est de la compétenceNorth-West Suburban Passenger Company, une filiale du bureau, tandis que les services longues distances sont exploités directement par les Chemins de fer russes[40]. Les plus grandes gares sont celle de Petrozavodsk, de Kem, de Souoïarvi et de Kostomoukcha[40]. La république compte 2 postes de contrôle ferroviaire avec la Finlande[41].
Située dans la région historique deCarélie, d'où elle tire son nom, son territoire a été occupé par destribus finnoises de la Baltique au début du Moyen-Âge, avant d'être conquis par larépublique de Novgorod. Les premiers Russes s'y installent, mais la région tombe vite sous le joug partiel du royaume deSuède. Avec lapaix de Nystad en 1721, la Carélie et la Finlande sont incorporées à l'Empire russe. Le territoire est alors divisé entregouvernement d'Olonets etgrand-duché de Finlande. La Finlande devient indépendante en 1917 et le reste devient en 1920 la Commune ouvrière de Carélie. Le, la Commune est transformée enRSSA de Carélie au sein de laRSFSR. En 1940, elle devient larépublique socialiste soviétique carélo-finnoise hors de la RSFSR mais uniquement au sein de l'URSS. Mais en 1956, elle perd son statut et la RSSA de Carélie est reformée. Le, elle est renommée en république de Carélie.
Maison de bois carélienne typique (à Chioltozero).
Historiquement, la Carélie habitée par lesCaréliens est une région du nord-ouest de laRussie, à l'est de l'actuelleFinlande. Ses habitants duXe siècle sont décrits dans une saga comme une menace pour les Lapons. Depuis leXIIIe siècle, plusieurs parties furent conquises par laSuède et intégrées dans laCarélie suédoise.
Après avoir obtenu des bases dans lespays baltes à l'automne 1939,Staline entame en octobre des négociations avec la Finlande en vue d'acquérir des avantages similaires comme :
la cession de la base deHanko (à la pointe sud-ouest de la Finlande) ;
En échange, l'URSS renoncerait à intégrer la Finlande parmi ses républiques soviétiques fédérées, comme elle l'envisageait pour lespays baltes. La Finlande refuse catégoriquement de se soumettre aux exigences soviétiques et l'URSS déclenche laguerre d'Hiver le, conformément au protocole secret duPacte germano-soviétique. Par letraité de Moscou du, suivant l'armistice, la Finlande cède à l'URSS l'isthme de Carélie (Vyborg ou Viipuri étant à l'époque la deuxième ville finlandaise) et, à bail pour trente ans, la presqu'île deHanko. Avant la signature du traité, les populations finlandaises et caréliennes de cette région furent presque toutes évacuées vers la Finlande (voirévacuation de la Carélie finlandaise).
Municipalités caréliennes cédées par la Finlande à l'URSS en 1940.
Après avoir obtenu des bases dans les pays baltes à l'automne 1939 (par le moyen de traités d'assistance mutuelle), la Russie entame en octobre des négociations avec la Finlande en vue d'acquérir des avantages similaires plus :
la cession de la base de Hanko (à la pointe sud-ouest de la Finlande, au sud de Turku).
l'échange de territoires : la Finlande cède ses îles du golfe de Finlande et les îlesÅland, et fait reculer la frontière à 70 kilomètres de Léningrad, annexant l'isthme de Carélie, alors qu'elle se trouvait au niveau de Kronstadt, à 35 kilomètres de Léningrad. La préoccupation soviétique était de protéger la ville : « comme on ne peut pas déplacer Léningrad, il faut déplacer la frontière », déclarait Molotov. La nouvelle frontière serait en outre démilitarisée, alors qu'elle était fortifiée par la ligne Mannerheim. En échange, la Finlande recevrait des territoires en Carélie.
La Finlande refuse catégoriquement de se soumettre aux exigences soviétiques et l'URSS déclenche laguerre d'Hiver le (conformément au protocole secret du Pacte germano-soviétique).
Par letraité de Moscou du, suivant l'armistice, la Finlande cède à la Russie l'isthme de Carélie (Vyborg ou Viipuri, étant à l'époque la deuxième ville finlandaise) et, à bail pour trente ans, la presqu'île de Hanko.
Au moment de l’opération Barbarossa, la Finlande, sans contracter d'alliance avec l’Allemagne, déclenche la « guerre de Continuation » afin de récupérer les territoires qu'elle a perdus en 1940.
Face auretournement de la situation militaire, la Finlande signe un armistice le : l'URSS récupère les territoires que la Finlande lui avait cédés par le traité du ; de plus, la Finlande doit immédiatement payer 300 millions de dollars à l'URSS en nature (bois et produits dérivés, constructions navales, fabrications métallurgiques et mécaniques). Cependant dans le cadre de la répartition des territoires au sein de l'URSS, la République soviétique carélo-finnoise perd l'isthme de Carélie qui est rattaché à l'oblast de Léningrad.
Carte ethnique de la Carélie et de l'oblast de Léningrad en 2021. En orange, les raïons à majorité russe, en violet à majorité carélienne et en rose à majorité vepse.
Selon le recensement de 2010, les Russes de souche représentent 82,2% de la population de la république, les Caréliens de souche 7,4%. Les autres groupes comprennent les Biélorusses (3,8%), les Ukrainiens (2%), les Finlandais (1,4%), les Vepses (0,5%) et une multitude de groupes plus petits, chacun représentant moins de 0,5% de la population totale.
1 25.880 personnes n’ont pu être attribuées à aucun groupe ethnique. Ces personnes sont probablement réparties à égalité avec les résidents ethniquement assignés.[47] 2 61 498 personnes n’ont pu être attribuées à aucun groupe ethnique. Ces personnes sont probablement réparties à égalité avec les résidents ethniquement divers.[48]
Dans la version de laconstitution de la République de Carélie(ru) adoptée en 2001, la seule langue de la république de Carélie est lerusse.Les langues nationales sont enseignées dans les écoles primaires, étudiées dans les universités et dans les établissements préscolaires. Ils publient de la littérature éducative et de fiction, publient des journaux, des magazines et diffusent des programmes de radio et de télévision.
Les languesCarélien, desfinnois etVepse sont écrites avec l'alphabet latin.La République de Carélie est la seule république de laFédération de Russie dans laquelle aucun des peuples autochtones vivant sur son territoire n'a sa propre langue reconnue comme langue nationale[49],[50].
Le bâtiment de l'Assemblée législative de la république de Carélie àPetrozavodsk.
La république est dirigée par lechef de la république de Carélie. Depuis 2017, la fonction est occupée par Artur Parfentchikov : il a été nommé par leprésident russe le et, le suivant, il a été confirmé à ce poste par un vote populaire.
Le parlement de la république de Carélie est l'Assemblée législative, comprenant cinquante députés élus pour quatre ans.
En 2010, la majeure partie de la population de la République de Carélie, soit environ 75 pour cent, vivait dans des villes ou des agglomérations urbaines. La population de ces colonies en 2010 et leur emplacement sont indiqués dans la carte ci-jointe. Les villes qui forment leur propre raion urbain, sontPetrozavodsk (Petroskoi) etKostomoukcha (Kostamus).
La végétation de Carélie est apparue relativement récemment, il y a 10 000 à 15 000 ans.Les forêts de conifères prédominent, les forêts de pins au nord, les forêts de pins et d'épicéas au sud[63].Les conifères les plus importants sont lepin sylvestre et l'épinette de Norvège, l'épicéa de Sibérie (principalement à l'est, mais aussi dans d'autres régions de la république, à l'exception de l'extrême sud-ouest).LeMélèze de Sibérie se trouve enOutre-Onega (Zaonejie), dans les zones adjacentes à l'oblast d'Arkhangelsk.Les espèces à petites feuilles sont répandues dans les forêts de Carélie :bouleau pubescent,bouleau verruqueux,tremble,aulne blanc et quelques especes desaules.L'aulne noir se trouve principalement dans les régions méridionales de la Carélie, moins souvent dans les régions centrales, principalement en petits groupes dans les vallées des rivières et des ruisseaux, sur les rives des lacs et dans les endroits humides et marécageux.Letilleul d'hiver, l'orme de montagne, l'orme blanc et l'érable de Norvège poussent principalement dans les sous-bois, sous forme d'arbres isolés ou en bosquets dans les zones aux sols les plus fertiles de la Carélie du Sud[64].Legenévrier est commun dans les forêts ainsi que lecerisier des oiseaux et l'argousier.Laviorne est présente occasionnellement.Lenoisetier est rare dans l'extrême sud-ouest de la république, dans la région nord-ouest dulac Ladoga[65],[66].
Bien qu'elle représente 0,4 % de la population de la Russie, 65 à 70 % de toute latruite russe est élevée dans la République, 26 % du minerai de fer, 20 % du papier, 12 % de la pâte à papier et de la cellulose.
Dans la structure duproduit régional brut en 2017, les principaux types d'activité économique étaient : l'exploitation minière – 17,6 %, les industries manufacturières – 16,9 %, le transport et le stockage – 11,8%; le commerce de gros et de détail, la réparation de véhicules automobiles et de motocyclettes – 9,8 %, l’administration publique et la sécurité militaire, la sécurité sociale – 8,7%[78].
Une liaison par câble à fibre optique reliant la ville finlandaise deKuhmo etKostomoukcha en Carélie a été construite en 2007, offrant des télécommunications rapides[79].
En 2022, la république de Carélie a eu un revenu de 75 198 millions deroubles de recettes.En 2022, ses dépenses se sont élevées à 82 202 millions de roubles[80].
Le secteur forestier et de la transformation du bois domine l'activité industrielle en Carélie.Un grand nombre de petites entreprises exploitent le bois, tandis que la production de pâte et de papier est concentrée dans cinq grandes entreprises, qui produisent environ un quart de la production totale de papier de la Russie[81].Les trois plus grandes entreprises du secteur des pâtes et papiers en 2021 étaient : OAO Kondopoga (3 693 143 325 USD), Usine de pâte à papier de Segueja (2 21 317 040 USD) et RK-Grand (Usine de pâte à papier de Pitkäranta) (78 750 849 USD).
Le complexe industriel du bois de Carélie produit 28 pour cent de la production industrielle de la république[82].
La Carélie est une région qui regorge de ressources minières, de l'or aux métaux[11],[12].
En 2007, les industries minières (y compris l'extraction de minerais métalliques) représentaient 30 % de la production industrielle de la république[79].
Il y a environ 53 sociétés minières en Carélie, employant plus de 10 000 personnes[84].L'une des sociétés les plus importantes du secteur est AO Karelian Pellet, qui est la cinquième plus grande parmi les 25 entreprises russes d'exploitation minière et de traitement du minerai impliquées dans l'extraction de minerai et la production de concentrés de minerai de fer.Les autres grandes entreprises du secteur étaient OAO Karelnerud, l'Entreprise unitaire d'État de Mosavtorod et l'Entreprise unitaire d'État de la Direction des mines de Pitkäranta[85].
En raison de son climat rigoureux, la Carélie utilise seulement 1,2 % des terres pour l'agriculture. La plupart des terres agricoles sont situées sur lepodzol[86].
Vingt organisations agricoles employent 2 300 personnes. L'élevage est la principale branche de l'agriculture de la République, dont les principaux domaines sont l'élevage de bovins laitiers, l'élevage de porcs, l'élevage de volailles et l'élevage d'animaux à fourrure[87].
Les entreprises agricoles de la Carélie produisent chaque année jusqu'à 59 000 tonnes de lait. En raison de ses conditions naturelles et climatiques, l'agriculture se concentre sur la production de fourrage pour le bétail, la majeure partie des pommes de terre et des légumes étant cultivée dans le cadre de petites exploitations[87].
Station balnéaireMarcial.Église de l'Intercession de la Vierge et de la Transfiguration du Seigneur sur l'île deKiji.
La Carélie est une destination populaire pour le tourisme international et national.Les types de tourisme traditionnel, actif, culturel et écologique sont prisés des touristes[92]. Les conditions naturelles permettent la pratique de la chasse et de la pêche, du rafting et du kayak. Les parcs nationaux et les stations thermales sont d'autres atouts de la région[93].
La Carélie attire les écotouristes avec sa nature sauvage, sa faible densité de population et ses nombreux parcs naturels et lacs.Pendant l’été, le tourisme nautique est également pratiqué par les touristes[94].
Le tourisme culturel constitue également une part importante de l'économie touristique de la Carélie.Lepatrimoine de la Carélie attire de nombreux touristes avec son architecture en bois, sa culture locale et ses traditions.LePogost de Kiji est un lieu très fréquenté[95].
La Carélie abrite la première station balnéaireMarcial construite en 1719, sur ordre dePierre le Grand.
L'économie de la Carélie est orientée vers l'exportation. En termes de volume d'exportations par habitant, la Carélie fait partie des principales régions de Russie. Plus de 50 pour cent des produits manufacturés, et jusqu'à 100 pour cent dans plusieurs secteurs, sont exportés[74].
Les principaux partenaires d'exportation de la République en 2001 étaient laFinlande (32 % des exportations totales), l'Allemagne (7 %), lesPays-Bas (7 %) et leRoyaume-Uni (6 %)[85].Les principaux produits d'exportation étaient le bois (plus de 50 %), lesboulettes deminerai de fer (13 à 15 %), le papier et le carton (6 à 9 %) et le bois de sciage (5 à 7 %).De nombreuses entreprises de Carélie ont reçu des investissements finlandais[85].
Les Caréliens sont traditionnellementorthodoxes russes. Leluthéranisme a été introduit dans la région par les immigrants finlandais lors de la conquête de la Carélie par la Suède et était courant dans les régions qui appartenaient alors à la Finlande. Certaines paroisses luthériennes subsistent en Carélie.
Selon une enquête de 2012, 27% de la population de Carélie adhère à l'Église orthodoxe russe , 2% sont des chrétiens non affiliés et 1% sont membres d'églises protestantes. De plus, 44% de la population se déclare « spirituelle mais non religieuse », 18% est athée et 8% suit d'autres religions ou n'a pas répondu à la question[98],[99],[100].
La languecarélienne est proche dufinnois : parfois nomméfinnois oriental, elle comporte divers dialectes.
Cinq journaux continuent à paraître, en divers dialectes caréliens :Oma Mua, Vienan Karjala, Karielan Šana, Karjal Žurnualu (en Finlande, par et pour les Caréliens de Finlande),Yle Uudizet karjalakse.
Malgré le fort attachement desCaréliens à leur culturefennique (la Carélie est le berceau duKalevala), lecarélien ne bénéficie pas du statut de langue officielle.La Carélie est la seule république de Russie où la langue du peuple indigène n'a pas de statut officiel[110].
En revanche, lefinnois est, derrière lerusse, la seconde langue de la république.
Il n'existe plus beaucoup de Caréliens parlant le carélien, seulement environ 10 % de la population.
↑F.A.Romanenko et O.S.Shilova, « The Postglacial Uplift of the Karelian Coast of the White Sea according to Radiocarbon and Diatom Analyses of LacustrineBoggy Deposits of Kindo Peninsula »,Doklady Earth Sciences,vol. 442,no 2,,p. 544–548(DOI10.1134/S1028334X12020079,S2CID129656482)