La région compte 1 250 862 habitants[1] au. Elle a ses propresgouvernement etparlement et dispose de pouvoirs internationaux économiques et financiers, ainsi que d'un pouvoir sur les échanges estudiantins. L'agglomération bruxelloise s'étend au-delà des dix-neuf communes composant la région de Bruxelles-Capitale et compte une population légèrement supérieure à 2 050 000 habitants, ce qui en fait laseizième agglomération européenne en importance.
Si on la compare à la plupart des régions d'Europe, Bruxelles-Capitale dispose d'un territoire relativement réduit, sa superficie étant de 161,38 km2. La région est enclavée enRégion flamande, mais distincte de celle-ci. Bruxelles-Capitale recense 7 504 habitants par kilomètre carré au. Elle constitue le premierbassin d'emploi de Belgique, en particulier dans lesecteur tertiaire, malgré untaux de chômage de 16,9 % en[7]. Bruxelles-Capitale est classée deuxième centre industriel de Belgique aprèsAnvers[8].
La francisation démarra graduellement auXVIIIe siècle[14], mais ne prit toute son ampleur que lorsque laBelgique devintindépendante et que le nombre d'habitants de la nouvelle capitale s'accrut rapidement[15],[16]. Le recul massif dudialecte brabançon[17], communément appelédialecteflamand[18],[19], ne commença que dans la seconde moitié duXIXe siècle[20]. Le français — seule langue officielle en dépit de la majorité flamande[21] — était la langue des tribunaux, de l'administration, de l'armée, de la culture, des médias et de l'enseignement[18]. En tant que langue du pouvoir économique et politique, et des échanges internationaux à l'époque[22],[23], le français était considéré comme absolument nécessaire pour progresser socialement[21]. Aussi, à partir de 1880, constate-t-on une véritable explosion de bilingues au détriment des néerlandophones unilingues[22].
Le néerlandais ne se transmettait plus à la génération suivante, ce qui a eu pour effet une augmentation considérable du nombre des francophones unilingues après 1910. Aussi, à partir des années 1960, à la suite de la fixation de lafrontière linguistique et de l'essor économique de laRégion flamande[24], la francisation des néerlandophones a stagné[25]. Durant la seconde partie duXXe siècle, Bruxelles devint progressivement une ville d'échanges internationaux, ce qui contribua à un afflux d'immigrants qui favorisèrent l'émergence du français ainsi que d'autres langues étrangères aux dépens du néerlandais[26]. Simultanément, à la suite de l'urbanisation[27], un nombre supplémentaire de communes précédemment néerlandophones de lapériphérie bruxelloise devinrent majoritairement francophones[28],[29]. Ce phénomène, connu en Flandre comme la « tache d'huile »[30], constitue, en même temps que la question du statut de Bruxelles[31], un des principaux sujets de contentieux de lapolitique belge[32],[33],[24].
Lors de la révision constitutionnelle de 1970, un article 107 quater nouveau ajouté à celle-ci prévoit la création de trois régions et confie à laloi spéciale le soin de le concrétiser. Cependant, à la suite de l'échec de la mise en pratique dupacte d'Egmont et des accords du Stuyvenberg en 1978, la loi spéciale du créant les institutions régionales ne comportait aucune disposition relative à la Région bruxelloise, ceci en raison de l'impossibilité de dégager un accord politique à son propos.
La Région bruxelloise fut ensuite « mise au frigo » pendant huit ans, période pendant laquelle c'est une loi de qui continua à s'appliquer. En vertu de cette loi, Bruxelles était dirigée par un comité ministériel de trois membres, un ministre et deux secrétaires d'État, responsables devant le Parlement national, tandis que l'agglomération bruxelloise créée en 1971 continuait à s'occuper de la gestion des dix-neuf communes de la ville, principalement pour la propreté publique et les grandes voiries. Les communes conservaient néanmoins leurs autorités élues, bourgmestres, échevins et conseillers communaux avec des pouvoirs dans l'urbanisme, qui s'enchevêtraient avec ceux du gouvernement.
La « mise au frigo » de Bruxelles, de 1970 à 1978, aura des conséquences importantes, puisque pendant huit ans, la ville ne peut développer une politique propre. Pendant cette période, également, la solution institutionnelle sembla s'éloigner. Les partis néerlandophones étaient réticents à voir dans Bruxelles une région à part entière et semblaient favoriser une gestion conjointe par les deux communautés ou directement par l'État fédéral. Les partis francophones, quant à eux, ne semblaient pas avoir de vision claire des structures à donner à la Région et au fonctionnement de celles-ci, notamment sur la question de la parité linguistique, avec, dans une certaine mesure, une opposition entre les composantes wallonnes et bruxelloises des partis belges francophones.
Ce n'est qu'en 1988 qu'un accord politique est trouvé, accord qui aboutit à la loi spéciale du, relative aux institutions bruxelloises. Cette loi crée la Région de Bruxelles-Capitale, sur le territoire des19 communes, et met en place ses organes législatif et exécutif. Par ailleurs, elle transfère à la région l'exercice des compétences de l'Agglomération et règle l'exercice des compétences communautaires en créant notamment les Commissions communautaires (Commission communautaire commune,Commission Communautaire Française etVlaamse Gemeenschapscommissie).
Le, pour la première fois, les Bruxellois élisaient directement leurs représentants régionaux. Bruxelles constitue depuis lors une région à part entière, comparable aux régionsflamande etwallonne, à la différence près qu'elle ne bénéficie pas (à l'instar de laCommunauté germanophone de Belgique) du principe d'autonomie constitutive, ce qui signifie qu'elle ne peut pas fixer par décision de ses seules instances la composition de son parlement et de son gouvernement, ainsi que certaines règles de fonctionnement[34]. De plus, contrairement aux autres régions et aux communautés, leParlement de la Région de Bruxelles-Capitale adopte desordonnances et non desdécrets. Dans le droit belge, les ordonnances sont hiérarchiquementinférieures aux décrets régionaux, à savoir qu'elles n'ont pas strictement force de loi contrairement auxdécrets. Ceci est une indication supplémentaire que le statut d'égalité n'est pas encore parfait entre Bruxelles-Capitale et les autres régions de Belgique : laRégion flamande et laRégion wallonne.
La région se compose de 19communes, dont laville de Bruxelles, la plus vaste d'entre elles, s’étend du centre au nord de l'agglomération et est entourée par les 18 autres. Comme on peut le voir sur la carte ci-contre, seules les sept communes bruxelloises suivantes n'ont pas de frontière commune avec la ville de Bruxelles (no 4) :
Auderghem (2), Woluwé-Saint-Pierre (19) et Woluwé-Saint-Lambert (18) à l'est ;
Forest (7) au sud-ouest ;
Berchem-Sainte-Agathe (3), Ganshoren (8) et Koekelberg (11) au nord-ouest.
Géographiquement parlant, les 19 communes forment une seule et même agglomération dense en population. L'aire urbaine de Bruxelles n'est pas confinée aux limites administratives de la région de Bruxelles-Capitale car elle déborde largement sur laRégion flamande limitrophe[35].
Certainsfrancophones ne seraient pas défavorables à une fusion des 19communes de Bruxelles, soit en une seule entité, soit en un nombre de communes ou districts moins nombreux, mais ils souhaiteraient dans ce cas que des garanties soient données en faveur d'une représentativité plus réelle des groupes linguistiques dans les nouvelles institutions. C'est pourquoi une telle réforme vers une fusion des communes bruxelloises, si elle est parfois jugée nécessaire, est très difficile à mettre en œuvre, car elle bute sur des résistances dans les deuxcommunautés linguistiques, pour des raisons opposées.[réf. nécessaire]
Selon l'institut de la statistique belge, en 2020, 74,3 % de la population de la région de Bruxelles-Capitale était d'origine étrangère en prenant en compte la nationalité de naissance des parents et 41,8 % était d'origine extra-européenne (dont 28,7 % d'origine africaine). Chez les moins de 18 ans, 88 % étaient d’origine étrangère et 57 % d’origine extra-européenne (dont 42,4 % d'origine africaine)[42].
Langues parlées à la maison (Bruxelles-Capitale, 2013 – estimations)[43]
Français
Français et langue étrangère
Néerlandais et français
Néerlandais
Autres langues
Cette région est officiellement bilingue (français etnéerlandais) en raison de son statut de « région capitale » mais aussi de sa situation géographique particulière (enclave au sein de laRégion flamande néerlandophone, néanmoins située à quelques kilomètres de laRégion wallonne francophone). L'allemand, bien qu'également reconnu comme langue officielle de Belgique, ne bénéficie d'aucun statut linguistique au sein de la Région Bruxelles-Capitale. La Région Bruxelles-Capitale est habitée par une majorité d'habitants ayant comme langue maternelle ou principale langue lefrançais (environ 75 %), par une minorité denéerlandophones (entre 5 % et 10 %), et par une importante minorité d'allophones (entre 15 % et 20 %), ces derniers optant généralement pour le régime linguistique francophone. Cette minorité d'allophones comprend notamment les nombreux représentants des fonctionnaires internationaux (exemple : OTAN) et fonctionnaires de l'Union européenne, ainsi que leurs familles en provenance des pays de l'Union européenne ou appartenant aux multinationales et lobbys européens et extra-européens installés à Bruxelles. À ces derniers s'ajoutent les résidents étrangers issus non seulement desanciennes colonies belges (République démocratique du Congo (RDC),Rwanda etBurundi enAfrique noire), du Maghreb (notamment duMaroc), deTurquie, d'Amérique, d'Europe, d'Asie (Iran,Pakistan…), faisant de la Région un ensemble cosmopolite et multiethnique. Ces milieux assimilent le français, bien que l'anglais s'impose de manière croissante dans le monde des affaires. L'anglais, leturc, l'espagnol et l'arabe et leberbère parmi nombre d'autres langues, caractérisent une émigration récente d'émigrés.
Contrairement à Berlin, Vienne ou Hambourg, où ville et land ne font qu'un, Bruxelles connait deux niveaux de pouvoir. On a donc le niveau régional avec parlement, gouvernement et ministre-président, et en dessous 19 communes avec chacune leur conseil communal, collège de bourgmèstre et échevins. Par contre, contrairement aux autres régions, il n'y a, à Bruxelles, pas de niveau provincial, intermediare entre région et communes. Les communes bruxelloises ont grosso-modo les mêmes compétences que celles en Flandre ou en Wallonie, elles ont donc beaucoup plus d'autonomie que les arrondissements de Berlin ou Hambourg.
La Région Bruxelloise a presque les mêmes compétences que les autres régions, quelques compétences constitutives en moins (le nombre de parlementaires et ministres de deux groupes linguistiques sont figés)[44], et quelques compétences en plus, qui sont dans les autres régions du ressort des provinces.
La Région Bruxelloise a hérité, au fur et à mésure desréformes d'état successives:
des anciennes compétences communales, en grande partie déjà rassemblés par son prédecesseur, l'Agglomération Bruxelloise[45],
les compétences qu'ont ailleurs les provinces[46],
des compétences dévolues du fédéral, comme les autres régions.
Le gouvernement et le parlement de la région bruxelloise exercent leurs compétences au sein du territoire de la région, les "lois régionales", appelés "décrets" dans les deux autres régions, s'appellent "ordonnances" à Bruxelles[47].
Leparlement bruxellois est constitué de 89 membres élus ausuffrage universel par les habitants des 19 communes formant la Région. Parmi les 89 députés, 72 font partie dugroupe linguistique français et 17 dugroupe linguistique néerlandais. Chaque groupe siège par ailleurs séparément au sein de son assemblée respective : Assemblée de la Commission communautaire française (Parlement francophone bruxellois) et Assemblée de la Commission communautaire flamande (raad VGC). LeGouvernement de la région de Bruxelles-Capitale est choisi par le Parlement pour une durée de cinq ans. Il est composé de cinq ministres (dont 3 francophones, 2 néerlandophones) et de trois secrétaires d'État (deux francophones et un néerlandophone)[48].
Dans la région de Bruxelles-Capitale, la nature représente 14 % de la superficie de la région urbaine régie par celle-ci, soit 2 300 hectares, représentés principalement par la grandeforêt de Soignes — qui pénètre dans la ville et qui est partagée avec les régions voisines sur près de5 000 hectares — et par lebois de la Cambre, le parc de Laeken, le parc Roi Baudouin et les nombreux parcs et squares qui constellent la ville.
De nombreuses espèces animales et végétales habitent ces espaces verts, principalement dans la forêt de Soignes, des cerfs, des daims, des renards, diverses races de petits animaux, lapins, écureuils, belettes et les espèces de chauve-souris et d'oiseaux de l'Europe du Nord.
L'intégrité de l'ensemble des espaces verts bruxellois est classé siteNatura 2000 constitué par l'Union européenne comme ensemble de sites désignés dans chaque état membre pour conserver la faune et la flore au sein d'un environnement socio-économique développé.
Bruxellois francophones et Bruxellois néerlandophones disposent de leurs propres institutions politiques et administratives, laCommission communautaire française (COCOF) pour les Francophones et laVlaamse Gemeenschapscommissie (VGC) pour les néerlandophones. Les questions bi-communautaires, c'est-à-dire les questions qui ne peuvent être liées à une communauté linguistique particulière dans la région sont gérées par laCommission communautaire commune (COCOM).
Une école de Bruxelles, en tant qu'institution pédagogique, dépend soit de laCommunauté française si l'école est francophone, soit de laCommunauté flamande si elle est néerlandophone, tant en ce qui concerne le salaire des personnels que les programmes enseignés. C'est un compromis qui permet une cohabitation pacifique des deux communautés linguistiques.
Les compétences communautaires sont liées à l'enseignement, la culture et les matières personnalisables. Pour l'enseignement et la culture, les établissements dont les activités sont francophones ou néerlandophones dépendent respectivement des communautés française et flamande. En ce qui concerne la culture, c'est le même raisonnement sauf qu'il existe des institutions dites « biculturelles » qui restent soumises à la compétence du gouvernement fédéral. Ce sont des institutions dont le rayonnement dépasse la Région de Bruxelles-Capitale, tels que les grands musées : musée des Beaux-Arts, musées royaux d'Art et d'Histoire (dits du Cinquantenaire) et leurs différents sites (porte de Hal, Pavillon Chinois, Tour Japonaise), l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, le musée royal de l'armée et d'histoire militaire, le palais des Beaux-Arts, le théâtre de l'Opéra royal (dit de la Monnaie), ainsi que le palais de Justice et les sièges de Justice de Paix, la justice étant un domaine strictement fédéral.
Pour les matières dites « personnalisables », c'est-à-dire celles concernant les droits des citoyens, la santé publique et l'action sociale, la communauté compétente est déterminée en fonction de la base linguistique de chaque établissement. Ceux ayant une organisation néerlandophone dépendent de la Communauté flamande, tandis que ceux qui ont une organisation francophone dépendent de la Communauté française ou de la Commission communautaire française (COCOF), pour les matières que la Communauté française a transférées à cette dernière.
Enfin, certains établissements ou institutions dépendent de laCommission communautaire commune (COCOM) lorsqu'en raison de leur mission ils ne peuvent être considérés exclusivement francophones ou néerlandophones, comme les hôpitaux publics ou privés qui n'ont pas fait le choix d'être exclusivement francophones ou néerlandophones. Certaines compétences territoriales ont été confiées à la COCOM, comme le contrôle des maladies infectieuses, la lutte contre le dopage, ou plus récemment, les prestations familiales. Tout citoyen peut s'adresser directement à la Commission communautaire commune ou à ses services, tout en ayant librement la possibilité de recourir à des services exclusivement francophones ou néerlandophones, comme l'ONE (Office National de l'Enfance) ou son homologueKind & Gezin (Enfant et Famille), indépendamment de sa propre langue.
Bruxelles-Capitale est une ville dePME et d'industries tertiaires (commerces, hôtellerie), mais elle possède aussi des entreprises industrielles, Audi et la SABCA.Audi dans la commune deForest (usine principale en dehors de l'Allemagne de la marque allemande de voitures de luxe) qui est installée dans l'ancienne usine Volkswagen ; laSABCA, d'abord du groupeDassaut puis passée à Orizio (nouveau nom de Blueberry à partir de 2022), société dont le siège de Bruxelles et ses usines deHaren et deGosselies (Charleroi), ont contribué à produire nombre d'avions civils et militaires depuis les années 1920. On peut y ajouter leport catégorisé port de mer et fluvial, qui occupe un nombre de travailleurs, près de 10 000 en comptant les emplois sous-traités, qui le classe dans la catégorie des entreprises industrielles. L'ensemble de l'industrie bruxelloise génère une constellation de sous-traitants directement rattachés à l'activité industrielle. La totalité du chiffre d'affaires généré par les entreprises de Bruxelles-Capitale place la ville en deuxième place derrière Anvers dans la statistique des places industrielles de Belgique[49].
Fin, le taux de chômage à Bruxelles est de 21,2 %[51] alors que, d'autre part, la présence d'une population à haut niveau de revenus constituées par les cadres desinstitutions européennes et de sociétés privées, notamment des lobbys, influence vers le haut la position de Bruxelles dans l'échelle de la richesse des villes européennes (deuxième derrière la zone centrale de Londres). Cela n'empêche pas les spécialistes de prévoir que des difficultés se poseront dans les domaines du social et de l'éducation et tout indique que la région restera dans une situation financière difficile, comme beaucoup de capitales, si elle ne peut compter sur un soutien suffisant de l'État belge. La contribution annuelle de l'état est justifiée par les frais considérables de police et de représentation officielle entraînés par la présence de nombreuses institutions internationales, ainsi que par les frais de fonctionnement et d'entretien des communications (routes, transports en commun) utilisées par des usagers de toute la Belgique, alors que la ville région de Bruxelles est enserrée dans un cadre géographique qui la prive des revenus fiscaux de ceux qui viennent y travailler en profitant des infrastructures urbaines, alors qu'ils payent leurs impôts dans les régions où ils habitent. Tout indique, compte tenu de l'accroissement de la population, qu'une des solutions est à rechercher dans le sens de celle qui prévaut à Berlin où les impôts des navetteurs (qui font la navette quotidienne entre la ville et leur résidence à l'extérieur) sont partiellement payés sur leur lieu de travail dans la ville même. Certains évoquent aussi un contrôle des naissances qui paraît impossible dans un état qui se veut démocratique comme la Belgique, ainsi que le relate un article du journalLe Monde[50].
La région de Bruxelles-Capitale ne recouvre qu'une partie de la zone d'influence économique bruxelloise : l'autre partie « déborde » sur le territoire des deux autres régions du pays, d'une part dans la province du Brabant flamand, d'autre part dans la province du Brabant wallon. Cela lui confère la particularité d'avoir une partie de ses infrastructures gérée par les institutions d'autres régions (c'est le cas pour la section bruxelloise des réseaux de transport en commun « De Lijn » et « TEC » par exemple), et des infrastructures importantes se trouvent dans les deux autres régions (cas des aéroports, voir ci-dessous). Il y a donc deux cas à différencier : les infrastructures situées hors du territoire (logiquement gérées par les autres Régions) et celles situées sur le territoire de Bruxelles-Capitale.
La Région bruxelloise ne dispose pas d'aéroports sur son territoire et ses institutions n'en gèrent aucun. La particularité de la Région est qu'elle est servie par deux aéroports situés en dehors de son territoire administratif. Par ailleurs, ce sont les deux principaux aéroports de Belgique :
Cette particularité s'explique par le fait que cette Région est dans les faits un petit territoire totalement urbanisé, qui, à l'instar de toutes les grandes villes du monde, n'a pas d'aéroport sur son propre territoire.
Bruxelles est dotée, depuis leXVIe siècle, d'un port de mer qui est devenu, au fur et à mesure des agrandissements à travers les siècles, le deuxième port intérieur belge grâce aucanal maritime de Bruxelles à l'Escaut, appelé le canal de Willebroek, qui relie la capitale àAnvers via l'Escaut. Marchandises principales, les produits lourds en vrac, ciment, sable, pétrole. Les navires de mer jusqu'à 4 500 tonnes et les grands trains de péniches peuvent pénétrer profondément à l'intérieur du pays jusqu'à Bruxelles en évitant les ruptures et les transferts de charge entre Anvers et le centre de Bruxelles. Ainsi, en évitant les transbordements, aussi bien à la réception qu'à l'expédition des marchandises, on réalise une compression des coûts qui assure une position concurrentielle favorable aux entreprises bruxelloises dépendant du trafic maritime international et du trafic intérieur de batellerie. De plus, la liaison, au centre même de la capitale, du canal maritime de Willebroek avec lecanal de Charleroi offre aux entreprises bruxelloises des possibilités de développer des liens nord-sud par le moyen de la batellerie circulant entre lesPays-Bas,Anvers, Bruxelles et la zone industrielle du Hainaut où la navigation peut accéder au réseau des canaux français grâce aux importants ouvrages d'art deRonquières et des ascenseurs deStrépy-Bracquegnies. L'importance du trafic fluvial dans Bruxelles permet d'éviter l'équivalent routier de 740 000 camions par an, presque 2 000 par jour, ce qui, outre un allègement des embarras de circulation, représente une économie de dioxyde de carbone estimée à 51 545 tonnes par an[52].
Tandis que des infrastructures utilisées aussi par la population bruxelloise sont gérées par d'autres régions (ou par des institutions qui en émanent) quand elles se situent dans d'autres régions selon un principe de cohérence territoriale, cela peut aussi être le cas à l'intérieur même de la Région bruxelloise. La gestion des infrastructures situées en Région bruxelloise montre que ce n'est pas toujours Bruxelles-Capitale qui en a la responsabilité. Ainsi, les « sections bruxelloises » des lignes de transportsDe Lijn etTEC sont utilisées également par des Bruxellois, mais bien qu'elles se trouvent sur le territoire de la région-capitale elles ne sont pas gérée par elle. De même les infrastructures ferroviaires sont gérées parInfrabel, société de droit public appartenant à l'État belge, quel que soit leur emplacement dans le pays. Inversément, les lignes d'autobus et de tram de laSociété des transports intercommunaux de Bruxelles (qui dépend de la Région bruxelloise) sont gérées par celle-ci y compris en ce qui concerne leurs prolongements enRégion flamande versVilvorde,Brussels Airport,Tervuren,Linkebeek,Grand-Bigard etc.
La population scolaire bruxelloise comptabilisait pour l'année scolaire 2010-2011 un total de 231 567 élèves (enseignement francophone et néerlandophone) : 55 299 en maternelle, 86 248 en primaire et 90 020 en secondaire. L’augmentation est continue depuis2004 ; entre 2004-2005 et 2010-2011, elle est de 11 % en maternelle, 5 % en primaire et 3 % en secondaire. Au vu de l'accroissement régulier de la population à Bruxelles, l'Institut bruxellois de statistique et d'analyse prédit une augmentation de 22 700 élèves entre 2010 et 2015 et de 42 500 entre 2010 et 2020[53].
Au total, de l'enseignement primaire jusqu'aux écoles européennes et aux universités et grandes écoles, l'enseignement bruxellois comptabilise 425 000 unités (2015-2016).
La plus ancienne école secondaire encore en activité de la région bruxelloise estSacré-Cœur de Jette[54].
Cette section doit êtreactualisée.(août 2015) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.
La région de Bruxelles-Capitale ne dispose pas de caserne de laprotection civile belge sur son territoire. La plus proche était celle deLiedekerke, dans leBrabant flamand. L'arrêté royal du publié auMoniteur Belge du dispose qu'il n'y a plus que deux unités opérationnelles en Belgique, l'une àBrasschaat à plus de 50 km et l'autre àCrisnée à environ 80 km[55].
↑T. Eggerickxet al., De allochtone bevolking in België, Algemene Volks- en Woningtelling op 1 maart 1991, Monografie nr. 3, 1999, Nationaal Instituut voor de Statistiek