Cet article est uneébauche concernant uneunité ou formation militairefrançaise.
Lesarméesfrançaises comptèrent desrégiments dedragons depuis l'époque de l'Ancien Régime jusqu'à l'époque contemporaine.
Chez les dragons, les grades sont ceux spécifiques à la cavalerie, à savoir, pour les sous-officiers, brigadier et maréchal des logis et pour les officiers, chef d'escadrons.
LaFrance crée de nombreux régiments dedragons tout au long de son histoire ; les dragons formant à l'origine des unités « hybrides » d'infanterie et decavalerie. La première formation de ce corps a été levée en 1541[1].
Pendant lesguerres napoléoniennes, de 1804 à 1815, les régiments de dragons servent essentiellement enEspagne. Des régiments de dragons seront encore alignés par la suite au sein des armées françaises qui servirent sous les divers régimes qui marquèrent l'histoire de France tout au long duXIXe siècle.
L'armée française conserve encore des unités de dragons pendant les deux guerres mondiales. Avec la mécanisation des armées européennes dans l'entre-deux-guerres, ces derniers combattent aussi bien à cheval qu'à bord d'engins motorisés, la mécanisation du corps donnant notamment naissance auxRégiments de dragons portés (RDP) qui s'illustreront pendant les campagnes de mai- (invasion du Luxembourg,invasion de la Belgique,bataille de France). LaSeconde Guerre mondiale verra finalement la disparition complète des unités montées de tous les corps (hussards,cuirassiers, etc.) de la cavalerie française intégrée à l'Arme blindée et cavalerie.
Dans la deuxième moitié duXXe siècle, des régiments de dragons prendront part à laguerre d'Algérie et à laguerre du Golfe et seront déployés au sein desforces françaises en Allemagne.
Dans l'armée française, le blanc - dit « ventre de biche » - est la couleur de tradition du corps.

À l'origine, les dragons ne servaient pas en unités propres mais en qualité d'éléments organiques de milices ou légions de volontaires mêlant infanterie et cavalerie et levées à l'initiative privée de leurs colonels-propriétaires, à l'instar de la légion des Volontaires de Saxe dont émanera lerégiment de Schomberg dragons.
En1678,Michel Le Tellier, marquis de Louvois, ministre de la Guerre, porte à quatorze le nombre des régiments de dragons avec un effectif de plus de dix mille hommes.
Pendant laguerre de la Ligue d'Augsbourg, l'effectif des dragons est massivement augmenté, atteignant 43 régiments dont la plupart ne subsisteront pas. Une ordonnance du établit que quand des unités de dragons et de cavalerie marcheront ensemble, les dragons occuperont le côté gauche, le moins prestigieux. Une autre ordonnance du spécifie que les officiers d'infanterie auront autorité sur ceux de dragons et de cavalerie dans les places fermées, et ceux de cavalerie sur les dragons et l'infanterie en rase campagne[2].
SousLouis XIV, les dragons sont envoyés dans lesCévennes et enNormandie afin de contraindre les protestants à se convertir « pacifiquement » (les dragons étaient logés chez l'habitant), d'où le nom dedragonnades.
Uneordonnance royale du redéfinit l'uniforme desdragons pour lui donner l'allure qu'ils présenteront jusqu'à l'époque duSecond Empire : le corps troque l’habit rouge pour l’habit vert et adopte, en lieu et place dupokalem et des bonnets, un casque semblable à celui des « dragons volontaires de Schomberg », une manière de casque « à l'antique »[3] constitué d'une bombe en cuivre surmontée d'un cimier agrémenté d'une crinière, ornée d'un bandeau en fourrure mais dépourvue de visière et de couvre-nuque, qui prendra d'ailleurs le nom de « casque à la Schomberg » dit aussicasque « à la romaine ». Jusqu'à la fin des années 1780, les régiments de dragons seront les seules unités « régulières » de l'armée française dotées du casque, les premiers régiments « cuirassés » portant encore letricorne.
LaRéforme militaire de 1791 supprime les « appellations » des régiments et leur attribue un n°, les régiments prenant rang en fonction de leur ancienneté:
Sous lePremier Empire, les dragons de la ligne comptent jusqu'à 31 régiments, qui servent essentiellement enEspagne. Napoléon crée également un régiment de dragons intégré à laGarde impériale : il s'agit desdragons de l'Impératrice.

Satisfait du comportement des dragons de la ligne pendant lacampagne de 1805, Napoléon ordonne la création d'un régiment de l'arme dans laGarde impériale enavril 1806. Cette nouvelle unité est présentée à l'impératriceJoséphine, qui accepte d'en être la marraine : les dragons de la Garde y gagnent leur surnom de « dragons de l'Impératrice »[4].
L'uniforme se distingue par la présence d'uncasque « à la Minerve » à crinière noire, et d'un habit en drap vert àrevers blancs[5].
Les dragons de la Garde assistent à labataille de Friedland en 1807, avant d'être envoyés l'année suivante enEspagne où ils chargent àMedina de Rioseco[4]. Le régiment fait ensuite les campagnes de 1809 à 1814, se fait remarquer à labataille de Leipzig en 1813 et surtout à celle deMontmirail, en enfonçant plusieurscarrés d'infanterie russes[6]. Sous laPremière Restauration, il prend le nom de « Corps royal des dragons de France », puis reprend son ancienne dénomination lors desCent-Jours. Labataille de Waterloo et les charges sur le plateau de Mont-Saint-Jean coûtent cher aux dragons, qui laissent sur le terrain 25 officiers et 300 soldats[7]. La dissolution définitive des « dragons de l'Impératrice » intervient le[7].

Sous laPremière Restauration, le régiment des dragons de la Garde impériale prend le nom de « Corps royal des dragons de France ». Réintégré dans la Garde impériale pendant lesCent-Jours et lourdement diminué à l'issue de lacampagne de Belgique de 1815, il disparaît en décembre de la même année.
Sous laSeconde Restauration, laGarde royale compte malgré tout un régiment de dragons dans ses rangs, sans « filiation traditionnelle » cependant avec le précédent.

En décembre1855, la Garde impériale se verra adjoindre un régiment de dragons dit « Dragons de l'Impératrice »[note 1].
Douze régiments de dragons composent la cavalerie de ligne pendant leSecond Empire.
En 1913, le13e régiment de cuirassiers devient le32e régiment de dragons, dernier-né du corps à la veille de laPremière Guerre mondiale.

Ce ne sont pas moins de dix régiments de dragons qui seront alignés au sein duCorps de cavalerie Sordet en.
En 1918, les régiments de dragons sont au nombre de 32. En 1929, ils ne sont plus que 16. À l'entrée en guerre, 7 régiments de dragons rejoignent lesDivisions Légères Mécaniques (DLM), 9 intègrent les Divisions Légères de Cavalerie (DLC) tandis que 4 régiments sont découpés pour former desGroupes de Reconnaissance de Corps d'Armée (GRCA) ou desGroupes de Reconnaissance de Division d'Infanterie (GRDI)[8].

Au tout début des années 1990, le4e régiment de dragons, avec 3 escadrons de charsAMX-30B2 déployés dans le cadre de ladivision Daguet, prend part à laguerre du Golfe[9].
Le, le2e régiment de dragons fusionne avec le « groupe de défense DNRBC » pour devenir le2e régiment de dragons – nucléaire, biologique et chimique, spécialisé dans laguerre nucléaire, bactériologique et chimique[10].
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