:Henri de La Tour d’Auvergne de Bouillon, vicomte de Turenne puis maréchal de Turenne, maréchal de camp le, lieutenant général des armées du roi le, maréchal de France le, maréchal général des camps et armées du roi le, †
:Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine, général des galères le, maréchal de camp le, lieutenant général le, grand maître de l’artillerie le, †
:Louis Charles de Bourbon, comte d’Eu, fils du précédent, grand maître de l’artillerie le, maréchal de camp le, lieutenant général des armées du roi le, †
Colonels-lieutenant et colonels
:Roger Brûlart, marquis de Sillery, vicomte de Puysieulx, dit « marquis de Puysieulx », brigadier d’infanterie le, maréchal de camp le, lieutenant général des armées du roi le, †
: Henri d’Harcourt, marquis de Thury, brigadier le, †
Suivant une tradition rapportée parGabriel Daniel, ce régiment d'infanterie aurait été levé en1604, par ungentilhommelorrain appelé « de Lémont », en mêmetemps que le frère de ce gentilhomme, nommé « de Némond », en levait un autre qui serait devenu par la suite lerégiment d'Aquitaine.
En 1649, le maréchal de Turenne entraîne quelques compagnies àStenay et prend part à laFronde contreMazarin tandis que le reste du régiment, commandé parHenri de Lorraine-Harcourt, reprend laguerre franco-espagnole dans les Flandres. Les compagnies du parti des Frondeurs, commandées par le maréchal de Turenne, prennent part à labataille de Rethel aux côtés des Espagnols et sont pratiquement anéanties[10]. Turenne, ayant fait sa paix avec le roi en 1651, obtient la reconstitution de son régiment et remporte labataille du faubourg Saint-Antoine en 1652 contreCondé, chef des Frondeurs[11]. Le régiment poursuit la guerre contre les Espagnols auxsièges de Landrecies en 1655,de Valenciennes en 1656, à ceux deCambrai etMontmédy en 1657, enfin à labataille des Dunes de 1658 qui oblige l'Espagne à accepter la paix[12].
En 1664,Louis XIV ayant décidé d'envoyer un secours à l'empereur dans laGuerre austro-turque, le régiment se joint au contingent deJean de Coligny-Saligny aux côtés desImpériaux. Il contribue à lavictoire de Saint-Gothard. Le jeune enseigneSillery ayant été tué par les Turcs, ce sont les piquiers du régiment qui empêchent lesjanissaires de s'emparer du drapeau, ce qui leur vaudra, par la suite, le privilège d'escorter seuls l'étendard[13].
De 1704 à 1709, le régiment fait campagne enEspagne et Portugal[20] avant de revenir auxPays-Bas et sur le Rhin de 1709 à 1713, dans la dernière phase de la guerre[2].
Lors de laréorganisation des corps d'infanterie français de 1762, le régiment d'Eu conserve ses deux bataillons. L'ordonnance arrête également l'habillement et l'équipement du régiment d'Eu comme suit[21] Habit, revers, veſte et culotte blancs, collet et parements bleus, poche ordinaire avec trois boutons, autant sur la manche, quatre au revers et autant en dessous; boutons jaunes, forme plate, avec leno 20. Chapeau bordé d'or.