| Régiment de marche du Tchad | |
Insigne régimentaire du régiment de marche du Tchad. | |
| Création | 1943 |
|---|---|
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment d'infanterie mécanisée |
| Rôle | Infanterie |
| Fait partie de | 2e brigade blindée de la3e division |
| Garnison | Meyenheim auQuartier Colonel Dio |
| Ancienne dénomination | Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad |
| Devise | "Le régiment du serment" |
| Inscriptions sur l’emblème | Koufra 1941 Fezzan 1942 Sud-Tunisien 1943 Alençon 1944 Paris 1944 Strasbourg 1944 |
| Équipement | VBCI,VBL,GBC et de divers camions et véhicules tactiques |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale |
| Fourragères | Aux couleurs du ruban de lamédaille militaire avec olive aux couleurs du ruban de lacroix de guerre 1939-1945 puis aux couleurs du ruban de lacroix de la Libération |
| Décorations | Croix de la Libération Presidential Unit Citation Croix de guerre 1939-1945 quatre palmes Croix de la Valeur militaire une palme |
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Lerégiment de marche du Tchad est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française.
Créé pendant laSeconde Guerre mondiale, il appartient auxtroupes de marine et est distingué commecompagnon de la Libération.
Depuis le, il est implanté àMeyenheim, entreColmar etMulhouse, au sein de l'anciennebase aérienne 132. Il est mécanisé survéhicules blindés de combat d'infanterie (VBCI).
Il est créé auMaroc en juillet1943 à partir du personnel métropolitain durégiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST) et des éléments métropolitains et européens ralliés enAfrique du Nord, sous le commandement ducolonel Dio. Le RTST avait participé à partir de 1940 aux opérations menées par lecolonel Lerclerc enLibye italienne à partir duTchad. Après laprise de Koufra, les hommes présents font le serment demandé par Leclerc :« Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg »[réf. souhaitée]. Par décision du, le régiment de marche du Tchad est proclamé héritier des traditions du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad. La croix de guerre avec deux palmes et la fourragère aux couleurs de la croix de guerre sont ainsi conférées au drapeau du régiment de marche du Tchad »[1].

Constitué en trois bataillons et équipé comme un régiment américain mécanisé surHalftracks, le RMT devient le régiment d'infanterie de la2e division blindée, commandée par le général Leclerc.
Par opposition aux ex-vichystes de l'Armée d'Afrique, de nombreux étrangers descorps francs d'Afrique, dont desrépublicains espagnols anciens de laguerre civile espagnole, rejoignent les rangs du RMT. Ils étaient majoritaires dans le3e bataillon, dit « le bataillon espagnol »[2] et commandé par Joseph Putz, ancienbrigadiste[3]. La9e compagnie, commandée par le capitaineRaymond Dronne[4] était essentiellement constituée d'anarchistes espagnols, d'où son surnom « La Nueve » (soit le chiffreneuf en espagnol)[5].
Pendant presque un an, les soldats de Leclerc vont s'approprier leurs nouveaux matériels et à compter de 1944[réf. nécessaire], la2e DB va se diriger vers la Grande-Bretagne en navires dont leFranconia (en), un paquebot réquisitionné. En attendant le débarquement, le RMT est stationné et poursuit son entraînement dans la région deHull[6].

En appui duVe corps d'armée US du Gal Patton, la2e DB débarque le1er aout 1944 sur la plage d'Utah-Beach à Saint-Martin-de-Varreville[7]. Le 12 aout, Alençon est libérée. Le 24 août, la Nueve, aux ordres du CNE Dronne, est la première à rentrer dans Paris avec les chars du501e RCC. Le 26, la2e DB défile sur les Champs-Élysées. Le 12 septembre, marsouins et camarades de la2e DB livrent de durs combats dans les Vosges.
Après trois mois de combats, la2e DB libère le reste de l'Est de la France. Le serment de Koufra est accompli le lorsqu'un drapeau français est hissé par un spahi du1er régiment de marche de spahis marocains sur la cathédrale.
D'octobre 1945 à novembre 1946, leIVe bataillon du RMT estdéployé en Indochine au sein dugroupement de marche de la2e division blindée.
Rattaché augroupement blindéno 2 et réduit sous le nom deIer bataillon du régiment de marche du Tchad (I/RMT), il est stationné àPontoise[8]de 1948 à 1968[réf. souhaitée]. En août 1955 le bataillon est envoyé auMaroc sous le nom de bataillon du Tchad[8].
En 1968, le RMT prend garnison àBruyères-le-Châtel /Ollainville /Linas (camp dit deMontlhéry) jusqu'en 1996, garnison qu'il partageait alors avec le121e régiment de train et le1er Rama (régiment d'artillerie de Marine, alors équipé en155AUF1). Le121e était cantonné côté Linas, le1er Rama au centre, et le RMT côté Bruyères, avec sur deux flancs le circuit autodrome de Montlhéry, et la forêt du domaine départemental de la roche Turpin. L'ensemble, très boisé permettait de mener des périodes d'instruction en conditions. La garnison était particulièrement chargée de la protection du CEA de Bruyères le Châtel. Les deux régiments de Marine accueillaient une population importante d'appelés en provenance de l'ouest (Bretagne et Normandie) et des DOM-TOM (la Réunion), idem au niveau des sous-officiers. Le quartier Koufra est nommé ainsi en référence au serment[réf. nécessaire].
En 1985, le RMT se déploie àDjibouti, puis à Berlin en 1986. La même année, des éléments sont envoyés auCôte d'Ivoire. En 1987, le RMT projette des forces enNouvelle-Calédonie et en Côte d'Ivoire[réf. nécessaire].
En 1989, le RMT envoie des hommes en Allemagne à l'occasion de la chute duMur de Berlin[réf. nécessaire]. En 1990, des hommes sont déployés auKoweït[réf. nécessaire].
En 1993, en 1995, en 1997 et en 1998, le régiment envoie ses éléments enBosnie-Herzégovine. En 1995, ses forces sont également déployées enMartinique, tout comme en 1999. En 1999 et en 2000, le RMT se déploie auKosovo[réf. nécessaire].
En 1997, la garnison du régiment est installée àNoyon, enPicardie.

En 2001, le RMT se déploie au Tchad (opération Épervier). En 2002, le régiment est projeté en Côte d'Ivoire et enMacédoine. En 2003, il est déployé au Kosovo et enRépublique centrafricaine. L'année suivante il est à nouveau déployé au Kosovo[réf. nécessaire].
En 2005, le RMT participe à l'opération "PAMIR XII" enAfghanistan au sein des forces de l'OTAN[9]. Il est également déployé enGuyane et en Côte d'Ivoire[réf. nécessaire].

En 2006, il est engagé auLiban au sein de la force intérimaire des Nations unies au LibanFINUL. En 2007, il intervient au Kosovo, en Côte d'Ivoire et auSénégal[réf. nécessaire]. En, le régiment a été projeté simultanément en Afghanistan (opération "PAMIR XIX") et au Liban (opération "DAMAN VI")[9].
Le, lors d'une opération de reconnaissance, des marsouins parachutistes du8e RPIMa ainsi que des éléments alliés sont violemment pris à partie lors d’uneembuscade tendue par les forcestalibanes à 50km à l’est deKaboul dans la vallée d'Uzbin (nord du district de Surobi34° 36′ N, 69° 44′ E[10]). Durant les premières minutes de l’accrochage, neuf soldats français sont tués dont huitparachutistes du8e RPIMa et un auxiliaire sanitaire du2e régiment étranger de parachutistes qui accompagnait alors l’élément de tête. Le lendemain, un dixième militaire du Régiment de marche du Tchad, le caporal Melam Baouma, trouve la mort quelques heures plus tard dans l'accident d'un blindé qui se renverse. Selon laprésidence française, vingt-et-un autres militaires français sont blessés durant l'accrochage. Les pertes infligées aux talibans s’élèveraient à une trentaine de morts ainsi qu’une trentaine de blessés dont un important cadre taleb[11].
Le régiment est à nouveau déployé au Tchad en 2009.
En 2010, le régiment s'installe àMeyenheim, enAlsace, sur l'ancienneBase aérienne 132 Colmar-Meyenheim renomméeQuartier Colonel Dio. En 2011, le régiment est déployé en Côte d'Ivoire, au Tchad et en Afghanistan. En 2012, des éléments sont projetés au Liban et auxÉmirats arabes unis, puis l'année suivante aux Émirats et auQatar. En 2014, déployé au Tchad et en République centrafricaine, le régiment rejoint l'Opération Serval au Mali. En 2015, il participe à l'EUFOR RCA puis l'année suivante à l'Opération Sangaris[réf. nécessaire].
À la suite des nombreux événements terroristes en France, l'hexagone est devenu un théâtre d'opération extérieur à part entière. Dans le cadre de l'opération sentinelle le régiment de marche du Tchad vient en appui des forces de l'ordre pour sécuriser le pays. Ainsi, il a été projeté dans le département desPyrénées-Orientales[12], dans leNord, àParis, etc.
En 2017-2018, des détachements du RMT sont déployés au Mali (Opération Barkhane) et en 2019-2020 enIrak. En 2020, le régiment envoie des éléments enEstonie, auGabon, auBurkina Faso et aux Émirats arabes unis. En 2021, ils vont en République de Côte d'Ivoire, au Mali, au Gabon, au Sénégal, à Djibouti et auBénin[réf. nécessaire].
Dans le cadre de la préparation opérationnelle décentralisée (POD), le RMT dispense désormais des formations commandos à destination de ses soldats, validées par le 1er Régiment de parachutistes de choc. Depuis 2022, les stagiaires réussissant les formations proposées se voient décerner un insigne de brevet "Initiation commando" spécifique au régiment et homologué par le Service historique de la défense[13].

Le régiment est subordonné à la2e brigade blindée de la3e division.
Son soutien est assuré par legroupement de soutien de la base de défense de Strasbourg - Haguenau - Colmar.
Le régiment compte dans ses rangs 1 000 militaires et civils. Il est composé d'une compagnie de commandement et logistique (CCL) les "Atlas", une compagnie d'appui (CA) les « milans », de cinq compagnies de combat et d'une compagnie de réserve (9e compagnie).

Son drapeau reprend, fait peu commun dans l'Armée Française, trois noms de batailles auxquelles son régiment père, leRégiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, a participé[14] :
Et pour y voir participé en propre :

« Fronton de porte mauresque d’or à l’inscription en capitales de gueules « TCHAD », surmontant une ancre du même sur champ d’azur, à la tige en forme de croix de Lorraine, chargée d’une tête contournée de chameau d’argent »
En tant qu'unité militaire décorée de laCroix de la Libération, le RMT a compté dans ses rangs 69 officiers, sous-officiers et hommes de troupe[19] faitsCompagnons de la Libération à titre individuel parmi lesquels 16 sontmorts pour la France durant la seconde guerre mondiale ou les conflits suivants :
Les autres Compagnons de la Libération ayant combattu dans les rangs du RMT sont (par ordre alphabétique)
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