| Régiment de Lyonnais Régiment de Lyonnois | |
Uniforme et drapeau du régiment du Lyonnais en 1660 | |
| Création | 1616 |
|---|---|
| Dissolution | 1791 |
| Pays | |
| Branche | Infanterie |
| Type | Régiment |
| Rôle | Infanterie de ligne |
| Fait partie de | 27e régiment d'infanterie |
| Ancienne dénomination | Régiment de Villeroy Régiment d'Alincourt |
| modifier | |
Lerégiment de Lyonnais, également appelérégiment de Lyonnois, est un régiment d’infanterie duroyaume de France créé en 1616,devenu à laRévolution le27e régiment d'infanterie de ligne.
En 1632, le régiment a ses quartiers àLyon. Quand éclate la révolte duduc de Montmorency, il se rend dans leVivarais et contribue à étouffer l’insurrection organisée par le baron de Lestranges, en s’emparant duchâteau de Tournon.
Le le régiment obtient le drapeau blanc[3] et prend le nom derégiment de Lyonnais
En1639 il est renforcé par l'incorporation durégiment d'Alincourt (1639-1639)
Le, Louis XIV déclare laguerre à la Hollande. Le régiment de Lyonnais part pour la Hollande avec leprince de Condé. Il se trouve à la prise deWesel et d’Emmerik, au passage du Rhin et à la prise du fort deNimègue. Pendant l’hiver, il suitLuxembourg en Hollande et participe à la prise et à la destruction deBodegrave,Swallerdam etNiewerbrüg. En 1673, il combat sousTurenne en Allemagne et se fait remarquer à la prise d’Unna. Au mois de décembre, il rallieAnne-Jules de Noailles, comte d’Ayen, sur la frontière de Franche-Comté et participe à la prise dePesmes le ; le, il ouvre la tranchée devantGray, qui capitule à l’instant, malgré une garnison de 1 600 hommes d’infanterie, 400 maîtres et 600 dragons. Lyonnais contribue à la prise deVesoul et deLons-le-Saulnier, enlevés avec la même rapidité. Le régiment est employé à l’investissement deBesançon et repousse une sortie le. Le, il ouvre la tranchée avec les Gardes au pied de la montagne de Chaudane. En juillet, Lyonnais fait lesiège de Salins où son major, M. de Valonges, est tué à l’attaque du fort Sainte-Anne.
L’année 1688 est le commencement de laguerre de la Ligue d'Augsbourg.
Lyonnais arrive sur le Rhin à l’armée duDauphin et fait les sièges dePhilippsbourg,Manheim etFrankenthal. Il passe l’hiver àLandau dont il répare les fortifications, fait la campagne de 1689 d’abord sous lemaréchal de Duras, puis prend part à la défense deMayence sous lemarquis d’Huxelles. Le régiment fait encore les deux campagnes suivantes en Allemagne. En 1692, ses 2 bataillons sont appelés en Flandre pour lesiège de Namur. Plus tard, son arrivée sur le champ debataille de Steenkerque, à la pointe du bois de Triou, décide l’ennemi à la retraite et contribue à la victoire. Lyonnais fait encore la campagne de 1693 en Flandre et combat àNeerwinden. Il est ausiège de Charleroi en septembre et se couvre de gloire à l’attaque de l’ouvrage à cornes et de la demi-lune de droite le.
Au siège deDixmude, en 1695, il ouvre la tranchée le et avance assez pour faire battre la chamade le lendemain au général Hellemberg, qui avait plus de 4 000 hommes de garnison ; leprince d’Orange lui fera couper la tête. Lyonnais se trouve encore cette année à la prise deDeynse et au bombardement deBruxelles. Il achève la guerre sur cette frontière et fait partie du camp deCompiègne en 1698.
Au début de laguerre de Succession d’Espagne, le régiment est partagé entre les armées deFlandre et duRhin. Le bataillon de l’armée du Rhin passe en Italie en et participe à labataille de Chiari.
L’autre bataillon arrive en Italie en, et tous les deux se trouvent au combat deSanta Vittoria, à labataille de Luzzara, à la prise de cette place et deBorgoforte. En décembre, le régiment est à la prise de Bondanella, un important poste sur lePô.
En 1703, sous leduc de Vendôme le régiment est aux combats deStradella, de Castelnuovo de Bormia et à la prise deNago, d’Arco et d’Asti. En 1704, il fait les sièges deVerceil et d’Yvrée et commence celui de Verrue.
Le Lyonnais participe à la grande attaque de cette place le, et prend part cette même année au siège de Chivasso et à la bataille de Cassano.
En 1706, il combat àCalcinato et à labataille de Turin.
En 1707, le régiment sert à la défense d’Antibes et deToulon.
Envoyé en Flandre, Lyonnais est au combat d’Audenarde (1708), à labataille de Malplaquet (1709), au combat d’Arleux (1711) et à labataille de Denain (1712).
En 1713, le régiment fait le siège deLandau, contribue à la prise deFribourg après la défaite des troupes dugénéral Vaubonne devant cette place.
Le, il est renforcé par l'incorporation durégiment de Mornac[4] et le il est renforcé par l'incorporation durégiment de Charolais[5].
Le régiment se trouve au camp d'Aimeries-sur-Sambre en1732[6]
Au début de laguerre de Succession d’Autriche, le Lyonnais se rend àSedan pour se joindre à la1re division du corps d’armée dumaréchal de Maillebois et part pour laWestphalie le. Retiré àDingolfing, sur l’Isar, la ville est attaquée le par l’avant-garde autrichienne dugénéral Daun. Elle est repoussée par lelieutenant-général Nicolas Léon Phelippes de La Houssaye avec ses 14 bataillons. L’armée autrichienne renouvelle son attaque le alors que la place n’est défendue que par un détachement des différents corps. Le régiment de Lyonnais est sérieusement engagé avec la perte de 17 officiers dont le capitaine de Monchevreuil. Après cette affaire, les troupes françaises rentrent en France et le régiment est cantonné àRheinau etNeufbrisach.
Fin août, il passe enFranche-Comté, puis se rend à la frontière duPiémont où leprince de Conti rassemble son armée. Les opérations de la campagne commencent en et le régiment se trouve à l’attaque des retranchement du mont Alban, à la prise deVillefranche et dumont Alban, au passage de vive force de lavallée de la Stura, à la prise deChâteau-Dauphin et au siège deDémont.
Lyonnais se distingue au siège deConi et à labataille de la Madonne de l'Olmo le. À l’automne, le régiment prend ses quartiers àBarcelonnette et y reste la plus grande partie del’année 1745. Il franchit les monts en novembre pour aller au siège d’Asti. Un bataillon, mis en garnison dans cette place, y est fait prisonnier de guerre le. Échangé peu après, il rejoint l’autre bataillon àAntibes et contribue à la défense de la Provence.
En 1755, le régiment est au camp d’Aimeries-sur-Sambre, puis se rend àValenciennes qu’il quittepourRouen au printemps de 1756. Il passe l’hiver àStrasbourg.
En 1757, il fait partie de l’armée d’Allemagne et se trouve à labataille d’Haastembeck, à la prise deHameln, deMinden et deHanover. Après la violation de laconvention de Closterseven, il quitte le camp d’Halberstadt, marche surZell et combat le lors du passage de l’Aller. Mis en garnison à Minden, il y est attaqué et contraint,, à se rendre prisonnier de guerre avec le lieutenant-colonel de Bruslard. Indignés par cette capitulation, 1 500 soldats se nomment un général, le caporal de grenadiers La Jeunesse du régiment de Lyonnais, et sortent brusquement de la place, en culbutant deux postes ennemis, et réussissent à gagner la campagne. Les soldats restés prisonniers sont bientôt échangés et le régiment se rétablit peu à peu les années suivantes, étant attaché à la garde des côtes.
Lors de laréorganisation des corps d'infanterie français de 1762, le régiment de Lyonnais est mis à quatre bataillons par l'incorporation durégiment de Nice.
L'ordonnance arrête également l'habillement et l'équipement du régiment comme suit[7] :
Habit, veste et culotte blancs, parements, revers et collet rouges, doubles poches en long garnies chacune de trois boutons, autant sur la manche, cinq au revers et quatre en dessous : boutons jaunes avec leno 15. Chapeau bordé d'or.
Le26 avril 1775, le régiment est dédoublé, ses2e et4e bataillons forment lerégiment de Maine.
Le, le régiment de Lyonnais embarque à Toulon avec les régiments d’infanterie deBretagne, deBouillon, etRoyal-Suédois et un détachement durégiment d’artillerie de Strasbourg à destination de l’Île de Minorque. Ces troupes, commandées par le lieutenant-général baron de Falkenheim, venaient renforcer les troupes franco-espagnoles duduc de Crillon qui investissaient le fort Saint-Philippe de Mahon depuis 1780. La place, commandée par le général anglais Murray capitula le.
Après la prise de Minorque, les troupes du duc de Crillon, dont le régiment de Lyonnais, prennent la direction dusiège de Gibraltar investi depuis dix-huit mois. Malgré l’insuccès des opérations, le blocus depuis la terre continua jusqu’à la paix et le régiment de Lyonnais demeura ce temps au camp de Saint-Roch.
Le1er janvier 1791 lors de laRévolution, tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec unnuméro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Lyonnais devient le27e régiment d'infanterie de ligne (ci-devant Lyonnais).
Régiments français d'Ancien Régime | |||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Historique etréorganisations de | |||||||||||||||||||||
| Premières unités | |||||||||||||||||||||
| Maison militaire du roi | |||||||||||||||||||||
| Infanterie |
| ||||||||||||||||||||
| Cavalerie |
| ||||||||||||||||||||
| Artillerie | |||||||||||||||||||||