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Régiment de La Reine

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Pour les articles homonymes, voirRégiment de La Reine (homonymie).

Régiment de La Reine
Image illustrative de l’article Régiment de La Reine
Uniforme et drapeau du régiment de La Reine en 1772

Création1634
Dissolution1791
PaysDrapeau du royaume de France : entièrement blancRoyaume de France
AllégeanceRégiment
BrancheInfanterie
RôleInfanterie de ligne
Fait partie de41e régiment d'infanterie
Ancienne dénominationRégiment de Boyons
Régiment d'Huxelles
Régiment de Mazarin-Français
GuerresGuerre de Trente Ans
Guerre franco-espagnole
Guerre de Dévolution
Guerre de Hollande
Guerre des Réunions
Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Guerre de Succession d'Espagne
Guerre de la Quadruple-Alliance
Guerre de Succession de Pologne
Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de la Conquête
Guerre de Sept Ans
Expédition de Saint-Domingue
Guerre de Vendée
BataillesBataille de Rheinfelden
Bataille de la Marfée
Siège de Lérida
siège de Tarragone
Bataille d'Étampes
Bataille du faubourg Saint-Antoine
Siège de Landrecies
Siège de Valenciennes (1656)
Bataille des Dunes
Bataille de Seneffe
Bataille de Turckheim
Siège de Valenciennes (1677)
Siège de Cambrai
Bataille de la Peene
Siège d'Ypres
Bataille de Saint-Denis
Siège de Luxembourg
Siège de Philippsburg
Siège de Mayence
Siège de Mons
Bataille de Leuze
Siège de Namur
Bataille de Steinkerque
Bataille de Friedlingen
Siège de Kehl
Lignes de Stollhofen
Bataille de Höchstädt (1703)
Bataille de Höchstädt (1704)
Bataille de Turin
Lignes d'Ettlingen
Bataille d'Audenarde
Siège de Lille
Bataille de Malplaquet
Bataille de Denain
Siège de Douai
Siège de Pizzighettone
Bataille de Colorno
Bataille de San Pietro
Bataille de Guastalla
Bataille de Sahay
Siège de Prague
Bataille de la Madonne de l'Olmo
Bataille de Plaisance
Bataille du Tidone
Bataille d'Assietta
Bataille de Fort Oswego
Bataille de Fort Carillon
Bataille du lac George
Bataille de Montmorency
Bataille de Sainte-Foy
Bataille de Kloster Kampen
Virée de Galerne
Bataille de Dol
Expédition de Quiberon
Siège du fort Sans-Culotte
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Lerégiment de la Reine est un régiment d'infanterie duroyaume de France, créé en1634 sous le nom de « régiment de Boyons ». Ilest renommé, sous laRévolution,41e régiment d’infanterie de ligne.

Création et différentes dénominations

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  •  : création du régiment de Boyons
  •  : renommé régiment d'Huxelles
  •  : renommé régiment de Mazarin-Français
  •  : renommé régiment de la Reine
  • 1er janvier 1791 : renommé41e régiment d'infanterie de ligne
Article détaillé :Dénomination après 1791.

Mestres de camp et colonels

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  •  : N. de Boyons
  •  : Louis Châlons du Blé, marquis d'Huxelles[1]
  •  : Charles de Moy, marquis de Riberpré[2]
  •  : Armand François Le Bouteiller de Senlis, marquis de Moussy[3]
  •  : Pierre de Pierrien, marquis de Crénant
  •  : Michel François Le Tellier, marquis de Courtenvaux
  •  : René de Froulay, comte de Tessé
  •  : Louis d'Ornaison,comte de Chamarande[4]
  •  : N. d'Ornaison, marquis de Buzançois
  •  : Louis Pierre Maximilien de Sully, duc de Béthune
  •  : Daniel François de Gelas de Voisins de Lautrec, chevalier d'Ambres
  •  :René Marie de Froulay, comte de Tessé[5]
  •  :René Marie de Froulay, marquis de Tessé
  •  : Charles, marquis de Gouy d'Arcy
  •  : Anne Emmanuel François George, marquis de Crussol d'Amboise[6]
  •  :Charles François Casimir de Saulx, comte de Tavannes[7]
  •  : Charles Dominique Sulpice de Saulx, vicomte de Tavannes[8]
  •  : Marc de Carbonnié
  •  : Guillaume de La Grange de Verges
Article détaillé :Colonels et chefs de corps après 1791.

Historique des garnisons, combats et batailles du régiment

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Régiment de Boyons (1634-1638)

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Ce corps, qui devait parcourir une belle carrière, a une origine très obscure est cité par Pinard, dans saChronologie militaire, en transcrivant l'état des services dumarquis d'Huxelles, qui indique qu'il avait été pourvu, le, d'un régiment d'infanterie vacant par la mort du sieur de Boyons.
La Gazette de France cite ce corps également en 1638.Louis Susane indique que comme le rang que le « régiment de la Reine » a occupé après lerégiment de Soissonnais, qui avait été levé le, et avant lerégiment de Limousin, créé le, que M. de Boyons a dû obtenir sa commission au plus tard dans les trois premiers mois de 1635.Louis Susane fixe la date de création du « régiment de Boyons » au.

La première fois que l'on rencontre le « régiment de Boyons », ce corps est en garnison àNancy. Cette ville avait ouvert ses portes àLouis XIII en, et, en raison de son importance, elle avait reçu une garnison composée de détachements des vieux corps. Ces détachements quittèrent successivement Nancy en1634 pour participer avec leurs régiments aux opérations qui marquèrent cette campagne. Ils furent remplacés à Nancy par des régiments de nouvelle levée, créés par ordonnance du etLouis Susane suppose que le « régiment de Boyons » fait partie de ces régiments nouveaux.

Guerre de Trente Ans

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Ce n'est toutefois qu'au mois d', durant laguerre de Trente Ans, qu'il est fait mention parla Gazette de France, du « régiment de Boyons » quandJean de Werth, fait prisonnier à labataille de Rheinfelden par leduc de Saxe Weymar, est envoyé en France et dirigé surParis, escorté de 400 mousquetaires de Boyons, commandés par le lieutenant-colonel de Palleville, qui lui servirent d'escorte deNancy àVitry-le-François. Au mois de, le régiment sert, avec levicomte de Turenne, ausiège de Remiremont, ou M. de Boyons y est mortellement blessé. Le corps se rend ensuite à l'armée du duc de Saxe-Weymar et se trouve, le 16 août, à labataille de Rheinau. Le , il devient la propriété du marquis d'Huxelles.

Régiment d'Huxelles (1638-1659)

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Guerre de Trente Ans

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En1639, le « régiment d'Huxelles » sert enLorraine et se distingue à laprise de Morhange et à celle duchâteau de Moyen, où 200 hommes sont laissés en garnison, le.

Il passe encore l'année1640 enLorraine puis, en1641, il fait partie de l'armée de Champagne, qui estbattue à la Marfée, près deSedan.

En1642, il arrive enRoussillon etl'année suivante, il contribue à faire lever par les Espagnols les sièges de Mirabel,de Flix et deCap de Creus. Il prend ses quartiers d'hiver àLérida, ety est assiégé dès le début de la campagne de1644. Quand lemaréchal deLa Mothe-Houdancourt vint, le, attaquer les lignes espagnoles, il sort de la place et combat avec un tel acharnement que le soir il ne comptait plus sous ses drapeaux que 18 officiers et 442 soldats. Obligé d'évacuerLérida, il rallie l'armée et, au mois de juin, il s'empare seul de la ville et du château de Castillon, dont la garnison incommodait nosfourrageurs. La ville fut emportée, et le château, défendu par 200 hommes du régiment de don Esteban de Mascarenhas, se rendit cinq jours après. Pendant lesiège de Tarragone, le régiment d'Huxelles est laissé en observation àBalaguer pour veiller de ce côté sur les mouvements de l'ennemi.

Le, il ouvre latranchée devant Roses et le, il attaque les retranchements duglacis. Le, il se loge sur lacontrescarpe et le, il contribue à repousser une grande sortie. Le 27, il se trouve à la tête du grand assaut qui amène le lendemain la capitulation de la place. Durant ce siège, le marquis d'Huxelles reçoit une balle dans sonpourpoint.

Au mois de mai1646, le régiment d'Huxelles, désigné pour l'expédition des présides d'Italie, et s'embarque près deGênes, avec le princeThomas de Savoie. Il assiste, le, à l'ouverture de la tranchée devant Orbitello, et prend part à la défaite d'un corps napolitain qui voulait se jeter dansla place . Ce siège ayant été levé, le régiment revient enPiémont, et il se rembarque au mois de septembre pour lessièges de Piombino etde Portolongone.

De retour enPiémont, en, le régiment d'Huxelles rallie l'armée d'Italie à Ponte di Stura, et se trouve, le, au combat de Cividale, près deBozzolo.

En1648, il prend part aucombat de Casalmaggiore et à labataille de Crémone. À la fin de cette année, il prend sesquartiers d'hiver dans leDauphiné.

Guerre franco-espagnole

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Il rentre en dans leMontferrat, et peu de temps en après, il est rappelé en France en raison des troubles dela Fronde et par la nécessité dedéfendre la frontière du Nord contre les Espagnols. Le régiment d'Huxelles rejoint donc l'armée ducomte d'Harcourt et prend part auxsièges de Cambrai etde Condé.

Il se trouve àDijon en, et il est employé à la pacification de laBourgogne, soulevée à la nouvelle de l'arrestation duprince de Condé. Il sert ausiège de Bellegarde-sur-la-Saône[9],[10], et après la prise de cette place, il repasse enPiémont.

Il est rappelé enBourgogne en. À la fin de cette campagne, il vient sur laLoire, et au commencement de1652, il garde le pont deGergeau. Plus tard, il combat vigoureusement avecTurenne àÉtampes et aufaubourg Saint-Antoine. Dans cette célèbre journée, il était à l'aile gauche, près de laSeine, avec lerégiment de Carignan. Malgré la mort des deux lieutenants-colonels qui commandaient ces corps dès les premiers coups de mousquet, les soldats marchèrent sans hésitation sur les murs de jardins à l'abri desquels l'ennemi les fusillait, et engagèrent avec lui un combat corps à corps. Jetant bas leurs mousquets de venus inutiles, ils démolirent ces murs de leurs mains, se servant des pierres pour tenir leurs adversaires à distance, et après plusieurs heures de travail et de lutte, finirent par chasser les troupes deCondé de tous les jardins de larue de Charenton.

À la fin de cette campagne, le régiment d'Huxelles retourne enBourgogne, et il recommence, au mois de, lesiège de Bellegarde-sur-la-Saône, de nouveau révoltée, qui était cette fois défendue par lecomte de Boutteville, pendant laFronde des Princes[11],[12]. La réduction deBellegarde-sur-Saône est particulièrement due aux efforts du régiment d'Huxelles, et la place capitula le, sous ses drapeaux. Le régiment resta quelque temps àBellegarde-sur-Saône pour en démolir les fortifications, puis il se rendit ensuite à l'armée de Champagne et fit lessièges de Rethel,de Mouzon etde Sainte-Ménehould. Il ouvre la tranchée le devantSainte-Menehould, du côté de la porte des Bois, et il emporte, le, avec lesGardes françaises, unedemi-lune.

En, le régiment d'Huxelles suit lemaréchalde La Ferté ausiège de Belfort. Il passe ensuite enPicardie, ou il contribue à la défaite des Espagnolsdevant Arras, et arrive, le, devantClermont-en-Argonne, qui estimmédiatement assiégée, attaque le fort de l'Église, et occupe la ville le[13].

En1655, il fait lesiège de Landrecies, puiscelui de Condé. Le, il se rend maître, avec lerégiment d'Espagny, d'unedemi-lune de Condé et s'y loge.Condé capitule le lendemain avant que le régiment ne soit relevé. Celui-ci assiste encore cette année à laprise de Saint-Ghislain.

L'année suivante, il se trouve au malheureuxsiège de Valenciennes, puis il prend sa revanche en contribuant à forcer les Espagnols delever celui de Saint-Ghislain.

En1657, il est ausiège de Montmédy, et il y repousse une sortie.

En1658, il participe ausiège de Dunkerque et demeure dans les lignes pendant labataille des Dunes. Il est ensuite ausiège de Gravelines, où sonmestre de camp, le marquis d'Huxelles, reçoit le, une blessure dont il meurt cinq jours après.

Régiment de Mazarin-Français (1659-1661)

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Guerre franco-espagnole

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Comme le régiment était bon, lecardinal Mazarin le prit pour lui, et, quand lapaix fut assurée, il y incorpora, par ordre du, un des nombreux régiments qu'il possédait déjà (régiment de Riberpré) et qui était commandé par Charles de Moy, marquis de Riberpré. Le corps ainsi complété prit le titre de « régiment de Mazarin-Français » et eut pour colonel-lieutenant Charles de Moy, marquis de Riberpré.

Après la mort du cardinal, le, le régiment, par brevet du, est mis sous le nom de « régiment de La Reine », restant depuis cette date toujours la propriété de lareine de France, qui en était colonelle.

Régiment de La Reine (1661-1791)

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C'est aussi en1661 que lerégiment de Limousin (1650-1661), levé en1650, est incorporé dans le « régiment de La Reine ».

En1662, le commandement du « régiment de La Reine » est donné à Armand François Le Bouteiller de Senlis, marquis de Moussy.

  • de 1661 à 1791
    de 1661 à 1791
  • drapeau colonel
    drapeau colonel

Le régiment de la Reine portera, jusqu'en 1776, un costume ainsi composé : habit et culotte blancs ou gris blanc ; collet et parements rouges ; veste bleue ; pattes de poche en écusson ; boutons blancs ; 8 boutons sur chaque poche, 4 de chaque côté de l'écusson ; 3 boutons sur les manches ; chapeau bordé d'argent.

En 1776, le corps eut le collet bleu de roi, les revers et parements rouges, et les boutons blancs.

Guerre de Dévolution

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On trouve ce corps en au camp deMouchy, et en1667, lorsque laguerre commença avec l'Espagne, il fit partie des troupes, placées sous les ordres dumaréchald'Aumont, qui s'emparèrent de Bergues le, etde Furnes le ou 12 compagnies sont laissées engarnison. Les autres compagnies contribuèrent en1668 à la soumission de laFranche-Comté.

Guerre de Hollande

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Massacre de Bodegraven par les troupes françaises vers le 28-30 décembre 1672.

Le régiment de La Reine afait la campagne de1672 sous le commandement dePhilippeduc d'Orléans. Il se distingue ausiège de Zutphen, qui capitule,, sous ses drapeaux. Il assiste auxprises de Deventer,d'Utrecht et de l'île de Bommel, et est mis engarnison àUtrecht. Le, 900 hommes de la garnison hollandaise d'Oudewater étant sortis pour en lever desfourrages, le régiment marche contre eux, les met dans une déroute complète et fait 400 prisonniers. À la fin de décembre, il fait partie de l'expédition dumaréchalde Luxembourg enHollande, et il participe à la destruction deBodegraven et deZwammerdam.

À la fin de, quelques compagnies se trouvaient détachées à la garde dufort de Warth : 500 Hollandais, habillés à la suisse, s'approchent du fort et au qui-vive, ils répondent a France », disant qu'ils étaient des Suisses envoyés pour renforcer la garnison. N'ajoutant point foi à leurs paroles, le régiment répond par quelques volées de canon qui les dispersent. Quelques jours après, le régiment évacueUtrecht et s'établit àMuiderberg.

En1674, le régiment de La Reine fait partie de l'armée duprince de Condé et se trouve à la sanglantebataille de Seneffe, où il combat avec lerégiment de Navarre. Il passe leruisseau du Piéton et attaque le village et l'église de Seneff, où l'infanterie d'Espagne et les Gardes du prince d'Orange sont écrasés. Poursuivant l'ennemi dehaie en haie, il livre un second combat contre les troupes retranchées dans le village deFayt-lez-Manage et les disperse. Après cette journée, il contribue à la levée dusiège d'Audenarde, que leprince d'Orange,Guillaume, avait entrepris pour dissimuler sa défaite.

En1675, il rejointTurenne enAlsace et prend une grande part au succès de larencontre de Turckheim. Le régiment de La Reine fut un des quatre régiments qui, franchissant à l'extrême gauche larivière de Fecht, tombèrent sur le flanc desImpériaux et achevèrent leur déroute. Toutefois durant ce dernier combat, sont colonel-lieutenant Armand François Le Bouteiller de Senlis, marquis de Moussy est tué.
Le régiment est alors donné à Pierre de Pierrien, marquis de Crénant et celui-ci suivitTurenne dans sa savante manœuvre contreMontecuculli, et après la mort dumaréchal de Turenne, le régimentcombat encore à Altenheim[14] , et passe à l'armée de la Meuse. Il contribue, alors auxprises de Dinant,d'Huy etde Limbourg, et termine la campagne enAlsace avec lemaréchal de Luxembourg, qui fait lever lessièges d’Haguenau etde Saverne.

En1676, le régiment de La Reine fait partie de l'armée du roi et sert ausiège de Condé, couvrecelui de Bouchain et arrivedevant Aire. Le, malgré une vive résistance des assiégés, il se loge sur lechemin couvert du corps de place, qui capitule aussitôt.

En, il est ausiège de Valenciennes, puis àcelui de Cambrai, qu'il quitte le pour se rendredevant Saint-Omer. Il se trouve ainsi à labataille de Cassel ou il est à la droite de la première ligne, à côté durégiment de Navarre, puis il retourne devantSaint-Omer et prend part aux travaux du siège.

La campagne de1678 ne fut pas moins glorieuse pour le corps. Il fait lessièges de Gand etd'Ypres, puis à labataille de Saint-Denis, il se trouve avec lerégiment du Roi, à la défense et à la reprise du défilé.

Il fait la campagne de1679 enAllemagne.

Guerre des Réunions

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On le retrouve en, dans le cadre de laguerre des Réunions,devant Luxembourg. Dans ce siège meurtrier, où il monta plusieurs gardes de tranchée avec lerégiment de La Marine, il est tellement favorisé par le sort qu'il n'eut aucun officier atteint par le feu de l'ennemi, et que ce fut sous ses drapeaux que leprince de Chimay,Ernest Alexandre Dominique d'Arenberg (it), se décide le, àbattre la chamade. Le régiment de La Reine s'était surtout distingué le à la prise de l'église du faubourg de Grump.

Guerre de la Ligue d'Augsbourg

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En1688, dans le cadre de laguerre de la Ligue d'Augsbourg, le régiment est à l'armée du Rhin. Il fait lesiège de Philippsbourg, contribue à laprise de Manheim,de Frankenthal etde Mayence, et prend ses quartiers d'hiver àHeidelberg.

Le, il met dans une complète déroute 600Hessois qui faisaient des courses jusqu'aux faubourgs decette ville. À l'ouverture de la campagne il sert sous le commandement dumaréchalde Boufflers.

Il fait la campagne de1690 sous lemaréchalde Lorges, et, en1691, il est appelé enFlandre pour lesiège de Mons. Le, le bruit s'étant répandu queleprince d'Orange,Guillaume, avait dessein d'assiégerDinant, le colonel-lieutenant Michel François Le Tellier, marquis de Courtenvaux, qui avait déjà dans cette ville quelques compagnies de son régiment, sollicita et obtint la faveur de s'y jeter avec le reste du régiment. L'issue ducombat de cavalerie livré à Leuze modifia les opérations des armées, et le régiment reprit sa place de bataille dans celle dumaréchalde Luxembourg.

En1692, le régiment de La Reine est ausiège de Namur ou une compagnie de grenadiers prend lechemin couvert. Le, une soixantaine d'hommes sortis d'Audenarde, sont tous tués ou pris. Unbataillon se trouve à labataille de Steinkerque et combat avec lerégiment de Navarre. Le régiment termine cette campagne parlebombardement de Charleroi.

En1693, le régiment est donné à Louis d'Ornaison,comte de Chamarande, fils d'un homme qui avait étévalet de chambre du roi, et précédemment porte-parasol ducardinal Mazarin. Il était, ditSaint-Simon, fort joliment fait, discret, sage, respectueux et fort au gré des dames du meilleur air, et se distingua fort à la guerre. Le régiment de La Reine sert sur laMoselle, enFlandre et enAllemagne, revint à l'automne dans lesPays-Bas, et est employé pendant l'hiver entre laLys et lamer.

Il garde, en1694, les côtes de laNormandie, fait la campagne suivante sur leRhin et celle de1696 enFlandre.

En1697, lemaréchalde Villeroy, ayant appris que leprince d'Orange,Jean-Guillaume avait envoyé des renforts à l'électeur de Bavière qui manœuvrait sur laMeuse, détacha de son armée, le, le régiment de La Reine et quelques autres, qui restèrent cantonnés àPottes, sur l'Escaut. Cette même année, le régiment avait un détachement sur les côtes de la Basse-Bretagne et dans les îles . Les 3 bataillons du régiment étaient réunis àStrasbourg l'hiver suivant.

Le régiment fait la campagne de1697 sur leRhin. Un détachement de grenadiers se distingue le, àSteinbach (de), prèsBaden,dans un combat livré à la cavalerie ducolonel Vaubonne.

En1698, le régiment fait partie ducamp de Coudun près deCompiègne.

Guerre de Succession d'Espagne

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En1701, dans le cadre de laguerre de Succession d'Espagne, les 3 bataillons passent enFlandre et y occupent quelques places au nom dePhilippe V. Ils quittent ces places le, pour passer enAllemagne. Le régiment sort deStrasbourg avec lemaréchalde Villars pour marcher versHuningue, et, le, sa brigade combat en première ligne àFriedlingen, à côté desbrigades de Champagne etde Bourbonnais.

En, le régiment de La Reine, qui avait passé l'hiver àBitche etHombourg, se rend ausiège de Kehl. Le, il attaque lechemin couvert de l'ouvrage à cornes et l'emporte, malgré la vive résistance des assiégés. Le régiment contribue ensuite à l'attaque deslignes de Stollhofen, et, passant avec lemaréchalde Villars enBavière, il se trouve aux combats livrés dans la vallée deHornberg et àcombat de Munderckirchen, à lapremière bataille de Hochstedt, auxprises de Kempten,d’Augsbourg etd'Ulm.

En1704, il sert sous les ordres dumaréchal deMarsin et assiste à ladeuxième journée de Hochstedt. Revenu sur leRhin, il est mis enquartiers àStrasbourg. Cette même année, un détachement du corps gardait les débouchés desAlpes de Provence, se défendit, en juin, pendant sept jours dans le château deCuébris, et fut enfin délivrée par lecomte de Grignan.

En1705, le régiment servit sur laMoselle avec lemaréchalde Villars, puis il partit, le, pour l'Italie .

En1706, il est ausiège de Turin durant lequel ses grenadiers repoussèrent une sortie le, et, le, le colonel-lieutenant N. d'Ornaison, marquis de Buzançois est tué d'une balle dans la tête. Après la malheureuse issue dusiège de Turin, le régiment de La Reine rentra en France, et les 779 hommes qui lui restaient allèrent rejoindre lemaréchalde Villars enAlsace.

Le régiment se trouve, en1707, à toutes les expéditions du maréchal de Villars, à la prise deslignes de Stolhofen etd'Ettlingen, et desvilles de Pforzheim,de Winhing etde Schorndorf, et à la défaite du général Janus.

L'année suivante, il est à l'armée de Flandre, assiste à labataille d'Audenarde, et, pendant lesiège de Lille, il demeure au camp de Meldert.

En1709, le régiment de La Reine sert sous le commandementcomte Albergotti etcombat bravement à Malplaquet, où il est de la fameuse charge quemaréchalde Villars conduisit lui-même contre les Anglais, maîtres du bois de Sart et durant lequel le colonel-lieutenant Louis Pierre Maximilien de Sully, duc de Béthune у est blessé.

Pendant les trois campagnes suivantes, le régiment continue de servir enFlandre. Après l'affaire de Denain, sa brigade est une des six qui sont envoyées avec lemaréchalde Montesquiou pours'emparer de Marchiennes. Le régiment sert aussi avec distinction à laprise du fort de Scarpe de Douai et àcelle du Quesnoy.

En1713, il est à l'armée du Rhin et concourt à laprise de Landau, à la défaite dugénéral Vaubonne et ausiège de Fribourg. Dès le lendemain de l'ouverture de la tranchée, le, les assiégés lancent une sortie de 400 hommes sur la gauche de la tranchée qui était en l'air. Le régiment de La Reine se forma rapidement sur le revers de la tranchée et fit une décharge si à propos, que l'élan de l'ennemi fut rompu. Cependant, celui-ci se rallia, et il fallut une deuxième décharge faite à bout portant qui le força à se retirer dans lechemin couvert.

En1714, le régiment de La Reine se rendit enEspagne, où lesCatalans ne voulaient pas poser les armes. Il prit part aux opérations dusiège de Barcelone. À l'assaut du, il avait la tête d'une des quatre colonnes qui pénétrèrent dans laplace.

Rentré peu après en France, il reçoit, le, les hommes durégiment d'Eppeville qui venait d'être réformé.

Guerre de la Quadruple-Alliance

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Engagé dans laguerre de la Quadruple-Alliance, le régiment de la Reine fait partie, en1719, de l'armée des Pyrénées et se distingue à laprise de Castelléon.

  • de 1720 à 1734
    de 1720 à 1734

Guerre de Succession de Pologne

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En1733, dans le cadre de laguerre de Succession de Pologne il est à l'armée d'Italie et se trouve à laprise de Gera d'Adda etde Pizzighetone, et à l'occupation deCrémone.

Il commence la campagne de1734 par laprise de Tortone,de Novarre etde Serravalle puis ilcombat à Colorno,à Parme,sur la Secchia, età Guastalla.

Il contribue, en1735, à laréduction de Revere,de Reggiolo etde Gonzague, et le il met en déroute un parti autrichien dans les gorges du Valpantena.

Il rentre en France durant l'été1736.

Guerre de Succession d'Autriche

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  • régiment de La Reine de 1734 à 1757
    régiment de La Reine de 1734 à 1757

En1741, il part, dans le cadre de laguerre de Succession d'Autriche, pour laBohême avec lemaréchalcomte de Gassion. Il quitteLauterbourg le avec lerégiment de Piémont et arrive, le, àAmberg. Le, il est àPilsen et il contribue, le, à l'occupation de Prague. Il est ensuite envoyé à Protiwein, et de là au camp de Piseck. Le, les Autrichiens tentent de surprendre ce camp. Ils sont vigoureusement reçus par lesrégiments de La Marine et de La Reine, et contraints à se retirer en désordre. Le lendemain, une compagnie de grenadiers du régiment, détachée pour observer leurs mouvements, se laisse surprendre et est écrasée.

En, le régiment est envoyé à Wollin, poste important dont la possession assurait la communication deStrakonitz avec le château de Winterberg. Le, le régiment de la Reinecombat à Sahay et il se retire ensuite sousPrague. A ce moment, la guerre, les maladies et la misère l'avaient déjà réduit à 333 combattants. Il reçut quelques milices qui le mirent en état de prendre part à ladéfense de la ville. Sa brigade, qui comprenait lesrégiments de Tournaisis etde Foix, fait des prodiges de valeur à la grande sortie du, et y est écrasée. Pendant que lesbrigades de Navarre,d'Auvergne etdu Roi renversaient tout sur leur passage et voyaient fuir les Autrichiens devant leursbaïonnettes, la brigade de La Reine , obligée de défiler homme par homme en présence d'un ennemi supérieur en nombre, et qui, à l'abri d'une bonne muraille crénelée, faisait un feu d'enfer, vit échouer tous ses efforts pour pénétrer jusqu'aux retranchements de l'ennemi. Trois fois elle revint à la charge avec une vigueur extraordinaire, et trois fois elle fut forcée de reculer, laissant le sol jonché de cadavres. Le colonel René Marie de Froulay, comte de Tessé est tué dans cette néfaste journée. Le régiment de La Reine quittePrague le, abandonnant la plupart de ses officiers et ses plus braves soldats blessés ou malades dans les hôpitaux de la ville, et rentra en France en, après avoir partagé pendant la retraite les travaux et la misère durégiment de Piémont. Il passe cette année dans les garnisons d'Alsace, à remplir les vides de ses cadres. Au mois de juillet, malgré la rentrée d'un grand nombre de blessés, il ne comptait encore aux drapeaux que 60 officiers et 380 soldats.

En1744, le régiment est dirigé vers lesAlpes et prend part à la conquête ducomté de Nice, se trouve à l'attaque desretranchements de Montalban et deVillefranche, auxprises de Château-Dauphin etde Démont, ausiège de Coni et à labataille de la Madonna de l'Olmo.

Il franchit de nouveau lesAlpes, en1745, par la vallée de Spino, et contribue auxsoumissions d'Acqui,de Serravalle,de Tortone,de Plaisance,de Parme etde Pavie. Ilcombat aussi à Rivarone et fit lessièges d'Alexandrie,de Valenza,d'Asti etde Casal.

La campagne de1746 ne fut pas moins bien remplie. Le régiment marcha ausecours de Valenza, fait, au mois de mai, lesiège d'Acqui, et se trouve, le, à labataille de Plaisance, où le colonel-lieutenantRené Marie de Froulay, marquis de Tessé est si grièvement blessé qu'il dut quitter le service. Le régiment demeura quelque temps àLodi, et il en sortit le pour regagner la France. Il assista ainsi, le, au sanglantcombat livré sur les bords du Tidone, où l'ennemi, qui complait fermer la retraite des troupes françaises, est vigoureusement refoulé. Il sert ensuite à la défense de laProvence.

Il passe les premiers mois de la campagne de1747 aucamp de Tournoux, qu'il quitte, en juillet, pour marcher à l'attaque des retranchements du col de l'Assiette. Dans cette affaire, il est chargé, avec lerégiment de Bourbonnais, d'attaquer la droite desPiémontais, sur le penchant de la montagne du côté d'Exilles, et il partage la gloire que s'acquit ce vieux corps. Le colonel-lieutenant Charles, marquis de Gouy d'Arcy y est blessé. Après cette fâcheuse journée, le régiment de La Reine se retire au camp deBarcelonnette, et, au mois d'août, au camp deCastellane. Il rejoint l'armée le, et il achève la campagne dans lecomté de Nice. Il demeure sur leVar jusqu'àla paix, après laquelle, réduit à 2 bataillons, il va occuper lagarnison deMontpellier.

Guerre de la Conquête

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Le, le2e bataillon du régiment de la Reine s'embarque àRochefort avec lebaron de Dieskau pour leCanada. En pleineguerre de Sept Ans, les forces anglaises cherchent en effet à prendre le contrôle de laNouvelle-France (guerre de la Conquête). Ce bataillon sert dans cette colonie, sous les ordres dumarquis de Montcalm, jusqu'aux désastres qui entraînèrent la couronne à renoncer par letraité de Paris aux rives duSaint-Laurent. Ce bataillon, le plus ancien de la petite armée de Montcalm, se trouva à tous les actes de cette lutte héroïque de six années :

Après la capitulation de cette dernière ville, le bataillon s'embarque pour la France et rejoignit l'Allemagne, où se trouvait le reste du régiment.

Guerre de Sept Ans

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Le1er bataillon avait passé les quatre premières campagnes de laguerre de Sept Ans, dans les places.

Le, le1er bataillon est engagé à labataille de Clostercamp. Le régiment, en entier, continue de servir en Allemagne en1761 et1762.

Période de paix

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  • régiment de La Reine de 1762 à 1776
    régiment de La Reine de 1762 à 1776
  • régiment de La Reine de 1776 à 1779
    régiment de La Reine de 1776 à 1779
  • régiment de La Reine de 1779 à 1791
    régiment de La Reine de 1779 à 1791

À la paix, il est mis engarnison, d'abord dans le Nord du royaume, puis dans le grand Ouest : stationné àAire, il est àMaubeuge en, àDunkerque en, àValenciennes en,au Havre en, àBrest en et àLa Rochelle en. Au mois de, le1er bataillon arrive àBesançon et le2e bataillon s'établit àVersoix, sur le bord dulac de Genève. On retrouve le régiment àLille, dès le commencement de1771, puis il se rend àLandrecies en, àArras en, àDunkerque en, àBéthune etSaint-Venant, en, àPont-Audemer etHonfleur en, au camp deVaussieux en, et àBrest en.

Un détachement, embarqué sur l'escadre de Monsieur de Vaudreuil, contribue, le, sous les ordres duduc de Lauzun, à lareprise de Saint-Louis du Sénégal, et à la conquête de tous les forts et comptoirs de cette colonie envahis par les Anglais.

Le gros du régiment se rendit, en, àLorient etPort-Louis, d'où il fut àCaen au mois de septembre et àToul au mois de décembre. Le, le régiment de la Reine arrivait àMetz, d'où il détacha, en, son1er bataillon àMontmédy et 4 compagnies du2e bataillon àLongwy. Le corps était de nouveau réuni àMetz en, et il quitta cette ville en, pour se rendre àValognes, où il demeura engarnison jusqu'à laRévolution.

En juin 1786, le régiment de la Reine fait partie du voyage àCherbourg, où le roiLouis XVI se rend pour visiter la rade et pour assister à l'immersion du9e cône.

Au mois de, l'état-major et 4 compagnies du régiment de la Reine quittèrentValognes pour se rendre àCherbourg.

41e régiment d'infanterie de ligne ci-devant La Reine

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L'ordonnance du1er janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi,101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le termeci-devant, comme41e régiment d'infanterie ci-devant La Reine.

En, le régiment avait un bataillon àBayeux et l'autre àValognes. Un mois plus tard, le1er bataillon se dirigeait surVannes et le2e bataillon surLorient.

Expédition de Saint-Domingue

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Le, le2e bataillon s'embarque sur leDuguay-Trouin, pourpasser à Saint-Domingue, d'où il n'est point revenu, sesdébris ayant été versés dans les corps coloniaux.

Guerre de Vendée

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Le1er bataillon s'établit àPort-Louis en.

Il a fait toutes les campagnes desarmées de l'Ouest, et s'est particulièrement signalé dans lescombats livrés les 21, 22 etautour de Dol et d'Antrain, où il est sacrifié parJean-Antoine Rossignol, improvisé général en chef de l'Armée des côtes de La Rochelle.

En1795, lors de ladescente des émigrés et des Anglais dans la presqu'ile de Quiberon, les 300 hommes du bataillon, encore debout, gardaient lefort de Penthièvre. Assaillis le par le feu deschaloupes anglaises et des batteries royalistes, dépourvus de vivres et de munitions de guerre, ces soldats,après une résistance de sept heures, se rendirent à discrétion. Les émigrés, pleins d'une folle confiance, eurent l'incroyable sottise de les incorporer dans leur régiment d'Hervilly. Ils poussèrent l'aveuglement jusqu'à laisser à la garde du fort une compagnie complète du41e régiment d'infanterieci-devant régiment de la Reine. Quand legénéral Hoche, pendant la nuit du 20 et par un temps d'orage, se présenta pour reprendre lefort de Penthièvre, ses colonnes furent guidées par deux sergents-majors, qui étaient parvenus à s'échapper et qui lui livrèrent même le mot d'ordre des émigrés. Lestroupes de Hoche, rebutées par l'affreux temps qui régnait sur l'isthme étroit où ils avaient à souffrir à la fois du vent, de la pluie et des boulets anglais, allaient renoncer à leur attaque quand, aux premières clartés du jour, ils aperçurent le drapeau tricolore flottant sur le fort Penthièvre. C'étaient les soldats du41e régiment d'infanterieci-devant régiment de la Reine qui avaient ouvert leurs portes à l'adjudant général Ménage et à 300 grenadiers.

Ce qui restait du41e régiment d'infanterieci-devant régiment de la Reine est entré directement, le, à l'armée des côtes de l'Océan, dans la composition de la86e demi brigade dusecond amalgame.

Ainsi disparaît pour toujours le41e régiment d'infanterieci-devant La Reine, partageant le sort de tous ces vieux régiments qui depuis deux siècles avaient défendu si intrépidement la patrie contre toutes les coalitions.

Article détaillé :41e régiment d'infanterie de ligne.

Personnages célèbres ayant servi au régiment

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Articles connexes

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Liens externes

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Sources et bibliographie

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Notes et références

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Notes

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Références

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  1. né le, maréchal de camp le, lieutenant général des armées du roi le, †
  2. maréchal de camp le, lieutenant général des armées du roi le, †
  3. brigadier le
  4. Louis d'Ornaison, comte de Chamarande, est le fils d'un homme qui avait étévalet de chambre du roi, et précédemment porte-parasol ducardinal Mazarin. Il était, ditSaint-Simon, fort joliment fait, discret, sage, respectueux et fort au gré des dames du meilleur air, et se distingua fort à la guerre.
  5. né le, brigadier le, déclaré maréchal de camp en par brevet du
  6. † 1792
  7. né le
  8. Début du siège de Bellegarde (Seurre) par l'armée Royale en 1650
  9. Hubert Méthivier : Dans La Fronde - Chapitre VII - 1650 : les guerres des princesses et des provinces
  10. Seurre, ses origines et son histoire
  11. Plan de Seurre avec les atacques faite aux bastions // du Roy et de guize Asiegee le 8.me may 1653 par l'armée // du Roy comendée par S. A. Despernon et Réduite à // lobeisance de S. M. le 8.me juin suivant
  12. Origine et forteresse de Clermont-en-Argonne
  13. 1er août 1675 : combat d'Altenheim
v ·m
Régiments français d'Ancien Régime
Historique etréorganisations de
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