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Lerégiment de Flandre est unrégiment d'infanterie duroyaume de France, créé en 1590 sous le nom de régiment de Bonne également connu sous le nom de régiment de Lesdiguières, et l'unedes plus anciennesunités militaires, l'un descinq Petits Vieux,devenue sous laRévolution le19e régiment d’infanterie de ligne.
Les premiers essais qui furent tentés pour établir l'histoire des régiments remontent à 1716, puis à 1784.
Plus tard, lorsque les unités de l'Infanterie royale cessèrent d'être régiments de gentilshommes pour prendre le nom d'une province, commencèrent à paraître les « Essais historiques de Monsieur de Roussel » vers 1765.
La Convention, par sa circulaire du 22 Nivôse An II (), donna des ordres pour que fussent établies : « des notices détaillées exactes et fidèles de tous les traits et actions héroïques dont le souvenir mérite d'être conservé… les noms des citoyens qui se seront distingués d'une manière éclatante, la nature des actes de bravoure et d'héroïsme qu'ils auront faits.
Le Comité d'Instruction publique chargé de la rédaction des annales du civisme et de la vertu, d'après le vœu de la Convention nationale, fera, par son travail, que les noms des héros et des braves défenseurs de la liberté seront gravés par les mains de la Patrie reconnaissante et deviendront l'objet de la vénération la plus reculée… »
La succession des guerres de la Révolution et de l'Empire ne permit pas que l'on s'attardât à un tel travail ; d'autre part, le licenciement de l'Armée, en 1815, sembla rompre tout lien entre les régiments qui disparaissaient et ceux que l'on organisait dans des conditions différentes, et ce n'est que le que le RoiLouis-PhilippeIer fit adresser, à la suite du rapport du général de Cubières, l'ordre d'avoir à reconstituer l'historique de tous les régiments depuis 1558, époque à laquelle commença à se constituer régulièrement l'infanterie française.
En 1521, la nécessité dans laquelle se trouvaFrançois1er de tenir tête à l'ennemi sur toutes les frontières, fit faire un pas remarquable à l'organisation militaire du royaume. Il partagea ses troupes en quatre armées : Au Nord, lesbandes de Picardie etde Champagne, au sud, lesbandes de Piémont etde Navarre, et c'est de ces bandes que nous voyons se dégager en 1569, les quatre premiers vieux régiments de France :Picardie,Champagne,Piémont etNavarre.
En même temps, les désordres des guerres civiles firent naître un nombre incroyable de régiments de nouvelle levée. Catholiques et réformés, politiques et ligueurs, tous les hommes que recommandait quelque naissance ou quelque mérite, obtenaient des commissions demestre de camp, et dressaient des régiments qui ne duraient qu'autant que leurs chefs étaient en crédit ou en finance et que leur parti obtenait des succès. Le premier cas surtout se présentait favorable pourFrançois de Bonne, duc de Lesdiguières, qui, de simple archer en 1562, était devenu par ses talents un des chefs du parti calviniste. Ayant succédé à Montbrùn dans le commandement des Réformés du Dauphiné en 1575, il leva à ses frais dans cette province, en 1590, deux compagnies de cent hommes portant le titre de Gardes à pied de Lesdiguières, et un régiment d'infanterie qui fut connu sous le nom de Régiment de Bonne.
À la tête de ses Gardes et de son Régiment, Lesdiguières débuta donc le, au combat d'Esparron et défit le duc de Savoie, et au commencement de 1597, les Gardes à pied de Lesdiguières et le Régiment de Bonne, fondus dans un seul corps, entrèrent dans l'Infanterie royale sous les ordres du Marquis de Créqui, gendre de Lesdiguières, créé mestre de camp par commission du.
En 1592,Lesdiguières porte la guerre auPiémont[1] avec le régiment de Bonne et ses Gardes et soumet plusieurs places fortes.
Au début de 1597, les Gardes de Lesdiguières et le régiment de Bonne sont réunis en un seul corps sous le nom de Régiment de Lesdiguières. Le nouveau régiment comprend 2000arquebusiers sous les ordres deCharles de Blanchefortmarquis de Créqui.
À la fin de l'année 1625, la France étant de nouveau en proie à laguerre civile, le régiment de Sault reprend ses quartiers enDauphiné.
En 1627, avec quatre compagnies sous les ordres duprince de Condé, le régiment assiège et prend pour la seconde foisLe Pouzin puisSoyons.
Le, lors de laguerre de succession de Mantoue Sault marche avec leroiau secours deCasal et s’acquiert une gloire immortelle au passage desAlpes. En, l'armée du roi composée desGardes-françaises etsuisses,Navarre,Piémont, Sault,Estissac,Vaubécourt,La Grange etRibérac, de la cavalerie d'élite de laMaison du Roi plus12 compagnies dechevau-légers et lescarabins d'Arnauld de Corbeville, mais sans artillerie, ni munitions, ni mulets de transport, était concentrée autour deBriançon pour marcher sur Turin par lePas de Suse. Le, l'avant-garde passait les Alpes àMontgenèvre etCesana Torinese et cantonnait àOulx, sur laDoire ripaire.Elle arrivait le lendemain, aufort d'Exilles, et couchait àChaumont, le1er mars.
Le 6 mars c'est labataille du Pas de Suse.« Les montagnards ducomte de Sault avaient trouvé le sentierextravagant mal gardé par le régiment piémontais de Marc-Antoine Belon. Ce qu'il y eut de plus remarquable, racontePontis, fut que les ennemis, nous attendant de pied ferme à ce détroit qu'il nous eut été impossible de forcer, furent bien surpris de voir lecomte de Sault, qui avait fait nettoyer la neige avec des pelles et grimpé sur ces hautes montagnes, fondre tout d'un coup sur eux et les investir par derrière. Ils lâchèrent pied aussitôt et quittèrent toutes leurs fortifications; de sorte qu'ils ne donnèrent pas le loisir à nos troupes de leur faire sentir la pesanteur du bras du roi de France, à qui ils avaient osé refuser le passage. »[11] De ce jour-là date le fameux dicton :Gardez-vous du feu, de l'eau et du régiment de Sault.
Après la prise du Pas de Suze, le régiment en passe le pont de laDoire ripaire pour aller loger àBussolin. Le régiment de Sault restera avecNavarre,Estissac,Pompadour,La Bergerie,Vaubécourt et unecompagnie de Suisses dans les environs deSuse sous le commandement dumaréchal de Créquilieutenant général au-delà des monts.
Après lapaix des Pyrénées, Sault demeura quelques années tranquille dans ses quartiers du Dauphiné.
En 1666, il fut appelé aux camps deCroissy, près d'Amiens, et deMouchy près deCompiègne, et fut appelée, en 1667, pour participer à laguerre de Dévolution. Il fitavec Picardie lessièges de Tournai,de Douai etde Lille.
Il était en 1671 au camp de Dunkerque et fut un des trois régiments récompensés par le roi pour la promptitude et la perfection avec lesquelles ils exécutèrent leurs travaux.
En 1672, dans le cadre de laguerre de Hollande[14], il sert à l'armée des Pays-Bas sous leprince de Condé et se trouve aupassage du Rhin en juin.
En juillet, le régiment se trouve ausiège de Nimègue où il se distingue beaucoup.
A la fin de la campagne, il prend ses quartiers d'hiver àUtrecht le, et le lendemain il détruisit complètement le régiment hollandais de Bampfield et brûla le village d'Ameyden lors de l'attaque sur les écluses[15] avant d'effectuer une expédition surBodegraven etZwammerdam durant l'hiver.
Sault servit encore en 1673 en Hollande, et en 1674 il passa à l'armée de Roussillon ou, en avril, il dégage la cavalerie française lors ducombat de Morillas.
En, ausiège du fort de Bellegarde[16] le régiment emporte d'assaut le bastion détaché.
En 1676, l'armée de Roussillon fit une incursion enCatalogne. Mais trop faible pour prendre l'offensive, elle quitta le Lampourdan et repassa enRoussillon après une retraite pénible où Sault, toujours à l'arrière-garde, fut souvent aux prises avec l'ennemi. Le, il y eut uncombat fort vif près d'Espouilles où Sault soutint sa réputation. Les Espagnols perdirent 6 000 hommes, et quatre de leurs régiments furent anéantis.
Il terminacette guerre en 1678 par laprise de Puycerda, où il ouvrit la tranchée dans la nuit du 29 au. Le, il emporta le chemin couvert, mais il ne put s'y maintenir, les communications ne se trouvant pas achevées. Le 18, il monta à l'assaut, et le 28, il prit possession de la ville, malgré la présence ducomte de Monterrey (es)[17].
Sault demeura quelque temps en garnison àPuycerda et en démolit les fortifications.
En, le régiment, qui avait ses quartiers dans le Dauphiné, reçut l'ordre d'aller occuperCasal queCharles III Ferdinandduc de Mantoue cédait àLouis XIV.
Après la remise de cette place, il fut envoyé àStrasbourg et fut employé les années suivantes à laconstruction de la citadelle : il ne prit donc point part auxcampagnes de 1683 et 1684.
En1688, alors que le1er bataillon alla prendre possession d'Avignon, le2e bataillon servait ausiège de Philippsbourg dans le cadre de laguerre de la Ligue d'Augsbourg[18]. Après la prise de cette ville, il fut chargé d'en réparer les fortifications. Un3e bataillon fut créé qui servit jusqu'en 1694 pour le maintien de l'ordre dans les Alpes.
En1689, le1er bataillon seul servait à l'armée du Rhin. Le2e vint l'y rejoindre en 1690, et à la fin de cette campagne, Sault retourna en garnison dans le Dauphiné
En mars1691 il quitte sa garnison pour aller faire lesiège du château de Nice. Il contribue aussi cette année à laprise de Veillane,de Carmagnola etdu château de Montmélian. Le 14 novembre 1691, 3 bataillon sont retirés du régiment pour former lerégiment de Chartres.
En1692, durant l'invasion du Dauphiné parVictor-Amédée II de Savoie il prend part à la défense dePignerol et deSuze[19].
Au commencement de1693, il passe en Catalogne et fait lesiège de Roses. Revenu ensuite dans lePiémont, ilcombattit à la Marsaglia en octobre.
En1694, les trois bataillons furent réunis dans l'armée que lemaréchalde Noailles commandait dans leRoussillon. Le régiment se trouva le aupassage du Ter, où les Espagnols furent complètement battus. Sault servit encore aux sièges dePalamos,Gérone, et deCastel-Follit[20] et à celui d'Ostalrich[21], où le3e bataillon fut mis en garnison.
Les campagnes de1695 et1696 se passèrent en escarmouches en Catalogne.
En1697, le régiment de Sault prend part aucombat de San-Féliù, et ensuite ausiège de Barcelone durant lequel, le, Sault, soutenues par lerégiment d'Alsace, s'emparent d'un moulin défendu par 500 espagnols retranchés. À lapaix de Ryswick, Sault vint prendre ses quartiers àNîmes, et après avoir occupé successivement les garnisons d'Auch, deMoulins, deDole et deVienne, il alla s'embarquer en 1701 àToulon pour se rendre enItalie.
Engagé dans laguerre de Succession d'Espagne, il se trouva cette même année, de 1701, auxcombats de Carpi etde Chiari.
Le régiment hiverna àPavie, et joignit en l'armée deLouis-Josephduc de Vendôme. Dès le début de la campagne, les grenadiers prirent part, à Santa-Vittoria, à la défaite d'un corps de 3 400 Impériaux. Quelques jours après se donna labataille de Luzzara. Les500 hommes du régiment, placés au centre, soutinrent vaillamment trois charges, et enfin réduit à100 hommes, il fut obligé de se retirer derrière la cavalerie.
Après cette bataille, Sault fut envoyé àModène pour se rétablir et prit peu de part à la campagne de 1703. Il fit partie du corps dont leduc de Vendôme se réserva le commandement particulier, mais pendant l'expédition du Tyrol, il fut laissé àDesenzano del Garda, d'où il se rendit au mois d'août àRiva del Garda.
Le samedi àModène, lecomte de Sault, dernier duc de Lesdiguières, étant mort à l'âge de24 ans, le régiment cessa de porter un titre qu'il avait illustré pendant toute la durée duXVIIe siècle, et prit le nom de son nouveau colonelRené-Mans de Froulaycomte de Tessé.
En 1704, Tessé, fit lesiège de Verceil etcelui d'Ivrée et il commença lesiège de Verrue[22] où le colonel fut très dangereusement blessé.
En 1705, après laprise de Verrue, il se trouve à l'attaque de Carbignano, puis en octobre à l'affaire de Carpi, oùM. de Tessé reçoit encore un coup de feu à la cuisse, un coup d'épée à la main, et a son cheval tué sous lui.
En 1706, le corps fut employé ausiège de Turin où ses grenadiers s'y distinguèrent. La part que le régiment prit à ce siège et à la funeste bataille qui le termina peut se mesurer par l'étendue des pertes qu'il y fit.
Après avoir passé l'hiver enDauphiné, Tessé fut employé en 1707 à ladéfense de Toulon. Placé d'abord dans le fort Sainte-Catherine, il repoussa pendant deux jours toutes les attaques de l'ennemi : les troupes qui le relevèrent, ayant montré moins de fermeté, le fort tomba au pouvoir des alliés. Le, le régiment est chargé de le reprendre. Il l'emporte l'épée à la main, et tombant sur les quatre bataillons autrichiens qui le gardaient, il les anéantit complètement.
En novembre 1707 le régiment change une nouvelle fois de nom en prenant le nom de son nouveau colonelMarie-Joseph d'Hostunduc de Tallard.
En 1708, le régiment Tallard passe à l'armée du Rhin.
Mis dans les lignes de défense laLauter il se distingue en 1709 aucombat de Rumersheim où l'ennemi perdit plus de 6 000 hommes,20 drapeaux et étendards et tous ses bagages.
Retourné àWissembourg, le régiment de Tallard fut détaché au mois d' sur laSarre et resta dans les lignes pendant la campagnede 1710. À la fin de cette année 1710, il est envoyé auVieux-Brisach.
En 1713, il participe auxsiéges de Landau etde Fribourg où il emporte, le, lademi-lune, forçant la place deFribourg de capituler le lendemain[23]. La paix revenue après les traitésd'Utrecht, deRastatt et deBaden le régiment fut mis en garnison àBesançon.
En 1714, lesrégiments de Sève,d'Artagnan,de Conflans,de Lachau-Montauban[24] etde Turbilly étant réformés, ceux-ci furent versés dans régiment de Tallard ainsi que lerégiment de Masselin qui y fut fondu en 1715.
En 1717, Tallard est envoyé àStrasbourg en 1720 il occupeSedan etMézières et en 1721Maubeuge. En 1724 il est de retour àStrasbourg, et l'année suivante, en 1725, il fait un service d'honneur auprès duroi de PologneStanislas Leczinski. En 1727, il est àLandau, en 1728 dans leForez, en 1729 àBriançon, en 1730 àPerpignan, en 1731 àMontpellier et en 1732 àPhalsbourg.
Ce fut de là qu'il partit, en 1733, pour se rendre ausiège du fort de Kehl dans le cadre de laguerre de Succession de Pologne.
En 1734, le régiment fut porté à trois bataillons et prit part à l'attaque deslignes d'Ettlingen et ausiège de Philippsbourg.
Il passa l'année 1735 aucamp de Saint-Maximin près deTrèves.
À partir de 1736, Tallard occupa successivement lesgarnisons deToul, deSchelestadt, deStrasbourg, duQuesnoy[25], deDouai et deLille.
En 1739, il est donné auprince de MonacoHonoré Camille Léonor Goyon de Grimaldi, qui change de nom en prenant le nom de régiment de Monaco.
De 1740 à 1743 il est affecté aux travaux du canal deGravelines et au creusement duport de Dunkerque.
Durant laguerre de Succession d'Autriche, en 1742, il est affecté dans l'armée de Flandre, mais il ne fut pas appelé à prendre une part active à la guerre.
Pendant l'année 1743, il était le plus ancien régiment ducamp de Dunkerque où se préparait uneexpédition pour les côtes d'Angleterre.Cette entreprise, qui avait pour objet de transporter leprétendant en Écosse, reçut un commencement d'exécution en 1744. La flotte appareilla, mais assaillie dans lamer du Nord par une tempête furieuse, elle fut obligée de rentrer dans le port. L'occasion était manquée ; les troupes débarquèrent et se rendirent à l'armée de Flandre, qui fit lessièges de Menin,Ypres etFurnes, et acheva la campagne aucamp de Courtrai.
En 1745, après avoir passé l'hiver àSarrelouis, le régiment de Monaco en partit le avecmission de ravager laVettéravie. Il se signala souvent contre lestroupes légèresimpériales et fut de toutes les expéditions de l'armée du Rhin commandée cette année parLouis-François de Bourbonprince de Conti.
En 1746[26], il quittaNancy pour se rendre à l'armée de Flandre. Il fut de la fameuse marche deMaubeuge àHerentals[27] et servit avec distinction ausiège de Mons[28] où il ouvrit la tranchée le devant l'ouvrage à cornes de la porte de Berthamont. Les grenadiers de Monaco furent les premiers qui franchirent les palissades du chemin couvert, et poursuivant l'ennemi de traverse en traverse, l'en chassèrent et s'y établirent. La prise deMons coûta au régiment 300 hommes tués ou blessés. Laprise de Namur et de son château ou les grenadiers du régiment de Monaco prirent une grande part à la prise de l'ouvrage à cornes, et cette action entraîna la capitulation deNamur, quibattit la chamade sous les drapeaux du régiment.
Labataille de Rocoux fut un des plus beaux jours du régiment. Sa brigade, composée de ses trois bataillons et durégiment de Rochefort pénétra dans les vergers du village d'Ance que lerégiment de Picardie attaquait par la droite, et dont la possession coûta tant de sang aux deux armées. Dans cette journée, le régiment eut 400 hommes hors de combat. Le colonelprince de Monaco,Honoré Camille Léonor Goyon de Grimaldi, y fut grièvement blessé. Après ce fait d'armes, le régiment est envoyé àStrasbourg, et pour se rétablir, y leva un4e bataillon.
Au commencement de 1747, un détachement de300 hommes battit complètement un parti autrichien aux environs deHasselt, lui tua150 hommes, et lui en prit autant. Le, Monaco est à labataille de Lawfeld. Sa brigade avait la droite de la division du comte de Clermont, qui fut chargée d'attaquer le village deLawfeld, défendu par les régiments anglais ethanovriens qui ouvrirent un feu terrible, aussitôt que les brigades françaises furent à portée du village. Malgré la mort qui éclaircissait leurs rangs, malgré l'escarpement des revêtements du village, les troupes de France parvinrent à s'emparer des vergers et, après des prodiges d'audace et de ténacité, à faire céder l'ennemi. Dans cette affaire, où Monaco fournit cinq charges successives et où il s'empara de quatre canons, il eut60 officiers et800 soldats mis hors de combat. Le prince de Monaco fut encore blessé.
Le régiment, épuisé par cette gigantesque lutte, se trouva hors d'état de servir ausiège de Berg-op-Zoom. Le roi voulut le voir, combla les survivants d'éloges et de grâces, et ordonna qu'on passerait les compagnies à 39 hommes. Le régiment alla rejoindre à Sarrelouis son4e bataillon, et y prit ses quartiers d'hiver.
En 1748, il est ausiège de Maastricht, à l'attaque de la rive gauche de laMeuse. Après lacapitulation de cette place, il occupa successivementAnvers etBruxelles.
Après letraité d'Aix-la-Chapelle le régiment rentre en France, au mois de, et est donné àArmand, vicomte de Belzunce qui change de nom en prenant le nom de régiment de Belzunce et mis en garnison àCambrai.
En 1750, il est en garnison àGivet, en 1751 il est àValenciennes, en 1752 àLandrecies, en 1753 aucamp de Mézières, en 1754 àStrasbourg et en 1755 àLandau.
En 1756, leshostilités ayant recommencé avec l'Angleterre, il fit partie ducamp de Dunkerque et il alla ensuite passer l'hiver àMetz, d'où il partit en pour entrer enWestphalie.
Le régiment de Belzunce demeura d'abord quelque temps àLippstadt où il fit quelques travaux de défense. Au mois de mai,William Augustusduc de Cumberland vint avec un corpshanovrien reconnaître Lippstadt, mais voyant la ville en état de faire résistance, il se retira. Les quatre compagnies de grenadiers du régiment se mirent à sa poursuite avec300 volontaires de Chabot et défirent complètement un corps de 1 200 hommes que le duc avait laissé dansRietberg pour couvrir sa retraite.
Le, Belzunce prit part à labataille de Hastenbeck à la gauche durégiment de Picardie. Durant ce combat le colonel commandant le régiment, Armand, vicomte de Belzunce, fut blessé d'une balle qui lui perça le bras.
Le régiment de Belzunce suivit ensuite lemaréchal de Richelieu dans son expédition deHanovre, et demeura aucamp d'Halberstadt du au. Obligée de rétrograder après labataille de Rosbach, l'armée de Hanovre (de) exécuta en plein hiver une retraite difficile et se replia lentement derrière leRhin. Dans cette marche rétrograde, le régiment trouva encore l'occasion de se signaler les 10 et à lasurprise d'Halberstadt, au ravitaillement duchâteau de Roggenstein (de) et à laprise de Quedlinbourg.Belzunce assiste cette année à l'affaire de Crefeld avant d'être détaché au mois d'octobre de l'armée du Bas-Rhin pour aller renforcer celle que leprince de Soubise commandait en Hesse, il prend part au succès de labataille de Lutzelberg. Il faisait partie ducorps de Chevert, qui arriva sur le champ de bataille et fut immédiatement attaqué par l'ennemi. Mais celui-ci, impétueusement chargé par la cavalerie française, et fusillé à bout portant par un bataillon de Belzunce qui s'était habilement jeté sur son flanc, fut mis dans un épouvantable désordre, et la victoire fut assurée de ce côté. Cinq canons restèrent au pouvoir du régiment. Le colonel Armand, vicomte de Belzunce avait été blessé grièvement à la hanche dès le commencementde l'action, en dirigeant les grenadiers à l'avant-garde.
Après labataille de Lutzelberg Belzunce enWestphalie et prend ses quartiers d'hiver àDüsseldorf.
En, il en sortit pour voler au secours dumaréchalde Broglie serré de près dans laFranconie, maisil arriva trop tard àBergen, et se replia surMayence pour y veiller à la conservation du pont. Le il est à labataille de Minden à côté dePicardie.
Après avoir passé l'hiver 1759-1760 sur la rive droite duRhin, Belzunce joignit l'armée dumaréchalde Broglie et fit pendant quelques mois une guerre de détachements. Début juillet, après un combat près deFulde, les compagnies de chasseurs du régiment participèrent ausiège de Munden, placée dans une île de laWera, ou le régiment soutint durant quatre jours la canonnade et des tirs de mousqueterie. Le régiment se trouva plus tard à labataille de Corbach et à laprise de Gottingen où il fut mis en garnison et où il fut bloqué pendant les mois de novembre et de décembre[29].
Le, unpiquet sort deGöttingen, enlève les avant-postes ennemis à Boënsen et Wolbrùnshausen situés en avant deKatlenburg-Lindau et capture cinq officiers et150 soldats, sans avoir perdu un seul homme[30]. Le, dans une autre sortie, un détachement marche surDuderstadt, attaque l'ennemi àImmingerode, tue ou blesse 300 hommes et contribue à la prise de Duderstadt[31].
Quelques jours après quatrepiquets attaqués dans Gottingen sont contraints de se retirés àCassel où le régiment venait d'entrer et ouil fut assiégé. Le les1er et3e bataillons exécutent une sortie, détruisent les ouvrages des assiégeants et ramènent quatre obusiers.
Le les assiégeants forcent laredoute deWarburg qui est reprise par trois compagnies du régiment.
Après la levée du siège, le régiment devient régiment de Rougé et quitte Cassel le en formant l'avant-garde dumaréchalde Broglie, qui battit le général Sporken au-delà de Warbourg et deLiebenau et lui prit 300 hommes, des canons et ses équipages.
Le1er juillet il se trouve aucombat de Lippstadt[32] où 300 grenadiers tinrent tête à 17 000 hommes[33].
Le il s'empare du château deNordel (Allemagne) (de), le lendemain il est à labataille de Villinghausen ou il est fort maltraité. Il arrive sur le terrain pour remplacer lesrégiments du Roi etdu Dauphin, qui venaient d'être écrasés. Formé de quatre bataillons, placés en échelons dans un terrain fourré, les premières décharges de l'artillerie ennemie, qui prenait en flanc les deux bataillons les plus avancés, y avaient déjà fait d'affreux ravages, avant que le maréchal de Broglie donne l'ordre d'évacuer le village deVellinghausen (de). Dans ce mouvement, le régiment de Rougé est bientôt coupé du reste de l'armée et complètement enveloppé. Le2e bataillon parvient à se dégager mais le1er bataillon, trop avancé est abandonné à ses propres forces. Il charge à la baïonnette les premiers corps ennemis qui s'avancent et les fait reculer. Après une heure et demie de résistance héroïque contre toutes les forces des alliés, les 838 rescapés du1er bataillon se rendent et l'ennemi capture également 9 drapeaux et les 4 pièces régimentaires. Le2e bataillon, seul échappé au désastre, fut envoyé àCassel avant de rentrer en France et mis engarnison àDunkerque.
Lors de laréorganisation des corps d'infanterie français de 1762, le régiment de Rougé conserve ses quatre bataillons et prend le nom de régiment de Flandre.
L'ordonnance arrête également l'habillement et l'équipement du régiment comme suit[34] :
Habit et veste de drap blanc, culotte de tricot de même couleur; parements, revers et collets violets, pattes ordinaires garnies de trois boutons, autant sur le parement, cinq au revers et quatre en dessous : boutons jaunes unis, avec leno 10. Chapeau bordé d'or.
Le, il cessa d'être régiment de gentilshommes et prit le titre de laprovince de Flandre.
Le, letraité de Paris met fin à laguerre de Sept Ans.
En, lerégiment de Flandre vint en garnison àLille puis il retourna, en, àDunkerque d'où il se rendit, en, àMontpellier. Il arriva àMetz en, àLille en, àSaint-Omer en, àCalais en, revint à Saint-Omer en, et fut envoyé àLandau au mois d'octobre de la même année.
Devenu un régiment à quatre bataillons, les deux derniers bataillons sont envoyés enBretagne.
Lors de laréorganisation des corps d'infanterie français du 26 avril 1775 Flandre conserve ses 4 bataillons.
Au moment du dédoublement, les positions du régiment étaient :
Le, l'ordonnance qui partageait[35] "Flandre" en deux régiments est exécutée.
Le nouveau « régiment de Flandre », formé des1er et2e bataillons de l'ancien, quittaLandau en, pour se rendre àLille.
Il passa àCalais en, se rendit au mois de juillet de la même année àFécamp et fit partie du camp deVaussieux. Renvoyé àSaint-Omer en octobre, il retourna en sur les côtes et fut placé àEu.
En, il alla àLannion et au mois de, il eut ordre de se rendre àDouai avant de rejoindreDunkerque au mois d'octobre de la même année et de revenir à Douai en.
Il était dans cette ville quand on y apprit les événements du14 juillet 1789.
Le régiment de Flandre s'étant bien conduit à Douai et ailleurs, lecomte d'Estaing, colonel de lagarde nationale de Versailles et cousin duRoi, et lecomte de Saint-Priest,ministre de la Maison du Roi et bientôt premierministre de l'Intérieur, font envoyer le régiment de Flandre àVersailles où il arrive le et remet son artillerie et ses munitions à la garde nationale[36]. Cette marque de confiance avait dissipé les préventions des habitants qui comblèrent les soldats tandis que la cour, de son côté et malgré l'étiquette, croyait devoir attirer les officiers.
L'arrivée de ces nouvelles à Paris y fit un effet prodigieux. La population n’avait alors aucun doute doute que ce régiment de Flandre, frauduleusement introduit dans Versailles, était l'avant-garde des ennemis, et les imprudences de la cour firent faire à laRévolution un nouveau pas. Un banquet offert le 1er octobre aux officiers du régiment en présence de Marie-Antoinette est dénoncé à la tribune de l'Assemblée nationale parPétion[37].
Le5 octobre, l'insurrection éclate, et le peuple de Paris se précipite sur la route de Versailles.
Aussitôt que la tête de cette colonne tumultueuse est aperçue sur l'avenue du château, le régiment de Flandre prend les armes et se met en bataille, avec les autres corps qui étaient à Versailles, sur la place du château, faisant face à l'avenue de Sceaux.
Le lendemain,La Fayette reçut le serment civique des officiers de Flandre, et le roi leur ordonna de rassembler le plus possible de leurs soldats pour l'escorter à Paris avec la garde nationale.
Après les journées d'octobre, leroiLouis XVI ayant quitté Versailles pour habiterles Tuileries, le régiment de Flandre resta sans difficulté à Versailles, et y rivalisa de patriotisme avec la garde nationale de cette ville.
Le, il se mit en route pourSaint-Omer. Son départ faillit causer une émeute. Le peuple voulut s'y opposer, et courut fermer les grilles du petit Montreuil. La garde nationale intervint, et après quelques coups de fusil, force resta à la loi.
De Saint-Omer, Flandre se rendit àBergues en.
L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi,101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le termeci-devant, comme19e régiment d'infanterie ci-devant Flandre.
En juillet, l'invasion commença et l'armée de Brunswick prit facilement les forteresses deLongwy et deVerdun.
Le1er bataillon entre alors dans la composition de l'armée du Nord, tandis que le2e bataillon reste àLille, qu'ilcontribua à défendre contre leduc de Saxe-Teschen.
Le1er bataillon passe ensuite à l'armée du Centre, et prend part à toutes les opérations deKellermann, depuisValmy, où il était en première ligne, jusqu'à la retraite des Prussiens duduc de Brunswick ou le bataillon forma toujours l'extrême avant-garde.
Les deux bataillons furent réunis au mois d'octobre, et tous deux se couvrirent de gloire, le, à labataille de Jemmapes. La victoire fut due en partie à l'audace avec laquelle legénéral Dampierre, marchant à la tête du seul régiment de Flandre et du1er bataillon des volontaires de Paris, attaqua les six bataillons ennemis qui débordaient lecorps de Beurnonville. Le19e régiment d'infanterie de ligneci-devant Flandre culbuta le régiment d'infanterie de Bender et les dragons de Latour, enleva les deuxredoutes qu'ils gardaient, en tourna les canons contre les Autrichiens, rendit ainsi à Beurnonville assez de liberté pour reprendre l'offensive, et ramena 1 600 prisonniers. Cette vigueur lui mérita le nom d'« invincible ». Après cette bataille, la Belgique fut conquise et le2e bataillon fut mis en garnison dans lacitadelle d'Anvers, tandis que le1er bataillon continua de prendre part activement à la guerre sous les ordres deDumouriez. Après ladéfaite de Neerwinden et l'évacuation de la Belgique, les deux bataillons revinrent cantonner àValenciennes. Le, il y eut devant cette place ungrand engagement d'avant-postes, où le2e bataillon se distingua particulièrement.
Le1er bataillon continua de servir à l'armée du Nord, et se distingua encore, le10 floréalan II (), aucombat de Mont-Cassel avant d'être rattaché à l'armée de Sambre-et-Meuse.
Lors de laréorganisation de 1793, alors qu'il devait former la37e demi-brigade de première formation le1er bataillon n'est pas amalgamé. Il sera incorporé directement dans la55e demi-brigade de deuxième formation en 1797.
En 1793, le2e bataillon du19e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Flandre estamalgamé avec le1er bataillon de volontaires de la Somme et le3e bataillon de volontaires de l'Aube pour former la38e demi-brigade de première formation.
Ainsi disparaît pour toujours le19e régiment d'infanterieci-devant Flandre, partageant le sort de tous ces vieux régiments qui depuis deux siècles avaient défendu si intrépidement la patrie contre toutes les coalitions.
François Hector de La Tour du Pin de Lachau-Montauban est né en 1675[38].
Mousquetaire en1690, ilcombat à Fleurus.
En1691 il est nommécornette dans lerégiment de Brionne et participe à la campagne d'Allemagne.
Passé capitaine au régiment de dragons du comte de Gramont par commission du, il est affecté à l'armée d'Italie et participe à labataille de La Marsaille et à la défense de Warmez en1695.Affecté à l'armée de la Meuse en1697, il fait les campagnes d'Allemagne de1701 et1702.
Colonel d'un régiment de son nom, lerégiment de Lachau-Montauban, par commission du il combat sur leRhin, auxdéfenses d'Haguenau en1705 etde Lauterbourg et de l'île du Marquisat en1706[39] avant de participer à la campagne enSouabe etFranconie en 1706 et1707 avant de défendre leslignes de la Lauter en 1710.
Le, il est nommé brigadier en récompense de sa belle conduite durant lesiège de Drusenheim.Le lieutenant général du Bourg s'exprimait ainsi sur son compte :
Dans le même combat, lerégiment de La Tour-du-Pin prend cinq drapeaux à l'ennemi.
Après ladéfense de Bouchain en 1711, il signe avec M de Ravignan et lechevalier d'Artagnan une protestation contre leduc de Malborough qui avait violé le droit des gens en les retenant prisonniers, contrairement aux clauses de la capitulation.
Son régiment est réformé le. Il est entretenu colonel à la suite deMarie-Joseph d'Hostunduc de Tallard par ordre du, il obtint le grade de maréchal de camp par brevet du et ne servit plus.
Il meurt le.
Le « régiment d'Artagnan » est créé le par donation du « régiment de La Motte » àLouis de Montesquiou, chevalier d'Artaignan[40].
Le « régiment de La Motte », avait été levé le parEléonor Clément de Guillaud, comte de La Motte[41]. Dans le cadre de laguerre de Succession d'Espagne, le régiment, est d'abord affecté à l'armée d'Allemagne, puis à l'armée de Bavière en1703 et1704 avec lesquelles il participe auxsièges d'Ulm etd'Augsbourg et à labataille d'Hochstadt. Affecté à l'armée de Flandre, en1705, le régiment de trouve à labataille de Ramilies, à ladéfense d'Ostende en 1706, à labataille d'Audenarde en1708 et à celle dede Malplaquet en1709 ou son colonel y est tué.
Donné le àLouis de Montesquiou, chevalier d'Artaignan, il prend le nom de « régiment d'Artagnan » et participe en1710, à ladéfense de Béthune, puis àcelle de Bouchain en 1711. En 1712, le régiment participe à ladéfense de Landrecies puis auxprises de Douai,du Quesnoy etde Bouchain.
Le, après letraité de Rastatt, le « régiment d'Artagnan » est licencié et ses éléments sont incorporés dans le « régiment de Tallard ».
Le « régiment de Conflans » est créé le par donation du « régiment de Thézut » à Alexandre Philippe, chevalier de Conflans-Saint-Rémy[42].
Le « régiment d'Hérouville », avait été levé le par N. d'Hérouville et affecté dans l'armée de Flandre, dans le cadre de laguerre de Succession d'Espagne.
Il est donné en 1704 à N. de Thézut et prend désormais le nom de « régiment de Thézut ».
Le le régiment est donné à Alexandre Philippe, chevalier de Conflans-Saint-Rémy qui lui donne le nom de « régiment de Conflans ».
Quelques mois avant lapaix de Rastadt, le, le « régiment de Conflans » est incorporé dans le « régiment de Tallard ».
Le « régiment de Lachau-Montauban » est levé le parFrançois Hector de La Tour du Pin, comte de Lachau-Montauban[43] et affecté à l'armée du Rhin dans le cadre de laguerre de Succession d'Espagne.
En1705, le régiment participe à ladéfense d'Haguenau et aux expéditions dumaréchalde Villars en1706 et1707.
Affecté à l'armée de Flandre en1708 il est réaffecté à l'armée du Rhin et chargé de défendre leslignes de la Lauter en1710. En 1711, il retourne à l'armée de Flandre, etcombat à Arleux en 1711.
Le, après letraité de Rastatt, le « régiment de Lachau-Montauban » est incorporé dans le « régiment de Tallard ».
Le « régiment de Masselin » est créé le par donation du « régiment de La Neuville » à Jean-Claude de Masselin[44].
Le « régiment Destouches », avait été levé le par Michel Camus Destouches.
Il est donné le à François, marquis de Montmorency-La Neuville et prend désormais le nom de « régiment de La Neuville » et affecté à l'armée d'Italie dans le cadre de laguerre de Succession d'Espagne et participe, du au ausiège de Verrue.
Le il est donné à Jean-Claude de Masselin et prenant alors le nom de « régiment de Masselin ».En1707, il fait partie des troupesdéfendant Toulon puis il est affecté à l'armée du Dauphiné jusqu'en 1713 puis participe en1714 ausiège de Barcelonne.
Le, après letraité de Rastatt, le « régiment de Masselin » est incorporé dans le « régiment de Tallard ».
Le « régiment de Turbilly » est levé par Louis Philippe de Menou, marquis de Turbilly dans le cadre de laguerre de Succession d'Espagne.
Affecté à l'armée de Flandre, Il sert, en 1705, dans diverses garnisons de laMoselle en 1705 puis aux expéditions dumaréchalde Villars en1706 et1707 et achève la guerre en garnison sur leRhin.
Le, après letraité de Rastatt, le « régiment de Turbilly » est incorporé dans le « régiment de Tallard ».
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