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Régiment de Dauphiné

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Pour les articles homonymes, voirRégiment de Dauphiné (homonymie).

Régiment de Dauphiné
Image illustrative de l’article Régiment de Dauphiné
Uniforme et drapeau du régiment de Dauphiné en 1629

Création1629
Dissolution1791
PaysDrapeau du royaume de France : entièrement blancRoyaume de France
BrancheInfanterie
Fait partie de38e régiment d'infanterie
GuerresGuerre de Trente Ans
Guerre franco-espagnole
La Fronde
Guerre de Dévolution
Guerre de Candie
Guerre de Hollande
Guerre des Réunions
Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Guerre de Succession d'Espagne
Guerre de la Quadruple-Alliance
Guerre de Succession de Pologne
Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Révolution française
Guerres de la Révolution
Guerre de Vendée
BataillesSiège de La Mothe
Bataille de Breisach
Passage du Rhin
Bataille de Kempen (en)
Bataille de Tuttlingen
Bataille de Fribourg
Bataille de Mergentheim
Bataille d'Alerheim
Bataille de Rethel
Siège d'Étampes
Bataille du faubourg Saint-Antoine
Secours d'Arras
Siège de Landrecies
Siège de Valenciennes
Siège de Candie
Siège de Grave
Bataille de Turckheim
Siège de Kehl
Bataille de Fleurus
Siège de Mons
Siège de Namur
Bataille de Steinkerque
Bataille de Neerwinden
Siège de Charleroi
Bombardement de Bruxelles
Siège de Kaiserswerth
Siège de Bonn
Siège de Haguenau
Bataille d'Audenarde
Siège de Lille
Bataille de Malplaquet
Siège de Douai
Siège de Landau
Siège de Fribourg
Siège de Philippsbourg
Lignes d'Ettlingen
Bataille de Rocourt
Siège de Berg-op-Zoom
Siège de Maastricht
Bataille de Rossbach
Bataille de Saint-Cast
Bataille de Savenay
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Lerégiment de Dauphiné est unrégiment d'infanterie duroyaume de France, créé en 1629 sous le nom derégiment de Nettancourt,devenu sous laRévolution le38e régiment d’infanterie de ligne.

Création et différentes dénominations

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  • 26 octobre1629 : création du régiment de Nettancourt
  • 18 décembre1652 : renommé régiment de Dampierre
  • 12 mars1689 : renommé régiment de Chappes
  • 1690 : renommé régiment d'Humières
  • 9 février1702 : renommé régiment de Charost
  • 1er octobre1709 : renommé régiment de Béthune
  • 2 avril1712 : renommé régiment de Saillant
  • 1732 : renommé régiment d'Estaing
  • 10 mars1734 : renommé régiment de Noailles
  • 29 juin1744 : renommé régiment de Custine
  • 1er février1749 : renommé régiment de Saint-Chamond
  • 11 mai1762 : renommé régiment de Rosen
  • 10 décembre 1762 : renommé régiment de Dauphiné
  • 1er janvier 1791 : renommé38e régiment d'infanterie de ligne

Colonels et mestres de camp

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Historique

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Le régiment est formé par le marquis Louis de Nettancourt, capitaine aurégiment de Vaubécourt, en vertu d'un ordre du 26 octobre1629, au moment oùLouis XIIIarme contreCharles-Emmanuel Ierduc de Savoie, certainement avec la compagnie que Louis de Nettancourt commandait dans le régiment de Vaubécourt, et probablement avec d'autres compagnies de ce corps corps, car lafamille de Vaubécourt était une grande vendeuse de troupes.

Ce régiment, commecelui de Guyenne, était d'originelorraine et avait eu pour fondateur un membre de lafamille de Nettancourt.

En 1629, son uniforme comprend un habit, veste et culotte blancs, parements, revers, et collet cramoisi, patte en demi-écusson garni de 7 boutons, 3 en hauteur de chaque côté, et un à la pointe de dessous de la manche et du parement fermé par 6 petits boutons, 5 au revers et 3 au-dessous, boutons jaunesno 21. Chapeau bordé de galon blanc. Drapeau Vert pomme[1].

Régiment de Nettancourt (1629-1652)

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  • Régiment de Nettancourt

Guerre de Trente Ans

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En1631, le régiment fait ses premières armes dans le cadre de laguerre de Trente Ans, ausiège de la citadelle de Verdun.

En1633, on le voit ausiège de Nancy

En1634, il se trouve à laprise de Bitche,de La Mothe,de Saverne etde Haguenau. Il passe ensuite leRhin, il occupeMannheim en octobre et marche en décembre ausecours d'Heidelberg. A cette période il comprend 14 compagnies.

En1635, le régiment de Nettancourt prend part à la défaite duduc de Lorraine près de Fresche, enAlsace, auxprises de Spire etde Vaudémont et à la chasse donnée en octobre augénéral Gallas, qui avait pénétré jusqu'aux confins de laChampagne.

En1636, on le trouve auxravitaillements de Colmar etd'Haguenau et ausiège de Saverne durant lequel lemestre de camp, Louis marquis de Nettancourt, est blessé d'une mousquetade au cou lors d'un assaut.

L'année suivante, le régiment passe enFlandre et contribue auxprises de Landrecies,de Maubeuge,de La Capelle, ainsi qu'à ladéfense de Maubeuge.

En1638, il fait lesiège de Saint-Omer. un jour qu'il était chargé de la garde de deuxredoutes sur la gauche deNieurlet, il est vivement attaqué et malgré une belle résistance la première de ces redoutes est emportée par l'ennemi. La seconde qui est conservée était défendue par le capitaine Claude de Nettancourt, qui remplaça, cette année, son frère à la tête du corps. A la fin de 1638, le régiment retourne enLorraine et se trouve auxprises de Blamont etde Lunéville, et se met en route, le 26 novembre, pour rallier l'armée duduc de Saxe-Weymar, occupée ausiège de Brisach.
Depuis ce moment jusqu'autraité de Münster en1648, le « régiment de Nettancourt » est constamment employé enAllemagne et se recrute dans ce pays. Il advint que le corps, au bout de peu de temps, ne compta plus dans ses rangs que des soldats de langue allemande. AussiMazarin voulut le congédier. Mais sur la menace du mestre de camp, qui n'était pas un sujet français, et qui annonçait l'intention de conduire le régiment auduc de Lorraine, il consentit à capituler et à mettre ce régiment sur le pied d'égalité avec les troupesweymariennes etsuédoises, qui composaient lamajeure partie de l'armée entretenue par la France, au-delà duRhin, et à lui accorder la paye étrangère, qu'il a conservéejusqu'en1687.
En sa qualité de régimentlorrain, le « régiment de Nettancourt » prit en même temps l'écharpe verte et des drapeaux verts marqués d'un losange blanc dans chaque quartier. Lorsque l'uniforme fut donné aux troupes, cette couleur verte a été rappelée dans l'habillement du corps qui, pendant longtemps, s'est ainsi distingué de tous les autres. Il avait habit et veste blanc ou gris-blanc, avec le collet et le parement vert clair ; boutons et galon de chapeau dorés ; 3 boutons sur le parement et 7 sur la poche, coupée en écusson. Ce n'est que sousLouis XV que la couleur distinctive verte est remplacée par la couleur rouge. En1776, on lui donna les revers et les parements cramoisis avec le collet bleu de roi.

Après laprise de Brisach, en1638, le « régiment de Nettancourt » est mis en garnison àKreutznach.
En avril1639, il fournit un détachement pour lesecours de Bingen.

Dans les premiers jours de janvier1640, il participe à ce fameuxpassage du Rhin, effectué au moyen de trente petits bateaux, et qui dura huit jours et huit nuits. Il est alors établi àWetter,et rejoint en mai l'armée dugénéral suédois Bannier.

Le 17 janvier1642, l'unité prend une part glorieuse à ladéfaite des Impériaux à Kempen (en) puis il occupeKempen jusqu'à la belle saison. Il se trouve ensuite à la prise d'assaut deNickenich et à quelques affaires secondaires, et il prend ses quartiers d'hiver dans leBrisgau.

En1643, il sert enSouabe, sous le commandement du maréchal de Goësbriand, et il ouvre la tranchéedevant Rothweil il fait des prodiges à l'assaut du 17 novembre etRothweil capitule le 19. Goësbriand , mortellement blessé durant ce siège, est remplacé par lecomte de Rantzaw, quise fait battre à Dutlingen. Le régiment soutint à l'arrière-garde les effortsdu vainqueur.

L'année suivante, le « régiment de Nettancourt » est à labataille de Fribourg, qui dure quatre jours. Le régiment contribue ensuite auxconquêtes de Philippsbourg,de Worms,de Mayence,de Landau,de Manheim,de Neustadt, ausecours de Spire etde Baccharat, et à laprise du château de Kreutznach. Il passe l'hiver àKreutznach.

En1645, conduit par Louis de Nettancourt, qui vient de succéder à son père, le régiment se trouve à l'escalade deGermersheim, à laprise de Stuttgart, à ladéfaite de Mariendal, à laconquête de Rothembourg et à lavictoire disputée de Nordlingen.

Il demeure inactif pendant la campagne de1646.

En1647, il fait lessièges de Tubingen,d'Aschaffembourg etde Darmstadt, et vient prendre ses quartiers sur leRhin. Lemestre de camp étant mort cet hiver, le régiment est repris par son père.

Guerre franco-espagnole - La Fronde

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Malgré sa composition allemande, le « régiment de Nettancourt », résiste aux séductions de Turenne, qui se déclaraitcontre la Cour. Cette conduite est peut-être la vraie cause de son maintien sur pied, dans un temps où tant d'autres corps étaient supprimés. Après laprise de Münster, il est appelé des bords duRhin à l'armée de Flandre.

En1649, dans le cadre de laguerre franco-espagnole, il se trouve à laprise de Condé.

En1650, il sert sous lemaréchaldu Plessis-Praslin etcombat à Rethel.

En1651, il passe l'année dans le Nord.

En1652, il est aux ordres deTurenne, raccommodé avecMazarin et fait lesiège d'Étampes etcombat au faubourg Saint-Antoine. Il se fait remarquer le jour où Turenne, cerné par l'armée lorraine dans son camp deVilleneuve-Saint-Georges, faillit être pris dans cette occasion, le « régiment de Nettancourt » avaitcombattu à l'arrière-garde avec beaucoup de résolution.

Régiment de Dampierre (1652-1689)

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  • Régiment de Dampierre

Guerre franco-espagnole - La Fronde

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En1653, devenu « régiment de Dampierre » le 18 décembre 1652, le régiment fait lessièges de Vervins,de Rethel,de Mouzon etde Sainte-Ménehould. Il se signale le 23 novembre au dernier de ces sièges, en emportant unedemi-lune, et en mettant le même jour dans une affreuse déroute un gros corps de cavalerie duprince de Condé, qui voulait le forcer dans ses quartiers. Le régiment reste en garnison àSainte-Menehould jusqu'à l'ouverture de la campagne de 1654.

En1654, il est alors employé ausiège de Stenay, à l'attaque des lignes espagnoles devant Arras, et il fait, le 25 octobre, l'investissement de Clermont-en-Argonne en prenant son quartier au village d'Auzéville. Après la prise decette place, il retourna àSainte-Menehould, et y passe l'hiver.

En1655, le « régiment de Dampierre » reparaît enFlandre et fait lesiège de Landrecies durant lequel le mestre de camp, Henri du Val marquis de Dampierre, est contusionné par un boulet. Il sert encore cette année à laprise de Condé etde Saint-Ghislain.

En1656, il partage ledésastre de l'armée devant Valenciennes.

L'année suivante on le voit ausiège de Montmédy.

En1658, après labataille des Dunes, il est rappelé enFlandre et fait lessièges de Gravelines etd'Audenarde, et demeure engarnison àAudenarde jusqu'au 25 février1660, jour de la remise de cette place aux Espagnols, en vertu dutraité des Pyrénées.

Le régiment est alors envoyé enChampagne et était compris dans le nombre des corps qui devaient être licenciés. Cette mesure fut mal reçue par les officiers et soldats, qui étaient, on l'a vu, en grande partieallemands, et qui restèrent, malgré lecommissaire des guerres, assemblées dans leursquartiers. Ceux-ci se trouvaient placés autour des terres du marquis de Dampierre, qui fournissait à ses hommes le moyen de subsister. Les officiers surent enfin si bien faire valoir auprès deMazarin les services du régiment, que celui-ci fut maintenu sur le pied de 4 compagnies de 100 hommes.

Guerre de Dévolution

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En1667, dans le cadre de laguerre de Dévolution, le « régiment de Dampierre » est porté à 11compagnies par l'incorporation de 7 compagnies allemandes qui avaient été conservées comme garnisons de places. Pendant la campagne deFlandre, il demeure au camp assemblé sousRocroi pour la sûreté de la frontière deChampagne.

Guerre de Candie

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En1669, dans le cadre de laguerre de Candie qui oppose larépublique de Venise à l'Empire ottoman depuis 1645, le colonel est envoyé avec les compagnies allemandes pour aller ausecours de Candie, durant lequel le régiment fait des prodiges de valeur, en particulier à la sortie du 25 juin 1669, et durant lequel le mestre de camp Henri I du Val marquis de Dampierre est tué.
La portion du régiment de Dampierre qui l'avait suivi àCandie est complètement détruite, de sorte que le corps, devenu la propriété du fils, Henri II du Val comte de Dampierre se trouve réduit à 4 compagnies.

L'ordonnance de 1670, qui fixe le rang des régiments d'infanterie, assigne au « régiment de Dampierre » leno 23.

Guerre de Hollande

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En1671, le régiment est porté à 16 compagnies.

En1672, dans le cadre de laguerre de Hollande il fait partie de l'armée des Pays-Bas.

En1674, 12 compagnies étaient engarnison àGrave, quand legénéral Rabenhaupt (en) vient mettre lesiège devant cette place. C'est de ce siège que date surtout la réputation du corps. À la sortie du 30 août, une compagnie enlève à l'ennemi, en plein jour,130 hommes et 3 drapeaux. Le 28 septembre, une autre compagnie prend ou tue200 hommes aux Alliés. Après la capitulation deGrave, le gros du régiment est mis engarnison àCharleroi.

En octobre1675, il quitteCharleroi, contribue à laprise de Thuin-sur-Sambre et est chargé de garder ce poste. Le reste du corps, qui avait toujours marché avecTurenne, se trouve auxcombats de Turckheim etd'Altenheim.

En1676, le « régiment de Dampierre » est en entier à l'armée de Flandre. Il participe auxprises de Condé,de Bouchain etd'Aire.

En1677, il est envoyé sur leRhin, et fait lesiège de Fribourg.

L'année suivante, il se distingue aucombat de Seckingen et à laréduction de Kehl. Le « régiment de Dampierre » reste sur la rive gauche duRhin pour protéger le passage de l'armée et détruire le pont. Le 16 septembre, des troupes de Strasbourg attaquent 9 escadrons français qui côtoyaient lesglacis. Le régiment accourut au secours de la cavalerie et rejette lesStrasbourgeois dans leurschemins couverts.

En1679, le régiment fait encore la campagne sur cette frontière, et se trouve aucombat de Minden.

Guerre des Réunions

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En1684, il est engagé dans laguerre des Réunions et fait partie de l'armée de Roussillon, commandée par lemaréchalde Bellefonds. Le 11 mai, il est aucombat du Ter, et le 21, se trouvant le plus ancien régiment présent, ilouvre la tranchée devant Gérone. Le jour de l'assaut il est chargé d'une fausse attaque. L'ardeur des soldats la rendit réelle. Ils commencent par s'emparer de lademi-lune qui se trouvait devant eux et, pour arriver aux brèches, ils franchissent plusieurs fossés, un marais et un ruisseau guéable, mais dans lequel les Espagnols avaient mis des planches garnies de clous, et ils arrivent jusqu'à la place de la ville, où ils trouvent le peuple et la garnison réunis et résolus à se défendre. Malheureusement cet acte d'audace n'était pas entré dans le plan des généraux. Le régiment n'étant pas soutenu, il doit reculer devant une force supérieure.
Le « régiment de Dampierre » est renvoyé dans leRoussillon pour se rétablir. Chemin faisant, le 18 juin, une compagnie de 100 hommes, détruit une bande demiquelets, aux environs deCampredon.
Le régiment reste en garnison àPerpignan jusqu'en1686.

Cette année, il est dirigé sur lesAlpes pour y faire laguerre aux Barbets.

En1688, il est en garnison àCasal.

Régiment de Chappes (1689-1690)

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  • Régiment de Chappes

Guerre de la Ligue d'Augsbourg

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En mars1689, alors qu'il vient de prendre le nom de « régiment de Chappes » il retourne à l'armée deRoussillon. Il débute laguerre de la Ligue d'Augsbourg au mois de mai 1689 par lesiège de Camprodon, puis il y revient en septembre pour secourir decette ville. Pendant toute cette année, sesgrenadiers font une guerre acharnée auxmiquelets.

Régiment d'Humières (1690-1702)

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Guerre de la Ligue d'Augsbourg

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En1690, le « régiment de Chappes » devient « régiment d'Humières » car sonmestre de camp, membre de la famille d'Aumont, changea son titre et devint duc d'Humières, en épousant Anne-Louise-Julie de Crevant duchesse d'Humières, la fille dumaréchald'Humières. Le régiment est appelé enFlandre, etcombat à Fleurus.

En1691, il se trouve ausiège de Mons et assiste aucombat de Leuze et hiverne àStaden, entreFurnes etMenin.

Au début de1692, il est rejoint par un2e bataillon qui venait d'être formé àMontreuil, avec des détachements desrégiments de Feuquières,de Brie,de Dauphiné etde Bassigny. Au début de la campagne, il se réunit àMenin et se rend ausiège de Namur. Il se trouve plus tard à labataille de Steenkerque et aubombardement de Charleroi.

En1693, le « régiment d'Humières » fait partie de labrigade de Navarre, etcombat à Nerwinden. Ausiège de Charleroi, la1re compagnie de grenadiers est chargée de l'attaque duchemin couvert et s'y comporte vaillamment.

En1695, le régiment assiste aubombardement de Bruxelles tout en ayant dans le même temps quelques compagnies détachées àDunkerque, qui est bombardée en juillet par les Anglais.

En1696, le régiment est envoyé enItalie, et prend part ausiège de Valenza[2].

En1697, revenu enFlandre, il fait lesiège d'Ath

En1698, il est aucamp de Compiègne, et tient ensuitegarnison àCalais.

Guerre de Succession d'Espagne

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En1701, dans le cadre de laguerre de Succession d'Espagne, le1er bataillon occupe,Aarschot, pour leroi d'Espagne.

Régiment de Charost (1702-1709)

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  • Régiment de Charost

Guerre de Succession d'Espagne

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En1702, le régiment presque entier, avec son nouveau colonel,Louis Joseph de Béthune marquis de Charost, est mis engarnison àLiège. Le reste du corps est jeté dansKaiserswerth ets'y défend intrépidement. Après l'expédition deBoufflers surNimègue, les deux bataillons sont réunis dans lacitadelle de Liège, où ilssont bientôt assiégés. La brèche se trouve praticable le 22 octobre, et l'ennemi livre l'assaut. Le2e bataillon le repousse deux fois, à la3e attaque, l'ennemi ayant pénétré par un autre côté dans lacitadelle, lebataillon est pris entre deux feux et perd300 hommes. Les débris du régiment, faitsprisonniers de guerre, inhumainement traités et volés, sont envoyés enHollande, et échangés, en1703, contre les soldats alliés fait prisonniers aucombat d'Eckeren.

A leur retour enFrance, ils sont dirigés surBéthune, désigné comme quartier d'assemblée et ils y sont rejoints par400 hommes, dont une centaine venait de ladéfense de Bonn et les autres sortaient des hôpitaux ou des lignes deGand, qui avaient servi de refuge aux hommes qui étaient parvenus à s'échapper deLiège.

En1704 le « régiment de Charost » fait la campagne enFlandre, et il va sur leRhin au-devant des débris de l'armée de Bavière.

En1705 il sert ausiège d'Haguenau.

En1706, il participe au secours duFort-Louis, auxprises de Drusenheim,de Lauterbourg et de l'île du Marquisat.

En1707, il accompagne lemaréchalde Villars dans son expédition deSouabe et deFranconie, et contribue à laprise de Schorndorf,où il est laissé engarnison. A la fin de cette année, il revient enFlandre.

En1708, il se trouve à labataille d'Audenarde. Après la déroute de l'armée, on l'envoie avec lerégiment de Navarre dans l'île deCadzand, et, pendant lesiège de Lille, il fait partie du camp de Meldert. Pendant les mois d'octobre et de novembre, il relève les fortifications deLa Bassée, et il achève l'hiver àSaint-Omer.

En1709, on le trouve, toujours avec lerégiment de Navarre, à laprise de Warneton, et trois mois après ilcombat avec vigueur à Malplaquet. Sa brigade, placée dans les bois de la gauche, soutient le choc de deux grosses colonnes alliées, où se trouvaient les bataillons des Gardes anglaises. Le2e bataillon du régiment ouvre sur l'une de ces colonnes un feu si vif, que ces Anglais se retirent hors de portée. Ils revinrent bientôt avec plus d'ordre et d'assurance, et osent planter leurs drapeaux sur les retranchements qui couvraient le régiment. Celui-ci leur en prit deux, et les repousse encore une fois, mais enveloppée bientôt par de nouvelles troupes, et demeurée seule sur le point où elle combattait, la « brigade de Charost » bat en retraite en s'ouvrant un passage à labaïonnette et rejoint le gros de l'armée. Là, le régiment fournit encore trois charges, dans l'une desquelles est tué, au milieu des débris du corps, le colonelLouis Joseph de Béthune, marquis de Charost. Le régiment se retire àPéronne et àDoullens.

Régiment de Béthune (1709-1712)

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Guerre de Succession d'Espagne

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En1710, lelieutenant généralcomte Albergotti, qui avait été témoin de sa valeur àMalplaquet, le demanda pour la défense deDouai, dont il avait le commandement.Le régiment, qui portait alors le nom de régiment de Béthune, s'efforça de justifier cette bonne opinion, pendant les 52 jours que dura lesiège de Douai. Il se signale à la sortie du 8 mai, à la défense de lademi-lune et à l'assaut du 23 juin. Ce siège, qui se termina par la capitulation la plus honorable, coûta au corps plus de300 hommes, si bien que pendant le reste de la campagne, il ne put fournir qu'unbataillon. Il prend sesquartiers d'hiver àReims.

En1711, il est envoyé sur leRhin et il y demeure deux ans sur la défensive.

Régiment de Saillant (1712-1732)

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  • Régiment de Saillant

Guerre de Succession d'Espagne

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Devenu « régiment de Saillant » en avril1712, il ouvre, en1713, latranchée devant Landau. Au mois de septembre, il prend part à l'attaque du camp retranché dugénéral Vaubonne, établi dans les montagnes au-dessus deFribourg, et il y engage un combat opiniâtre dont il sort vainqueur. Il ouvre ensuite latranchée devant Fribourg avec lesGardes françaises, et sesgrenadiers y repoussent plusieurs sorties. La2e compagnie de grenadiers emporte lechemin couvert.

Guerre de la Quadruple-Alliance

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Le « régiment de Saillant » était engarnison àBayonne au moment de laconspiration de Cellamare. Le colonel est mis à laBastille en même temps que lecolonel de Richelieu, pour avoir prêté l'oreille aux propositions de l'Espagne et promis, dit-on, de livrerBayonne. Engagé dans laguerre de la Quadruple-Alliance, qui fut déterminée par cette intrigue, le régiment fait, en1719, lessièges de Fontarabie,de Saint-Sébastien,d'Urgell etde Roses.

Régiment d'Estaing (1732-1734)

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  • Régiment d'Estaing

Guerre de Succession de Pologne

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En1732, le marquis du Saillant se fait appeler le comte d'Estaing. C'est donc sous le nom de « régiment d'Estaing », augmenté d'un3e bataillon, qu'il fait partie, en1733, de l'arméedu Rhin et engagé dans laguerre de Succession de Pologne.

Régiment de Noailles (1734-1744)

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  • Régiment de Noailles

Guerre de Succession de Pologne

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En1734, devenu la propriété dePhilippe comte de Noailles, les deux premiers bataillons du « régiment de Noailles » perdent une centaine d'hommes ausiège de Philippsbourg. A l'attaque deslignes d'Ettlingen, lejeune colonel entre le premier, l'épée à la main, dans les retranchements de l'ennemi. Les 3 bataillons sont réunis àColmar à la fin de la campagne .

En1735, ils ont leurs quartiers àKehl etNeuf-Brisach.

Période de paix

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En1737, le « régiment de Noailles » est envoyé enLanguedoc, occupant d'abord lesquartiers deMontpellier,Nîmes etAlais, qu'il quitte en octobre pour aller dans les places duRoussillon en particulierPerpignan[3].

En 1738, il est composé de 3 bataillons, 120 officiers, 2530 soldats, sergents et tambours avec 9 drapeaux, dont un blanc Colonel et 8 d'ordonnance tous verts, avec une losange blanche dans chaque carré et croix blanches. Son uniforme est composé d'un habit complet gris blanc, boutons de cuivre unis et ronds, et chapeau bordé d'or[3].

En1739 et1740, il est partagé entre les différentes villes desCévennes.

En1741 le régiment est réuni àBesançon.

Guerre de Succession d'Autriche

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En1742 il est àStrasbourg, et c'est de là qu'il part au mois d'avril pour laBavière et arrive en mai sur leDanube. 500 hommes, chargés de s'emparer d'un pont sur le fleuve aux environs du châteaude Hickerberg, tombent dans une embuscade qui leur eût été funeste si lecomte de Noailles n'était venu les dégager avec le reste du régiment. Le colonel charge cinq fois l'ennemi, rétablit l'ordre, et rentre au camp. Pendant les deux mois qui suivent, le « régiment de Noailles » est au camp de Nieder-Altach. En septembre, il se met en marche pour se rapprocher de laBohême. Il achève la campagne sous le commandement ducomte de Saxe, et se trouve à la prise de Plan, à l'attaque des défilés de Mehringen et deFalkenau, à la réduction d'Elnbogen, deCaden et à l'affaire de Closterlée. Il passe l'hiver aux environs deDeggendorf.

Dans les premiers jours de1743 il se met en retraite et fait des combats d'arrière-garde, sauvant un jour, par son intrépidité, un parc de dix bouches à feu. Lorsqu'il arrive àVerdun, il ne compte plus que 500 hommes aux drapeaux. Le roi, satisfait de ses services, lui accorde des miliciens et il put se remettre en campagne. Il se trouve, à labataille de Dettingen, à la gauche de laMaison du roi , et il y fait des prodiges de valeur. Lecomte de Noailles, qui pendant toute la bataille voulait porter lui-même un des drapeaux de son régiment, eut deux chevaux tués sous lui. Il est devenumaréchal de France sous le nom de duc de Mouchy. Le régiment acheve la campagne de1743 enAlsace et retourne prendre sesquartiers d'hiver àVerdun.

En1744, il se rend àValenciennes, où il sert de garde àLouis XV pendant le séjour qu'il fait dans cette ville. Il assiste, sans y prendre part, ausiège de Menin, sert àceux d'Ypres,de fort de la Knocque etde Furnes.

Régiment de Custine (1744-1749)

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  • Régiment de Custine

Guerre de Succession d'Autriche

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Au mois de juillet1744, sous le nom de « régiment de Custine » , il passe enAlsace,combat à Augenheim, et termine la campagnedevant Fribourg, où ses grenadiers eurent les éloges et les gratifications duroi[4]. C'est à ce siège que le colonel Marc Antoine marquis de Custines, au moment de monter à la tranchée avec lesGardes suisses, et interprétant le règlement à son avantage, voulut avoir le pas sur ces Gardes et être chef de tranchée, parce que lesGardes françaises n'étaient pas de service ce jour-là. Sa réclamation fut rejetée. La prise deFribourg coûta400 hommes au corps. Le régiment passe l'hiver àFribourg .

En1745, il fait encore campagne sur leRhin, avant de prendre ensuite sesquartiers àToul.

En1746, il est appelé enFlandre et se trouva à labataille de Raucoux.

En1747, il sort deNamur pour se rendre aucamp deMalines et ralliant ensuite la grande armée, il assiste sans combattre à lajournée de Lauffeld, et se met en route pour aller devantBerg-op-Zoom. Après avoirmonté deux gardes à ce siège, il est chargé, avec lerégiment de Touraine, de fairecelui du fort de Rowers (en) durant lequel une compagnie de grenadiers se fait écraser en repoussant une sortie le 30 août. Après la prise du fort, le régiment revient devantBerg-op-Zoom, et le 16 septembre, le1er bataillon monte à l'assaut dubastion de droite, pendant que les deux autres gardent les lignes en avant dufort de Rowers (en) et font de fausses attaques sur d'autres ouvrages extérieurs. Il achève cette campagne par la prise des forts situés sur l'Escaut entreBerg-op-Zoom etAnvers, et, en faisant capituler lefort Frédéric-Henri. Le « régiment de Custine » passe l'hiver àNamur, où il lève un4e bataillon.

En1748 il participe ausiège de Maastricht. Il est placé avec deux autres régiments au château de Rasen, sur la rive gauche de laMeuse, et devait contribuer à l'attaque deWyck. Il y perd 20 hommes, enterrés par l'explosion d'unemine. Après lacapitulation de Maastricht, le « régiment de Custine » est cantonné autour deLimbourg, et il rentre enFrance au mois d'octobre son quatrième bataillon est réformé àSaint-Quentin, et les trois autres se rendent àSarrelouis.

Régiment de Saint-Chamond (1749-1762)

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  • Régiment de Saint-Chamond

Période de paix

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En février1749, le régiment, qui venait de prendre le nom de « régiment de Saint-Chamond », arrive àMetz, où le3e bataillon est à son tour réformé. Il retourne ensuite àSarrelouis, et il occupe ensuite les garnisons deLandau en octobre1750, deHuningue en octobre1751, deMont-Dauphin en octobre1752, d'Embrun, deGrenoble et dufort Barraux en1753, dePerpignan, deCollioure et deMont-Louis en1754. Il se rend àToulon en1756 et devait s'y embarquer pour l'expédition de Minorque, mais quand il y arriva, l'armée avait profité d'un vent favorable et était partie. Il est alors envoyé dans leVivarais, d'où il se mit en route pourNantes au début de l'année1757. A son passage àAngoulême, 13 mai 1757, il reçoit l'ordre de se diriger surStrasbourg pour rejoindre l'armée dumaréchal deSoubise pour être engagé dans laguerre de Sept Ans.

Guerre de Sept Ans

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Cette même année, le « régiment de Saint-Chamond » prit part à toutes les opérations de cette campagne. Il se distingue particulièrement à la défense du pont deWeissenfels, le 30 octobre. Les Prussiens s'étant présentés en face de cette ville, elle est évacuée sur-le-champ par les troupes françaises. Les 2 compagnies de grenadiers du régiment, chargées de faire l'arrière-garde, étaient vivement pressées au passage du pont, dont l'ennemi voulait s'emparer. Les grenadiers leur tinrent tête pendant 20 minutes, donnant ainsi le temps d'incendier le pont et franchirent celui-ci à travers les flammes, au moment où il allait s'écrouler. Labataille de Rossbach termina cette campagne. Le régiment y appuyait sa droite à la gauche durégiment de Piémont et il y perdit400 hommes. Les débris du régiment se retirèrent àDüsseldorf

En1758, il rentre enFrance, et sont dirigés surLille ou ils arrivent le 18 avril. Quatre jours après on les fait partir pourCoutances. Les descentes que les Anglais exécutèrent sur plusieurs points forcent le corps à tenir la campagne jusqu'à l'automne. Labataille de Saint-Cast dégoûta enfin les Anglais de ces tentatives, et le régiment put se retirer àAlençon et s'y refaire .

En mars1759, il va àBelle-Île-en-Mer d'où il passe àBrest en octobre1760, àMorlaix etau Conquet en avril1761, et àHennebont en décembre.

Régiment de Rosen (1762-1762)

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  • Régiment de Rosen

Période de paix

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En1762, devenu « régiment de Rosen », il parcourt les garnisons deSaint-Jean-d'Angély,La Rochelle et l'île de Ré. C'est dans cette île qu'il prend, parsuite de l'ordonnance du 10 décembre 1762, le titre de laprovince deDauphiné, déjà porté antérieurement pardeux autres régiments, et conserve ses deux bataillons.
L'ordonnance arrête également l'habillement et l'équipement du régiment comme suit[5] :

Habit, veste et culotte blancs, parements, revers et collet cramoisis, pattes en demi-écusson garnies de sept boutons, trois en hauteur de chaque côté et un à la pointe, trois sur la manche, quatre au revers et quatre en dessous : boutons jaunes plats, avec leno 21. Chapeau bordé d'or.

Régiment de Dauphiné (1762-1791)

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  • Régiment de Dauphiné
  • de 1762 à 1776
    de 1762 à 1776

Période de paix

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En mai1763, le « régiment de Dauphiné » se rendau Havre, il passe à Brest en novembre1764, àBergues en novembre1767, àBelfort en novembre1768, àPhalsbourg etFort-Louis en juin1769. En1770 il part pour laCorse , où il débarque le 4 septembre. Revenu sur le continent en juin1774, il reste àToulon jusqu'en mai1775 et se rend alors àAntibes etMonaco. Il est rappelé àToulon en octobre1775, et il va depuis àAix en août1776 , àNîmes en novembre1776, àBriançon en octobre1777, àGrenoble en novembre1778, àBriançon en mars1781, àToulon etMarseille en février1783.
Il avait fourni un détachement pour la garnison des vaisseaux, pendant les trois dernières campagnes de laguerre d'Amérique, et, en1782, pendant lestroubles de Genève[6], il avait été un instant cantonné dans lepays de Gex.

  • Chasseur du régiment de Dauphiné de 1779 à 1791
    Chasseur du régiment de Dauphiné de 1779 à 1791

Révolution française

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Le « régiment de Dauphiné » se trouve réuni àToulon en octobre1787, et il est encore dans cette ville lors de l'émeute du 30 novembre1789, où les amis de la liberté, irrités par l'imprudence de quelques officiers de la flotte, qui avaient affecté de mettre des cocardes noires à leurs chapeaux, s'emparèrent des postes et mirent en prison lecomteAlbert de Rions, commandant de la marine. Le régiment, dans cette pénible circonstance, agit avec beaucoup de calme et de modération, ce qui lui valut, de la part du parti royaliste, de grossières injures et l'absurde accusation d'avoir encouragé les excès de la populace toulonnaise. Il ne lui fut pas difficile de se justifier, car il était alors commandé par lemarquis deMac-Mahon, et il produisit un certificat ducomte de Rions, qui attestait sa discipline et son zèle pour le bon ordre. Une occasion se présenta bientôt de montrer qu'il avait été calomnié. Le 11 août1790, une bande de la plus sordide canaille de Toulon s'emparait de M. de Castelet, commandant en second de la marine, et voulait sacrifier cet officier[7],[8]. M. de Castelet ne dut la vie qu'au courage de quelques soldats des « régiments de Dauphiné » etde Barrois, qui luttèrent pendant une heure contre une foule furieuse, et qui parvinrent enfin à faire entrer la victime dans le jardin de l'hôpital. Pendant ce temps, la générale battait dans la ville, les deux régiments couraient aux armes et force restait à la loi.

38e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Dauphiné

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Révolution française

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L'ordonnance du1er janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi,101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le termeci-devant, comme38e régiment d'infanterieci-devant Dauphiné.

Au commencement de 1791, le régiment venait de quitterUzès, où il était depuis six mois et où il avait lié amitié avec les habitants, pour se rendre àNîmes. Le 14 février, des troubles éclatent àUzès. Dans cette circonstance, les soldats, dictés par leurs sympathies et tenus en méfiance par l'émigration d'une partie des officiers, décident qu'ils agiront seuls. 230 hommes quittent Nîmes et volent au secours de leursamis d'Uzès. Les officiers les suivent et veulent user de sévérité. Il en résulte une insurrection complète. Les soldats se forment en une société particulière qui bientôt n'obéit plus à rien et résiste même aux décrets de l'Assemblée. La moitié de l'année 1791 se passe dans ce désordre. Enfin le régiment se soumet, au mois d'octobre, à l'ordre duministre, qui l'envoyait àBelfort.

Guerres de la Révolution

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Aucommencement de la guerre , en avril1792, le2e bataillon est dirigé surSedan, tandis que le1er bataillon demeure àBelfort jusqu'au mois d'août ou il se rend alors àBesançon, et plus tard au camp deBourgoin, où legénéral deMontesquiou assemble l'armée qui allait conquérir laSavoie.

1er bataillon

En1793, le1er bataillon passe, de l'armée des Alpes àcelle des Ardennes, et fait, sous le commandement dugénéral Jourdan, cette campagne et une partie de celle de1794. Incorporé alors dans l'armée de la Moselle, il se distingue, en novembre, au combat de Blascheid, sur la route deLuxembourg àLiége.
Le1er messidor de l'an III (19 juin 1795), le1er bataillon du38e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Dauphiné estamalgamé avec le1er bataillon de volontaires des Vosges et le17e bataillon de volontaires de la Côte-d'Or pour former la75e demi-brigade de première formation.

2e bataillon

Le2e bataillon, pendant l'invasion de laChampagne, est appelé deSedan aucamp de Châlons. Après la déroute des Prussiens, il tientgarnison àGivet, et il passe en1793en Vendée. Après labataille de Savenay, il est dirigé sur l'armée du Nord.
En 1794, le2e bataillon du38e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Dauphiné estamalgamé avec le9e bataillon des Fédérés Nationaux et le10e bataillon de volontaires de la Seine-Inférieure pour former la76e demi-brigade de première formation.

Ainsi disparaît pour toujours le38e régiment d'infanterieci-devant Dauphiné, partageant le sort de tous ces vieux régiments qui depuis deux siècles avaient défendu si intrépidement la patrie contre toutes les coalitions.

Article détaillé :38e régiment d'infanterie de ligne.

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes

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  1. Le régiment est formé par Louis marquis de Nettancourt qui est alors est capitaine aurégiment de Vaubécourt nommé maréchal de camp le 7 juin 1638
  2. Claude comte de Nettancourt de Villers est le frère du précédent mestre de camp Louis marquis de Nettancourt
  3. Fils du précédent mestre de camp Claude de Nettancourt il meurt en hiver 1647. Son père reprend alors le commandement du régiment
  4. Père du précédent mestre de camp, Claude de Nettancourt, qui était déjà mestre de camp de 1638 à 1645
  5. Il est le premier des brigadiers d'infanterie. Son nom ouvre la liste des officiers nommés à ce grade le 7 mars1668. Touché par un boulet ausiège de Landrecies en1655, il est tué durant lesiège de Candie le 25 juin1669
  6. Fils d'Henri du Val marquis de Dampierre, précédent mestre de camp, et de Claude Charlotte de Galéan il nait àHans (Marne), le 31 janvier1665 et meurt le 10 février1723 au même endroit
  7. Louis François d'Aumont marquis de Chappes prend, en 1690, le titre de duc d'Humières, en épousant Anne-Louise-Julie de Crevant duchesse d'Humières, la fille dumaréchald'Humières. Il devintbrigadier le 3 janvier1696,maréchal de camp le 29 janvier1702, etlieutenant général le 26 octobre1704.
  8. Louis Joseph de Béthune marquis de Charost est brigadier le 19 juin 1708. Il est tué,l'année suivante, à labataille de Malplaquet
  9. Michel François chevalier de Béthune est le frère de Louis Joseph de Béthune marquis de Charost le précédent mestre de camp meurt à la fin de l'année 1711
  10. Charles François d'Estaing marquis du Saillant est nommé brigadier le 16 février1719,maréchal de camp le 20 février1734, etlieutenant général le 18 octobre1734. Il avait pris, en 1732, le titre de comte d'Estaing. C'est le père deCharles Henri d'Estaing
  11. Lecomte de Noailles était brigadier du 20 février1743, il devintmaréchal de camp le 2 mai1744, lieutenant général le 10 mai1748, etmaréchal de France en1775, sous le nom deduc de Mouchy
  12. Marc Antoine marquis de Custines était colonelrégiment de Hainault en 1738. Il est nommé brigadier le 1er mai1745, etmaréchal de camp le 10 mai1748. Il se démet du régiment de Custine en janvier1749, et meurt à la suite de ses blessures après labataille de Rossbach en1757.
  13. Eugène Octave Augustin comte de Rosen est brigadier du 25 juillet 1762, et devient maréchal de camp le 3 janvier 1770.
  14. Charles Armand Augustin vicomte de Pons est brigadier du 5 décembre 1781, et devient maréchal de camp le 9 mars 1788.
  15. Charles Laure marquis de Mac-Mahon était maréchal de camp le1er mars 1791.
  16. Charles Le Bœuf, était lieutenant-colonel de l'ancienrégiment de Beauvaisis, devenu57e régiment d'infanterie. Il est désigné pour devenir le colonel commandant du38e régiment d’infanterie de ligneci-devant Dauphiné. Mais cet officier supérieur donna sa démission avant d'avoir rejoint le corps.
  17. Charles Philibert de La Cour de La Gardiolle est né le 11 décembre 1732 àConqueyrac était lieutenant puis capitaine au régiment du Dauphiné. Étant le plus ancien officier du corps, il est nommé lieutenant-colonel le 25 juin 1791 afin de remplacé le précédent colonel qui avait démissionné avant d'avoir rejoint le corps. Il est mort le 17 octobre 1817, également à Conqueyrac

Références

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  1. Claude-Antoine Littret :Uniformes militaires, drapeaux, étendards et guidons, de tous les régiments de France, tant de la cavalerie que de l'infanterie, page 37
  2. Siège de Valence par le Duc de Savoie : [estampe Montalègre. Graveur]
  3. a etbPierre Lemau de La Jaisse :Cinquième abrégé de la carte générale du militaire de France, sur terre et sur mer - Depuis jusqu’en page 196
  4. Le siège de Fribourg ; du 30 septembre au 1er novembre 1744
  5. Ordonnance du roi, concernant l'infanterie françoise : du 10 décembre 1762
  6. Fabrice Brandli : La République de Genève et la France au XVIIIe siècle : diplomatie asymétrique et cultures politiques
  7. Michel Vergé-Franceschi : Marine et Révolution. Les officiers de 1789 et leur devenir
  8. Décret sur l'affaire de M. de Castelet à Toulon, lors de la séance du 20 août 1790
v ·m
Régiments français d'Ancien Régime
Historique etréorganisations de
Premières unités
Maison militaire du roi
Infanterie
Français
Vieux corps
A
B
C
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