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Régiment Royal des Vaisseaux

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Régiment Royal des Vaisseaux
Image illustrative de l’article Régiment Royal des Vaisseaux
Uniforme et drapeau du régiment Royal des Vaisseaux en 1772.

Création1638
Dissolution1791
PaysFrance
AllégeanceDrapeau du royaume de France : entièrement blancRoyaume de France
BrancheInfanterie
Typerégiment
Rôleinfanterie de ligne
Fait partie de43e régiment d'infanterie
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Lerégiment Royal des Vaisseaux est un régiment d'infanterie duroyaume de France, créé en1638 sous le nom derégiment des Vaisseaux,devenu sous la Révolution le43e régiment d'infanterie de ligne.

Création et différentes dénominations

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  •  : création durégiment des Vaisseaux
  •  : devient lerégiment des Vaisseaux-Richelieu
  • [note 1] :régiment des Vaisseaux-Mazarin
  •  :régiment des Vaisseaux-Candale
  • [note 2] :régiment des Vaisseaux-Mazarin
  • [note 3] :régiment des Vaisseaux-Provence
  •  : renommérégiment Royal des Vaisseaux (aliasRoyal-Vaisseaux)
  • 1er janvier 1791 : renommé43e régiment d’infanterie de ligne

Colonels et mestres de camp

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Historique des garnisons, combats et batailles du régiment

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Régiment des Vaisseaux (1638-1640)

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  • de 1638 à 1640
    de 1638 à 1640

Guerre de Trente Ans

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Ce régiment est levé parcommission du sous le nom de « régiment des Vaisseaux » et pour le service de mer, parHenri d'Escoubleau de Sourdis,archevêque de Bordeaux, l'un de ces prélats à moustaches de l'époque de Richelieu, qui réunissait à ses fonctions sacrées la charge delieutenant général des armées navales.

À peine formé, il sert, dans le cadre de laguerre de Trente Ans sur la flotte de l'archevêque, qui était chargé de concourir avec leprince de Condé à une attaque de l'Espagne par les côtes de laBiscaye. Embarqué àLa Rochelle, où, suivant toute apparence, il avait été organisé, il arriva, le 4 août, devant le port du Passage, se trouva, le 22, à labataille navale de Gattari[1],[2], et descendit à terre pour faire lesiège de Fontarabie. Rembarqué après cette opération, il participa à l'attaque de deuxgalions dans larade deLaredo : 3 batteries de 6 pièces et 2 000 hommes défendaient la côte. Les 2 000 furent mis en fuite et les galions pillés. Laville de Laredo se rendit (en) le 14 août. Deux jours après, le régiment contribuait à la prise du fort Sant'Ogno. Rentré peu après àLa Rochelle, le régiment passa l'hiver dans cette ville.

Le 18 mai 1639, il partit de la rade deSaint-Martin-de-Ré pour se rendre devantLa Corogne. Arrivé le 8 juin en vue de ce port, il se trouva le même jour à un grand combat livré à quarante-cinq vaisseaux espagnols.

Régiment des Vaisseaux-Richelieu (1640-1644)

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  • de 1640 à 1644
    de 1640 à 1644

Guerre de Trente Ans

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Au début de1640,Richelieu, jaloux des succès maritimes deHenri d'Escoubleau de Sourdis l'archevêque de Bordeaux, disgracia ce prélat et le relégua àCarpentras. Il prit pour lui le régiment, qui devint alors « régiment des Vaisseaux-Richelieu », et l'envoya dans laMéditerranée. Arrivé au mois de juillet àToulon, le régiment demeura le reste de l'année dans cette ville.

En1641, il s'y embarque pour passer àTarragone. Il prit part à quelques expéditions sur les côtes deCatalogne, puis il vint, en juin, contribuer à laprise d'Elne, enRoussillon.

En1642, après la mort deRichelieu, il est réduit, par ordre du 30 août1643, à une compagnie franche.

Régiment des Vaisseaux-Mazarin (1644-1650)

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  • de 1644 à 1650
    de 1644 à 1650

Guerre de Trente Ans

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le 10 mars1644,Jules Mazarin le rétablit pour lui, sous le nom de « régiment des Vaisseaux-Mazarin » , avec des compagnies tirées des vieux régiments, et l'organise àPerpignan, où était restée la compagnie franche de la première formation. Le régiment a constamment tenu garnison à Perpignan jusqu'à l'année1654. Deux membres de lamaison de Noailles, le comteFrançois de Noailles et son fils lebaron Anne, le commandèrent successivement en qualité de mestres de camp lieutenants, le premier du 25 mars1644 au 1er février1646, le second depuis cette dernière date jusqu'au 25 juin1650. En 1648, on y incorpore lerégiment du Breuil, qui tenait également garnison àPerpignan.

Régiment des Vaisseaux-Candale (1650-1658)

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  • de 1650 à 1658
    de 1650 à 1658

Guerre franco-espagnole

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Lorsque Mazarin, battu un instant parla Fronde, quitta le royaume, en1650, le régiment fut donné auduc de Candale,fils duduc d'Épernon,colonel général de l'infanterie.Louis-Charles de Nogaret de Foix, duc de Candale. Sous ce nouveau chef, il prit le nom « régiment des Vaisseaux-Candale » et l'attache du colonel général. Par la suite, il eut unecompagnie colonelle, un lieutenant-colonel et un drapeau blanc. Ce premier lieutenant-colonel fut Georges du Breuil, qui avait été mestre de camp du régiment incorporé en 1648. Le duc de Candale, qui possédait déjà un régiment, levé en 1649, en réunit les compagnies au régiment des Vaisseaux.

En1654, le régiment sorti enfin dePerpignan et prit une part active auxguerres du Roussillon et de la Catalogne. Dans cette campagne, il se trouva à laprise de Villefranche, auravitaillement de Roses et ausiège de Puycerda.

En1655, le corps est à la prise ducap de Creus, auxprises de Cadaquès (ca) etde Castillon et à laBataille de Solsona (ca).

Régiment des Vaisseaux-Mazarin (1658-1661)

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  • de 1658 à 1661
    de 1658 à 1661

Guerre franco-espagnole

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À la mort duduc de Candale, survenue en janvier1658, lecardinal Mazarin avait repris le régiment, y avait redonné son nom, « régiment des Vaisseaux-Mazarin », et y avait établi, le 12 avril de la même année, en qualité de colonel-lieutenant, Le Bret[note 22].

En1659, à son retour d'Espagne, il est placé dans les garnisons de laProvence.

Régiment des Vaisseaux-Provence (1661-1669)

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  • de 1667 à 1669
    de 1667 à 1669

Affaire de la garde corse - Expédition de Djidjelli

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A la mort ducardinal Mazarin, en1661, l'unité prit le nom de « régiment de Vaisseaux-Provence », en raison, sans doute, de la province dans laquelle il stationnait, et dont son nouveau chef, leduc de Mercœur, étaitlieutenant général pour le roi.

A la fin de1662, après lafameuse affaire duduc de Créquy àRome, le « régiment de Vaisseaux-Provence » fut porté de 10 à 12compagnies, et l'année suivante il passa enItalie avec lemaréchaldu Plessis-Praslin pour appuyer la demande deréparation que leroiLouis XIV exigeait dupapeAlexandre VII. Ce démêlé s'arrangea par letraité de Pise et le régiment revint enProvence.

En1664, le régiment fournit 8 compagnies pour l'expédition de Djidjelli. Le régiment était rentré àToulon avant la fin de l'année .

Guerre de Dévolution

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En1667, le « régiment de Vaisseaux-Provence » quitta laProvence pour se rendre à l'armée de Flandre. Il prit part auxsièges de Tournai,de Douai etde Lille, et resta en garnison àDouai. Un détachement de 250 hommes fut chargé d'escorter un convoi de bateaux, portant desmunitions qui devaient descendre par laScarpe et l'Escaut jusqu'àTournai. Cette escorte est attaquée, à la hauteur deSaint-Amand, par des forces supérieures. Elle tint ferme, cependant, jusqu'à l'arrivée du colonel Le Bret, qui la suivait, avec de la cavalerie pour la soutenir. Après un combat fort vif, l'ennemi fut obligé de se retirer sans avoir pu enlever un seul bateau.Louis XIV ,informé d'une si belle conduite, en marqua sa satisfaction à Le Bret, par une lettre qu'il eut ordre de lire au corps assemblé. Le roi y annonçait qu'en considération de ce fait d'armes et du service rendu en sauvant le convoi, il voulait être le colonel du régiment. Il lui accordait le grand état-major et ordonnait à son trésorier de compter sur-le-champ une gratification de 100 louis à chaque capitaine de l'escorte, 50 à chaque lieutenant, 3 à chaque sergent et 1 à chaque soldat. C'est ainsi que le régiment « régiment des Vaisseaux-Provence » devint « régiment Royal des Vaisseaux ».

Régiment Royal des Vaisseaux (1669-1791)

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  • drapeau colonel de 1669 à 1730
    drapeau colonel de 1669 à 1730
  • de 1669 à 1730
    de 1669 à 1730

Le brevet de ce titre ne fut expédié que le 20 septembre1669, après la mort duduc de Mercoeur, qui était devenu le cardinal de Vendôme, et qui était le4e prélat que le régiment compta parmi ses colonels.
C'est à ce moment que les drapeaux du corps, qui présentaient un quartier aurore, un quartier rouge, un quartier vert et un quartier noir, et probablement la figure d'un vaisseau au centre de la croix, reçurent l'ornement additionnel du semis de fleurs de lis d'or qui couvrait les branches de la croix. Quant au vaisseau de guerre, flottant sur une mer verte, au centre de la croix blanche, soit qu'il date de la création du régiment des Vaisseaux en 1638, soit qu'il ait été ajouté quand le corps est devenu royal en 1669, il donne lieu à une remarque importante : chacun de ses 5 mâts porte un pavillon, les pavillons de poupe, de beaupré et de misaine sont rouges; ceux du grand mât et du mât d'artimon sont bleus : aucun n'est blanc.

Le « régiment Régiment Royal des Vaisseaux », qui avait continué d'occuper lagarnison deDouai, et qui avait eu l'honneur demanœuvrer devant le roi le 14 mai1670, fut porté, en1671, à 70 compagnies, comme lesvieux corps.

Guerre de Hollande

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Toutes ces compagnies prirent part à lacampagne de 1672, enHollande, et firent tous les sièges que le roi commanda en personne. Elles servirent aussi, sous le commandement duduc d'Orléans, àcelui de Zutphen (nl), et, pendant l'hiver, elles suivirentTurenne enWestphalie.

En1673, on trouve le régimentdevant Maastricht.

Au début de 1674, le régiment contribua à laconquête de la Franche-Comté, et fut ensuite dirigé sur l'armée duprince de Condé et formait brigade avec lerégiment du Roi à labataille de Seneffe durant laquelle il eut de lourdes pertes. Le régiment alla se rétablir enLorraine, rentra bientôt en campagne, contribua à laprise deRemiremont et ausuccès de la journée d'Ensheim.

En janvier1675, ilcombattit à Turckheim avec lesrégiments de La Marine etd'Orléans, et fut un des 4 régiments qui déterminèrent la déroute de l'ennemi, en passant audacieusement laFecht sous un feu épouvantable. Il acheva cette campagne sur laMeuse et se trouva auxprises de Dinant,d'Huy etde Limbourg. Un de ses bataillons fut alors mis engarnison àSaint-Trond.

En1676, le régiment Royal-Vaisseaux est à l'armée de Flandre et fait lessièges de Condé etde Bouchain durant lequel il se distingue à l'attaque de lacontrescarpe. En juillet, il passe sous les ordres dumaréchalde Créquy, qui entreprend lesiège d'Aire. Il avait, cette année, 3 compagnies àPhilippsburg qui coopèrent à ladéfense de cette place.

En1677, le régiment débute par lesiège de Valenciennes, puis il passe àcelui de Saint-Omer, et se signale à labataille de Cassel, où il était en première ligne. Le régiment acheva lesiège de Saint-Omer, et fit ensuitecelui de Saint-Ghislain.

En1678, il terminacette guerre, par laprise de Gand, puis parcelle d'Ypres, par labataille de Saint-Denis, dans laquelle il fut peu engagé, enfin, envoyé à l'armée d'Allemagne, par laprise de Kehl. Lemaréchalde Créquy repassa alors leRhin et investit Strasbourg, où s'était réfugié le comte de Mercy. Le « régiment Royal-Vaisseaux » franchit l'Ill en croupe de la cavalerie, et pritposte àLa Robertsau. Il contribua à la prise des forts qui entouraient Strasbourg, et lapaix définitive ayant été signée, il fut envoyé àBesançon.

Guerre du sel

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Il était en 1680 àSchelestadt, et en 1681 àBrisach. Il quitta cette ville au mois de septembre pour aller, avec legénéral Catinat, dans le cadre de laguerre du sel en Piémont (it) prendre possession deCasal. Rentré enFrance après cette expédition, il fut envoyé àDunkerque, puis àAire en1683.

Guerre des Réunions

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Engagé dans laguerre des Réunions, cettemême année, son1er bataillon fit lesiège de Courtrai. Pendant ce temps le2e bataillon bloquaitLuxembourg.

En 1684, pendant lesiège de cette place, le « régiment Royal-Vaisseaux » faisait partie du corps d'observation[note 23]. Après la prisecette ville, il fut mis en garnison àVerdun. où le roi le passa enrevue, le 18 mai1687.

Guerre de la Ligue d'Augsbourg

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En1688, dans le cadre de laguerre de la Ligue d'Augsbourg, il se signala auxsièges de Philippsburg,de Manheim etde Frankenthal et passa l'hiver àStrasbourg.

Le 29 mars1689 il se trouve, avec lerégiment de Navarre, à l'attaque infructueuse d'Oberkirch. Après cette affaire, le régiment entra dansLandau pour en réparer les fortifications. Le1er bataillon seul prit quelque part aux manoeuvres dumaréchal de Duras, pendant cette campagne et la suivante .

En1691, « Royal-Vaisseaux » est appelé, à l'armée de Flandre. Il y débute par lesiège de Mons durant lequel ses grenadiers se couvrent de gloire, le 6 avril, à l'attaque de l'ouvrage à cornes. Le régiment achève la campagne avec lemaréchalde Luxembourg et prend ses quartiers àBeveren.

En1692, le régiment est porté à 3 bataillons. Il est ausiège de Namur durant lequel, lors de l'attaque du château, le 7 juin, il déloge l'ennemi des hauteurs voisines. Les grenadiers du régiment se signalent encore à la prise du fort de la Cassotte, duchemin couvert et à l'assaut du fort Guillaume. À labataille de Steinkerque, le « régiment Royal-Vaisseaux » perd 8 officiers et 135 hommes et le nombre des blessés s'élève à 406, dont 52 officiers. Le régiment va ensuite se reposer dans lescantonnements d'Ath.

Il commence la campagne de1693devant Charleroi. Après ce siège, il retourne à l'armée d'Allemagne et il sert sur cette frontière jusqu'à lapaix de Ryswick sans autre incident que celui- ci le 12 juillet 1697, ou 100 grenadiers sauvent un détachement de cavalerie envoyé enfourrage àSteinbach, à unelieue de Bade

Guerre de Succession d'Espagne

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En 1701, au début de laguerre de Succession d'Espagne, le « régiment Royal-Vaisseaux » fait d'abord partie de l'armée du Rhin. Il est bientôt dirigé sur l'Italie et se trouve aucombat de Chiari.

En janvier1702, il entre dansCrémone, où lemaréchalde Villeroy venait de serenfermer dans Crémone. Quoique récemmentbattu à Chiari, il ne parlait qu'avec un superbe dédain des généraux de l'Empereur, et annonçait qu'il allait leur faire danser lerigaudon pendant lecarnaval. Leprince Eugène lui prépara un démenti des plus désagréables. Il gagna un prêtre nommé Cassoli, prévôt de l'église de Notre-Dame la Neuve, qui avait sa maison placée au- dessus d'un égout débouchant dans le fossé, et dont on avait négligé de griller l'entrée. Dans la nuit du1er février, Eugène introduit par cet égout 400 hommes d'infanterie qui, pénétrant aussitôt dans la ville, surprennent les postes les plus voisins, les égorgent, s'emparent des portes Sainte-Marguerite, de Tous-les-Saints et du Pô, et donnent ainsi libre entrée à un gros corps d'infanterie et de cavalerie conduit par Eugène en personne. Tout cela s'exécute si rapidement et avec tant d'ordre que lesImpériaux sont déjà maîtres de l'hôtel de ville et des principales places avant que Villeroy ait avis de leur invasion. Des soldats de « Royal-Vaisseaux » donnent la première alerte. Ce bataillon, bien que n'ayant pas plus de 200 hommes dans le rang, marche le premier, sous les ordres du colonel Hyacinthe de Montvalat chevalier d'Entragues, contre les cuirassiers de l'Empereur qui s'étaient mis en bataille sur la place Sabbatine. Une décharge du bataillon couche une partie des cuirassiers sur le carreau, et contraint le reste à se réfugier dans les rues. Cependant le bataillon, fusillé à bout portant par des tirailleurs embusqués dans les maisons, ne peut se maintenir sur cette place, il recule, emportant avec lui le colonel Hyacinthe de Montvalat chevalier d'Entragues blessé à mort. Pendant ce temps , la garnison avait pris les armes. Les soldats, logés dans tous les quartiers de la ville, se réunissaient par pelotons et accouraient à la fusillade. Ce fut un moment de confusion dans Crémone et sa nombreuse garnison allaient être perdues, quand le1er bataillon du « régiment Royal des Vaisseaux », alla se porter au rempart pour attendre sur l'esplanade la jonction du reste de la garnison pour tenter ensemble un suprême effort. Après avoir suivi une ruelle étroite, enfilée par le feu de 300 hommes embusqués dans l'église Notre-Dame et dans la maison de Cassoli, il est rallié par quelques compagnies et poussé par le désespoir, le bataillon se précipite sur les deux postes. Les soldats qui les occupent, frappés d'une terreur subite, se rendent, et ce premier succès change la face des affaires. Les portes de Tous-les-Saints et de Sainte-Marguerite sont réoccupées et se ferment devant les renforts que pouvaient attendre lesImpériaux. Cette précaution prise, les Français s'élancent dans la Grande-Rue sur les cuirassiers. Après la mort de leur chef, les cuirassiers démoralisés tournent bride et s'enfuient sous une grêle de balles. Les autres corps de la garnison obtiennent, sur d'autres points, le même succès, et le prince Eugène est forcé d'évacuer Crémone après en avoir été presque le maître pendant douze heures.« J'ai manqué mon coup d'un quart d'heure », disait-il en se retirant. Les Impériaux avaient perdu 2 000 hommes dans cette échauffourée, et les Français la moitié de ce nombre. « Royal-Vaisseaux » avait, lui seul, 60 officiers tués ou blessés parmi les morts étaient le colonel Hyacinthe de Montvalat chevalier d'Entragues. Lemaréchalde Villeroy, éveillé par le bruit de la mousqueterie et sorti de chez lui pour voir ce qui se passait, était tombé au milieu des Allemands au détour de la première rue. Un officier du régiment de Raggin, jugeant à l'habit que c'était un personnage, l'arrêta et le fit mettre en sûreté. On fit à ce propos, lequatrain suivant, qui se chanta longtemps dans l'armée et surtout dans « Royal-Vaisseaux » :« Palsambleu la nouvelle est bonne, Et notre bonheur sans égal : Nous avons recouvré Crémone Et perdu notre général ».

Quelque temps après, le régimentcombattait à Luzzara. Placé à la droite durégiment de Piémont, il partagea la gloire de cevieux corps. Son nouveau colonel, Isaac Charles de La Rochefoucaud, comte de Montendre, qui avait été blessé àCrémone, y est tué.

En1703, le « régiment Royal-Vaisseaux » contribue à la défaite de l'arrière-garde deStarhembergà Stradella et à lavictoire de Castelnuovo de Bormia. Il suit leduc de Vendôme dans leTrentin, assiste à laprise de Brescello[3],de Nago etd'Arco, et aucombat de San-Sebastiano.

Après avoir passé l'hiver dans leMontferrat, il sert auxsièges d'Asti,d'Ivrée,de Verceil etde Verrue. Le 26 décembre1704, les grenadiers, ayant à leur tête le colonel Louis de Régnier, marquis de Guerchy, contribuent puissamment à la déroute d'un corps de 3 000 hommes sorti deVerrue.

En1705, après laprise de cette place, le régiment fait lesiège de Chivasso,combat à Cassano et participe à laprise de Soncino.

En1706, il se trouve à labataille de Calcinato et ausiège de Turin, durant lequel un de ses bataillons y repoussa vigoureusement une sortie.Pendant la funeste bataille du 7 septembre, le régiment Royal-Vaisseaux était chargé de la garde d'un pont dont la conservation assura la retraite des débris de l'armée.

Envoyé, en1707, à l'armée d'Espagne, « Royal-Vaisseaux » était à labataille d'Almansa. Il fit ensuite lesiège de Lérida, et, le 20 septembre, ilouvrit la tranchée devant Ciudad-Rodrigo.

En1708, un bataillon rentra en France et fut envoyé àLille , qu'il défendit pendant lemémorable siège soutenu par lemaréchalde Boufflers. Les deux autres bataillons restèrent en Espagne et firent lesiège de Tortose.

A la fin de1709, le régiment était réuni en Flandre.

En1711, il se trouve aucombat d'Arleux

Durant labataille de Denain en1712, après une lutte sanglante, il emporte uneredoute défendue par des grenadiers anglais. Le régiment fit encore cette année lesiège de Douai, où ses grenadiers se signalèrent à la prise duchemin couvert et deceux du Quesnoy etde Bouchain.

En1713, il se rendit sur leRhin, couvrit les opérations dusiège de Landau et monta quelques gardes àcelui de Fribourg.

En1714, aprèsla paix, le3e bataillon est licencié, et les deux premiers bataillons furent renforcés par les hommes de ce bataillon.

Le 30 juillet1715 le régiment incorpore une partie durégiment de Vallouze.

Guerre de la Quadruple-Alliance

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Le « régiment Royal-Vaisseaux »fait la campagne en1719 sur lesPyrénées. Il assiste auxsièges de Fontarabie,Saint-Sébastien,Seu d'Urgell (ca) etRoses (ca).

Guerre de Succession de Pologne

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  • drapeau colonel de 1730 à 1791
    drapeau colonel de 1730 à 1791
  • de 1730 à 1791
    de 1730 à 1791
  • de 1720 à 1734
    de 1720 à 1734
  • de 1734 à 1757
    de 1734 à 1757

En1734, dans le cadre de laguerre de Succession de Pologne, le régiment est établi à 3 bataillons, et est dirigé sur l'armée du Rhin. Il prend part à l'attaque deslignes d'Ettlingen et ausiège de Philrippsbourg.

En1735, ilcombat à clausen, où le colonel Pierre Aimé de Guiffrey, comte de Marcieu est blessé, et il achève la campagne au camp de Rouver, entreTrèves etSarrebruck, avec lerégiment de La Marine. En rentrant enFrance, il alla occuper lagarnison deSaint-Omer.

Guerre de Succession d'Autriche

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Le « régiment Royal-Vaisseaux » était àMetz, en1741, quand il reçut l'ordre de se rendre sur le Rhin pour participer à laguerre de Succession d'Autriche. Il franchit lefleuve, 21 août, auFort-Louis, et se dirigea sur laBavière. L'armée, assemblée àDonauworth, fit une pointe jusqu'aux portes deVienne. Après cette course, le régiment fut placé à Ems, où il eut souvent à lutter contre les troupes légères autrichiennes. Le 9 décembre, un parti de hussards s'empara d'un faubourg situé de l'autre côté de la rivière, et auquel devait aboutir le pont que les Français rétablissaient. De ce poste, les hussards contrariaient la continuation du travail : 2 compagnies de grenadiers de « Royal-Vaisseaux » reçurent l'ordre de les chasser de ce faubourg. Après s'être embarquer sur des bateaux, une centaine de fusiliers, se plaçait à l'entrée du pont du côté de la ville, et ouvrait un feu très-vif sur les maisons où l'ennemi se trouvait embusqué. À la faveur de cette diversion, les grenadiers, quoique leurs bateaux se fussent engravés, touchèrent bord sur l'autre rive et mirent en déroute les hussards.

Après l'affaire de Galinkirchen, « Royal-Vaisseaux », forcé d'évacuer Ems, se replia surLinz où , en janvier1742, ildéfendit la ville avant de subir la capitulation imposée aucomte de Ségur. Rentré enFrance sous la condition de ne point servir pendant un an, il resta en garnison àSarrelouis et àStrasbourg jusqu'en1743. Il fit alors partie du corps de 12 bataillons qui se rendit àDonauworth au-devant de l'armée de Bavière. Il campa d'abord entreKelheim etRatisbonne, et, quand lemaréchalde Broglie décida son mouvement de retraite, il marcha à l'avant-garde et vint achever la campagne àSpire il travailla pendant quelque temps à la réparation deslignes de la Lauter et eut ses quartiers d'hiver àMetz.

En1744 il se rendit à l'armée de Flandre, fit partie du camp de Courtrai et fut placé pendant l'hiver àYpres, qu'il quitta en avril1745 pour faire lesiège de Tournai. Labataille de Fontenoy, épisode de ce siège, fut un jour de gloire pour le « régiment Royal-Vaisseaux ». Il étaitplacé à l'aile gauche, près du village de Ramecroix, avec lerégiment de Normandie et labrigade irlandaise. Quand lesGardes françaises engagèrentl'action, il vint se mettre derrière leurs bataillons, et , après leur retraite, il s'élança seul trois fois contre la colonne anglaise. Trois fois il fut repoussé, mais autant de fois il se rallia sans désordre autour de son chef,Claude Louis François de Régnier, comte de Guerchy, et arrêta la marche des Anglais. Dans ce moment critique, lemaréchal de Saxe, voyant un corps dont les rangs s'éclaircissaient à chaque seconde, sans qu'il parût vouloir céder un pouce de terrain, demanda son nom et s'écria :« Voilà qui est admirable ! comment peut-il se faire que de telles troupes ne soient pas victorieuses ? » Sur la fin de la journée, le maréchal se souvint de « Royal-Vaisseaux » et il le lança encore une fois avec le régiment de Normandie et les Irlandais sur le flanc droit de l'ennemi. Dans cette bataille, le régiment a laissé dans les champs de Fontenoy 7 capitaines et 10 lieutenants, le lieutenant-colonel fut gravement blessé, 33 autres officiers furent également blessés et un tiers des soldats fut mis hors de combat. Le colonelClaude Louis François de Régnier, comte de Guerchy, qui avait eu un cheval tué sous lui, obtint lerégiment du Roi en récompense. Revenu devantTournai, le régiment se distingua ausiège de la citadelle et fourni des détachements pour lessièges d'Audenarde etde Termonde et pris ses quartiers d'hiver àGand.

En1746, il prit part aux opérations dusiège de Bruxelles, où fut tué lechevalier d'Aubeterre, son nouveau colonel-lieutenant. Après un court séjour àBruxelles, « Royal-Vaisseaux » se rendit àLouvain avant de se trouver au combat de Quircon puis de couvrir lessièges d'Anvers,de Mons,de Charleroi etde Namur, etcombattit avec valeureusement à Raucoux, à l'attaque des vergers de cevillage.

En1747, le régiment, qui était allé passer l'hiver àFalaise pour la défense éventuelle de cette partie des côtes deNormandie, rejoignit l'armée àMalines, le 28 mai, et prit une part brillante ausuccès de la journée de Lauffeld, en repoussant de ce village, avec lesIrlandais, les troupes duduc de Cumberland. Dans cette charge terrible contre l'élite des soldats de l'Angleterre, le régiment perdit encore son colonel-lieutenant,Louis Henri Bouchard d'Esparbès de Lussan, comte d'Aubeterre-La-Serre ainsi que un major, 12 capitaines, et 12 lieutenants. Malgré ses pertes, le « régiment Royal-Vaisseaux » de faire lesiège de Berg-op -Zoom. Il quitta l'armée du roi le 8 juillet et joignit lecomte de Lowendhal àMalines. Il avait, avec lerégiment de Beauvoisis, la tête de l'assaut le jour oùla place fut emportée[4]. Ces deux régiments franchirent la brèche en un clin d'oeil, refoulèrent les assiégés dans les rues, et, rencontrant sur la place d'armes les régiments hollandais de Rechteren et de Collier, ils les chargèrent à labaïonnette et les anéantirent. Sortant ensuite par la porte du port, « Royal-Vaisseaux » se présente devant le fort de Zend, qui se rendit. Le régiment quittaBerg-op-Zoom le 25 septembre pour se rendre au camp deKapellen. Il termina cette guerre par lesiège de Maëstricht. Il avait été porté à 4 bataillons le 1er juillet 1747 : le4e bataillon fut réformé le 1er septembre1748, et le3e bataillon le 15 janvier1749, àSaint-Omer.

Pendant les années suivantes, le « régiment Royal-Vaisseaux » occupeAire,Lille etCambrai il fait partie, en1753, du camp deMézières, après lequel il est mis engarnison àCondé etau Quesnoy.

Guerre de Sept Ans

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En1756, au début de laguerre de Sept Ans, il est au camp deGranville. 50 hommes détachés auxîles Chausey y sont attaqués, le 19 juillet, par une escadre anglaise. N'ayant pour toute défense qu'une espèce de fortin à peine ébauché et un vieux canon de fonte, le peloton se servit si à propos de l'un et de l'autre, qu'il persuada aux Anglais qu'il était en état de tenir. Ils lui accordèrent les honneurs de la guerre et ramenèrent le détachement sur le continent. Le « régiment Royal-Vaisseaux » passa cet hiver àCoutances etBayeux.

En1757, il se rendit sur les côtes de laSaintonge.

En1758, il était enBretagne, et quelques compagnies se trouvèrent, le 11 septembre, à labataille de Saint-Cast. Le régiment occupa ensuite successivementDinan,Niort,La Rochelle etBayonne.

En1762, il fait partie ducorps auxiliaire envoyé auroi d'Espagne,Charles III pour agir enPortugal.

Période de paix

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  • de 1762 à 1776
    de 1762 à 1776
  • de 1776 à 1779
    de 1776 à 1779
  • de 1779 à 1791
    de 1779 à 1791

Lors de laréorganisation des corps d'infanterie français de 1762, le régiment conserve ses deux bataillons.
L'ordonnance arrête également l'habillement et l'équipement du régiment comme suit[5]
Habit, veste et culotte blancs, parements, collet et revers bleus, doubles poches en long garnies de trois boutons chacune, quatre boutons au revers, quatre en dessous, autant sur la manche et boutons jaunes et plats, avec leno 26. Chapeau bordé d'or.

Rentré en France au début de1763, il est mis engarnison àMont-Louis etVillefranche-de-Conflent, d'où il passe àToulouse en mai1763, àDouai en avril1764, àMaubeuge en septembre 1764 et àLille en août1766.
En juin1767, il est appelé au camp deCompiègne, et, à la séparation des troupes, il se rend àMézières.

Au mois de mai1770, la crainte de nouvelles hostilités avec l'Angleterre l'envoie àValognes.

Le2e bataillon va s'embarquerau Havre le 6 janvier1771 pour passer auxAntilles, tandis que le1er bataillon se rend àSaint-Servan, d'où il rejoint par voie maritimeBrest à la fin de juillet.

Le2e bataillon était de retour au Havre le 11 décembre 1771 d'où il se rendit àAlençon en janvier1772, et tout le régiment était réuni àMaubeuge le 12 mai. Quelques détachements du régiment qui étaient restés auxAntilles permettent la formation, le, durégiment de la Martinique et durégiment de la Guadeloupe. Le régiment passe ensuite àLa Rochelle en octobre1773, à Bazas en juin1775, àDax etSaint-Sever en janvier1776 et àBayonne en septembre.


En juin 1777, le1er bataillon est auChâteau-Trompette et le2e bataillon àBlaye. Ils ont parcouru, ensuite, lescantonnements deMarennes etLibourne,Alençon,Fougères,Antrain,Tours etSaintes.

En novembre1780, le1er bataillon allait àMaubeuge etau Quesnoy.

En septembre1781, ils échangèrent ces garnisons contre celles deLille et deDouai.

En octobre1783, le régiment fut réuni àCalais, puis il était en garnison àSaint-Omer en octobre1784, àAix en septembre1786 , àSaint-Venant,Béthune etArras en octobre1787, àSaint-Omer en mars1788 et àLille en décembre1789.

Révolution française

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Ce fut àLille que le « régiment Royal-Vaisseaux » subit le contre-coup de laRévolution. La garnison de Lille comprenait avec lui lesrégiments d'infanterie du Colonel-Général etde La Couronne, et lerégiment des Chasseurs à cheval de Normandie. Les soldats de l'infanterie et ceux de la cavalerie n'appréciant pas de la même façon les événements, il en résulta des querelles très graves et des duels qui dégénérèrent en guerre ouverte entre les corps. Le ministre donna tort à « Royal-Vaisseaux » etLa Couronne, et leur envoya l'ordre de quitter Lille. Les grands citoyens qui tenaient alors le haut du pavé dans la pacifique et laborieuse ville de Lille s'opposèrent à l'exécution de cetordre et déclarèrent fièrement qu'ils entendaient, soit que personne ne partît, soit que les quatre régiments quittassent en même temps leur cité. Satisfaction leur fut donnée : les quatre régiments partirent. « Royal-Vaisseaux » se mit en route pourMézières, d'où il se rendit au mois de juin àStrasbourg.

43e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Royal des Vaisseaux

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  • grenadier de 1791 à 1794
    grenadier de 1791 à 1794

Révolution française

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L'ordonnance du1er janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi,101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le termeci-devant, comme43e régiment d'infanterie ci-devant Royal des Vaisseaux.
En janvier1791, un ordre de dugénéral Bouillé l'appela àVerdun, et il était placé àSedan lorsque leroi s'échappa de Paris.
Pendant l'année qui s'écoula avant lecommencement des hostilités, « 43e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Royal-Vaisseaux » travailla avec ardeur à mettre la place deSedan en état de défense.

Guerres de la Révolution

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En mai 1792,dans le cadre desguerres de la Révolution le2e bataillon fut envoyé àGivet et le1er bataillon fit partie de l'armée des Ardennes, commandée par legénéral La Fayette. Ce fut le colonel Anselme de Sicard qui vint annoncer auministre de la guerre,Joseph Servan, que ce général avait quitté le camp deSedan dans la nuit du 19 au 20 août. C'était à ce même officier que La Fayette avait confié la garde des trois députés de laConvention nationale qu'il avait fait arrêter (Kersaint,Antonelle,Peraldi)[6].

Ainsi disparaît pour toujours le43e régiment d'infanterieci-devant Royal des Vaisseaux, partageant le sort de tous ces vieux régiments qui depuis deux siècles avaient défendu si intrépidement la patrie contre toutes les coalitions.

Article détaillé :43e régiment d'infanterie de ligne.

Personnalités ayant servi au régiment

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Notes et références

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Notes

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  1. de Poli,p. 17
  2. de Poli,p. 24
  3. de Poli,p. 28
  4. † 1658
  5. puis duc de Vendôme en 1665, commandant de l’Armée_de_Provence le, commandant de l’Armée_de_Lombardie le, †
  6. né le, mestre de camp durégiment de Gandelus le 9 août1678, brigadier le, †
  7. brigadier le, mestre de camp général des dragons le, maréchal de camp le, † (âgé de 37 ans 5 mois)
  8. Tué durant ladéfense de Crémone en1702
  9. Le1er mars 1702 : on sut que Sa Majesté avoit donné le régiment des Vaisseaux au marquis de Montendre. Voir Mémoires du marquis de Souches sur le règne de Louis XIV tome 7.
  10. brigadier le, il est blessé àCrémone et tué à labataille de Luzzara le
  11. baptisé le, brigadier le, maréchal de camp le, lieutenant général des armées du roi le, †
  12. brigadier le, maréchal de camp le, †1er mai 1738 (âgé de 65 ans)
  13. brigadier d’infanterie le, maréchal de camp le, lieutenant général des armées du roi le. Il est blessé à labataille de Clausen
  14. né le, brigadier le, maréchal de camp le1er juin 1745, lieutenant général des armées du roi le
  15. Précédemment colonel durégiment d'Aubeterre, Jean-Baptiste Charles Hubert d'Esparbès de Lussan, chevalier d'Aubeterre est tué le, lors dusiège de Bruxelles, à la Porte de Schaerbeek
  16. Il est tué le, à labataille de Lauffeld
  17. brigadier le, déclaré maréchal de camp en par brevet du
  18. né le, †
  19. Il fut d'abord capitaine dans lerégiment de Piémont, puis il était passé dans celui-ci avec sa compagnie, le 10 mars 1644, et était devenu lieutenant-colonel en 1654.
  20. Un corps d'observation est une unité militaire chargée de surveiller les mouvements d'une armée étrangère. Son rôle est d'analyser les stratégies adverses et d'assurer une vigilance constante sur le terrain

Références

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  1. Map of Guéthary, 1638 (Guéthary, Aquitaine, France) 43°25ʹ22ʺN 01°36ʹ39ʺW 1638 or later
  2. Oscar de Poli, « Un Régiment d'autrefois, Royal-Vaisseaux »1885,p. 14.
  3. Mai - juin 1703 : mouvements de Vendôme et du prince de Vaudémont
  4. Gauche du camp de Malines. Pris par l'Infanterie de l'armée du Roi, le 28 May 1747
  5. Ordonnance du roi, concernant l'infanterie françoise : du 10 décembre 1762
  6. Rapport de MM. Kersaint, Antonelle et Péraldy, commissaires envoyés à l'Armée du Nord du 28 août 1792, l'an 4e. de la liberté.

Annexes

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Sources et bibliographie

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Les sources sont classées par date de parution

Article connexe

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Régiments français d'Ancien Régime
Historique etréorganisations de
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