Carte géologique de la région de Quimper.Reconstruction moderne de laPangée (il y a237 millions d'années). La collision entre laLaurussia et leGondwana à l'origine de cesupercontinent est le moteur de l'orogène varisque (variscan or. sur la carte) dont l'empreinte subsiste notamment à travers l'Europe (dessinant un V dont la pointe serait le Massif central).
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans duStéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes degranulite et deschistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapidesdébordements lors de pluies prolongées. Le centre-ville et le quartier de la gare de chemin de fer sont particulièrement exposés. Une grande partie de la ville de Quimper est construite sur les terrains houillers du Carbonifère (bassin houiller de Quimper de 4 × 1 km, commandé par desfailles NW-SE qui ont pincé quelques lambeaux de Stéphanien) issus de sédiments détritiques (poudingues, grès, schistes charbonneux riches en restes végétaux)[Note 1]. Des travaux de recherches par percement de galeries sont réalisées dès 1744 à Quimper[Note 2] et 1752 àErgué-Gabéric, ainsi qu'entre 1833 et 1844 pour la mine de Kergogne (bassin de Kergogne logé dans la partie septentrionale dugraben de Quimper)[Note 3]. Malgré ces plusieurs tentatives d'extraction de houille, aucun tonnage n'a jamais été extrait de ce bassin[17].
Ces schistes charbonneux constituent un véritable musée géologique à ciel ouvert, témoin de la biodiversité exceptionnelle auCarbonifère. En effet à cette époque, leGondwana entre en collision avec laLaurussia (approximativement l'Amérique du Nord, l'Europe limitée à peu près au niveau actuel de l'Oural) puis avec laSibérie, à l'origine de lachaîne hercynienne et de laPangée. Cesupercontinent forme alors un vaste domaine continental réparti de part et d'autre de l'équateur. Il bénéficie d'un climat tropical chaud et humide et voit le développement de la plus vaste forêt équatoriale qu'ait connue notre planète. Dans les lacs et marécages côtiers, couverts par une végétation luxuriante (fougères arborescentes, prêles, sphaignes, mousses, gymnospermes — ancêtres de nos sapins — et un groupe botanique aujourd'hui disparu, celui deslycophytes), se sont décomposés ces végétaux. Ils ont ainsi contribué à laformation des couches de roches riches en débris végétaux et en matière carbonée, notamment celles du bassin de Châteaulin, mais aussi les roches carbonées de typecharbon desbassins houillers[18] (bassins de labaie des Trépassés, de Quimper et de Kergogne). Vers cette époque, dans des lagunes, se forment également leshydrocarbures que l'on recherche enmer d'Iroise et enManche[19].
La mine d'antimoine de Ty Gardien, au lieu-dit Le Moulin, a été exploitée entre 1970 et 1975, puis de 1981 à 1983, assurant une production totale de565 tonnes d'antimoine. On y trouve de lastibine.
D'anciennes aurières[20], reconnaissables à l'existence de fosses très allongées, longues de plusieurs centaines de mètres, existent au Menez-Guen et à Toulgoat, ainsi qu'àKerniou enPlonéis[21].
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur lescrêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale : une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petitfleuve Odet est dû à deseffondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement nord-sud.
Quimper est dans une zone de sismicité faible d'après le programme national de prévention du risque sismique « le Plan Séisme » datant du 22 octobre2010[22]. Le plus fort séisme, ressenti le 2 janvier1959, atteignit une magnitude de 5.2 surl'échelle de Richter et le plus récent date du 11 octobre2013 avec une magnitude de 3.9[23].
La commune est située dans lebassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Odet, le Jet, le Steir, l'anse de Saint-Cadou, le Mur, le Keriner[24], le Lendu[25] et divers autres petits cours d'eau[26],[Carte 1].
LeMur, d'une longueur de11 km, prend sa source dans la commune deSaint-Yvi et se jette dans l'anse de Saint-Cadou àPleuven, après avoir traverséquatre communes[34].
Les inondations provoquées par les crues de l'Odet, duFrout et duSteïr, ainsi que celles provoquées par la montée du niveau de la mer lors de forts coefficients de marée associés à des coups de vents de sud ou de sud-ouest (ces inondations sont aggravées lorsque les deux phénomènes sont concomitants) sont chroniques à Quimper.
Par exemple, pour celles provoquées par les crues des deux cours d'eau précités, l'histoire a retenu les inondations de 1651, 1765, 1769, 1788, 1838, 1846, 1856, 1865, etc.., et, pour les plus récentes, celles du, des 11 et, 1990, 1995 et 2000[36], mais des inondations moins importantes se produisent plus fréquemment[37].
Un grand bassin de rétention des eaux du Frout, long de400 mètres et recouvert d'herbes hors des périodes de crues, a été aménagé à Tréqueffelec en 2007. Des digues et des bâtardeaux ont été construits dans la zone de l'hippodrome pour faciliter l'écoulement des eaux de l'Odet. Un système d'alerte existe pour prévenir les riverains en cas de risque desubmersion marine. Des projets de ralentisseurs de crues en amont de Quimper dans la vallée de l'Odet sur le territoire des communes deLandudal etLangolen n'ont pas pu être réalisés jusqu'à présent en raison d'oppositions locales[38].
La lettreC indique qu'il s'agit d'un climat tempéré : les températures moyennes y sont supérieures à -3° durant la saison froide.
La lettref indique qu'il s'agit d'un climat humide : les pluies sont réparties sur toute l'année. En effet, malgré un mois de juillet relativement sec, l'écart entre les précipitations du mois le plus sec et du mois le plus pluvieux, n'est pas suffisant pour qu'on puisse réellement parler de saison sèche.
En hiver il fait généralement doux tandis qu'en été la chaleur est rarement excessive. Les précipitations sont abondantes toute l'année mais l'automne et l'hiver sont les saisons les plus arrosées. La température record la plus chaude à y avoir été enregistrée est de36,5 °C () et la plus froide de−10,1 °C (). Le record de hauteur de neige fut établi le 9 décembre1990 avec28 centimètres de neige tombés au sol[39].
Statistiques 1991-2020 et records établis sur la période du 01−07−1967 au 02−08−2023 Station QUIMPER (29) Alt: 82m47° 58′ 22″ N, 4° 09′ 38″ O
Située à l'extrême ouest de la Bretagne, Quimper est traversée par la voie express qui relieNantes àBrest (RN165 -E60). Quimper dispose de 4rocades pour contourner la ville. Quimper est formée de 683 rues, 264 allées, 228 chemins, 74 impasses, 46 ronds-points, 33 avenues, 38 routes et 16 boulevards. En outre, Quimper a été la ville test pour la construction et l'essai des ronds-points en France en1976 grâce à l'intervention deMarc Bécam alors député du Finistère et maire de Quimper[40]. La circulation connut une amélioration sans précédent de sa fluidité grâce à la suppression des feux tricolores dans les carrefours, d'où l'expansion rapide du système à l'ensemble de l'hexagone[41]. Sur l'ensemble de la ville, 6 300 places de stationnement sont disponibles[42].
Les lignes A et B, labellisées illiQo, sont définies comme majeures et bénéficiant d'une fréquence de passage de12 minutes. Les12 lignes urbaines sont accessibles aux personnes handicapées. Toutes les lignes urbaines et suburbaines (sauf la 17) circulent du lundi au samedi, et deux lignes le dimanche. Certains passages des lignes suburbaines et le transport des personnes handicapées sont faits sur demande préalable la veille du trajet.
Le réseau comprend aussi 34 lignes Presto, doublant une partie des lignes ordinaires et adaptées aux horaires scolaires pour la desserte des collèges et des lycées, mais ouvertes à tous.
Il partage un certain nombre de points d'arrêt avec le réseauBreizhGo qui est l'émanation de l'autorité organisatrice des mobilités, la Région Bretagne.
Ancienne ligne 5 directionGourvily.(ligne B aujourd'hui).
Lignes urbaines du réseau QUB
Ligne
Parcours
A
Kerjestin ↔ Ergué-Armel Bourg ↔Petit Guélen
B
Université/Moulin des Landes ↔Gourvily
C1/C2
Kerjestin ↔Kerjestin (boucle à deux sens)
1
Gourvily ↔ Ty Pont ↔Prat Ar Rouz
2
Mercoeur ↔Kerlagatu
3
Centre-Ville ↔ Rouillen ↔Ergué-Gabéric Bourg
4
Ty Bos ↔ Gourvily ↔Kerlic (par pôle santé)
5
Moulin vert ↔ Petit Guélen ↔ZA Petit Guélen
6
Pluguffan Andrieux ↔ Gare SNCF ↔Ergué Gaberic Lestonan
7
Plomelin Saint Roch (4 à 5 passages/jour) ↔ Plomelin Kerveo ↔Quimper Centre-Ville
Lignes interurbaines du réseau QUB
Ligne
Parcours
10
Locronan-Kerjacob ↔ Plogonnec Centre ↔Quimper Centre Ville
11
Guengat-Kermarc ↔ Plonéis Centre ↔Quimper Centre Ville
12
Briec Lumonoch ↔Quimper Centre Ville
13
Plogonnec-Keryouen ↔ Quimper Centre Ville ↔Place de la Tour d'Auvergne
14
Stangala ↔ CFA ↔ Cuzon ↔Quimper Centre Ville
15
Quéménéven Gare ↔ Quimper Centre Ville ↔Place de la Tour d'Auvergne
Briec Mairie ↔ Langolen Bourg ↔Quimper Centre Ville
Le parc est composé de 53 bus de fabrication française dont 46 roulant au gaz naturel. En2015, le réseau QUB a comptabilisé 5 300 000 voyages (+ 2 % par rapport à2012), soit près de 20 000 quotidiennement, dont plus de 19 000 sur les seules lignes urbaines[43]. Plus de 90 000 habitants sont desservis sur les 8 communes de l'agglomération, représentant un territoire de près de 282 km2. En2012 ce sont près de 12 000 abonnés qui ont été recensés[44].
En revanche, en juin2013, la « Commission Mobilité 21 » a jugé qu'une ligne grande vitesse entre Rennes et Quimper était non-prioritaire, ce qui remet la réalisation de celle-ci entre2030 et2050[48],[49]. Les trajets entreBrest,Rennes et toutes les autres villes de l'Ouest reliées par cette gare seront donc aussi plus rapides, et il est ainsi estimé à2 millions le nombre de voyageurs supplémentaires venant par train. La fréquentation de la gare est estimée à 1,6 million de passagers par an en2020[50].
Évolution du trafic passagers de la gare de Quimper depuis2010[51],[52]
À cinq minutes de Quimper se trouve le petit port de Quimper-Corniguel qui dispose de300 mètres de quai et d'un ponton de54 mètres de long sur les bords de l'Odet. En moins de 1 h 30 il permet de rejoindre les communes deBénodet et deSainte-Marine. Le port est implanté à seulement dix minutes de lagare de Quimper et à quinze minutes de l'aéroport de Quimper-Bretagne[54].
L'agglomération et legroupe Qub lancèrent, le 17, le VéloQub, une formule souple de location longue durée de vélo, au mois ou à l'année. Deux offres sont proposées : le vélo classique et le vélo à assistance électrique. Le service s'adresse à tous ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir le vélo comme mode de déplacement urbain.
Au, Quimper est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[56].Elle appartient à l'unité urbaine deQuimper, une agglomération intra-départementale dont elle estville-centre[57],[58]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est la commune-centre[Note 9],[58]. Cette aire, qui regroupe58 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[59],[60].
La formeQuimper est une francisation de son nom breton apparue assez tôt (1236). Avant la réforme deJean-François Le Gonidec au début duXIXe siècle, le son /k/ en breton était noté aussi bien parc ouqu, c'est pourquoi on note une alternance des graphies aveck- initial etqu- dans les formes anciennes à partir de 1218. De nos jours, le nom en breton s'écritKemper[65].
Cette dénomination correspond bien au site de la ville, celle-ci ayant été bâtie à la confluence de l'Odet avec leSteïr[67]. Deux autres cours d'eau rejoignent l'Odet également à Quimper : leFrout et leJet.
Le bretonkember est un proche parent dugalloiscymer, et dumoyen irlandaiscommar[68]. Ces termes duceltique insulaire remontent à un celtique*comberos, sans doute semblable au gaulois*comberos « barrage de rivière » à l'origine de l'ancien françaiscombre « barrage sur une rivière » et de ses dérivés modernesdécombre, encombrer[69].
Avant laRévolution française, la ville est communément appeléeQuimper-Corentin, en référence àsaint Corentin, son premier évêque. Ce qualificatif permet de la différencier des autres localités bretonnes portant le nom deKemper, notamment les communes qui s'appellent aujourd'hui, en français,Quimperlé,Quemperven etQuemper-Guézennec. C'est à Quimper-Corentin queJean de La Fontaine place sa fable duCharretier embourbé[Note 11].
Pendant la Révolution française, la commune a été rebaptiséeMontagne-sur-Odet[71].
Le nom engallo estQhimpè, prononcé [cɛ̃pɛ]. Ce nom est notamment employé dans les publications en gallo de laRégion Bretagne[72]. Le gallo n'est cependant pas une langue vernaculaire à Quimper.
Le blason actuel de la ville de Quimper se blasonne ainsi :D'azur au bélier passant d'argent accorné et onglé d'or, au chef d'hermine. Il s'agit du blason attribué par l'édit royal de 1696 (armorial d'Hozier).
Quimper a également été dotée d'un blason plus ancien (à droite) figurant dans l'armorial de Guy Le Borgne (1667). Il se blasonnede gueules au cerf passant d'or ; au chef d'azur semé de fleurs de lys d'or[73].
Le champ d'hermines symbolise laBretagne (emblème des ducs de Bretagne) et le bélier symbolise le pays deCornouaille dont Quimper est la capitale. La ville obtient un brevet d'armoiries en1697[74],[75],[76].
Des silex retrouvés àPluguffan, commune limitrophe, sont datés de 6 000 ans. Le quartier de Kerjestin a fourni des vestiges (tertre funéraire, céramique) s'échelonnant du Néolithique au Bronze ancien (3000-1800 av. J.-C.), celui de Penancreac'h les traces d'un habitat important datant de la fin duIIIe millénaire avant notre ère, celui duBraden des fragments de poterie remontant à 1800 av. J-C. environ. D'autres trouvailles disséminées sur tout le territoire de la commune (haches, tessons…) et remontant aux mêmes époques montrent que la zone a été occupée depuis plusieurs millénaires.
Les vestiges d'unoppidum ont été mis au jour au sommet de la colline de Kercaradec (quartier Ouest), et des traces d'habitats datant de l'âge du fer (VIe – Ier siècle av. J.-C.), deforges et desépultures ont été trouvées dans les quartiers d'Ergué-Armel et dePenhars avec une concentration sur le site duBraden. Une activité agricole florissante semble s'être développée à cette époque.
La découverte en2003 d'une agglomérationgauloise d'une surface estimée de plus de dix hectares à cheval sur leSteïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté la confirmation d'un peuplement important de la zone dès avant la conquête romaine, puisque les datations vont duIIe siècle av. J.-C. ou duIer siècle av. J.-C. à un abandon daté de -30[77]. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable. L'habitat, à l'époque, semble donc s'être présenté sous la forme d'un ensemble de villages ou hameaux.
Des écrits deJules César et des historiens grecs, on déduit que le site de Quimper était inclus dans lacité desOsismes dont la capitale, au moins après la conquête romaine, étaitVorgium (Carhaix). Elle était à cette époque un carrefour entre plusieursvoies romaines.
Uneagglomération gallo-romaine (Civitas Aquilonia) d'une quinzaine d'hectares a été repérée dans le quartier deLocmaria. Elle fut fondée sous le règne de l'empereurAuguste et fut surtout florissante aux deux premiers siècles de notre ère. Elle comportait unforum et desthermes situés au centre d'unplan orthogonal, dont un élément significatif a été retrouvé en2006 à proximité d'un probable port sur l'Odet et d'uneacropole située sur le sommet occidental du montFrugy. Unevoie romaine la reliait àVannes et d'autres àBrest,Carhaix et lapointe du Van[78].
La cité gallo-romaine florissante semble s'amoindrir assez considérablement à partir duIVe siècle (en tout cas d'un point de vue archéologique), l'on ignore tout de l'histoire du site au cours du très Haut Moyen Âge. Dans le quartier portuaire a été retrouvée unenécropole datant de l'époque carolingienne. Unecivitas aquilonia, au nom latin obscur signifiant la « cité du Nord » (sans précision de quel Nord il s'agit), est mentionnée dans un acte daté d'environ 1020 dans le nom d'un lieu de culteSancta Maria in aquilonia civitate : elle existait autour de l'église abbatiale deLocmaria comme semble le confirmer un autre acte de1124 par lequel l'abbaye devient unprieuré de Saint-Sulpice de Rennes. L'abbaye de femmes semble avoir été fondée par des donations du comte et évêque deCornouaille, Binidic (Benoît), peu avant sa mort en 1055, et bénéficier de la protection de son fils,Alain Canhiart, son successeur au comté, dont la fille, Hodierne, est la première abbesse connue.
Cette ancienneté a amené à supposer que Locmaria a été le premier siège de l'évêché de Quimper et donc de sa cathédrale.
Déjà vers l'an 900, un certain Huarwethen porte le titre d'évêque deSaint-Corentin ; le personnage desaint Corentin,premier évêque de Quimper selon la tradition, est mentionné vers 880 dans laVie de saint Guénolé, due à Wrdisten (Gourdisten), abbé deLandévennec. Dès les années 850, un autre document parle d'un dénommé Anaweten, qualifié d'évêque deCornouaille (episcopus Cornugallensis), et il n'est pas douteux qu'il devait résider à Quimper.
Trois Gradlon sont connus par leCartulaire de Landévennec, mais le seul pouvant avoir laissé une trace[Note 13] est le troisième,Gradlon de Plonéour-(Lanvern), dont le petit-fils supposé, Dilès, fit justement une donation de terres de Plonéour à l'abbaye de Landévennec.
Saint Corentin est associé dans la légende à unermite de Kerfeunteun pour lequel il aurait créé par miracle la fontaine sacrée toujours visible près de l'église etsaint Gwenaël aurait été remarqué parsaint Guénolé dans les rues de Quimper, n'ayant encore que onze ans. L'ayant fait éduquer à l'abbaye de Landévennec, le disciple serait devenu son successeur.
Selon le Cartulaire de Landévennec, Corentin aurait eu pour successeur Guenuc et Allorus, ce dernier pouvant être le fondateur de la paroisse d'Ergué-Armel, à trois kilomètres de la cathédrale. La Vie latine de saintMéloir, donné comme petit-fils du comte de Cornouaille, Budic Meur, montre le meurtrier du saint emmené par l'oncle Rivod, commanditaire du meurtre, au sommet du mont Coci dans lequel il semble approprié de voir le Mont Frugy.
On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte desaint Tudy, dit aussi saint Pabu (voir à ce propos l'équivalence avecSaint Tugdual) : la donation de l'évêque Binidic (un peu avant 1055) mentionne une pierreMaen Tudi et une fontaine de Pabu sur leminihi (territoire propre) de l'abbaye Sainte-Marie de Locmaria, près du mont Frugy, mentionné comme leCnech Cuki[79]. Il a donc peut-être existé en ce lieu, avant l'abbaye Sainte-Marie, un monastère dédié àsaint Tudy, ce dernier formant unetriade avecsaint Corentin etsaint Guénolé, tant dans laVie de saint Guénolé de Wrdisten que dans laVie de saint Corentin (XIIe siècle). Autres preuves d'un lieu de prière ancien, la référence tardive à une chapelle Saint-Colomban (Irlandais duVe siècle, auteur d'unerègle monastique qui porte son nom) et le fait qu'un abbé, Gourki, est présent lors de la donation principale, donc avant la création de l'abbaye de femmes. Mais rien encore de probant n'a été découvert sur la Préhistoire du siège épiscopal, qui n'est pas donné comme d'origine insulaire comme d'autres en Bretagne[Note 14].
Les relations complexes entre les pouvoirs civils et religieux
Le haut Moyen Âge montre, de façon plus certaine, autour de l'an 1000, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certainBinidic, fils deBudic deChâteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du comté deCornouaille àAlain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à son frèreOrscand puis au fisl de celui-ci,Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, leSteïr et le Frout, leduc de Bretagne, successeur descomtes de Cornouaille, gardant lefaubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deuxseigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés,moulins,fours banaux,octrois,péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et leprieurébénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifiée sur lefief de l'évêque et seul l'arbitrage dupape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée desimpôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
Pendant laguerre de Succession de Bretagne, l'évêque Geoffroy deKermoysan prend le parti de Charles de Blois : Quimper est assiégé par Jean de Montfort. Geoffroy rassemble les habitants pour délibérer et la résolution unanime est prise d'ouvrir les portes au vainqueur. À la suite de la prise de position de l'évêque de Quimper en faveur de Jean de Montfort,Quimper est mis à sac par Charles de Blois. C'est vraisemblablement à cette période que l'ancien château de Kermoisan est démantelé.
Il est présent sur un acte d'Avignon, de 1372, traitant de la fondation de la chapellenie du château de Pont-l'Abbé, en tant qu'évêque de Quimper, et il assiste en 1375 au parlement tenu à Paris pour fixer la majorité des rois à14 ans.
Le vieux Quimper.
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte desnotables et à leur octroyer desprivilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales.
Les remparts, La tour Nevet, Rue des douves, Quimper
Le mouvement s'amorce par un acte deJean IV en1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une deschapelles[80] de la ville close, leGuéodet (d'un motbreton proche de « cité »), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale.Un procureur des bourgeois est nommé en vers1430, mais ce n'est qu'en1704 que la création d'un office demaire est décidée.
Quimper est une ville dont les notables, nobles,chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées enbois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées desmanoirs nobles dont certains sont des résidences d'été comme celui deLanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, lesFranciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité deJean Discalceat, plus connu sous le nom deSantig du « le petit saint noir », mort en soignant les habitants de lapeste en1349.
En1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoineJean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
En 1494 et en 1495, la ville subit une épidémie de nature inconnue qui, selon le chanoine Moreau, emporte un tiers de la population et affecte nombre de soldats, lors du siège des troupes d'Henri IV.
L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu deLouis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous lacensure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début duXVe siècle, fut justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'unprésidial dont leressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonné à Vannes.
« Il était environ 8 heures du matin le, quand les habitants de Quimper, dont plusieurs reposaient encore, furent soudain éveillés, ou attirés à leurs fenêtres, par un bruit insolite d'allées et venues, des pas précipités, letocsin et les cris d'alarme poussés par les soldats de la garnison : l'ennemi, disait-on, était aux portes de la ville ! Et quel ennemi ? Le fameux La Fontenelle, ce bandit que, depuis si longtemps déjà, on avait appris à redouter et à fuir ! Chacun saute aux armes et tous de courir, qui aux portes, qui aux murailles, pour conjurer le terrible danger. (…) L'ennemi était arrivé près de la chapelle Saint-Sébastien, avait forcé l'entrée du faubourg et envahi la rue conduisant à Saint-Jean, gagnant bientôt la place Saint-Mathieu. (…)[81] »
La ville dut son salut au sieur de Kerollain, Jean Jegado, alors gouverneur de Concarneau et qui se trouvait venir à Quimper avec une petite troupe, et à une compagnie de200 hommes commandés par le capitaine Magence et qui venaient de Scaër ou du Faouët. La Fontenelle et ses soldats quittèrent la ville « avec leur courte honte, ayant laissés, de leurs gens, plus de40 morts et plus de deux fois autant de blessés » écrit lechanoine Moreau[82].
Le, vers7 heures du matin, la flèche de la cathédrale fut touchée par la foudre, mais ce n'est que dans l'après-midi, qu'on vit apparaître de la fumée, puis des flammes. La foule, accourue en grand nombre, crut voir un horrible démon vert se trémoussant dans les flammes. Leschanoines duchapitre approchèrent les saintesreliques des flammes ; peine perdue, l'incendie poursuivit ses ravages, malgré l'emploi de 150 barriques d'eau et d'une cinquantaine de charretées de fumier et le diable continuait à évoluer en haut du clocher. Pour lutter contre ce fait de sorcellerie, les chanoines décidèrent alors de jeter dans le brasier un pain de seigle renfermant unehostie et d'asperger le feu d'eau bénite mélangée à du lait de femme. Tout aussitôt, le démon quitta les flammes et le feu s'éteignit, mais le clocher était totalement ruiné. La légende affirme que le pain de seigle contenant l'hostie fut retrouvé intact au milieu des cendres. Cette anecdote est connue sous le nom du « diable de Quimper-Corentin »[83].
Legrand séminaire est institué le parFrançois de Coëtlogon à l'initiative du recteur dePlouguernével, Maurice Picot de Coëthal ; il est installé dans le manoir de Créacheuzen, agrandi à partir de 1678 par la construction de bâtiments supplémentaires et par la construction entre 1711 et 1737 de la chapelle du Saint-Esprit, destyle classique[84]. Il a été transféré à Kerfeunteun en 1932.
La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauchemontagnarde et hébertiste en1793 susciteront des oppositions telles que lesChouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799.
Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper,Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine,Kerfeunteun, et est assassiné par deschouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
La plus ancienne photo de Quimper (datant de 1860).
Leblocus continental mis en place par laRoyal Navy en1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de saria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée. Quelques corsaires font même un temps de Quimper leur port d'attache.
Auguste Romieu décrit ainsi la ville de Quimper en 1830 :
« Dans l'opinion des gens,Canton n'est guère moins éloigné de Paris que Quimper-Corentin. Or il y a du vrai dans cette croyance que j'ai partagée longtemps, quoiqu'à demiBas-Breton. Je la partagerais encore tout entière si je n'eusse été envoyé dans ce pays, comme pour me convaincre par mes propres yeux que Quimper-Corentin est une ville raisonnablement garnie degardes nationaux pleins de zèle, qu'on y compte une majorité de patriotes très éclairés, et que leHuron deVoltaire aurait peine à s'y reconnaître aujourd'hui »
Croquis illustrant l'arrivée de Napoléon III le 2 août 1858.
Le 2 août1858, l'empereurNapoléonIII et sa femme l'impératrice Eugénie se rendirent à Quimper, laBretagne étant massivement favorable au rétablissement de l'Empire. C'était la première fois que la ville accueillait un chef d'État français puisque la visite deNapoléonIer en1808 fut annulée. Pour l'occasion, un arc de triomphe fut dressé à l'entrée de la ville et son arrivée fut salué par101 coups de canon. Au soir de sa visite, une grande fête fut organisée durant laquelle la Bretagne fut mise à l'honneur avec notamment des danses bretonnes. Le couple royal fut ravi de l'accueil et remercia la ville en finançant la construction d'un quai reliant la gare au centre-ville ainsi que le prolongement du chemin de halage[86][réf. non conforme],[87].
Le peintre pré-impressionnisteEugène Boudin revient plusieurs années de suite dans la région de Quimper au milieu des années 1850. Il est particulièrement attiré par la vie traditionnelle. Les costumes qu'il voit aux pardons de Notre-Dame-de-Kerdévot ou deSainte-Anne-la-Palud, le faste des noces, l'animation des marchés et des foires sont pour lui une véritable révélation. Pour saVue du Port, il s'est placé au bord de l'Odet au "Cap Horn". Il y représente l'animation des quais, les bateaux et les flèches de la cathédrale qui viennent d'être érigées[88]. Pour son premier envoi auSalon en 1859, il choisit de traiter le pardon deSainte-Anne-la-Palud (Le Havre,musée d'art moderne André Malraux)[89] :
Vanneuses à Quimper, 1858-1862 Collection privée, Vente 2016[95].
L'arrivée duchemin de fer en1863 prolongé ultérieurement jusqu'àDouarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle, quoique modérée, symbolisée par l'arrivée dugaz de houille produit et exploité par lacompagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en profondeur et en largeur d'unchenal étroit et soumis aux marées. Le port exporte des poteaux de mine à destination du pays de Galles tandis que lecharbon, lesable et levin sont parmi les importations emblématiques.
Les jours de grande marée, leslougres, puis lesgoélettes et lessloops, plus tard les vapeurs, s'alignent le long des quais, du quartier du Cap Horn à la cale Saint-Jean. L'amélioration des communications permet les débuts dutourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvio-maritime et de ses vieux quartiers. C'est aussi une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notammentBénodet et les petits ports de pêche ducap Sizun et dupays Bigouden).
Le théâtre municipal, vers 1904.
Un événement de taille se produit d'ailleurs le 11 septembre1885, alors que trois trains spéciaux arrivant en gare de Quimper débarquentBuffalo Bill et les800 hommes (dont « 100 bravesPeaux Rouges », comme le dit l'affiche de l'époque) et les 500 chevaux duWild West Show en tournée en Europe. La représentation qui attire « Des milliers et des milliers de spectateurs, venus de Quimper et des environs » a lieu au Champs de manœuvre : un terrain situé sur le Frugy, aujourd'hui complètement urbanisé[96].
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légumes et de fruits, confitures). Letextile et lamécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié duXXe siècle.
Lors de laPremière Guerre mondiale, 556 Quimpérois sont tombés au front. La ville a fait édifier un mémorial dans l'escalier d'honneur de la mairie où sont exposées les peintures deCharles Godeby qui représentent des scènes de bataille[97].
La ville de Quimper fut prise par l'armée allemande le 19 juin1940. Elle fut cinq jours plus tôt, le 14 juin 1940, la capitale de laFrance durant une journée comme ce fut le cas pour de nombreuses autres villes durant la Seconde Guerre mondiale[98].
Le, la gare de Quimper est mitraillée par des avions britanniques, l'usine à gaz est atteinte. Deux employés de la S.N.C.F. sont tués et deux autres blessés[99].
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de laRésistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne,vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. Ainsi la ville fut libérée le après 1 509 jours d'occupation[100].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands s'installèrent au lycéeLe Likès, et occupèrent l'école Saint-Charles qu'ils utilisèrent comme prison où fut notamment enfermé Joseph Salaün, le directeur du Likès, avant d'être déporté[106]. On estime entre2 000 et3 000 le nombre de prisonniers passés par la prison Saint-Charles entre octobre 1943 et août 1944, dont plusieurs dizaines furent fusillés, en particulier entre le 21 avril et le début du mois de mai 1944 dans les dunes du Poulguen à Penmarc'h[107] et le dix-sept hommes[108] dont 11 résistants du groupeVengeance et deux déserteurs russes dans les dunes domaniales deMousterlin enFouesnant[109].
Le 21 février 1944,Jacques Stosskopf, ingénieur résistant et membre duréseau Alliance, est arrêté à Lorient alors qu'il habitait Quimper pour mettre sa famille à l'abri des bombardements.
Entrée du camp « Frontstalag 135 » en 1940.Le camp de prisonniers de guerre de soldats d'origine coloniale aménagé par les Allemands à Lanniron.
La ville abrita le camp de prisonniers de guerre de Lanniron « Frontstalag 135 » de1940 à1946[110]. Ce camp fut installé sur la rive gauche de l'Odet où des terrains privés furent réquisitionnés par les autorités militaires allemandes d'occupation. Au début du mois de novembre 1940, lechâteau de Lanniron fut également réquisitionné et mis à disposition des officiers commandant le camp de prisonniers. À partir de la fin de l'année 1940 jusqu'en août1944, le site sera le lieu de l'emprisonnement de Français. Selon un rapport de laCroix-Rouge française il y avait « 803 blancs, 6 592 hommes de couleur, 31 noirs,320 annamites, soit un total de 7 746 hommes » en mai1941. Dix soldats coloniaux décèderont dans le camp. Puis, à partir d'août 1944 jusqu'en juin1946, le camp deviendra un camp de prisonniers pour les Allemands. On dénombra39 décès allemands. Le camp de prisonniers fut fermé le 29 juin 1946 car les autorités militaires françaises levèrent la réquisition des terrains qui furent alors restitués à leur propriétaire. Aujourd'hui, aucune trace du camp n'est visible puisqu'il fut entièrement démoli[111].
Stèle à la mémoire d'Antoine Le Bris et du sabotage du STO le 14 janvier 1944, square Antoine Le Bris à Quimper.
En1960,Ergué-Armel,Kerfeunteun etPenhars fusionnent avec Quimper pour former le« Grand Quimper ». La ville devient ainsi une véritableagglomération et porte mieux le rôle de lapréfecture du Finistère. Ce regroupement permet également le développement des moyens de transport comme des routes, desrocades ou des ponts, ainsi que les liaisons rapides comme l'avion grâce à l'ouverture d'une ligne directe Quimper-Paris-Orly, du train par leTGV et par lavoie express Brest-Nantes.
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement unIUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
Les halles de Quimper, dites Halles Saint-François, érigées entre 1843 et 1845 par l'architecteJoseph Bigot sont détruites par un incendie le. Les nouvelles halles sont inaugurées en 1979[112].
L'habitat collectif est implanté par planification nationale àPenhars etErgué-Armel, tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres.
De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 projetés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année.
De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l'image de ville touristique, qui est toujours classée « Ville d'art et d'histoire ».
Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (dans la commune proche deSaint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante.
La zone d'activité de Créac'h-Gwenn accueille plus d'entreprises, certaines des activités de service de haute technologie, à Kerbabic, ainsi qu'une extension des installations universitaires. La création d'une base de loisirs nautiques sur l'Odet maritime et la municipalisation d'équipements sportifs privés en fait aussi un lieu de pratique sportive de loisir de masse.
L'équipe debasket-ball, l'UJAP Quimper, s'est hissée au niveau national, ainsi que celle de volley-ball.
Le développement urbain s'effectue principalement au nord de l'agglomération (entre l'avenue de Ti Pont et le boulevard urbain NO), ainsi qu'à l'ouest. La politique d'urbanisation prévoit la création de plusieurs écoquartiers. Une politique de ralentissement des vitesses de circulation en ville est aussi mise en œuvre par la création de « zones 30 ». Le développement de bus en site propre, l'augmentation de fréquences de passages sur les lignes principales et la création de parkings de dissuasion visent à limiter la circulation dans le centre-ville.
Le jour de laSaint-Corentin, sous la pression des antireligieux, la municipalité ordonne la destruction des objets du culte et des armoiries des églises et de la cathédrale devant laquelle est opéré le « brûlis des saints ».
Les autonomistes bretons, alsaciens et corses signent la charte du Comité Central des Minorités Nationales de France au café de l'épée, provoquant la colère du présidentPoincaré.
Après les entreprises, des offres commerciales d'opérateurs sont proposées aux particuliers enWiMAX.
Inauguration du Contournement Nord Ouest (CNO), boulevard urbain à quatre voies, permettant une meilleure desserte du Nord et de l'Ouest de l'agglomération.
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Élections présidentielles
Résultats des dernières élections présidentielles
Candidats ayant obtenu plus de 4 % des suffrages exprimés :
Élections départementales de 2015[138] : 55,36 % pour Armelle Huruguen et Stéphane Le Bourdon (PS), 44,64 % Catherine Biliec et Didier Lennon (UMP), 51,76 % de participation pour le canton Quimper 1; 51,55% pour Isabelle Assih et Jean-Marc Tanguy (PS), 48,45% pour Claire Levry-Gérard et Guillaume Menguy (UMP), 52,27% de participation pour le canton Quimper 2. Le total de la participation des deux cantons est de 52,02%.
Comme dans le reste de laFrance, la participation auxélections est globalement en baisse depuis plus de vingt ans. Cependant, elle est en moyenne supérieure de trois points par rapport à la moyenne nationale.
Quimper a également obtenu le label EVE décerné parEcocert qui récompense la gestion des espaces verts, les pratiques écologiques et le respect de l'environnement. C'est la1re ville deBretagne et la10e deFrance à obtenir cette récompense[157].
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L'éclairage public représente 37 % de la facture énergétique globale de la ville (450 000 € par an)[158]. Voulant réduire sa consommation électrique et ainsi faire des économies, Quimper a participé à divers projets environnementaux. Ainsi fin 2009, 97 % des ampoules présentaient le meilleur rapport efficacité lumineuse/consommation[158]. Le résultat permit d'obtenir 30 % d'économie d'énergie.
550 « lampadaires-boules » au sodium ont été recensés en 2009. Depuis décembre 2011, ils ont tous disparu, avec au passage une diminution de 56 % sur la facture.
D'après le recensement de l'Insee de2014, Quimper compte 63 513 habitants, soit une légère hausse par rapport à1999 (+0,4 %) mais en recul de 0,7 % par rapport à2008.La commune occupe le80e rang auniveau national (alors qu'elle était au71e en1999), le2e au niveaudépartemental aprèsBrest sur 283 communes et au3e rang au niveaurégional dernière Brest etRennes sur 1 498 communes.Le maximum de la population a été atteint en2006 avec 64 902 habitants.
La population de la commune est relativement jeune.En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 34,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (32,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 27,8 % la même année, alors qu'il est de 29,8 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 29 646 hommes pour 33 520 femmes, soit un taux de 53,07 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,41 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[169]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,7
90 ou +
1,9
6,5
75-89 ans
11,0
16,8
60-74 ans
18,4
21,1
45-59 ans
20,7
18,4
30-44 ans
15,9
20,8
15-29 ans
18,8
15,8
0-14 ans
13,4
Pyramide des âges du département duFinistère en 2022 en pourcentage[170]
Depuis l'an2000, le taux de natalité baisse alors que celui de la mortalité augmente, c'est pour cela que la population de Quimper n'augmente plus. Rapporté à la population correspondante, le taux dedéficit naturel en2015 est de 0,14 % soit92 personnes.
D'après le recensement de l'Insee de2006, la population immigrée représentait 2 053 personnes (soit 3,2 % de la population totale)[171]. Le nombre d'étrangers, quant à lui, était de 1 563 personnes (soit 2,4 % de la population totale).Sur ces 1 563 étrangers,355 personnes viennent deTurquie (22 % des étrangers), 206 duPortugal (13 %) ou encore 140 duMaroc (9 %)[172].957 personnes sont des Français par acquisition, c'est-à-dire des naturalisés.
En2008, le nombre total deménages quimpérois est de 31 897. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.
La répartition de la population de plus de15 ans non scolarisée par niveau d'études montrait en2009 à Quimper des taux comparables à ceux de laFrance pour les niveaux V et VI (sauf « pas de scolarité ou aucun diplôme »), et des taux supérieurs à la moyenne nationale pour les niveaux I, II, III et IV montrant ainsi de meilleurs résultats que le département, la région et le pays.
Population non scolarisée de15 ans ou plus par diplôme en 2009 (%)
On dénombre à Quimper57 écoles gérées par la ville[178] qui accueillent 5 607 élèves dont 3 449 dans le public et 2 158 dans le privé sur l'année scolaire 2015-2016[179].
En2009 le taux de réussite aubrevet des collèges était à Quimper de 88,5 %[181] soit plus de5 points au-dessus de la moyenne nationale qui était de 83,3 %[182].
En2010 le taux de réussite aubaccalauréat, toutes séries confondues, était de 94,3 %[183] dans les lycées quimpérois, soit près de9 points au-dessus de la moyenne nationale qui était de 85,4 %[184].
Quimper dispose du Centre hospitalier de Cornouaille qui possède 1 044 places tous services confondus[185], de l'hôpital psychiatrique Gourmelen qui possède lui 656 places[186], de 4 cliniques, de 9 maisons de retraite[187], de 9 laboratoires d'analyses, de 40 dentistes, d'environ 90 médecins[188] et de 37 pharmacies[189]. En 2015, Quimper compte 40 médecins généralistes, ce qui correspond à un niveau de déficit sévère. En effet, il en faudrait près de 100 pour être dans la moyenne nationale qui est de 156 médecins généralistes pour 100 000 habitants[190].
De plus, la ville abrite une caserne de 135 sapeurs-pompiers dont 81 sont professionnels[192]. En2014, les sapeurs-pompiers de Quimper sont intervenus 6 000 fois sur leur territoire d'intervention[193].
Voici la liste du patrimoine sportif de la ville de Quimper[195]:
Équipements sportifs de Quimper
Creac'h Gwen : 1 centre nautique (voile, canoë-kayak et aviron), 6 terrains de tennis couverts, 3 terrains de tennis découverts, 1 pas de tir découvert, 1 piste de BMX, 1 piste de patinage free style, 1 espace de skateboard, 1 parcours de 2 000 m et 1 circuit de VTT
Stade de Penvillers : 2 terrains en herbe, 2 terrains stabilisés, 1 terrain synthétique, athlétisme (saut en longueur, en hauteur, à la perche, lancer de marteau, disque, poids, javelot)
Stade d'Ergué-Armel : 2 terrains en herbe, 1 terrain synthétique, 1 petit terrain d'entraînement en herbe, 1 club house
Stade de Coat Ligavan : 2 terrains en herbe de rugby, 1 club house
Stade du Corniguel : 1 terrain en herbe, 1 court de tennis, 1 circuit de cross
Stade de Cuzon : 2 terrains en herbe
Stade de Kerhuel : 1 terrain en herbe, 1 petit terrain stabilisé, 1 mur de frappe
Stade de Kermabeuzen : 1 terrain en herbe
Stade de Kermoguer : 2 terrains en herbe (1 grand et 2 de foot à 7)
Stade de Kernilis : 4 terrains en herbe
Stade de Nicolas-Kervahut : 1 terrain en herbe et 2 petits, 2 terrains stabilisés
Stade du Moulin Vert : 1 petit terrain stabilisé
Stade Pierre-de-Coubertin : 1 terrain en herbe, 1 petit terrain stabilisé, 1 club house
Stade de Prat-ar-Rouz : 1 terrain en herbe, 1 petit terrain d'entraînement en herbe
Halle des Sports d'Ergué-Armel : 2 terrains de basket-ball, 2 de volley, 1 de handball, 2 de badminton, 1 de gym, 2 de gym GRS, 3 de tennis de table, 1 de sports de combat et une salle spécifique à l'haltérophilie et à la musculation
Halle des sports de Penhars : 1 terrain de basket-ball, 1 de volley, 1 de handball, 1 de badminton, 1 de gym, 1 de sports de combat, 1 d'escrime, une salle spécifique à l'escalade et une salle de réunion
Gymnase municipal de Pen-ar-Stang : 1 salle de gym et une petite salle annexe de gym et de danse classique
Parc des expositions de Penvillers : 2 terrains de basket-ball, 3 de handball, 2 de tennis et une salle spécifique au tir à l'arc
Salle de Brizeux : 1 terrain de basket-ball, 1 de handball et 1 de tennis
Salle de Chaptal : 1 terrain de basket-ball, 1 de volley et 1 de tennis
Salle de Cornouaille : 1 terrain de volley, 1 de handball et 1 de badminton
Salles du Likès : 2 terrains de basket-ball, 1 de volley, 1 de handball, 1 de badminton, 1 de tennis, 1 de gym et une aire d'évolution des sports de combat
Salles de Max-Jacob : 1 terrain de basket-ball, 1 de volley, 1 de handball, 1 de tennis et une petite salle
Salle polyvalente de Michelet : 1 salle spécialisée en EPS
Salle de Paul-Bert : 1 de terrain de basket-ball, 1 de badminton et 1 de tennis
Salle Saint-Joseph : 1 salle spécialisée en EPS
Salle de la Terre-Noire : 1 salle de gym et des sports de combat
Salle de la Tourelle : 1 salle de gym et 1 de basket, 1 terrain de volley, 1 de handball et 1 de badminton
Salle de Thépot : 1 terrain de basket-ball, 1 de volley et 1 de badminton
Salle de La Tour-d'Auvergne : 1 terrain de basket-ball, 1 de volley, 1 de badminton, 1 de handball et 1 de tennis
Salle de l'UGSEL : 1 terrain de basket-ball, 1 de handball et 1 de tennis
Salles de l'UJAP : 1 terrain de basket-ball, 1 de handball, 1 de volley, 1 de tennis, 1 salle de gym et 1 salle de tennis de table
L'Escrime Quimper Cornouaille créée en1970 compte 172 adhérents. Le club a reçu par laFédération française d'escrime trois labels : le Label Ecole Française d'Escrime, le label Performance Argent et le label Prestige[201].
Le Quimper Cornouaille HandBall créé en 2003 compte 170 licenciés[207]. En 2019, le club a fusionné avec un club de la ville d'Ergué-Gabéric pour former l'Ergué Quimper Handball, le club évolue aujourd'hui en Honneur Bretagne.
Le Rugby Club Quimpérois a été fondé en 1947 joue en Honneur auStade de Creac'h Gwen et compte 350 licenciés. L'école de rugby est labellisé par la FFR.
Il y a 3 sites de diffusion de la TNT à Quimper afin de combler les zones blanches : Quimper 1 (Lycée A.Brizeux - Tour du Côteau), Quimper 2 (Penvillers) et Quimper 3 (Le Merdy).Quimper a participé à l'émissionJeux sans frontières en 1967 (4e sur 6 avec36 points)[218]. La ville a enfin accueilli l'émissionLes Copains d'abord en juillet 2017 sur la place Saint-Corentin pendant deux jours.
Radio Neptune (93.8 FM) : radio associative diffusant de la musique classique. Elle se trouve àBrest.
Hit West (95.8 FM) : radio régionale commerciale couvrant laBretagne et une partie desPays de la Loire. Elle appartient au groupe Précom et occupe depuis 2008 cette fréquence laissée vacante par l'ex-radio associative Celtic FM.
Océanne (ex: Radiocéan)[219] (97.2 FM) : radio locale commerciale provenant deMoëlan-sur-Mer. Elle émet aussi àQuimperlé sur 99.2 FM et àConcarneau sur 90.7 FM.
France Bleu Breizh Izel (98.6 FM) : radio régionale publique de la partie ouest de laBretagne. Ses studios se trouvent sur l'Esplanade François Mitterrand. Elle est aussi recevable sur le 93.0 FM dans tout leFinistère grâce à l'émetteur dePlounéour-Ménez, au Roc Trédudon.
Europe 2 Quimper (101.0 FM) : Station locale de Europe 2. Elle propose des décrochages locaux et des infos locales. Sa régie publicitaire est gérée par le groupe Précom qui est aussi propriétaire d'Hit West.
Chérie FM Quimper (102.6 FM) : Station locale deChérie FM. Elle propose des décrochages locaux et des infos locales le matin.
Voici les fréquences des grandes radios régionales et nationales :
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Quimper est le siège de laChambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille. Elle gère le port de Quimper situé au Corniguel et six ports de pêche environnants dont celui duGuilvinec, premier port de pêche de France en valeur débarquée de bateaux français. La ville est également le siège duconseil départemental du Finistère. Ceci se traduit par la présence de nombreux sièges d'administrations telles que l'inspection académique du Finistère, lesarchives départementales ou encore l'Agence régionale de santé de Bretagne (ex-DDASS) réunies au sein d'une cité administrative dans le quartier deKerfeunteun, ainsi que les sièges d'entreprises comme Verlingue dans le quartier de Creac'h Gwen. Le siège duCrédit agricole du Finistère se trouve également à Quimper. Le quartier de l'hippodrome est un petit quartier industriel où se trouve une usine d'Entremont ainsi que des usines de construction de matériaux de construction en plastique ou en métal. Enfin, Quimper est connu pour fariquer lecidre d'Appellation d'origine contrôlée (A.O.C.) « Cidre de Cornouaille ».
La principale renommée de Quimper est sa faïence fabriquée depuis 1708 dans le quartier historique deLocmaria. Elle est reconnue dans le monde pour ses célèbres bols, assiettes ou encore statuettes. Plus récemment, des bijoux sont confectionnés pour diversifier l'offre de produits.
Depuis 1938, Quimper est connue pour la marque debonneterieArmor-Lux qui fabrique entre autres la célèbremarinière, ainsi que des sous-vêtements et des bonnets. Aujourd'hui elle compte deux usines dans la ville et accueille sonsiège social. LesFileuses d'Arvor est une autre marque de fabrique de vêtements présente dans la ville. Elle fut créée en 1927 àBrest et déménagea à Quimper en 1947 où l'expérience dans l'industrie textile est reconnue[227].
Autre marque qui s'associe à l'histoire de la ville : Les vêtementsLe Glazik basée depuis 1928 à Quimper, est une marque fabricant toujours en France ses produits icononiques comme lavareuse, lecaban[228]… Le Glazik est tiré du nompays Glazik qui est la région autour de Quimper, sa capitale. Glazik signifie « petit bleu » qui était la couleur du costume local historique.
L'office de tourisme de Quimper-Cornouaille dans la vieille ville.La place Terre-au-Duc avec ses maisons à colombages.
Classée « ville d'art et d'histoire » depuis 1989, Quimper attire de nombreux touristes en été. Ce sont particulièrement les touristes anglais et allemands qui visitent la ville. La proximité de la mer, de sites naturels telle que laPointe du Raz et de villes telles queConcarneau,Locronan ouBénodet participent au dynamisme du tourisme quimpérois. Enfin, leFestival de Cornouaille attire des milliers de touristes chaque année à la mi-juillet.
Selon une étude réalisée en2012, Quimper est la13e ville la moins pauvre deFrance. On dénombre 3 901 habitants vivant avec moins de 60 % du revenu médian, soit un taux de pauvreté de 13 %. Le revenu médian de ces foyers les plus pauvres est de796 euros[6].
Le taux de fiscalité directe locale de la commune pour l'année 2013 est le suivant. Ce taux regroupe le taux de lataxe d'habitation, le taux foncier bâti, le taux non foncier bâti. Lataxe professionnelle elle fut supprimée le.
Le taux de lataxe d'habitation s'élève, au niveau communal à 19,81% (18,3% en 2008).
Letaux foncier bâti se monte au niveau communal à 21,02% (19,23% en 2008).
Le taux foncier non bâti se chiffre, au niveau communal à 64,24% (59,36% en 2008)[233],[234],[235],[236].
Analyse des équilibres financiers - Quimper - 2010
Analyse des équilibres financiers - Quimper - 2010
En euros
En euros par habitant
Moyenne de la strate
Opérations de fonctionnement
Total des produits de fonctionnement = A
68 436 000
1 018
1 422
Dont :
Impôts Locaux
31 258 000
465
499
Autres impôts et taxes
4 314 000
0
38
Dotation globale de fonctionnement
133 000
64
115
Total des charges de fonctionnement = B
59 085 000
879
1298
Dont :
Charges de personnel
29 128 000
433
711
Achats et charges externes
12 171 000
181
257
Charges financières
933 000
14
40
Contingents
0
0
33
Subventions versées
12 583 000
187
143
Résultat comptable = R (A-B)
9 351 000
139
124
Opérations d'investissement
Total des ressources d'investissement = C
26 925 000
400
530
Dont :
Emprunts bancaires et dettes assimilées
8 001 000
119
126
Subventions reçues
2 687 000
40
70
FCTVA
2 414 000
36
44
Retour de biens affectés, concédés, etc.
0
0
0
Total des emplois d'investissement = D
28 376 000
422
541
Dont :
Dépenses d'équipement
23 008 000
342
323
Remboursement d'emprunt et dettes assimilées
4 832 000
72
115
Charges à répartir
0
0
1
Immobilisation affectées, concédées, etc.
0
0
0
Besoin ou capacité de financement résiduel de la section d'investissement = E (D-C)
1 414 000
21
11
Résultat d'ensemble = R-E
7 937 000
118
113
Autofinancement
Excédent brut de fonctionnement
12 789 000
190
211
Capacité d'autofinancement (CAF)
11 860 000
176
169
CAF nette du remboursement en capital des emprunts
En 2008, on dénombre 31 900 ménages à Quimper. La commune de Quimper comptait environ 43 905 emplois totaux (salarié + non salarié) en2008, dont 40 129 emplois salariés[239]. Le taux annuel moyen de variation de l'emploi total, entre1999 et2008, est +1,5 %. Le nombre de demandeurs d'emploi (catégories 1-2-3-HAR) au était de 5 017 et le taux dechômage de 7,8 %[239]. Letaux d'activité entre 15 et 64 ans s'établit à 71,5 % ce qui est proche de la moyenne départementale qui est de 70,5 %. On comptait 46,2 % d'actifs contre 18,7 % de retraités dont le nombre est supérieur à la moyenne nationale (18,2 %). Il y avait 26,3 % de jeunes scolarisés et 8,8 % de personnes sans activité[230].
Quimper possède quelques spécialités culinaires, dont la traditionnellecrêpe bretonne etles célèbres crêpes dentelles (crêpe dorée et craquante). Cette invention est due à une erreur : la crêpe ayant été trop cuite, madame Cornic décida de la rouler pour former la fameuse crêpe dentelle (inventée en1888)[réf. nécessaire].
Signalisations bilingues français/breton.Carte des communes participant à la charte dans le Finistère.
Charte de niveau 1
Charte de niveau 2
Charte de niveau 3
Charte de niveau 4
Communes liées par l'intercomunauté
Enbreton, la ville se nommeKemper, et ses habitantsKemperad (masculin),Kemperadez (féminin),Kemperiz (masculin pluriel),Kemperadezed (féminin pluriel). De façon traditionnelle, les Quimpérois ainsi que les habitants de la région dupays Glazik, sont appelés lesGlazik (plurielGlaziked)[241].
Le 8 février2008, la ville a reçu le label de niveau 1 de la charteYa d'ar brezhoneg[242]. Deux jours auparavant, le 6 février 2008, elle avait déjà signé le niveau 2. C'est le 16 mai2012 qu'elle parviendra à le recevoir. Pour obtenir ce niveau, au moins dix actions sont demandées comme la signalisation bilingue français/breton sur les panneaux routiers, des invitations bilingues pour les événements culturels organisés par la mairie ou encore un répondeur municipal bilingue[243].À la suite de l'obtention du labelYa d'ar brezhoneg de niveau 2 en2012, le Conseil municipal de Quimper a voté le 9 novembre2017 une autre délibération comprenant de nouvelles actions à réaliser en vue d'obtenir le label de niveau 3.
Le centre de formation des professeurs des écoles et des professeurs du secondaire de Diwan, dénomméKelenn (enseigner en breton) est situé à Quimper, à proximité du CollègeSkolaj Diwan Jakez Riou et du pôle maternelle/ primaire de PenharsSkol Penharz.
Quimper et sa région, lepays Glazik possédaient un costume traditionnel porté à partir de la Révolution française jusque dans les années 1950. Ce costume a commencé à se différencier des costumes traditionnels des environs aux modes Rouzig,Bigouden,Aven à partir de la disparition deslois somptuaires en France[245].
Pour les hommes, le haut du costume était généralement bleu ou noir.Glazig signifiepetit bleu en langue bretonne. L'origine de l'utilisation de ce drap bleu semble être la disponibilité sur les marchés de Quimper de stocks de drap utilisés jusqu'alors pour la confection des uniformes des troupes impériales. La couleur a plu et les stocks ont été massivement utilisés, jusqu'à ce que la teinte donne son nom au pays. Le haut se composait d'une chemise blanche ou claire (roched en langue bretonne) à manches longues qui était autrefois delin, dechanvre ou plus récemment decoton. La chemise était revêtue d'une veste (jiletenn en langue bretonne) de drap delaine à manches longues également, recouverte aux plus récentes modes develours, et brodée de couleurs vives à certaines époques et pour les familles d'une certaine aisance financière. Elle était fermée sur le devant par deux rangées de boutons. La veste à manches longues était ensuite recouverte d'une veste à manches courtes (chupenn en langue bretonne) non boutonnée mais également recouverte de velours et brodée.
Détail du tableau d'Olivier Perrin Le champ de foire de Quimper. Hommes et enfants en costume de Quimper à la mode des années 1820.
Les modes vestimentaires les plus anciennes disposaient la veste sans manche sous la veste avec manches. Plusieurs vestes sans manches pouvaient même être superposées.
Pour le bas du costume des hommes, c'est un pantalon noir ou rayé sombre ou desbragou-bras (culotte bouffante en langue bretonne) qui étaient portés selon les époques. Les pieds étaient chaussés de sabots de bois (botoù-koad en langue bretonne) ou bien des chaussures de cuir noir (botoù-lêr). Lorsque lesbragoù-bras étaient portés, ils l'étaient en association avec desguêtres (botreoù) de laine ou de cuir sur les mollets. Des ceintures (gouriz) de flanelle ou de cuir ont également été portées à certaines époques ou par certaines populations aisées. De plus les hommes portaient un chapeau de feutre noir recouvert de rubans develours noir (tog voulouz) qui se prolongeaient à l'arrière en guides, brodées ou perlées pour les plus aisés)[246],[247].
Détail du tableau d'Olivier PerrinLe champ de foire de Quimper. Femmes en costume de Quimper à la mode des années 1820.
En ce qui concerne les femmes, le costume était constitué d'une coiffe, d'un haut constitué de plusieurs pièces et d'une jupe avec tablier.
Trois coiffes différentes ont semble-t-il existé,pichou, artisane et laborledenn dérivant d'une coiffe originairement en toile.
La partie haute du costume était constituée d'une chemise fine et claire de drap de chanvre, lin ou coton comme les hommes recouverte par deux ou plusieurs épaisseurs de drap de laine de différentes couleurs suivant les époques (rouge, bleu, noir) et recouvert également de rubans de soie brochée, passementerie, broderies, perlages et velours suivant les époques et les fortunes. La première pièce de drap, lejiletenn est fréquemment à manches longues repliées dans les premières modes. Une deuxième pièce à manches courtes, le corselet ou (manchoù) vient par-dessus.
Le bas du costume est une jupe en drap de laine recouverte ou remplacée par du velours suivant les époques. La jupe est recouverte par un tablier de différentes couleurs, motifs, matières, broderies et de perles suivant les époques et les fortunes. Les femmes portent sur leur tête une coiffe blanche en toile ou en dentelle suivant les époques. La coiffe majoritairement et le plus tardivement portée nomméeborledenn a donné son nom aux femmes du pays. Une borledenn est une femme qui porte la coiffe borledenn. Cette coiffe a comme le reste du costume évolué suivant les générations en forme, en matières et en taille.
Les pieds des femmes étaient chaussés de sabots de bois ou des chaussures de cuir noir (voire de bottines) comme les hommes.Le cou des femmes a pu être agrémenté de bijoux divers en métal et d'unscapulaire de velours ou de soie[246].
Les petits garçons portaient le même costume que les hommes.
Les fillettes et les très jeunes garçons portaient des petites jupes en laine ou en velours parfois brodé (leur costume était composé également d'un haut assorti à la jupe). Ils ne portaient pas de coiffe mais de petits bonnets en velours ou satin brodé et perlé formant des motifs (fleurs…).
La chapelle du Saint-Esprit[261], ancienne chapelle du premier grand séminaire de Quimper, puis de l'ancien hôpital Laennec jusqu'à son déménagement en 1981, désormais désaffectée pour le culte, est restaurée par l'association Les ouvriers du Saint-Esprit, affiliée à l'association L'Œuvre de Saint-Joseph, qui en est propriétaire et dont le propriétaire estPhilippe Abjean, créateur des Chemins duTro Breiz et de laVallée des Saints àCarnoët[84].
La chapelle et le calvaire de Cuzon.
La chapelle de Cuzon.
Kerfeunteun : la chapelle de Menfouès.
Kerfeunteun : la chapelle de Kernilis.
Chapelle de l'ancien grand séminaire à Kerfeuteun.
Ancienne maison conventuelle de la Retraite à Quimper, début duXXe siècle.
Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes (certaines sont à pans de bois), dont laMaison des cariatides, rue du Guéodet) s'étend en avant de la cathédrale, entre l'Odet et leSteïr. La rue du parc longeant l'Odet mène au quai duSteïr. Ce petit affluent, maintenant canalisé et couvert avant son confluent, offre une vaste zone piétonne. Le centre-ville se visite par lepetit-train
Le château de Kerivoal, construit en 1891 par Antoine Montluc de la Rivière[263].
La villa Keristeir, construite en 1897, elle appartint à lafamille Jacob, avant d'être la propriété de Gabriel Esun en 1936, et d'être réquisitionnée par les Allemands pendant laSeconde Guerre mondiale. Elle a été rénovée en 2020[264].
Le manoir de Roz Maria, construit vers 1910 pour le photographeJoseph Villard sur des terres appartenant à la famille de la Hubaudière. Propriété du département du Finistère, il a été racheté en 2021 par la Ville de Quimper[265].
Cimetières :
Saint-Louis, place de la Tourbie, bâti à la fin du Moyen Âge, il prend son nom en 1549 ;
Kerfeunteun, seul cimetière autour d'une église ;
Saint-Joseph, rue de Kerfeunteun ;
Saint-Marc, rue Saint-Marc, créé à laRévolution, traversé par l'ancienne voie ferrée Quimper-Pont-l'Abbé, il abrite le carré militaire de laPremière Guerre mondiale ;
Penhars ;
Ergué-Armel, le plus étendu (2,3 hectares) ;
Saint-Conogan, ouvert en 1966, se trouve au Moulin-Vert ;
Stang-Bihan, le plus récent (1988) se trouve derrière le parc des expositions, en bas de Penvillers. Il jouxte le crématorium de Quimper-Cornouaille.
Lemusée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal.
Lemusée de la Faïence. Situé au bord de l'Odet, le musée est installé dans l'ancienne maison Porquier construite en1797. Riche d'un fonds de près de deux mille cinq cents pièces exposées par roulement, il retrace, sur deux étages, plusieurs siècles de l'histoire de Quimper et de sa faïence.
De au, Quimper disposait d'un centre d'art contemporain,Le Quartier. Celui-ci ferma à la suite de la décision de la municipalité de supprimer les subventions accordées au centre qui étaient de plus de 250 000 € par an[267].
Après avoir eu de nombreux cinémas[268], dont l'Odet-Palace, Quimper dispose de nos jours de deux cinémas : le nouveaucentre d'art et d'essai Katorza (à la suite de la fermeture des Arcades et du Quai Dupleix) et leCinéville qui a remplacé le cinéma Le Bretagne en 2012 sur le parking de la Providence. Ils comptabilisent respectivement 46 139, 62 968 et 483 400 entrées en 2016, soit un total de 592 507 entrées (+ 8 % par rapport à 2015)[269],[270]. Ainsi, chaque habitant de Quimper voit plus de 9 films par an en moyenne, contre 3 films par an pour la moyenne nationale[271].
Médiathèque Alain-Gérard (anciennement médiathèque des Ursulines) qui abrite 120 000 documents (livres, disques et DVD). Elle a été inaugurée en 2008 par le maireBernard Poignant, remplaçant l'ancienne bibliothèque municipale, qui était située rue Toul al Laër[273]. Elle utilise le bâtiment d'un ancien couvent, qui a servi aussi de caserne. Les façades extérieures et la charpente du bâtiment d'origine ont été conservées et restaurées ainsi que deux galeries du cloitre[274],[275].
LeMonument àRené Laënnec est érigé devant l'hôtel de ville. Cette statue en bronze est l'œuvre d'Eugène-Louis Lequesne et date de 1867. Le médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au sculpteurRené Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant laSeconde Guerre mondiale leMonument àLa Tour d'Auvergne érigé en 1908, à la mémoire ducarhaisien, « premier grenadier de la République », né en 1743, tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le et auteur de divers ouvrages sur lalangue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteurPhilippe Joseph Henri Lemaire représentant sur piédestal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Ce monument a été remplacé par une statue en granite figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteurRobert Michel, érigée après la Seconde Guerre mondiale.
À l'angle nord-ouest de la même place se dresse leMonument aux morts de la Première Guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide duSouvenir français, en 1909 au cimetière Saint-Marc. Il a été transféré en 1951 sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré auMans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les Prussiens après deux journées de résistance en. Le créateur du marin est le sculpteur ardennaisAristide Croisy.
À proximité du pont Firmin se dresse leMonument aux filles de la mer, du sculpteurFrançois Bazin, datant de 1935 ; il représente, au pied d'un menhir de granit, une Sénane et une Ouessantine sculptées dans la même roche, abîmées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
La commune compte plusieurs espaces naturels protégés à divers titres :
le chemin de halage de l'Odet[281] comprenant4 hectares couverts par unarrêté préfectoral de protection de biotope en date du afin de protéger lecranson des estuaires (Colchearia aestuaria), plante protégée au niveau national. Cette zone de protection se trouve sur la rive droite de l'Odet, le long du chemin de halage entrer la place des Acadiens et le bois du Corniguel[282] ;
la ZNIEFF de type 2 de296 hectares de la baie de Kerogan, également dans la commune dePlomelin[284]. La baie de Kerogan est situé juste en aval de la ville. Elle est bordée sur sa rive gauche par les tourbières de Kerogan[285] et Stang Zuqui abrite entre autres l'escargot de Quimper et desdroséras, ce qui provoqua des polémiques, les écologistes protestants contre les projets d'urbanisation dans cette zone, finalement protégée par un périmètre de protection et de valorisation (décision du conseil municipal de Quimper en date du)[286].
On trouve aussi :
la ZNIEFF de type 2 de33 hectares de l'Isole, également dans la commune deRoudouallec[287] ;
la ZNIEFF de type 1 de9 hectares de la tourbière de la fontaine de Keribin[288].
La tourbière de Kerogan sur la rive gauche de l'Odet juste en aval de Quimper 1.
La tourbière de Kerogan sur la rive gauche de l'Odet juste en aval de Quimper 2.
Romans dont l'intrigue ou une partie se déroule à Quimper
Césaire de Poulpiquet, (1903-1943), résistant ayant hébergé clandestinement des aviateurs pendant la Seconde Guerre mondiale, déporté et mort en Allemagne ;
↑Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 665 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1969 au 01/06/2024.
↑Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 695 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/07/1966 au 01/06/2024.
↑Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 577 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1976 au 01/06/2024.
↑Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
Le Phaéton d'une voiture à foin Vit son char embourbé. Le pauvre homme était loin De tout humain secours. C'était à la campagne, Près d'un certain canton de basse Bretagne Appelé Quimper-Corentin. On sait assez que le destin Adresse là les gens quand il veut qu'on enrage. Dieu nous préserve du voyage.
↑Les Actes de l'abbaye Saint-Mesmin de Micy, rédigés avant 972, indiquent que l'abbaye de Noirmoutier aurait accueilli pour la fin de sa vie, un Gradlon, évêque et neveu d'un très puisant roi des Bretons. Il est curieux de constater qu'un prieuré de Landévennec à Lanvern, près de Plonéour, est dédié à saint Philibert, le fondateur de Noirmoutier.
↑Joëlle Quaghebeur,La Cornouaille duIXe auXIIe siècle…, soutient l'existence d'un monastère très ancien, ayant été le siège de l'évêché breton primitif, ce qui expliquerait qu'un simple transfert à quelques centaines de mètres n'ait pu donner matière à un récit de fondation comme pour les évêchés voisins.
↑Par convention, les chiffres de la population légale de 2006 et 2009 publiés par l'Insee sont présentés.
↑Claude Le Corre, Bernard Auvray, Michel Ballevre, Michel Robardet, « Le Massif Armoricain »,Sciences Géologiques, bulletins et mémoires,vol. 44,nos 441-2,,p. 88.
↑C. Lorenz,Géologie des pays européens : France, Belgique, Luxembourg,Éditions Dunod,,p. 135.
↑F. Béchennec, B. Hallegouët, D. Thiéblemont et I. Thinon (avec la collaboration de A. Cocherie, C. Guerrot, F. Lucassou),Notice explicative de la feuille Lorient (383) à1/50 000e, BRGM,(lire en ligne), p.18.
↑A.L. avec L'usine nouvelle, « LGV. La commission recommande une révision du projet breton [rapport intégral] »,Le Télégramme,(lire en ligne, consulté le).
↑François Merlet, « La formation des diocèses et des paroisses en Bretagne. Période antérieure aux immigrations bretonnes ». Rennes, Imprimerie bretonne [en dépôt chez A. Picard], 1951. Extrait desMémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. XXX,p. 5-61, et t. XXXI,p. 137-172. (lire en ligne)[1]
↑Charles d'Hozier, dir. M. de La Roche-Lambert-Mions,Armorial général de France : recueil officiel dressé en vertu de l'édit royal du 20 novembre 1696(lire en ligne).
↑Autre blason connu de la ville de Quimper, dansAtlas d'Histoire et de Géographie de Marie-Nicolas Bouillet, Hachette, 1936.« Armoiries ville Quimper 1877 ».
↑Bernard Tanguy, « Hagionomastique et histoire, Pabu Tugdual alias Tudy et les origines du diocèse de Cornouaille »,Bulletin de la Société archéologique du Finistère,,p. 124.
↑« Quimper. Isabelle Assih élue présidente de l'agglomération : Isabelle Assih, maire de Quimper (Finistère), a été élue présidente de Quimper Bretagne occidentale, ce jeudi 16 juillet 2020. »,Ouest-France,(lire en ligne).
↑Christian Girard,Liste des prêtres du diocèse ordonnés depuis 1803 selon leur paroisse d'origine (Supplément à la Semaine religieuse du 29 novembre 1968 - liste extraite du mémoire sur « l'évolution quantitative du clergé diocésain de Quimper, de 1803 à 1968 », présenté devant la Faculté des lettres et Sciences humaines de l'Université de Rennes - mention Très Bien), Quimper,(lire en ligne),p. 33 (17 du pdf).