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| Quartier Léopold | ||
Église Saint-Joseph au centre du quartier | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | ||
| Ville | Bruxelles | |
| Arrondissement | Bruxelles-Capitale | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | 50° 50′ 20″ nord, 4° 22′ 12″ est | |
| Transport | ||
| Gare | Gare du Luxembourg (Bruxelles) | |
| Métro | Trône,Arts-Loi | |
| Localisation | ||
Géolocalisation sur la carte :Bruxelles | ||
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Lequartier Léopold (ennéerlandais :Leopoldswijk) est un quartier de l'extension est de la ville de Bruxelles, incluant quelques ilôts sur le territoire de la commune voisine d'Ixelles. Il se trouve entre lapetite ceinture d'un coté et lagare du Luxembourg de l'autre. Il occupe un plateau peu dénivelé, idéal pour sonplan en damier. Il est limité au sud par larue du Trône, au nord par larue Joseph II et au nord-est par leMaelbeek[1],[2]. Pendant 100 ans le quartier de la noblesse et de lahaute bourgeoisie, il est aujourd'hui englobé dans lequartier européen, avec lequel il est parfois confondu.
La première enceinte qui entourait Bruxelles (commencement estimée au début duXIIIe siècle sous le règne deHenriIer de Brabant) marquait la limite entre ville et campagne jusqu'au début duXIXe siècle. Depuis les portes de Louvain et de Namur, les chaussées de Louvain, de Wavre et d'Ixelles permettaient de traverser la vallée duMaelbeek. Le tracé du Maelbeek vient définir le tracé de la chaussée d'Etterbeek qui relie alors lachaussée de Wavre et lachaussée d'Ixelles à lachaussée de Louvain.
En 1782, Joseph II, entreprend le démantèlement progressif des anciens bastions de la ville. En 1810, cette initiative sera complétée par la destruction des remparts de Bruxelles, sur ordre de Napoléon Bonaparte. Ce décret prévoit la création des longs boulevards inspiré du modèle urbanistique parisien. Toutefois il faudra attendre l'occupation hollandaise, en 1819, pour voir apparaître le tracé de grands boulevards de la Ceinture et des promenades vertes de Bruxelles, dessinés par l'ingénieur-architecteJean-Baptiste Vifquain.
En 1831 commence l'expansion de la ville vers la campagne qui viendra développer ce que sont aujourd'huiSaint-Josse-ten-Noode et Etterbeek.
À l'Indépendance, la ville de Bruxelles se révèle trop petite et inconfortable pour accueillir les fonctions du nouvel État, les résidences des diplomates, les hommes d'affaires, les grands bourgeois et les hauts fonctionnaires. Ces nantis devaient donc trouver le lieu le plus adapté à leur nouvelle installation. La demande d'un nouveau quartier possède donc, dès l'origine, une dimension commerciale.
Le centre-ville est bruyant, surpeuplé, vétuste et populaire. Quant à la rive gauche de la Senne, elle est peu accueillante. Les remparts n'y sont pas nivelés, les usines et ateliers sont proches des zones d'habitations, l'air y est réputé malsain et la rivière menace de débordements.
Alors que l'est de la ville, proche des lieux de décisions et de pouvoir (parlement, ministères, palais royal) et apportant quiétude semble tout à fait convenir à un grand projet d'embellissement de la ville. De plus, les remparts y ont déjà été démantelés, ce qui n'est pas encore le cas partout, et ce lieu est le prolongement logique du quartier aristocratique duXVIIIe siècle. On prévoit d'ailleurs d'y construire : un palais de justice, un palais royal, un hippodrome, un cirque, un marché, une caserne… Mais seuls l'église, le concert noble et un zoo (éphémère) y virent le jour.

Le quartier fut créé par la Société civile pour l'agrandissement et l'embellissement de Bruxelles le et doit son nom au roi des BelgesLéopoldIer. Le,Ferdinand de Meeûs et ses associésJacques Coghen et François Xavier Benard avaient déjà créé une société civile pour l'acquisition de biens immeubles : ils avaient déjà l'idée d'agrandir la ville de Bruxelles et peu à peu achetaient les terres deSaint-Josse-ten-Noode.
Suivant les dessins de l'architecteFrançois Tilman Suys, cette expansion aura pour but de se référer aux tracés du quartier du parc qui aura pour conséquence de créer un urbanisme en «damier», dont la création de la rue Joseph II et rue du Trône.
Le nouveau quartier résidentiel se développera autour de deux places, les actuelssquare de Meeûs etsquare Frère Orban. cette expansion devait comprendre un programme d'équipement mais seule l'église Saint-Joseph (Bruxelles) sera réalisée.
Peu à peu les plus beaux hôtels de maître furent construits par les membres de la noblesse et de la haute bourgeoisie.Larue de la Loi et les ruesd'Arlon etde Trèves se transformèrent. L'avenue des Arts rayonnait.
Au départ, le quartier Léopold est destiné à accueillir les classes sociales aisées, l'objectif est de doter le nouveau quartier d'un grand nombre de monuments : place, églises, palais de l'industrie....

C'est ainsi qu'en, un rapport sur la situation financière de la ville décompte, dans ce quartier le plus riche et le plus en vogue de Bruxelles, 115 hôtels particuliers, dont 42 avec porte cochère.
Après être resté longtemps stationnaire, le quartier a pris quelques accroissements avec l'élévation de la station du chemin de fer entre quartier et parc Léopold. En 1854, lagare du Quartier Léopold, plus tard rébaptiségare de Luxembourg permet de voyager jusqu'àLa Hulpe, en 1858Arlon et atteint, en 1859Luxembourg. La ligne est prolongée, le 24 novembre 1866 vers laGare du Nord[3].
En 1988, la Ville de Bruxelles délivrera, quelques mois avant la création de la Région bruxelloise (1989), un permis de bâtir du nouveau siège du Parlement européen à Bruxelles. Cette nouvelle construction impliquait la destruction de l'ancienneGare du Luxembourg et de ses voies de triage ainsi que de la brasserie Léopold. Sur cette surface nouvellement créée, l'on a reconstruit l'actuelleGare de Bruxelles-Luxembourg (à présent intégralement sous une dalle) et construit une série d'édifices du Parlement européen, dont leParlementarium (centre du visiteur du Parlement européen). Un important mouvement citoyen s'opposa à l'époque à la destruction de la gare mais n'obtint au final que la conservation de la petite partie centrale de la gare, toujours visible depuis la Place du Luxembourg.
La brasserie Saint-Hubert, ancêtre de la brasserie Léopold se trouvait à l'origine à front d'un des étangs d'Ixelles (maintenant disparu), à l'emplacement actuel du Victory House, entre les rues des Cygnes et Malibran. Elle appartenait à la famille Rijckaert auxXVIIe et XVIIIe siècles et passa en 1781 entre les mains de Jean-Baptiste Van Amelrijck, agent municipal à Ixelles sous la révolution. Ce dernier n'eut aucun fils et transmis la brasserie à sa fille et son gendre, Guillaume Keymolen. À leur tour, ils transmirent l'entreprise à leur fille et leur gendre, Joseph Damiens. Elle restera dans la famille Damiens jusqu'à la première Guerre Mondiale. En 1860, à la suite de l'assèchement du grand étang d'Ixelles et à l'accroissement des activités de la brasserie, celle-ci est contrainte de déménager et va alors s'implanter rue Vautier, en face de la gare du Luxembourg.
À côté se trouvait le parc Léopold alors complètement négligé. Ce nouvel emplacement s'est avéré très avantageux : l'air y est pur, à quelques minutes de la Grand Place et en lien direct avec la gare du Luxembourg qui permettait de desservir tout le pays.
En 1880, Joseph Damiens décide de renommer la brasserie « brasserie Léopold » en l'honneur du premier roi des belges. Joseph Damiens décède en 1884 et c'est alors son fils de 17 ans, Georges qui va reprendre la gestion. Malgré son jeune âge, c'est sous sa direction que la brasserie Léopold va connaître une croissance sans précédent. En raison de l'évolution des goûts en matière de bière, la brasserie doit faire place à de nouvelles installations pour le brassage des bières à basse fermentation. En, la première livraison de bière «Bock» quitte la brasserie. Une liaison ferroviaire reliait directement la brasserie à la gare du Luxembourg.
La demande croissante pour les nouvelles bières nécessite la construction de nouveaux bâtiments. On construit une nouvelle salle de brassage qui jusqu'en 1930 produira près de176 000 hl. Georges Damiens a deux fils, Edmond et Pierre avec lesquels il gère l'entreprise. En 1913, l'entreprise familiale est convertie en une société à responsabilité limitée. La brasserie connaît des moments difficiles lors de la première Guerre Mondiale où elle voit sa production diminuer de moitié. En effet, les allemands perquisitionnent le cuivre et les autres métaux ainsi que les chevaux destinés au transport. Il faut attendre 1920 pour retrouver une production comparable à celle de 1913. À partir de là, la brasserie va progressivement étendre ses installations en direction de la rue Wiertz et du parc Léopold jusqu'en 1945.
Déjà à partir des années 1920, la brasserie Léopold ambitionne de racheter les petites brasseries qui ne disposent pas de ressources suffisantes pour passer à la production de bière à basse fermentation. Mais il faudra attendre les années 1950 pour qu'elle atteigne son apogée en rachetant la brasserie « Lootvoet » à Overisje ainsi que la brasserie « De Lac » à Bruges. La brasserie Léopold sera même présente à l'expo 58 où elle dispose d'un café « la Nouvelle Brasserie de la Couronne » dans le village « Belgique 1900 ». L'entreprise va continuer d'évoluer de manière favorable jusqu'en 1975, en parvenant à augmenter chaque année son chiffre d'affaires. Cependant, avec le début de la crise économique ainsi qu'une concurrence de plus en plus féroce, la brasserie commence à éprouver des difficultés. En effet, la bière Léopold en tonneaux connaît toujours un certain succès mais la vente en bouteille régresse fortement : le groupe Artois interdit à la brasserie Léopold de vendre ses bouteilles de bière dans les supermarchés. De plus, certains contrats signés à l'étranger arrivent à leurs termes et ne sont pas reconduits. L'ensemble de ces difficultés qui mettent en péril la brasserie pousse l'entreprise à faire appel au grand groupe Heineken qui la revend au groupe Artois en 1976. À sa fermeture en 1981, la brasserie est la dernière encore opérationnelle sur le territoire de Bruxelles et compte encore 150 employés. En 1986, la brasserie Léopold et une série de maisons environnantes sont rachetées par des promoteurs immobiliers en vue d'être rasées pour la future construction du parlement européen.
La plupart des hôtels particuliers se distinguent par la présence d'écuries ou de remises. Toutefois, les dépendances en fond de parcelle accessibles via un passage cocher intégré à l'hôtel.
Les hôtels sont en effet plus fréquemment situés sur une parcelle traversant l'îlot jusqu'à une rue secondaire, à front de laquelle est bâtie la dépendance. Ce sont principalement les rues des Éburons et Boduognat qui jouent ce rôle de coulisse, pour le square Marie-Louise et l'avenue Palmerston.
Les hôtels particuliers s'implantent également aux angles des artères ; ils sont alors suivis d'une cour puis de dépendances le long de la rue latérale. Un bel exemple, démoli, est leno 9 du square Ambiorix, conçu par l'architecte Henri Van Massenhove pour la veuve d'un général, à l'angle de la rue de Pavie.
Au fil du temps, les écuries des rues secondaires ont été converties en garage, puis transformées en logement ou remplacées par des immeubles à appartements. Il est d'ailleurs intéressant de noter que les hôtels de maître conçus dans les premières années duXXe siècle sont pourvus d'une « remise pour automobile », intégrée le plus souvent au rez-de-chaussée de l'habitation. C'est notamment le cas d'une demeure Beaux-Arts de 1912 au boulevard Charlemagne.
L'ilot est bâti selon un idéal de mixité sociale, comme démonstration de la coexistence possible de l'hôtel de maitre avec la maison plus modeste.
On remarque ici une succession de maisons de maîtres et d'hôtels particuliers. Chacun de ces hôtels se caractérise par une porte cochère donnant accès à un hall carrossable. Sur soubassement de pierre, les baies du RDC sont séparées par des trumeaux à bossages. L'étage noble quant à lui est orné d'un balcon à balustres de pierre qui englobe les 3 fenêtres centrales. Celles ci, tout comme celles du deuxième étage, sont rehaussées d'un chambranle à crossettes.
À gauche comme à droite, s'élèvent des habitations d'apparence plus modeste. Leur largeur mitoyenne peu importante (6 mètres) et le traitement architectural moins riche de leur façade tendent à le prouver.
En effet ces quatre constructions sont discrètement garnies d'un enduit blanc sur toute leur hauteur. Le rez-de-chaussée subit la même loi et ne présente donc pas de soubassement de pierre ou de briques enduites faisant saillie.
Enfin, à chacun des coins que forme la rue Belliard avec la rue de l'Industrie et la rue de la Science, une maison de maitre achève la rangée d'édifice décrits ci-dessus. Ces édifices se caractérisent par les mêmes signes extérieurs que les hôtels centraux : soubassement de pierre et rez-de-chaussée richement travaillés, étage orné d'un balcon, fenêtres encadrées de chambranles dont le profil ressort du plan de la façade, bandeau séparant systématiquement chacun des étages.
La construction d'une prolifération d'annexes en fond de cour et de gigantesques immeubles à appartements à chaque coin de l'ilot, a démantelé la rigueur cadastrale de 1840, mais certains bâtiments originaux ont subsisté malgré tout.
Rue Belliard, les deux hôtels sont toujours présents, bien que l'hôtel à gauche a été surélevé de deux étages, on devine qu'à l'origine ils étaient semblables.
Un des derniers anciens hôtels de maître au 18 de la rue de la Science fut celui du coin de la Rue de la Loi. Transformé en bureaux pour la société Finelgaz devenue avec le temps Finargos.
L'une des richesses du quartier réside dans la présence de nombreuses habitations personnelles d'architectes, qui rivalisent d'originalité. Si plusieurs d'entre eux osent le style Art nouveau, d'autres optent pour un éclectisme aux accents classiques, tel Jean-Joseph Caluwaers, empreint de Renaissance flamande ou teinté de néogothique, comme Arthur Verhelle et Antoine Aulbur.
Plusieurs artistes élisent par ailleurs domicile dans le quartier. Avant l'aménagement de celui-ci, les frères Jean-Joseph et Jacques Jacquet, tous deux sculpteurs, habitent une vaste propriété, aujourd'hui disparue, en bordure du cimetièr. L'architecte Gustave Saintenoy y bâtit un atelier en 1863. Auno 33 de l'avenue de Cortenbergh, l'architecte Ernest Van Humbeeck conçoit, en 1885, un atelier pour le sculpteur Guillaume Charlier, lui aussi aujourd'hui démoli. En 1893, le sculpteur Jules Lagae installe son atelier en fond de parcelle avenue Michel-Ange ; quelques années après, l'architecte Arthur Verhelle lui bâtit une habitation à front de l'artère).
En 1896, l'architecte Henri Van Massenhove dessine pour le peintre Constant Montald une maison-atelier, aujourd'hui disparue, auno 22 de l'avenue de la Renaissance. En 1898, Paul Hamesse conçoit pour sa part la maison-atelier du peintre-décorateur Arthur Rogiers. La même année, le sculpteur Pierre Braecke se fait construire un atelier arrière rue de l'Abdication, complété, en 1901, par la remarquable habitation due à son ami et collaborateur l'architecte Victor Horta. Le statuaire Frans Henin commande de son côté une singulière maison-atelier à l'architecte Jules Brunfaut, conçue en 1904 sur une parcelle tout en longueur rue des Éburons. La famille Wolfers, créatrice de la maison d'orfèvrerie du même nom, s'installe en outre auno 4 du square Marie-Louise. La maison, aujourd'hui remplacée par un immeuble à appartements, est dotée d'un atelier arrière, remplacé en 1924 par l'atelier de statuaire de Philippe Wolfers.
Le quartier nommé aujourd'hui le quartier européen ou le quartier nord-est était à ses débuts un quartier essentiellement résidentiel comptant des maisons bourgeoises, des hôtels particuliers, des demeures, des ateliers d'architectes et d'artistes, des maisons ouvrières, des immeubles de rapport, des petites entreprises et des édifices publics et communautaires.
En 1958 la commission européenne s'installe rue Belliard au numéro 51 et 53. Aujourd'hui la commission occupe à Bruxelles plus de 3 500 m2 de bureau. De grands enjeux se jouent et la commission implique d'accueillir d'autres organismes ayant des intérêts financiers et aspirant à avoir des relations avec la commission comme des syndicats, des sociétés, des bureaux d'avocats... Ce quartier a été ces 50 dernières années en perpétuelle mutation mais pas toujours avec cohérence.
Avant le projet d'extension nord-est le quartier était essentiellement habité par une population modeste, vivant dans de petites maisons ouvrières le plus souvent composées d'un seul étage. Une nouvelle orientation va être donnée au quartier par l'architecte Gédéon Bordiau qui dessinera un quartier destiné à la construction d'habitations unifamiliales. Son projet sera approuvé dès 1875 mais il faudra attendre les années 1900 pour que soit entièrement édifié le quartier à l'extrême Est.
Il définit des artères larges et des parcelles relativement longues et étroites. Le quartier résidentiel et aéré va attirer différents profils; la bourgeoisie s'installe aux abords des squares, la classe moyenne s'installe en périphérie du quartier, et on observe un phénomène particulier; un certain nombre de propriétaires destinent leurs constructions à la location. Ces habitations sont similaires à l'intérieur, elles se démarquent cependant par leurs façades différentes. Fin duXIXe débutXXe certains architectes marqueront le quartier par le grand nombre de constructions qu'ils laisseront, notamment Bogaers qui construit des maisons identiques dans un style néoclassique ou encore Henri Van Massenhove qui laisse une soixantaine de constructions éclectiques et Édouard Elle qui, lui, laisse une cinquantaine d'édifications dans le quartier.
Les maisons bourgeoises présentent des plans-types, composés de trois pièces en enfilade et disposant de combles pour les domestiques. Les façades, comme dit précédemment, sont différentes mais sont habituellement ordonnées de deux ou trois travées, agrémentées d'un balcon ou d'une logette. Ce plan-type est plus marqué encore pour les hôtels particuliers qui sont cependant construits sur des parcelles plus grandes.
De nombreux architectes élisent domicile dans le quartier, ce qui va amener une certaine émulation menant parfois jusqu'au style Art nouveau et une cohabitation de différents styles.
Parallèlement à ces deux phénomènes (maison bourgeoise et atelier d'architecte), le quartier va également attirer les investisseurs. Les immeubles de rapport sont construits sur des parcelles de tailles comparables aux maisons bourgeoises. Ces immeubles sont composés de quatre étages et d'un rez-de-chaussée commercial.
Destinés à la location et au commerce, ils sont généralement situés sur des parcelles d'angle leur permettant de jouir d'une plus grande visibilité.
L'exemple du numéro 72 rue Belliard illustre parfaitement ces phénomènes. En 1863 l'immeuble est construit sur une parcelle vide, par un architecte du quartier, M. Govaert, demeurant au 66 rue de la Loi, qui édifie un immeuble pour le compte de madame la vicomtesse De Beughem. Le bâtiment présente une architecture néoclassique (annexe.1.) moins caractéristique du quartier nord-est mais tout de même fort représenté rue de la Loi et rue Belliard. Plan : immeuble construit en 1863 par l'architecte Govaert au 72 rue de la Loi.
Immeuble présentant une façade de style néoclassique, avec un soubassement au rez-de-chaussée et deux travées marquant chacun des deux étages.
Le quartier comptait de nombreux débits de boissons destinés aux riverains et aux promeneurs. La promenade étant une activité sociale importante auXIXe siècle et le quartier, doté de nombreux parcs et squares, était propice à ce type d'activité. Le quartier étant principalement résidentiel et apprécié pour ses promenades, il y avait le long des rues de la Loi et Belliard, de nombreux débits de boisson et commerces.
Les ateliers et entrepôts étaient majoritairement liés à la construction (puisque le quartier était principalement résidentiel avec des bourgeois et des architectes liés à la construction). La discrétion de l'implantation de ces activités dans le tissu urbain s'explique par le fait qu'elles étaient le plus souvent implantées en intérieur d'îlot.
Le quartier est complètement édifié fin des années 1910 et peu de transformations auront lieu jusque dans les années 1950. Les raisons en sont que les artères ont été définies en 1875, l'édification des immeubles a été entreprise juste après, il restera très peu de parcelles libres. L'analyse des permis d'urbanisme permet de constater qu'entre 1910 et 1920 certaines habitations font l'objet de rhabillage de façade et ce principalement en style Beaux-Arts. Il est aussi intéressant de remarquer qu'au début duXXe siècle l'avènement de l'automobile a un impact important sur l'urbanisme ; un grand nombre de permis sont introduits pour la construction d'annexes, pour la transformation d'écuries en garages ou encore pour la conversion de rez-de-chaussée en garages.
À cette même période, les nouvelles constructions sont directement dotées de remises à automobile. Par exemple on peut citer les numéro 10 2 et 723 de la rue Belliard qui font une demande respectivement en 1912 et 1928. Les demandes sont dénommées comme suit « Transformer l'écurie en garage pour automobile ».
Durant l'entre-deux-guerres la bourgeoisie se déplace dans la nouvelle périphérie ce qui aura pour conséquence la division des immeubles unifamiliaux en appartements. Sur les rares parcelles encore libres sont plus généralement construits des garages, des écuries et des dépôts mais plus rarement des maisons.
Dans les années 1950 le quartier connait une première vague de démolition pour construire des immeubles de 4 à 6 étages. La seconde vague de démolition commence au début des années 1960 au moment où les institutions européennes élisent domicile autour du rond-point Schuman. Les immeubles de bureaux sont construits en masse, ils s'implantent principalement au Sud du quartier donc principalement sur la rue Belliard et la rue de la Loi.
L'évolution de l'immeuble situé au 66 rue de la Loi est intéressant car il regroupe plusieurs phénomènes caractéristiques de l'évolution des deux rues.
En 1896 sur une parcelle libre est construit un immeuble de style Beaux-Arts.
En 1951 l'immeuble subit des transformations de façade arrière et des transformations intérieures. Ces dernières dans le but de créer plus de logements afin d'obtenir un meilleur revenu locatif. Le propriétaire ajoute des lucarnes dans les combles pour pouvoir louer les chambres, il détruit la véranda pour en faire une pièce habitable et construction d'une annexe au deuxième entresol. Quatre ans plus tard l'immeuble va faire partie d'un projet d'envergure comprenant les numéros ; 58 à 72 rue de la Loi, 2 à 6 rue de Spa, 67 à 41 rue Joseph II et les numéro 11 à 1 rue des deux églises, soit la moitié d'un bloc.
Cet énorme projet a été introduit par la compagnie d'assurances Les Pays-Bas en 1955, celui-ci n'a finalement pas été mené à terme mais certains immeubles ont tout de même été détruits. Finalement le projet de la compagnie d'assurances Les Pays-Bas fut de moins grande ampleur comprenant finalement les numéro 64 à 68 rue de la Loi et le numéro 47 de la rue Joseph II.
L'analyse des permis d'urbanisme permet de constater que l'usage des immeubles avant la destruction était principalement de l'habitation aux étages et du commerce au rez-de-chaussée. Avant les années 1950, cette configuration d'immeuble à destination mixte est la plus fréquente dans le quartier mais ce n'est pas systématique car en 1955 il existait encore des maisons unifamiliales. Le projet de complexe immobilier allait dans un sens très différent, puisqu'il s'agissait de construire un immeuble à destination exclusive de bureaux.
Les permis d'urbanisme indiquent également que le ministère des travaux public ne s'opposait jamais aux projets s'ils étaient en accord avec l'art. 18 de l'arrêté royal du 2.12.1946 relatif à l'urbanisme;c'est-à-dire que les seuls éléments qui peuvent mettre en échec un permis de bâtir sont en rapport avec l'alignement des bâtiments.
Il y a de nombreux autres exemples de démolitions comme l'immeuble situé au numéro 64 de la rue de la Loi, démoli en 1947 pour construire un immeuble de sept étages, ou encore les immeubles aux 39 à 41 de la rue de la Loi qui ont été démolis en 1961 pour laisser place à nouveau à un immeuble de 7 étages.
Pour illustrer la seconde vague de démolitions on peut prendre plusieurs exemples : tout d'abord le Centre d'étude de l'énergie nucléaire, C.E.N. qui avait pour volonté de s'implanter à côté de la commission européenne, rue Belliard aux numéros 23 à 33. La C.E.N. introduit en 1959 un permis d'urbanisme pour démolir cinq immeubles et reconstruire un complexe de sept étages.
Le le ministère des travaux publics autorise la démolition des cinq immeubles et mentionne qu'ils sont susceptibles d'agréer l'immeuble de sept étages. En 1960 s'entame un long processus de pourparlers concernant les normes d'incendie et de sécurité mais le permis est délivré. En 1964 une nouvelle demande est introduite pour surélever l'immeuble de deux étages supplémentaires,en recul[pas clair] et ajouter des places de parking pour 73 voitures en sous-sol. On comprend dès lors qu'un parking de 73 voiture ne suffira pas pour l'usage d'un immeuble de bureau de 9 étages s'étalant sur la moitié d'un pâté de maisons.
Aujourd'hui le dernier dossier concernant cet immeuble est dénommé AVB/TP92588 et n'est plus accessible aux archives de la ville de Bruxelles en cause il est repassé au service urbanisme parce qu'il fait à nouveau l'objet d'une demande de permis. Ensuite en 1955, rue de la Loi les numéros 141 et 143 ont été démolis pour à nouveau construire des immeubles de bureaux. Les numéros 147 est annexé pour agrandir les bureaux en 19682 et construit beaucoup plus haut.
Lors de la première vague de démolition de 1950 à 1960 on peut constater que certains immeubles sont démolis pour reconstruire des immeubles de 7 étages destiné à l'usage de bureaux. Mais lors de l'analyse approfondie des archives on remarque qu'au fil de l'évolution les projets sont de plus en plus démesurés ; les demandes de permis de démolition ciblent systématiquement des ensembles d'immeubles de façon à les remplacer par des complexes de bureaux avec de grands parkings.
Il est également à noter que dans les autorisations du ministère des travaux publics il n'y a jamais aucun refus ni de débat concernant la démolition des immeubles anciens, les questions se portent sur certains éléments urbanistiques comme la profondeur de l'immeuble, le recul de celui-ci, , etc.
Les grands changements urbanistiques apparaissent à partir des années 1950. La CECA, communauté du charbon et de l'acier, est créée en 1951 par le traité de Paris, ses bureaux sont installés à Bruxelles, àStrasbourg et àTurin. En 1957 est créée la CEE, communauté européenne de l'Énergie atomique par letraité de Rome, son siège est d'abord situé au château de Val Duchesse à Auderghem, puis un an après déménage au centre de Bruxelles.
Au 51-53 rue Belliard mais le nombre de fonctionnaires augmente vite et les différents services se voient dans l'obligation de se disperser dans différents immeubles. Pendant plus de trois ans, il y aura des divergences entre les nations pour la localisation du siège des institutions, celles-ci amenant un grand nombre d'avantages financiers pour le pays qui les accueille. Les institutions sont situées dans quatre villes différentes àFrancfort, Strasbourg,Luxembourg et Bruxelles. À Bruxelles en 1961, le secrétariat de laCECA fusionne avec celui de laCEE et l'Euratom et s'installe dans le Charlemagne, 170 rue de la Loi. Puis, en 1971, les bureaux sont installés dans le Berlaymont à la jonction de la rue de la loi et du boulevard Charlemagne.
Le pourcentage de surface de bureaux a explosé en quelques décennies au détriment du logement. Depuis 2001, la nécessité de réintroduire du logement fait partie des préoccupations majeures pour l'avenir du quartier.
En 2006, un accord tripartite sera conclu entre l'État fédéral, la Région et la Ville de Bruxelles, reconnaissant « qu'il convient de consolider la fonction résidentielle dans le quartier » avec pour objectifs la création de nouveaux espaces de logement par le biais de nouvelles constructions ou de travaux de rénovation afin de favoriser la mixité du quartier et l'établissement progressif de la mixité de fonctions.
Avec le schéma directeur de 2008 ayant pour priorité la réintroduction du logement et la diversité fonctionnelle, plus de 165.000 m² de nouveaux logements ont vu le jour dans le quartier européen depuis 2008.
Dans ce contexte, un projet du promoteur Atenor voit le jour en 2011, surfant sur la volonté de construire du logement. situé à l'angle de la rue Belliard et de la rue de Trèves il porte le nom de « Trebel » et tend plutôt à renforcer le caractère monofonctionnel du quartier par la part énorme de bureaux qu'il propose. Ce projet pose également question du fait qu'il implique la destruction d'un immeuble remarquable du postmodernisme construit seulement dans les années 1980 et abritant le siège de la banque Bacob.
En effet, la demande de permis introduite par Atenor le a pour objet la démolition d'un immeuble de bureaux de 18.258 m² et la construction d'un nouvel immeuble de 32.325 m² ainsi que l'augmentation du nombre d'emplacements de parking de 136 à 162.
En revanche, le projet « Trebel » ne respecte pas les objectifs de création de logements du Schéma directeur, il renforce même plutôt le caractère monofonctionnel par la mise à disposition de tous ces bureaux.Il apparaît donc curieux que ce type de projet ait été retenu et il serait légitime de se poser des questions concernent d'éventuels intérêts privés dans le secteur public...[évasif]
Ce n'est d'ailleurs pas le seul projet controversé du promoteur Atenor dans le quartier. En effet, le projet The one, Brussels Europa surfant sur l'idée de concentrer, sur un même périmètre, une mixité de fonctions porteuses de dynamisme et de convivialité. Le projet propose un ensemble mixte de bureaux, logements et commerces.On constate[Qui ?] que cetteprétendue mixité[En quoi ?]n'est qu'une sorte d'alibi pour faire passer la construction d'une tour de s'élevant à plus de 110 mètres de haut, dans un quartier qui ne ce prête pas à ce type d'architecture[évasif]. Concrètement, les fonctions se répartissent de la manière suivante : 74,1 % de bureaux, 24,5 % de logements, 1,4 % de commerces[4].
Les raisons en sont qu'à l'époque l'architecture jouait un rôle fondamental à cette lisibilité par son homogénéité ; les immeubles ne dépassaient pas 3 étages, la présence des travées permettait de donner des lignes de fuites vers le lointain qui plaçait au centre de la vue l'arc de triomphe (fig.8).
Aujourd'hui, la voirie a été surélevée et il n'y a plus de lisibilité architecturale et ce dû au fait qu'il n'y a plus de cohérence architecturale, certains immeubles sont en saillies par rapport à d'autres, ils ont différentes hauteurs et sont de différents styles.
Si le tracé des rues n'a pas changé en 150 ans, en un temps record, le visage du quartier a complètement changé et ce dernier s'est « monofonctionnalisé » autour de l'activité «bureaux» et, bien que le pourcentage de bureaux non occupés dans le quartier ne cesse d'augmenter du fait de l'attrait pour le télétravail, les projets d'immeubles de bureaux ne cessent de voir le jour, prenant de plus en plus de hauteur et écrasant ce qui reste du quartier.
Vers 1972, les principales villes de la Belgique furent reliées par des axes autoroutiers importants. La liaison Bruxelles-Liège est assurée par l'autoroute E40, qui rentre dans la ville de Bruxelles jusque la grande ceinture à Diamant, où elle se transforme en tunnel. Par rapport aux autres entrées dans la ville, l'autoroute E40 est celle qui s'immisce le plus loin dans le tissu urbain, les autres étant accessibles depuis les communes périphériques. Plusieurs tunnels forme l'ensemble des passages souterrains qui dispersent les flux dans la ville.
Letunnel Cortenbergh qui passe sous le boulevard Auguste Reyers et l'avenue de Roodebeek mène directement au rond-point Schuman en sortant sur l'avenue de Cortenbergh, au croisement de la rue du Noyer. À ce moment là, l'autoroute dissimulée dans le tunnel se transforme en « autoroute urbaine », des voies rapides qui vont garantir dans ce contexte urbanisé la continuité des liaisons intra-urbaines. On aperçoit le même cas dans le sens inverse, la voie rapide qui se développe sur la rue Belliard, s'introduit sous terre en dessous de la place Jean Rey avant de rejoindre l'autoroute.
Dans le quartier européen, on distingue une autoroute urbaine importante, sur deux sens, qui se développe sur deux grandes rues parallèles, la rue de la Loi et la rue Belliard. Les tunnels transitoires jouent le rôle de régulateur de vitesse entre l'autoroute et l'autoroute urbaine. Ces voies rapides sont séquentielles, depuis le tunnel de Cortenbergh jusqu'à la petite ceinture, on distingue trois ordres de vitesses :
Aujourd'hui, le quartier européen est conditionné par ses différentes artères. Plusieurs tracés de différentes époques constituent l'ensemble du quartier. L'Europe se développe et s'agrandit sur un territoire où le réseau routier sature, et empêche certaines connexions urbaines.
La présence routière semble contraindre la dynamique urbaine de l'espace public qui se développe vers le centre, notamment vers le Parc Royal. Les connexions urbaines, la mixité de fonctions, la mixité de logements, la culture et le loisir accessible à tous, sont les mots clefs qui semblent former la vision future du quartier. Il y a, en effet, une série de projet urbain en cours qui visent à diminuer l'importance des autoroutes urbaines, notamment celui de la « Loi » en collaboration avec l'architecte Christian Portzamparc, qui est un des 12 programmes urbanistiques et architecturaux proposé par le schéma directeur du quartier européen, adopté par le gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale en.
Lorsque Bruxelles se propose officiellement comme ville candidate pour l'accueil du Siège des Communautés Européennes à l'automne 1958, la plupart des institutions y étaient déjà installées de manière temporaire et l'Europe naissante traversait une période de confusion. En effet, le Luxembourg souhaitait garder le siège du CETA et Strasbourg refusait de voir déménager le siège de l'Assemblée à Bruxelles. C'est en 1965 que fut signé le traité de Bruxelles, annonçant la fusion de la CEE et l'EURATOM et que Bruxelles commence de grands travaux. De la fin des années 1950 avec le projet du bâtiment Berlaymont au début des années 1970 avec le nouveau bâtiment du Conseil, Bruxelles voit se construire des infrastructures sans vision d'ensemble, rapidement et dans une situation précaire.
Peu à peu, le rhabillement de certaines façades de bâtiments construits au début du siège de l'Europe à Bruxelles apporte une nouvelle unité et une modernité au quartier européen.
Le 56 rue de la Loi, à l'angle de la rue des deux Eglises, a subi d'importantes transformations depuis sa construction. Les lignes pour surélever le bâtiment étant déjà tracées pour donner un aperçu de la taille par rapport aux autres bâtiments à la fin du projet final. Un premier permis de bâtir visant la démolition de cet immeuble et la reconstruction d'un bâtiment résidentiel et commercial avait d'abord été refusé.
On peut remarquer que le projet final n'est pas le même que sur les plans datant de 1969. Les fenêtres ont été disposées de façon continue sur la longueur du bâtiment, tandis que sur le plan, les fenêtres étaient par groupe de 4, les châssis en vitrine de glaces suspendues d'une épaisseur de 12 millimètres. On peut également voir sur le plan que la partie droite sera sans fenêtres, pour finir ce sera 5 grandes baies vitrées coupées en groupe de 16.
Au rez-de-chaussée, il devait y avoir une entrée principale avec l'enseigne « First City Center » ainsi que les escaliers à sa droite. L'entrée se fera pour finir sur le coin à l'intersection des rues de la Loi et des Deux Eglises. L'endroit préposé des escaliers servira de bande d'accès pour les personnes à mobilité réduite.
Alors que le premier étage et le rez-de-chaussée devaient se ressembler sur le plan, on aperçoit que, dans la réalité, le 1er étage est finalement vitré et bordé de longues rambardes métalliques séparant ainsi le rez-de-chaussée du 1er étage.
Le bâtiment suit cependant la structure comme sur le plan.
Il y a un changement de matériaux utilisés ainsi qu'un changement structurel. Les châssis des fenêtres étaient proéminents avant les changements et l'ensemble de la façade était lisse. À présent, sur le côté droit du bâtiment et sur toute la hauteur, on aperçoit un nouveau volume en pointe qui ressort et transforme l'aspect général du bâtiment. La façade est recouverte de granit clair (balmoral rouge-brun) et de granit foncé, les soubassements sont en pierre bleue. Le tout est entouré de fenêtres réfléchissant la lumière, comme indiqué sur le plan. C'est un bâtiment moderne qui se marie bien avec les façades aux alentours, modifiées dans les années 90. Le plan et le bâtiment finis sont identiques, on peut en faire la constatation avec les bandes horizontales de granit foncé (qui a été poli, d'où la réflexion de la lumière et des bâtiments dedans) qui vont en longueur décroissante du bas vers le haut. Le rhabillement de la façade a été pris en charge par le bureau d'architecture Henri Montois sa., et le maître d'ouvrage Swiss Life Belgium.
La passerelle qui enjambe la rue Belliard permet une jonction facile entre deux administratifs européens : le bâtiment Van Meerlant 2, siège du Conseil Economique et Social Européen et le bâtiment Jacques Delors, siège du Comité des Régions (nom provenant d'un ancien président de la Commission Européenne).
Cet arc métallique transparent et de couleur verdâtre a été conçu par l'entreprise Group Planning en 1983. Deux statues verticales en bronze se lançant un fil doré, œuvre de l'artiste belge Jean-Paul Laenen intitulée « le fil d'Ariane », viennent couronner l'arc en jouant sur la verticalité des corps sur l'horizontalité du pont. Elles sont prolongées par le bas du socle par deux spirales de bronze suspendues. Deux sphères en inox poli satiné d'un mètre de diamètre complètent l'architecture d'ensemble.
Structurellement, le pont est construit en béton architectonique et suspendu à un arc en acier.
L'immeuble actuel a été construit en 1975 par la société Wingate Investments, à l'emplacement de trois maisons bruxelloises datant probablement duXIXe siècle et témoignant du passé résidentiel du quartier. Il a fait l'objet d'une rénovation en 1990 par l'architecte Mark Cerulus.
La façade fut rhabillée en 2009, lors d'une rénovation du bâtiment. L'ouvrage fut confié à Patrick Blanc, célèbre spécialiste en murs végétaux. Elle est constituée d'un cadre métallique et d'une plaque en PVC expansé et microbullé telle une roche poreuse à laquelle peuvent s'accrocher les plantes et se gorger de l'eau nécessaire à leur croissance. Le système d'irrigation humidifie le substrat en PVC de cinq à six fois par jour.
Le bâtiment autrefois appelé Artbel, situé à l'angle rue Belliard 1 et l'avenue des Arts 46, fut commandité par la société S.A Auxari en 1966. Une photo datant du montre d'anciennes maisons bruxelloises à l'emplacement du nouvel immeuble de bureaux. La façade du nouveau bâtiment montre une trame verticale visible et un jeu de bichromie important. On s'aperçoit qu'afin d'obtenir le permis d'urbanisme, une partie du dernier étage côté rue Belliard a dû être supprimé.
Il fut pour la dernière fois rénové en 1998, date à laquelle sa façade est entièrement modernisée. La structure du bâtiment a été maintenue mais la façade se présente désormais entièrement lisse et vitrée.
La rue Froissart est une rue rectiligne de la commune d'Etterbeek reliant la place Jourdan au rond-point Schuman en passant par les rues Belliard, Juste Lipse, et de la Tourelle. Elle hérite son nom d'un des plus grands chroniqueurs du Hainaut de l'époque médiéval, Jean Froissart.
Le tracé de la rue est pris en compte dans le plan général d'alignement de 1867, elle est ouverte vers 1870 et dès 1882 fait partie du projet de « la grande voirie ».
Les premiers projets pour le réaménagement de la rue Froissart s'inscrivent dans une tendance de renouvellement urbanistique moderniste, inspirée par les projets à grande échelle. On voit alors apparaître un plan d'aménagement fondé sur la stricte division des fonctions, avec la présence d'ilots d'habitations et d'espaces verts.
La rue est alors bordée de manière homogène par des immeubles de deux à trois niveaux et au style néo-classique, mais aussi par des îlots d'habitations.
À partir des années 1950, on assiste à une forte transformation de la commune d'Etterbeek portée par l'implantation des institutions européennes et des services administratifs nationaux ce qui aura une influence importante sur la rue et la zone.
Au début des années 1970, la rue connaît de nombreuses transformations, cette homogénéité est interrompue par la construction du centre Borschette et de la clinique Parc Léopold en 1974.
Le début des années 1990 est marqué par la construction du bâtiment Justus Lipsus (1989-1995) à l'initiative du gouvernement belge, qui deviendra par la suite le siège du conseil européen. Ce complexe composé de plusieurs bâtiments va être à l'origine de la démolition de plusieurs îlots d'habitations.
Aujourd'hui on remarque que la proximité des institutions européennes continue néanmoins de menacer aujourd'hui les zones d'habitations, ce qui emmènent les autorités communales ainsi que les nombreux comités locaux à collaborer de manière étroite afin de défendre et de préserver au maximum le caractère homogène et historique de la rue.
À la fin des années 1950, Bruxelles a été désignée comme étant le siège des Communautés européennes. Le changement de statut de Bruxelles en métropole européenne, a entraîné de nombreuses transformations urbaines notamment dans les communes d'Etterbeek et d'Ixelles où sera établi le Quartier européen.
Ce travail tentera de comprendre les transformations de la rue Godecharle, située dans le quartier Léopold. Ce quartier fut la première extension de Bruxelles en dehors de ces murs, réalisée entre 1840 et 1870. Durant cette période, la ligne de chemin de fer reliant Bruxelles au Luxembourg a été mise en place. Ces travaux seront accompagnés de la construction de la gare du quartier Léopold (aujourd'hui connue sous le nom de la gare Bruxelles-Luxembourg) réalisé par l'architecte Gustave Saintenoy en 1854.
Les mutations du quartier Léopold seront de plus en plus intenses à partir des années 1970 avec l'apparition de nouvelles infrastructures aussi bien routières que de métro.
Les transformations urbaines de la rue Godecharle seront à l'image de l'évolution de la construction du quartier européen au sein du quartier Léopold.
En 1989, par décision de la Région de Bruxelles-Capitale, la gare Bruxelles-Luxembourg subira des travaux de désaffectation et autorisera également la construction d'une dalle visant à couvrir les voies de chemin de fer. Cette dalle sera également un socle qui accueillera la construction d'édifices attribués aux nouvelles institutions européennes.
Cette décision sera le début d'une transformation radicale de la rue Godecharle (située à proximité des voies ferrées), et de l'îlot bordé par les rues d'Idalie, du Trône et de la chaussée de Wavre. Ces travaux vont transformer la morphologie de l'îlot avec la destruction de petites maisons bruxelloises dans les années 1990, situées rues du Trône et d'Idalie, afin de construire un ensemble de bâtiments assez importants par leurs dimensions, destinés à l'administration.
Afin de mener à bien la construction de la dalle de la place de la Gare, l'ensemble du bâti situé entre la rue Godecharle et les voies ferrées ont dû être démolis.
En 2002, un permis sera délivré pour la réalisation d'un hôtel et de nouveaux logements à la place de ceux démolis à l'angle des rues Godecharle et d'Idalie, à côté de l'entrée de la nouvelle gare de Bruxelles-Luxembourg.
En 1993, André Dartevelle réalisera un documentaire intitulé Bruxelles Requiem, qui relate l'impact des constructions de nouvelles institutions européennes sur la vie du quartier Léopold. À travers celui-ci, on découvre le vécu de ces transformations par les derniers habitants des rues Godecharle, Wiertz et Trier. Les personnes interviewées sont le sculpteur Francis Tondeur, les chorégraphes Michèle Noiret et Bud Blumenthal et un garagiste de la 2 CV. Ces artistes et artisans qui vivaient dans ces rues, participaient à l'identité du quartier Léopold, une identité perdue avec les décombres de leurs ateliers détruits au profit de bureaux administratifs destinés à une nouvelle communauté de travailleurs venus de toute l'Europe.
Dartevelle a su saisir l'impuissance de ces habitants face à la création de ces institutions européennes qui ont engendré la destruction de leurs lieux de vie, de travail et des moments vécus dans ce quartier. Ce documentaire, via ces témoignages, a été l'occasion de relancer un débat sur le coût de ces transformations, sacrifiant le droit à la ville et à la culture.
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