Cet article possède desparonymes, voirChemin vert etQuartier européen.

Le quartierChemin Vert - Europe se situe àReims.
Le quartier se trouve à l'est du centre-ville, il est entouré par les quartiersCernay - Jamin - Jean Jaurès au Nord,Barbâtre - Saint Remi - Verrerie au Sud et la commune deCernay-lès-Reims à l'Est.
Il est notamment traversé du Nord au Sud par le BoulevardPommery (route départementale 951). Il est bordé au Nord par laRue de Cernay (route départementale 980), au Sud par l'AvenueHenri Farman (route départementale 944), à l'Est par la voie SNCF Reims -Châlons-en-Champagne et à l'Ouest par le boulevard Saint Marceaux.
Statistiques démographiques, économiques...
Le quartier se décompose en trois zones distinctes :
Lacité-jardin du Chemin Vert a été érigée de toutes pièces sur un terrain de 45hectares à la suite de laPremière Guerre mondiale par leFoyer Rémois, auquel elle appartient encore. Cette institution a été créée par plusieurs industriels (dontGeorges Charbonneaux) qui appartient à la tradition ducatholicisme social et qui entretient des relations suivies avec la haute société protestante locale. Ainsi, il associe Joseph Krug à la création du Foyer rémois, dessinée parJacques Marcel Auburtin.
Georges Charbonneaux dota, en outre, ses cités de tout un équipement social et culturel : maison commune, maison de l’enfance, église, etc. Georges Charbonneaux, qui souhaitait promouvoir ce périmètre ouvrier, édifia en1923 l’égliseSaint Nicaise, inaugurée en juin 1924, dans ce quartier populaire. Il fit appel àRené Lalique pour la réalisation des baies de la nef et du transept. Le peintreGustave-Louis Jaulmes, né àLausanne d’unpasteur français et d’une mère franco-britannique, décorateur duTemple protestant de Reims en1923, se trouve ainsi appelé à participer, aux côtés d’artistes catholiques aussi éminents queMaurice Denis, à la décoration de l’église de lacité-jardin du Chemin Vert.
Ce quartier a été en particulier été conçu pour les ouvriers de la zone industrielle mitoyenne, qui l'isole du centre-ville ; cet isolement, à l'origine également rendu nécessaire par la nécessité de construire sur des terrains peu onéreux, a également contribué à isoler la population des habitants du reste de la ville, leur garantissant ainsi une certaine tranquillité.
Sa structure à peu près circulaire se répand autour d'un lieu de vie central, comprenant notamment lesMaisons Communes (bibliothèque, bains-douches, école ménagère...) etMaison de l'Enfance. L'église Saint-Nicaise (peintures des artistesGustave-Louis Jaulmes etMaurice Denis,vitraux deRené Lalique) est légèrement excentrée, approximativement à mi-distance entre cette place centrale et le groupe scolaire Pommery, sur le boulevard du même nom. Des commerces sont répartis dans deux petits centres commerciaux de proximité.
Elle comprend environ 600 logements de style régionaliste, d'une superficie de 36 à 65 m2, pour la plupart jumelés ou « en bandes », répartis en 14 types différents, et formant environ 300 bâtiments, disposant tous d'un jardinet. On y trouve un bon niveau de confort pour l'époque, avec eau courante, tout-à-l'égout, électricité et chauffage au charbon, ainsi qu'une belle exposition à la lumière et de larges ouvertures.
Ce quartier verdoyant construit à l'origine pour les populations ouvrières s'est transformé au cours desannées 1970 en une « annexe » du quartier de l'Europe mitoyen, orientée sur l'Avenue de l'Yser qui la sépare de celui-ci, mais où il fait néanmoins toujours bon vivre[1].
Au cours des années 1960, sort de terre ce quartier degrands ensembles comportant 2 040 logements sur une superficie de 42,8 hectares. Conçu par l'architecte Jean-Loup Roubert autour de la large Avenue de l'Europe, le quartier est sillonné par de nombreux mails piétons reliant les différents immeubles entre eux. On y trouve deux principaux pôles de vie, situés approximativement aux deux extrémités, avec la place Jean Moulin et le square Louis Demaison, accueillant à l'origine deux centres commerciaux de proximité. Toutefois, le second n'a pu faire face à son déclin progressif, le premier disposant d'une offre bien plus abondante, comprenant notamment un bureau deposte et une antenne de la Mairie, sans oublier la proximité de l'Église Saint-Vincent de Paul.
Le pari réalisé dans la conception de ce quartier par le Foyer Rémois a été de conserver une certaine diversité dans l'urbanisme. Premièrement, l'on peut remarquer au moins deux types différents d'architecture pour les grands ensembles, le premier, plus « moderne » pour l'époque, mais aussi plus uniforme, voire plus terne, est dominant. L'autre style, aux façades plus esthétiques et intégrant notamment de la pierre, se retrouve principalement près du Boulevard Pommery, de la Rue de Cernay et du Chemin-Vert, assurant ainsi une certaine transition entre les habitations plus anciennes et les imposantes constructions. Deuxièmement, à côté des immeubles se trouvent de petits pavillons accolés (au nombre de 850), que l'on retrouve surtout sur une étroite bande délimitée par l'Avenue de l'Europe et les voies SNCF, et qui sont également loués par le Foyer Rémois. Troisièmement, la présence de deux maisons de retraite, d'une résidence étudiante et de quatre résidences gérées encopropriété vient compléter le paysage social du quartier.
Celui-ci est ponctué de parcs avec bassins, terrains de sports (dont des plateaux detennis en surface de parkings souterrains), unepiscine, équipements de jeu, et d'un traitement paysager soigné. Bien avant que le concept de « réaffectation des espaces » au profit des piétons ne se développe tel qu'on le connait aujourd'hui, la conception de cette cité autour de larges voiries piétonnes et bien arborées a contribué à ce que son attractivité n'a pas décliné au même point que d'autres quartiers du même type[2].
L'habitat, les couches sociales, logement social/privé, commercial/résidentiel, immeubles/pavillons, etc. avec photos
(Ancienne zone à prédominance industrielle)
(Autre nom : Les Coutures, ambigu avec l'ancien quartier autour de la place d'Erlon)

Le quartier devrait être desservi par un échangeur de l'A34 au niveau de la ZAC Croix-Blandin. Cet échange existe déjà mais la route de liaison au quartier n'est pas encore réalisée, et un détour par le parc des expositions est nécessaire.
Il est relié au centre-ville par les lignesCitura 1, 3 et 30 et au sud de l'agglomération par la ligne 11.
Une halte ferroviaire sur la ligne Reims -Châlons-en-Champagne est en projet, à l'usage des étudiants de la Faculté des Sciences et de l'IUT.
Les quartiers deReims | ||
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