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Québec

46° 48′ 33″ N, 71° 12′ 49″ O
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Wikipédia:Articles de qualité

Vous lisez un « article de qualité » labellisé en 2005.

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« Province de Québec » redirige ici. Pour la colonie britannique duXVIIIe siècle, voirProvince de Québec (1763-1791).

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Ne doit pas être confondu avecQuébec (ville).

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirQuébec (homonymie).

Québec
Blason de Québec
Armoiries.
Drapeau de Québec
Drapeau.
Québec
Carte de localisation.
Administration
PaysDrapeau du CanadaCanada
CapitaleQuébec
Plus grande villeMontréal
Entrée dans laConfédération (1er)
Lieutenante-gouverneureManon Jeannotte
Premier ministreFrançois Legault (CAQ (démissionnaire))
LégislatureAssemblée nationale du Québec
Sièges à la Chambre des communes78 (sur 343)
Sièges au Sénat24 (sur 105)
Code postalG - H - J
Abréviation postaleQC
ISO 3166-2:CACA-QC
Démographie
GentiléQuébécois, Québécoise
Population9 059 000 hab.(2025)
Densité5,9 hab./km2
Rang2e
Langue officielleFrançais
Géographie
Superficie1 542 056 km2
Rang2e
Terre1 365 128 km2
Eau176 928 km2 (11,5 %)
Fuseau horaireUTC -5 et -4[a]
Divers
Devise« Je me souviens »
Fête nationaleFête nationale du Québec (24 juin)
Domaines Internet.qc.ca
.gouv.qc.ca[b]
.quebec
modifier 

LeQuébec (/keˈbɛk/[c]Écouter) est uneprovince duCanada dont lesfrontières correspondent au territoire de lanation québécoise. Vivent également au sein du territoire québécoisonze nations autochtones. Lacapitale du Québec est laville de Québec et samétropole estMontréal. Le français est la langue officielle du Québec et la langue maternelle de la majorité de ses habitants.

Situé dans larégion centrale du pays, entre l'Ontario à l'ouest, le territoire duNunavut au nord-ouest et aunord (le territoire englobe les eaux maritimes de labaie James, de labaie d'Hudson et de sondétroit, puis de labaie d'Ungava, à quelques kilomètres de la côte québécoise),Terre-Neuve-et-Labrador aunord-est et leNouveau-Brunswick à l'est, le Québec a une frontière internationale avec lesÉtats-Unis au sud (États deNew York, duVermont, duNew Hampshire et duMaine). Legolfe du Saint-Laurent et labaie des Chaleurs cernent les régions maritimes de l'est du Québec.

Deuxième province la plus peuplée du Canada, derrière l'Ontario, le Québec compte, selon sonrecensement de 2021, une population de plus de 8 600 000 habitants[d] composée d'une grande majorité defrancophones avec des minoritésanglophones,allophones ainsi que onzenations autochtones. Il s'agit de la seule province canadienne à avoir le français comme seule langue officielle, parlé par 93,7 % de la population en 2021[2]. Cette même année, la population totale de Québécois delangue maternellefrançaise était de 77,8 %, tandis qu'elle était de 10,0 % pour l'anglais[3]. La majorité de sa population vit dans des régions urbaines le long dufleuve Saint-Laurent, entre la ville la plus peuplée,Montréal, et la capitale provinciale,Québec. Avec une superficie de 1 542 056 km2, elle est la plus grande province et la deuxième plus grande subdivision territoriale du Canada, après leNunavut.

De 1534 à 1763, le Québec est, sous le nom deCanada, lacolonie la plus développée de laNouvelle-France. À la suite de laguerre de Sept Ans, le Québec devient unecolonie britannique entre 1763 et 1867, d'abord en tant queProvince de Québec (1763–1791), puis comme province duBas-Canada (1791–1841) avant de devenir leCanada-Est (1841–1867). Elle est finalementunie avec leCanada-Ouest, le Nouveau-Brunswick et laNouvelle-Écosse en 1867, pour former leDominion du Canada. Jusqu'au début desannées 1960, l'Église catholique joue un rôle prépondérant dans le développement des institutions sociales et culturelles du Québec.

Au cours des années 1960, laRévolution tranquille accroît considérablement le rôle dugouvernement québécois dans la maîtrise du devenir politique, social et économique de l'État québécois. À la même époque, lavie politique québécoise devient animée par undébat sur le statut politique de la province au sein de laConfédération canadienne. Unmouvement souverainiste prône l'indépendance de la province, tandis qu'unmouvement fédéraliste prône son maintien dans la Confédération. Les débats deréformes constitutionnelles ou sur l'indépendance ont joué un rôle important en politique depuis les années 1960.

Legouvernement du Québec fonctionne dans le cadre dusystème de Westminster et est à la fois unedémocratie libérale et unemonarchie constitutionnelle. Lepremier ministre du Québec agit à titre dechef du gouvernement. La cohésion et la spécificité de la société québécoise reposent sur trois documents statutaires : laCharte des droits et libertés de la personne, laCharte de la langue française et leCode civil du Québec. De plus, contrairement aureste du Canada, ledroit québécois est mixte : ledroit privé estd'inspiration civiliste, tandis que ledroit public s'inscrit dans latradition decommon law.

L'économie du Québec est principalement soutenue par son important secteur de services et son industrie variée. L'aérospatiale, l'aéronautique, lesbiotechnologies, l'industrie pharmaceutique, l'industrie culturelle et lestechnologies de l'information et de la communication figurent parmi les secteurs clés de son économie. La très grande abondance desressources naturelles, notamment laforêt, l'industrie minière et l'hydroélectricité, constitue aussi un important facteur de création de richesse. Le Québec est connu pour sa production desirop d'érable, pour sonhumour et pour avoir fait duhockey sur glace l'un des sports les plus populaires au Canada. Il est également réputé pour saculture constituant le foyer duCanada français, notamment à travers salittérature, samusique, soncinéma, sesémissions de télévision et sesfestivals.

Toponymie

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Article détaillé :Étymologie du nom.

Le vocableQuébec — signifiant « là où le fleuve se rétrécit » en languealgonquine — était utilisé par lesAlgonquins, lesCris et lesMicmacs[4] pour désigner le rétrécissement duSaint-Laurent à la hauteur ducap Diamant, lieu de fondation de laville de Québec () et« commencement de la terre et province deCanada » ()[5]. En 1632,Samuel de Champlain décrivit ainsi l’endroit :« […] un détroit dans le fleuve, comme le disent les Indiens […][4],[6]. » Le nom est attesté avec différentes graphies :Qvebecq en 1601[7];Quebeck,Kébec en 1609[8];Québec en 1613[9] etKebbek[6].

Le Québec est de genre masculin. Lorsqu’on utilise le mot « province », il est d’usage d’écrire « La province de Québec ». Avec les autres mots, l'article doit être utilisé. On écrira donc, par exemple, « Le gouvernement du Québec ». Son abréviation est « Qc » et il est le second lorsqu'on ne précise pas l'ordre à suivre, étant donné qu'il est la seconde des provinces et territoires à faire son entrée dans la confédération[10].

Géographie

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Article détaillé :Géographie du Québec.

Couvrant une superficie de 1 542 056 km2[11], la province de Québec est la plus grande duCanada ; les deux autres provinces comparables au Québec sont l'Ontario et laColombie-Britannique[12],[13]. Le Québec est traversé par lefleuve Saint-Laurent, qui relie lesGrands Lacs à l'océan Atlantique[14].

Situé dans le nord-est de l'Amérique du Nord, le territoire québécois s’étend, du sud au nord,sur plus de 2 000 km, depuis le45e parallèle nord (frontière entre le Canada et les États-Unis) jusqu'aucap Wolstenholme et, d'est en ouest, sur plus de 1 500 km, depuis l'anse Sablon jusqu'à l'embouchure de larivière Rupert.[réf. souhaitée]

Les deuxfuseaux horaires du Québec correspondent à l'heure de l'Est, normale et avancée, ainsi qu'à l'heure de l'Atlantique (ou des Maritimes). La ligne de séparation est leméridien du63e degré de longitude ouest[loi 1].

Le territoire québécois est subdivisé en treize provinces naturelles[15], ainsi qu'en trois zones de végétation et dix domaines bioclimatiques[16].

Le territoire québécois est plus étendu que celui de laMongolie, mais de taille plus réduite que celui duMexique, comparable avec une superficie de 1 667 926 km2[17].

De plus, le territoire québécois est formé de nombreuses îles, dont l'archipel d'Hochelaga, l'archipel du Lac Saint-Pierre et lesîles de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Aussi, le territoire québécois comprend quelques îles de l'archipel Arctique, au sud du60e parallèle nord, dans labaie d'Ungava.[réf. souhaitée]

Territoire

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Article détaillé :Frontières du Québec.
Évolution territoriale du Québec depuis sa création en 1867 jusqu'à sa dernière modification frontalière notable en 1927.

Le territoire québécois est contigu avec quatreÉtats du nord-est desÉtats-Unis (leMaine, leNew Hampshire, l'État de New York et leVermont), trois provinces canadiennes (l'Ontario, leNouveau-Brunswick etTerre-Neuve-et-Labrador) et un territoire fédéral (leNunavut) ; au total, bien que fort incertaine et imprécise — soit la moins précisément délimitée de l'Amérique[18] —, la frontière québécoise circonscrit le Québec sur plus de 12 000 kilomètres[19] et l'enceint d'une périphérie terrestre (environ 50 % du périmètre total), fluviale (environ 12 %) et maritime (jusqu'à 38 %). Ayant pour base territoriale les parties de laprovince du Canada, qui constituaient autrefois leBas-Canada[loi 2], la province de Québec connut trois transformations frontalières depuis 1867 — année de laConfédération canadienne —, à savoir deux extensions participant dudistrict de l'Ungava (création des territoires d'Ashuanipi, Mistassini et Abitibi en 1898, et la création duNouveau-Québec en 1912[loi 3]), puis une réduction en 1927 (cession d'une partie duLabrador).

Si le point de départ est situé à l'embouchure de larivière Eastmain, là où elle se jette à labaie James, la frontière suit, sud-ouest, le rivage de cette baie, jusqu'à l'intersection avec la ligne tirée plein nord à partir de la tête dulac Témiscamingue ; de là, lafrontière séparant le Québec de l'Ontario suit, plein sud, cette ligne jusqu'à la tête de ce lac[loi 4] ; le fond médian de ce même lac jusqu'à larivière des Outaouais ; le milieu dulit principal de cette rivière descendant jusqu'à l'intersection avec le prolongement de la limite ouest de l'ancienneseigneurie deRigaud ; la limite ouest de cetteseigneurie jusqu'à son angle sud-ouest ; vers le sud, la limite ouest ducanton de Newton jusqu'à l'angle nord-ouest de l'ancienneseigneurie de Nouvelle-Longueuil ; vers le sud-est, la limite sud-ouest de cette seigneurie jusqu'à la rive nord dulac Saint-François, àRivière-Beaudette ; et le fond médian de ce lac jusqu'à l’intersection avec la ligne Valentine-Collins, àAkwesasne, point de trijonction Québec–OntarioNew York[loi 5].

De là, lafrontière séparant le Québec des États-Unis longe, vers l’est, la ligne Valentine-Collins — telle qu'adoptée en 1842 par letraité Webster-Ashburton, en vue d'ajuster la frontière auxterres arpentées par erreur en 1774 et sur lesquelles fut basé letraité de Paris de 1783 dans son référencement au45e parallèle de latitude nord (bornée en partie au nord et en partie au sud du45e parallèle[20], elle déborde ce parallèle, d'environun demi mille en une section duVermont[21]) —, jusqu'à larivière Halls Stream, dans lecomté de Coaticook[loi 6] ; le milieu du lit principal de cette rivière montant jusqu'à sa source, àSaint-Isidore-de-Clifton ; laligne de partage des eaux séparant lebassin versant dufleuve Saint-Laurent de celui de l'océan Atlantique jusqu'auPetit lac Saint-Jean, àSainte-Aurélie ; vers le nord, larivière Saint-Jean Sud-Ouest jusqu’à l’intersection avec le parallèle de latitude 46 degrés 25 minutes nord, àSaint-Camille-de-Lellis ; vers le nord, la ligne droite jusqu’au point de décharge dulac Frontière, sur larivière Noire Nord-Ouest ; vers le nord-est, la ligne droite jusqu’au point de décharge dulac Pohénégamook, sur larivière Saint-François ; le milieu du lit principal de cette rivière descendant jusqu'à la tête dulac Beau ; et le fond médian de ce lac jusqu'à sonémissaire au sud, point de trijonction Québec–MaineNouveau-Brunswick[loi 7].

De là, lafrontière séparant le Québec du Nouveau-Brunswick suit, vers l'est, une ligne droite jusqu’au point situé, plein sud, à un mille terrestre du point le plus au sud dulac Long ; une ligne droite jusqu’au point le plus au sud de laseigneurie de Madawaska et deTémiscouata ; la limite sud-est de ces anciens fiefs jusqu’à leur angle sud-est, àDégelis ; vers le nord, la ligneméridienne jusqu’à l’intersection avec la ligne droite qui est tirée dans l'axe Est-Ouest et qui esttangente à la ligne de partage des eaux séparant le bassin versant de larivière Rimouski de celui dufleuve Saint-Jean ; vers l’est, cette dernière ligne jusqu’à l’intersection avec la ligne méridienne qui est tangente à la ligne de partage des eaux séparant le bassin versant de la rivière Rimouski de celui de larivière Ristigouche ; cette ligne méridienne jusqu’au48e parallèle nord ; vers l'est, ce parallèle jusqu’à larivière Patapédia ; le milieu du lit principal de cette rivière descendant jusqu’à larivière Restigouche ; et le milieu du lit principal de cette dernière rivière descendant jusqu'à un point terminal à l'embouchure de labaie des Chaleurs[loi 8].

Quant augolfe du Saint-Laurent, hormis que lesîles de la Madeleine sont territoire québécois[loi 9], trois hypothèses s'opposent l'une à l'autre, l'une voulant que le golfe soit soumis à laConvention des Nations unies sur le droit de la mer, une autre soutenant que celui-ci soit territoire exclusivement fédéral depuis lecap des Rosiers et une troisième alléguant qu'en l'absence de délimitation formelle de la frontière, celui-ci constitue un état de fait inter-provincial selon une série de négociations qui eurent lieu entre 1964 et 1972 — quoiqu'il n'existerait encore aucune convention obligatoire à l'effet que fussent établies telles limites extra-côtières[loi 10] —, auquel cas le tracé de la frontière maritime du Québec serait corroboré, mais non entériné, par legouvernement fédéral[loi 11] et coïnciderait avec la ligne d'équidistance entre les rives québécoises et celles du Nouveau-Brunswick, de l'Île-du-Prince-Édouard, de laNouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador, jusqu'à l'anse Sablon[22].

De là, lafrontière séparant le Québec de Terre-Neuve-et-Labrador suit lacôte duLabrador[loi 12],[loi 13], savoir :

  1. Selon legouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador — qui, depuis 1927, se fonde sur un arrêt duComité judiciaire du Conseil privé (plus haut tribunal de l'époque) —, vers l'ouest, ce parallèle jusqu'à larivière Romaine ; et, la rive orientale de cette rivière jusqu'à sa source, ou ;
  2. Selon legouvernement du Québec — qui, depuis 1927, se fonde sur la notion « ultra petita » pour ne pas reconnaître le segment établi par décision du Conseil privé —, laligne de partage des eaux séparant le bassin versant dugolfe du Saint-Laurent et de labaie d'Hudson, de celui de lamer du Labrador[23], jusqu'à la source de larivière Romaine, et, de même ;
  • vraisemblablement établie par reconnaissance tacite dugouvernement du Québec[18], laligne de partage des eaux, jusqu'audétroit d'Hudson, le point terminal étant lecap Chidley, sur l'île de Killiniq[loi 15]. Cela dit, malgré la délimitation juridique de la frontière séparant le Québec duLabrador, quelques zones frontalières ne peuvent être démarquées sur le terrain et ce, du fait de laréalité géographique dudrainage des eaux, qui, dans les hauteurs des terres, coulent, selon les saisons et sous l'effet de divers facteurs, soit alternativement, soit simultanément, dans les deuxbassins versants qui définissent, d'une part, le territoire du Labrador et, d'autre part, la province de Québec, rendant ainsi difficile, voire impossible, la mise en place de bornes qui détermineraient une ligne de partage des eaux qui soit stable et permanente[24].

Au Nord et Nord-Ouest, lafrontière séparant le Québec du Nunavut suit, au gré des marées, le rivage des baiesUngava,Hudson (ainsi que ledétroit du même nom) etJames — sur la côte de lapéninsule du Québec-Labrador — jusqu'à l'embouchure de larivière Eastmain[25].

Enfin, ajoutant à l'incertitude des frontières québécoises, qui ne peuvent être modifiées qu'avec consentement de l'Assemblée nationale du Québec[loi 16], outre lesterres de la Couronne (nommées, aux fins descompétences provinciales,« terres du domaine de l'État » et constituées de plus ou moins 92 % de l'étendue géographique de la province de Québec) et toute autrepropriété publique — souspouvoir législatif duParlement fédéral, quel que soit l'usage qui en est fait[loi 17] —, telles que leseaux navigables, l'espace aérien, lesterres réservées aux Amérindiens et tout autrepatrimoine situé hors de lasphère privée, divers mécanismes relativement aupartage des compétences législatives ont comme dénominateur commun la possibilité de modifier l'équilibre constitutionnel par un agrandissement des emprises fédérales :théorie des dimensions nationales, pouvoir déclaratoire,prépondérance législative fédérale, exclusivité des compétences, pouvoir d'expropriation, pouvoirs résiduels, pouvoir d'urgence, pouvoirs accessoires ou implicites et pouvoir fédéral de dépenser.

Topographie

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Articles détaillés :Appalaches,Basses-terres du Saint-Laurent etBouclier canadien.
Topographie du Québec.

Situé dans lesmonts Torngat, lemont D'Iberville est le point culminant du Québec à 1 652 mètres.

Lapéninsule du Labrador est couverte par leplateau laurentien, parsemé de massifs tels lesmonts Otish. Lapéninsule d'Ungava est notamment composée des monts D'Youville, des monts Puvirnituq et du cratère des Pingualuit. Alors que de l'Outaouais au Grand Nord culminent des monts de basse et moyenne altitude, les montagnes à hautes altitudes dessinent le Québec depuis laCapitale-Nationale jusqu'à l'extrême est, sur toute sa longitude.

Au nord du Saint-Laurent, la chaîne de montagnes desLaurentides s'étend de l'Outaouais à laCôte-Nord, mais connaît une dépression dans legraben duSaguenay–Lac-Saint-Jean. Au sud, la chaîne de montagnes desAppalaches dessine les régions depuis l'Estrie jusqu'à la péninsulegaspésienne.

Lesbasses-terres du Saint-Laurent, limitées au nord par les montagnes Laurentides et au sud par les Appalaches, couvrent principalement les régions duCentre-du-Québec, deLaval, de laMontérégie et deMontréal, le sud des régions de laCapitale-Nationale, deLanaudière, desLaurentides et de laMauricie. Anciennement couvertes par les eaux dulac Champlain, de la plaine surgissent lescollines Montérégiennes et lescollines d'Oka.

[réf. souhaitée]

Hydrographie

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Article détaillé :Hydrographie au Québec.
Lefleuve Saint-Laurent est un symbole majeur de l'hydrographie du Québec.

Le Québec possède une des plus importantes réserves d'eau douce de la planète, celle-ci couvrant 12 % de la superficie de son territoire[26] ainsi que 3 % de l'eau douce renouvelable de laTerre[27].

Plus d'un demi-million delacs[28] — dont trente, d’une superficie supérieure à 250 km2 — et 4 500 rivières[28] déversent leurs torrents dans l’océan Atlantique, par legolfe du Saint-Laurent, et dans l’océan Arctique, par les baiesJames,d’Hudson etd’Ungava.

Outre lefleuve Saint-Laurent et sonestuaire, plusieursrivières affluentes témoignent de l'exploration des terres et du développement national au cours de l'histoire :Ashuapmushuan,Assomption,Chaudière,Gatineau,Jacques-Cartier,Malbaie,Manicouagan,Outaouais,Richelieu,Saguenay,Saint-Charles,Saint-François,Saint-Maurice, etc.

Leparc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie compte plusieurs chutes d'eau dont la plus haute s'élève à 160 mètres (trois fois plus haute que leschutes du Niagara, mais loin derrière leschutes James Bruce deColombie-Britannique à 840 mètres), ainsi que dans lecanyon Sainte-Anne sculpté par sept chutes qui dévalent en cascades un escarpement de 128 mètres. Les autres chutes québécoises à dénivellations monumentales comprennent lachute Montmorency (83 mètres), lachute Vauréal (76 mètres), leschutes de Saint-Ursule (72 mètres), lachute Hélène (70 mètres), leschutes Coulonge (48 mètres), leschutes de la Chaudière et lachute Manitou (35 mètres), lachute à Philomène (33 mètres).

Leréservoir de Caniapiscau, créé dans la réalisation duprojet de la Baie-James, est la plus grande étendue d'eau intérieure. Lelac Mistassini est le plus grand lac naturel du Québec.

[réf. souhaitée]

Climat

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Articles détaillés :Climat du Québec etHiver québécois.
Types de classification du climatKöppen du Québec.

Quatresaisons se succèdent au Québec : leprintemps, l'été, l'automne et l'hiver, dont les conditions diffèrent selon la région. Elles sont alors différenciées selon la luminosité, la température et les précipitations de neige et de pluie.

Dans le sud du Québec, la durée d'ensoleillement quotidien est de huit heures en décembre, période de l'année où elle est la plus courte[29]. Des zones tempérées aux territoires nordiques du Grand Nord, la luminosité varie selon la latitude, de même que lesaurores boréales et lesoleil de minuit.

Le Québec est divisé en quatre zones climatiques : arctique, subarctique, continentale humide et maritime de l'Est. Du sud au nord, les températures moyennes varient, en été, entre5 °C et25 °C et, en hiver, entre−10 °C et−25 °C mais dans certaines régions du Québec comme la baie James ou la baie d'Ungava la température hivernale peut atteindre les−50 °C[30],[31]. En période de chaleurs et froids intenses, les températures peuvent atteindre des points de35 °C en été[32] et de−40 °C durant l'hiver québécois[33], selon l'indice humidex ou lerefroidissement éolien.

Le record de précipitations hivernales fut établi durant l'hiver 2007-2008 avec plus de cinq mètres[34] de neige dans la région deQuébec, alors que la quantité moyenne reçue par hiver est de trois mètres[35]. C'est toutefois en1971 que survint la « tempête du siècle » dans le sud de la province.

D'autre part, l'hiver 2010 a été le plus chaud et le plus sec jamais enregistré en plus de 60 ans[36].

Faune

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Au Québec, ce n’est que récemment que l’orignal s’est répandu sur lacôtenord dugolfe du Saint-Laurent[37].
Articles connexes :Liste des mammifères au Québec,Liste des poissons d'eau douce au Québec,Liste des espèces d'oiseaux au Québec,Liste des reptiles au Québec etListe des amphibiens au Québec.

La faune terrestre de grande taille est principalement composée ducerf de Virginie (chevreuil), de l'orignal, ducaribou, de l'ours noir et de l'ours polaire. Les animaux de taille moyenne comprennent lecouguar, lecoyote, leloup de l'Est, lelynx roux (chat sauvage), lerenard polaire, lerenard roux, etc. Les petits animaux, qu'on aperçoit plus couramment, comprennent l'écureuil gris, lelièvre d'Amérique, lamarmotte commune (siffleux), lamouffette, leraton laveur, letamia rayé (ou tamia suisse), lecastor, etc.

La biodiversité de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent[38] est formée d'une faune aquatique de mammifères, dont la plupart remonte l'estuaire et leparc marin du Saguenay–Saint-Laurent jusqu'à l'île d'Orléans, tels labaleine bleue, lebéluga, lepetit rorqual et lephoque du Groenland (loup-marin). Parmi les animaux marins nordiques : lemorse et lenarval[39]. Les eaux intérieures sont peuplées depoissons tels l'achigan, lebrochet d'Amérique, ledoré jaune, l'esturgeon noir d'Amérique, lemaskinongé, lamorue de l'Atlantique, l'omble chevalier, l'omble de fontaine (truite mouchetée), laouananiche, lepoulamon atlantique (petit poisson des chenaux), lesaumon de l'Atlantique, latruite arc-en-ciel, etc[40].

Parmi les oiseaux qu'on voit couramment dans le sud habité du Québec, on compte lemerle d'Amérique, lemoineau domestique, lecarouge à épaulettes, lecanard colvert, lequiscale bronzé, legeai bleu, lacorneille d'Amérique, lamésange à tête noire, certainesparulines ethirondelles, l'étourneau sansonnet et lepigeon biset, ces deux derniers ayant été introduits au Québec et se retrouvant surtout en milieu urbain[41]. La faune aviaire comprend des oiseaux de proie tels l'aigle royal, lefaucon pèlerin, leharfang des neiges et lepygargue à tête blanche. Les oiseaux maritimes et semi-aquatiques sont labernache du Canada (outarde), lecormoran à aigrettes, lefou de Bassan, legoéland argenté, legrand héron, lagrue du Canada, lemacareux moine, leplongeon huard, etc.

Certains animaux d'élevage portent le titre de « race patrimoniale du Québec », à savoir lecheval canadien, lapoule Chantecler et lavache canadienne[loi 18]. De même, en plus des aliments certifiés « biologique », l'agneau de Charlevoix est le premier produit du terroir québécois dont l'indication géographique est protégée[42]. La production animale comprend, en outre, les races porcines Landrace, Yorkshire etDuroc[43] ainsi que de nombreuses races ovines[44]etc.

LaFondation de la faune du Québec et le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ)[45] sont les principaux organismes publics travaillant avec lesagents de conservation de la faune au Québec.

Le nombre decaribous a considérablement diminué au Québec, notamment en raison de l'activité de l'industrie forestière. Depuis les années 1990, 99 % de la harde la plus nombreuse de caribous migrateurs, qui vit dans la toundra, a été détruite, passant de 800 000 bêtes à un peu plus de 5 000. Le nombre de caribous montagnards, qui vivent dans les hautes sphères de Gaspésie, au nord-est du Québec, a chuté de 60 % pour passer sous les200 individus. Quant au caribou forestier, son habitat a été pour l'essentiel détruit par industrie forestière. Les gouvernements sont réticents à agir pour des raisons économiques. Philippe Couillard, premier ministre de 2014 à 2018, a ainsi déclaré : « Je ne sacrifierai pas un seul job dans la forêt pour le caribou. » En 2020, les autorités décident la suppression de la protection de plusieurs aires préservées et autorisent des coupes forestières dans ces zones[46].

Végétation

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Articles détaillés :Forêt au Québec etListe des arbres au Québec.

Sur le pourtour de labaie d'Ungava et dudétroit d'Hudson se trouve latoundra, dont la flore se résume à une végétation herbacée et arbustive basse et delichens. Plus au sud, le climat devient propice à la croissance de laforêt boréale, dont la limite nord est lataïga.

La superficie de la forêt québécoise est estimée à 750 300 km2[47]. De l'Abitibi-Témiscamingue à laCôte-Nord, cette forêt est composée essentiellement de conifères comme lesapin baumier, lepin gris, l’épinette blanche, l'épinette noire et lemélèze laricin. En se rapprochant du fleuve vers le sud, s’ajoutent graduellement lebouleau jaune et d’autres feuillus. La vallée du Saint-Laurent est composée de laforêt laurentienne avec des conifères tels lepin blanc d'Amérique et lethuya occidental (cèdre) ainsi que de feuillus et d’essences comme l'érable à sucre, l'érable rouge, lefrêne blanc, lehêtre d'Amérique, lenoyer cendré, l'orme d'Amérique, letilleul d'Amérique, lecaryer cordiforme et lechêne rouge.

L'aire de répartition dubouleau à papier (bouleau blanc), dupeuplier baumier, dupeuplier faux-tremble et dusorbier décoratif recouvre plus de la moitié du territoire québécois[48].

Préhistoire et Protohistoire

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Articles détaillés :Histoire du Québec etHistoire précoloniale du Québec.

Autochtones

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Sur cette carte on voit lepremier peuplement de l'Amérique et de la province de Québec.
Couple d'Algonquins vers 1700.
Article détaillé :Autochtones du Québec.

L'établissement despremiers humains sur les terres constituantes du territoire québécois commença il y a10 000 ou 11 000 ans[49]. Au terme d'un périple qui accompagna ladernière ère glaciaire, desnomades partis d’Asie il y a 20 000 ans auraient, selon l’hypothèse acceptée au début duXXIe siècle, atteint l'Amérique par laBéringie — actueldétroit de Béring —, et ensuite peuplé les différentes régions du continent[49].

De cepremier peuplement de l'Amérique, diversgroupes ethnoculturels se groupèrent en trois grandes familles linguistiques (lesIroquoiens, lesAlgonquiens et lesInuits-aléoutes) réunissant les onze peuples autochtones présents sur le territoire québécois, à savoir lesInuits et les dix nationsautochtones[50],[51]: lesAbénaquis, lesAlgonquins (ouAnichinabés), lesAttikameks, lesCris (ou Eeyou), lesHurons-Wendats, lesWolastoqiyik (ou Etchemins), lesMicmacs, lesMohawks (ou Agniers, membresiroquois), lesInnus (ou Montagnais) et lesNaskapis. Autrefois, d'autres peuples étaient également présents, dont lesLaurentiens (ouIroquoiens du Saint-Laurent).

Explorations européennes

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Article détaillé :Découverte et exploration de l'Amérique.
Giovanni da Verrazzano.

Même si des textes latins suggèrent que des moines irlandais auraient fait la dangereuse traversée de l’Atlantique avant leVIIe siècle[52], lepremier contact entrecivilisations précolombiennes et explorateurs européens se serait produit auXe siècle de l'ère chrétienne, alors que leviking[53]islandaisLeif Erikson[53] explorait les îles deTerre-Neuve etBaffin ainsi que leGroenland etLabrador.Leif Erikson a exploré la côte de l’Amérique du Nord avec 30 membres d’équipage et il a accosté dans une baie[54].

Puis jusqu'au début duXVIe siècle,Basques,Bretons etNormands s'occupèrent à l'exploitation desGrands Bancs de Terre-Neuve et des ressources dugolfe du Saint-Laurent.

À lachute de Constantinople le, la recherche d'une nouvelleroute des Indes paraissait nécessaire à l'Occident chrétien pour faciliter la continuation du commerce avec l’Extrême-Orient. AuXVe et XVIe siècles, lesEspagnols et lesPortugais, puis lesAnglais et lesFrançais ont commencé à chercher une nouvelle route maritime vers laChine et l’Inde orientale. Ils étaient attirés par les épices (utilisées en cuisine et en pharmacie) et l’or. Pourquoi une nouvelle route? Parce que le chemin à pied était long et ardu, et que l’ancienne route maritime vers l’Orient était sous le contrôle desArabes et de marchandsitaliens[55]. Deux solutions ont été proposées pour trouver une nouvelle route maritime de l’Europe vers l’Orient : a) contourner l’Afrique; ou b) faire le tour de la terre vers l’ouest. Les Européens savaient que la Terre est ronde mais ils ne connaissaient pas tous lescontinents de la planète. Les outils des navigateurs étaient lacaravelle, laboussole, l’astrolabe et leloch.

Alors au service desrois catholiques, le navigateurgénoisChristophe Colomb atteignit incidemment l'Amérique en 1492, devenant ainsi précurseur du mouvement d'explorationeuropéen qui fut à l'époque dit desGrandes découvertes. Colomb était convaincu d’avoir atteint les Indes et il a nommé « Indiens » les autochtones qu’il rencontrait. Puis,Jean Cabot[56], au service de l'Angleterre[56], a exploré en 1497 les côtes duLabrador, de l'île du Cap-Breton et deTerre-Neuve, auCanada[57]. Son périple est incertain, mais il est sûr qu’il est le premier explorateur européen à découvrir le Canada[56]. En 1500, le PortugaisPedro Alvarez Cabral est arrivé auBrésil. En 1513, l’EspagnolVasco Núñez de Balboa a franchi l’isthme duPanama et a découvert de l’autre côté l’océan Pacifique. En 1522,Fernand de Magellan est arrivé en Orient en passant au sud du continent américain.

Magellan avait contourné l’Amérique par le sud pour arriver en Orient. Serait-il possible de faire la même chose au nord du continent ? Y trouverait-on de l’or, des épices ? Y trouverait-on des Amérindiens que l'on pourrait convertir au christianisme ? C’est ce que cherchait à savoir la France avec l’aide du navigateur Verrazano. Malgré lesguerres d'Italie, le roitrès chrétienFrançoisIer lança une expédition maritime en 1524. L'explorateurflorentinGiovanni da Verrazzano fut alors chargé de la recherche de ce qui n'allait être découvert qu'au début duXXe siècle : lepassage du Nord-Ouest. Néanmoins, celui-ci longea lacôte du continent qu'il baptisa du nom de Nouvelle-France (Nova Francia, en latin) et, ainsi, ouvrit la voie à l'établissement dupremier espace colonial français (empire royal). Quels étaient les résultats de l’expédition de Verrazano ? C’était de savoir qu’il existe un continent au nord détaché de l’Asie[58].

Puis en 1532, aumanoir de Brion,Jean Le Veneurabbé du Mont-Saint-Michel – présenta, auroi de France, celui qui, le 20 avril 1534, allait lever l'ancre àSaint-Malo et mettre les voiles en direction duNouveau Monde.

Théophile Hamel,Portrait imaginaire de Jacques Cartier, vers 1844.

Dans une première expédition commandée depuis leroyaume de France,Jacques Cartier fut le premier explorateur européen sur les terres constituantes du Québec lors de son débarquement dans la région de l'actuelGaspé le 24 juillet 1534.

La seconde expédition, celle de 1535, plus importante, comprend trois navires, laGrande Hermine,la Petite Hermine et l'Émérillon, et un équipage de 110 hommes. Cette année-là, il explora une terre qu'il nommaCanada dans la région deStadaconé (village sis à l'est de l'actuelleville de Québec)[59]. En effet, en août 1535,Jacques Cartier avait entendu deux jeunes autochtones utiliser le motkanata, qui signifie « village » en langue iroquoienne.Cartier l’a noté dans son journal avec la graphieCanada. Dans ses écrits,Cartier a non seulement utilisé ce nom pour désigner le village, mais aussi le territoire aux alentours. Il écrivait alorsprovince du Canada. Les cartographes européens duXVIe siècle ont rapidement adopté le nomCanada[60]. Puis, il se rendit à la bourgade d’Hochelaga (sis en l'emplacement de l'actuelMontréal) par ce qu'il désignait comme étant leGrand Fleuve. Arrivé auxrapides deLachine, la navigation est devenue dangereuse et il lui était impossible de poursuivre sa route plus loin vers son but,la Chine, « pays du cuivre et de l’or ». Cartier a alors hiverné avec ses marins à Québec, où vingt-cinq sont morts à cause duscorbut. Les autres ont été guéris grâce à un remède amérindien : une tisane d’écorce.Cartier a capturé une dizaine d’Amérindiens, dont le chef du petit village,Donnacona. Il les a tous amenés enFrance.

En 1540, par suite de la légende racontée au roi deFrance parDonnacona – chef desIroquoiens du Saint-LaurentJean-François de La Rocque de Roberval, commanda la troisième expédition, cette fois pour leRoyaume de Saguenay.Cartier croyait avoir découvert de grandes quantités d’or et de diamants, en réalité, du quartz et de la pyrite de fer[61].Cartier mérite de figurer parmi les grands explorateurs duXVIe siècle. Il a découvert l'un des plus grands fleuves au monde, un fleuve qui va devenir l'axe du pouvoir français enAmérique du Nord.

Après les expéditions deVerrazano etJacques Cartier, la France a abandonné l’idée de l’Amérique pendant 50 ans à cause de sa crise financière ; elle était en guerre contre l’Italie ; il y avait desguerres de religion entre différentes confessions chrétiennes (protestants etcatholiques). Ainsi, lacolonisation française des Amériques connut une période de vaines tentatives de 1534 à 1603[62],[63].

Plus tard, vers 1580, laFrance s’est intéressée de nouveau à l’Amérique. Lecommerce des fourrures est devenu important enEurope. LaFrance est revenue enAmérique pour chercher un animal: lecastor. Les commerçants français vendaient la fourrure du castor qui leur rapportait beaucoup d’argent en chapeaux de feutre et en manteaux. LaNouvelle-France est devenue unecolonie-comptoir, où la principale activité était le commerce de la fourrure dans ce qu'ils appelaient, alors, lesPays-d'en-Haut.

Puis, en 1600,Pierre de Chauvin, sieur de Tonnetuit, fonda le premierposte de traite permanent àTadoussac pour les expéditions menées dans leDomaine du roy.

[réf. souhaitée]

En 1603, sur lapointe Saint-Mathieu,Samuel de Champlain conclut une entente avec lesInnus,Wolastoqiyik etMicmacs[64], qui allait constituer« un facteur décisif dans le maintien d'une entreprise coloniale française en Amérique malgré un désavantage numérique énorme vis-à-vis la colonisation britannique » au Sud[64]. Ainsi, l'on offrit un appui militaire auxpeuples algonquiens ethurons en défensive contre les attaques et invasionsiroquoises.

Nouvelle-France (1608-1763)

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Article détaillé :Nouvelle-France.

Premières implantations européennes (1608-1612)

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Théophile Hamel,Portrait imaginaire de Samuel de Champlain, basé sur les traits deMichel Particelli d'Émery,XIXe siècle.
LaNouvelle-France, dessinée parChamplain en 1612.

Avec le soutien du roiHenri IV,Samuel de Champlain[65] fonda l'Habitation de Québec le sur lecap Diamant, puis en fit la capitale de laNouvelle-France et de l'ensemble de ses régions qui, alors, regroupaient l'Acadie, leCanada etPlacentia àTerre-Neuve[66]. Puis en 1616, le site devint le premier établissement permanent desIndes occidentales françaises[67] avec l'arrivée des premierscolons :Louis Hébert[68] etMarie Rollet[69]. Ensuite s'établirent les missionnairesRécollets en 1615,Jésuites en 1625 puis lesSulpiciens en 1657. Champlain a aussi ouvert des postes de traite des fourrures à des endroits stratégiques le long dufleuve Saint-Laurent, organisé plusieurs expéditions pour mieux connaître le territoire et commandé l'ouverture d'un poste de traite par l'officierLaviolette àTrois-Rivières en 1634[70].

Compagnies coloniales (1612-1663)

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Lesmartyrs canadiens[71].

Dès 1612, afin de développer la colonie, la nouvelleCompagnie de Rouen reçut le mandat royal d'assurer le gouvernement colonial en Nouvelle-France. Cependant, en 1621, elle fut remplacée par laCompagnie de Montmorency qui, également, allait œuvrer dans lecommerce de la fourrure. Mais en 1627, lecardinal de Richelieu fit substituer laCompagnie des Cent-Associés à cette dernière et, par la même occasion, instaurer laCoutume de Paris et lerégime seigneurial en Nouvelle-France.

En 1629, pendant laguerre franco-anglaise qui s'inscrit dans laGuerre de Trente Ans, legouvernement de Québec capitula aux mains des frèresKirke. Mais par suite duTraité de Saint-Germain-en-Laye, en 1632, le roiLouis XIII recouvra la colonie[72]. Deux ans plus tard,Laviolette établissait legouvernement des Trois-Rivières à l'embouchure de larivière Saint-Maurice.

LesJésuites ont ouvert leCollège des Jésuites à Québec en 1635 et lesUrsulines, un collège de filles en 1639. L’hôpital de l’Hôtel-Dieu de Québec a été créé la même année.

En 1642,Paul de Chomedey de Maisonneuve, établit legouvernement de Montréal sur laPointe-à-Callière, alors nomméeVille-Marie. Situé sur une île au milieu du fleuve Saint-Laurent, cet établissement devait servir de protection naturelle dans lesguerres franco-iroquoises, dont la principale dura depuis la fondation jusqu'en 1667.

En 1657,Marguerite Bourgeoys fonda laCongrégation de Notre-Dame, une communauté religieuse séculière, et mit sur pied la première école de filles à Montréal.

[réf. souhaitée]

C'est alors que s'élevèrent, au rang des héros de la Nouvelle-France,Dollard des Ormeaux[73],Guillaume Couture,Madeleine de Verchères et lesmartyrs canadiens[71].

En 1663, le roiLouis XIV fait de la Nouvelle-France une province royale et la dote d'une nouvelle administration afin de favoriser son développement démographique.Hyacinthe Rigaud,Portrait de Louis XIV en costume de sacre, 1701.

Sous larégence d'Anne d'Autriche et le gouvernement duCardinal Mazarin, 1 250 colons français immigrèrent en provenance de l’Anjou, de l’Aunis, de laBretagne, de l'Île-de-France, ducomté du Maine, de laNormandie, ducomté du Perche, duPoitou et de laSaintonge. En 1663[74],Louis XIV[74] fait du territoire uneprovince royale[74]. Entre 1663 et 1673, le roiLouis XIV dota les 770Filles du Roy pour la colonisation[74].

Dès 1665, lerégiment de Carignan-Salières développa laVallée des Forts contre les invasions iroquoises et contribua au peuplement de la colonie, par l'arrivée de 1 200 hommes originaires duDauphiné, de laLigurie, duPiémont et de laSavoie. En 1666, l’intendantJean Talon organisa lepremier recensement, dénombrant alors 3 215 habitants.Talon diversifia aussi l'agriculture et peupla le territoire. C'est ainsi que la population de la colonie passa à 6 700 habitants en 1672, conséquemment aux politiques d’encouragement de la natalité et nuptialité.

En 1663, lesecrétaire d'État à la MarineJean-Baptiste Colbert fit instaurer legouvernement royal et le système économique ducommerce triangulaire. Ainsi, le domaine de la Nouvelle-France devint une véritablecolonie de peuplement qui, outre lerégime seigneurial, allait désormais être administrée par leConseil souverain depuis Québec. Ungouverneur général assisté de l'intendant et de l'évêque de Québec allait ainsi pourvoir au gouvernement duCanada, de ses appartenances –Montréal,Québec,Trois-Rivières et lesPays-d'en-Haut – et de ses dépendances administratives :Acadie,Louisiane etPlaisance àTerre-Neuve.

[réf. souhaitée]
Le père jésuiteJacques Marquette à la découverte duMississippi.

En 1686, lechevalier de Troyes[75] et lesTroupes de la Marine s’emparèrent de trois forts duroyaume d'Angleterre érigés sur les terres qu'exploraCharles Albanel en 1671, à labaie du Nord. Alors qu'au sud,Cavelier de La Salle prit possession, de par leroi de France, des terres que découvrirent, en 1673,Jacques Marquette etLouis Jolliet, le long dufleuve Mississippi. Dès lors, la colonie de Nouvelle-France repoussait les limites de son territoire jusqu'augolfe du Mexique, depuis lesGrands Lacs. Ce n'est toutefois qu'en 1701 quePierre Le Moyne d'Iberville, fonda le district de laLouisiane, à l'établissement deBiloxi. Ce siège administratif fut ensuite déplacé àMobile, puis àLa Nouvelle-Orléans.

Legouverneur Frontenac répondant au gouverneur de lacolonie de la baie du Massachusetts, à la bataille de Québec de 1690.

Dès 1689, quatreguerres intercoloniales opposèrent la colonie à laNouvelle-Angleterre[76], notamment, lors de labataille de Québec de 1690 et dusiège de Louisbourg de 1745, où, néanmoins, la Nouvelle-France fut victorieuse. Cependant, en 1713, à la suite destraités d'Utrecht, leduc d'Orléans céda l'Acadie et labaie de Plaisance auroyaume de Grande-Bretagne, et confirma à ce dernier la possession de laTerre de Rupert (cependant il ne la cède pas puisque ce territoire, établi par l'Angleterre en 1670, n'appartenait pas à la France), mais conserva l'île Saint-Jean et l'île-Royale, où fut ensuite érigée laforteresse de Louisbourg[77]. Les pertes dutraité d'Utrecht[78] étaient importantes puisque labaie de Plaisance était le moyen de communiquer avec laFrance, et l’Acadie contenait 5 000 colons français[79].

Au début des années 1700, legouverneur Callières conclut laGrande paix de Montréal qui confirmait l'alliance des peuples algonquiens à la Nouvelle-France et, par la même occasion, terminait définitivement lesguerres franco-iroquoises. Puis, en 1738,Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye, étendit l'influence de la colonie jusqu'aulac Winnipeg, alors qu'en 1742, ses filsvoyageurs,François etLouis-Joseph, traversèrent lesGrandes Plaines et atteignirent lesmontagnes Rocheuses par larivière Missouri.[réf. souhaitée]

Guerre de la Conquête (1754-1760)

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Article détaillé :Guerre de la Conquête.
Le décès deLouis-Joseph de Montcalm à labataille des Plaines d'Abraham.

[réf. souhaitée]

En 1758, sur l'île-Royale, le général britanniqueJames Wolfeassiégea et captura la forteresse de Louisbourg[80], commandant ainsi l'accès augolfe du Saint-Laurent par ledétroit de Cabot. Puis, ayantassiégé Québec pendant près de trois mois depuis l'île d'Orléans, ses troupes remportaient labataille des Plaines d'Abraham le. Cinq jours plus tard, lelieutenant du roi etseigneur de Ramezay concluait lesArticles de capitulation de Québec.

Au printemps 1760, lechevalier de Lévis – fort d’une nouvelle garnison en provenance deVille-Marie – poussa les Britanniques à se retrancher, assiégés, dans Québec, lors de labataille de Sainte-Foy. Néanmoins, ces derniers bénéficiant de troupes supplémentaires, contrecarrèrent les renforts de la dernière chance à labataille de la Ristigouche. Puis, après la défaite de Trois-Rivières, legouverneur Vaudreuil signa lesArticles de capitulation de Montréal le.[réf. souhaitée]

Régime militaire (1760-1763)

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James Murray fut étroitement lié augouvernement de laProvince de Québec à partir de 1760. Il est le premiergouverneurcivil du territoire sous leRégime anglais[81].
Par letraité de Paris (1763), le roiLouis XV cède la Nouvelle-France à la couronne britannique.
Article détaillé :Régime militaire britannique en Nouvelle-France.

Dans l'attente des résultats de laguerre de Sept Ans[82] qui se déroulait en Europe, la Nouvelle-France fut administrée sous le régime militaire du gouverneur britanniqueJames Murray[81].

Pendant ce temps, le commandantJeffery Amherst mit fin à la présence française àTerre-Neuve, lors de labataille de Signal Hill en 1762. Puis, deux mois plus tard, la partie occidentale de laLouisiane et le delta dufleuve Mississippi furent cédés auroyaume d'Espagne par letraité de Fontainebleau, afin de freiner l'expansion britannique vers l'ouest du continent. Néanmoins, les îles deSaint-Pierre-et-Miquelon, qui allaient demeurer sous tutelle française après 1763, deviendraient le seul vestige territorial de cette époque révolue. Par letraité de Paris[83] de 1763 se conclut laguerre de Sept Ans[82]. À partir de cette date,James Murray devient le premiergouverneurcivil du territoire sous lerégime britannique[81].

La rupture et le détachement ainsi provoqués entreles descendants de la colonie et lamétropole allaient, au cours des siècles à venir, engendrer une profonde transformation de l'Amérique française, et lanaissance d'une nouvelle nation dont le développement et lemode de vie propre seraient établis sur des assises ancestrales historiquement ancrées au nord-est de l'Amérique, « terre de nos aïeux ». Ce que le commissaire britanniqueJohn George Lambton (Lord Durham) allait décrire dans sonrapport de 1839, serait désormais l'esprit qui règnerait entre les « deux solitudes » en Canada :« Je trouvai deux nations en guerre au sein d'un seul État; je trouvai une lutte, non de principes, mais de races ». Car, les colons britanniques allaient constater que les Canadiens furent jadis emplis autant qu'eux de fierté nationale. Et alors que ces nouveaux arrivants allaient considérer les provinces américaines comme formant un vaste terrain pour la colonisation et la spéculation, les Canadiens allaient, pour leur part, considérer la province de Québec comme étant le patrimoine de leur propre race – non comme un pays à coloniser, mais comme un pays déjà colonisé[84].

Amérique du Nord britannique (1763-1867)

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Article détaillé :Amérique du Nord britannique.

Province de Québec (1763-1791)

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LaProvince de Québec en 1774.
Article détaillé :Province de Québec.
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Après trois ans sous régime militaire, le Canada fut cédé auroyaume de Grande-Bretagne par le roiLouis XV, lors de la signature dutraité de Paris du 10 février 1763. Ainsi, en échange de laGuadeloupe, lamétropole mettait un terme à la Nouvelle-France et abandonnait les 60 000 Canadiens restants qui, en conséquence, se rangèrent auclergé catholique, refusant de prêter serment à laCouronne britannique.

Puis, en cette même année, ladite Couronne remania laconstitution du Canada par laProclamation royale du 7 octobre. De cette ordonnance du roiGeorgeIII, la collectivité canadienne fut alors subordonnée au gouvernement du premierEmpire britannique et circonscrite à la vallée du Saint-Laurent, région désormais désignée sous le nom deProvince of Quebec. De même, à laRébellion de Pontiac, les peuples autochtones luttèrent conjointement pour la conservation de leurs terres et contre le nouvel ordre établi par lesforces armées britanniques.

Larévolte de Boston de 1773 marquant le point culminant des mouvements protestataires dans lesTreize Colonies britanniques, le gouverneurGuy Carleton réussit, en 1774, à faire remplacer laProclamation royale de 1763 par l’Acte de Québec qui allait encourager la loyauté des Canadiens à la Couronne britannique alors que s'organisait larévolution américaine. Ainsi, les Canadiens retrouvaient leurscoutumes civiles et certains autres droits, dont l'usage de lalangue française, la réappropriation duLabrador et dubassin versant desGrands Lacs jusqu'à laTerre de Rupert, ainsi que de lavallée de l'Ohio et dupays des Illinois jusqu'auTerritoire indien, et le rétablissement du mode de concession des terres selon le régime seigneurial. De même, leserment d'abjuration de la foi catholique fut remplacé par un serment d'allégeance à la Couronne britannique et leConseil pour les affaires de la province de Québec fut établi afin d'admettre les Canadiens – soit des fidèles catholiques – à des fonctions civiles et gouvernementales.

Dès 1774, leCongrès continental desTreize Colonies indépendantistes tenta quand bien même de rallier les Canadiens à sa causeinsurrectionnelle. Cependant,ses troupes militaires échouèrent face à la contre-offensive britannique lors de l'invasion du Canada en 1775. Sous l’Église catholique, plusieurs Canadiens restèrent en fait neutres, bien que des régiments patriotes s'allièrent aux révolutionnaires à lacampagne de Saratoga de 1777. En conséquence à la reconnaissance de l'indépendance des Treize Colonies (devenues lesÉtats-Unis) lors de la signature dutraité de Paris de 1783, la Province de Québec fut désormais délimitée par lesGrands Lacs au Sud-Ouest – leroyaume de Grande-Bretagne ayant alors concédé lepays des Illinois et lavallée de l'Ohio aux nouveauxÉtats-Unis – le45e parallèle nord au Sud et la ligne de partage des eaux séparant le bassin dufleuve Saint-Laurent de celui de l'océan Atlantique au Sud-Est. Puis, dès lors, lesloyalistes de l'Empire-Uni migrèrent vers la Province de Québec et peuplèrent différentes régions, dont lapéninsule du Niagara et la région desCantons-de-l'Est et desMille-Îles.

Les femmes avaient le mêmedroit de vote que les hommes pendant cette période, qui nécessitait d'avoir la qualité de propriétaire terrien, entre autres.

Province du Bas-Canada (1791-1840)

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Article détaillé :Bas-Canada.
Bataille de Saint-Eustache,[85].

Insatisfaits des nombreux droits accordés aux Canadiens, lesloyalistes immigrants desÉtats-Unis obtinrent gain de cause par l’Acte constitutionnel de 1791 qui divisait la Province de Québec en deux colonies distinctes depuis larivière des Outaouais : leHaut-Canada à l'ouest (majoritairementanglo-protestant) et leBas-Canada à l'est (majoritairement franco-catholique), chacune avec unrégime parlementaire fondé sur les principes dusystème de Westminster. Au point de vue de l'aménagement du territoire, lesystème cantonal est implanté.

En 1813,Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry mena les troupes canadiennes à leur victoire lors de labataille de la Châteauguay, à laguerre anglo-américaine de 1812.

[réf. souhaitée]

LaChambre élective du peuple étant confrontée au sein duParlement à l'autorité supérieure de laCouronne et deses représentants nommés, le gouvernement du Bas-Canada fut très vite critiqué et contesté par leParti canadien dès 1791. En 1834, des membresPatriotes présentèrent92 résolutions à titre de programme politique et de revendications, qui exprimaient une véritable perte de confiance dans lamonarchie britannique. Mais, en réponse aux10 résolutions de Russell qui incarnaient le refus deLondres de les considérer, la fronde populaire s'intensifia dans lesassemblées publiques de 1837 avec des tribuns tels queLouis-Joseph Papineau. LaRébellion des Patriotes[86] fut ensuite déclenchée, malgré l'opposition des ecclésiastiques, dontJean-Jacques Lartigue, qui prônaient l'obéissance civile telle que déclarée dans l'encycliqueCum Primum du papeGrégoire XVI.

Mais à la suite de la défaite des Patriotes[86], leclergé catholique recouvra son autorité morale au sein du peuple pour la cohésion et le développement de la nation, dans les domaines traditionnels de l'éducation, de lasanté et de lavie sociale. Tout comme les approvisionnements auprès de lamétropole impériale, l’accès aux nouvelles terres demeurait toutefois problématique puisque celles-ci étaient monopolisées par laClique du Château.

La survivance du peuple devint étroitement liée à l'exode des Canadiens qui allaient se déplacer, sur près de cent ans, vers laNouvelle-Angleterre et l'Ouest canadien (phénomène communément appelé, laGrande Hémorragie)[87]. D'autant plus que se manifesteraient bientôt une immigration massive desîles Britanniques, l'Église adopta en conséquence la politique dite de larevanche des berceaux.

Province du Canada (1840-1867)

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Article détaillé :Province du Canada.
Robert Frederick Mountain[88],Un village du Bas-Canada, vers 1840.

Dans sonRapport sur les affaires de l'Amérique du Nord britannique,John George Lambton recommanda qu’il fût procédé à l’assimilation culturelle des Canadiens avec l’anglais pour seulelangue officielle. Principale source de l'instabilité politique qui allait régner jusqu'en 1867[89], l’Acte d’Union de 1840 fusionna leHaut-Canada et leBas-Canada en une seule et unique colonie, laProvince du Canada, dont l'étendue allait toutefois différer de celle de la Province de Québec de 1791. En effet, letraité Webster-Ashburton de 1842, dont les dispositions allaient résoudre les questions frontalières qui existaient entre l'Amérique du Nord britannique et lesÉtats-Unis depuis 1783, détermina le tracé de la frontière de cette nouvelle colonie dans la région de l'actuel comté desEtchemins, deMontmagny, deL'Islet, deKamouraska et deTémiscouata, ainsi que dans la région de larivière Halls Stream.

Dans cette optique le Canada-Est allait, à la suite du déménagement de la capitale de la Province du Canada de Kingston vers Montréal en 1844, accueillir le Parlement de ce nouveau territoire[90].

LeCanada-Est, francophone et fort peuplé, et leCanada-Ouest, anglophone et peu peuplé, obtenaient alors un nombre identique de sièges à l’Assemblée législative de la province du Canada. Mais dans la foulée de l'immigration en provenance duRoyaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, le poids politique du Canada-Est fut rapidement remis en cause par les débats sur laRep by Pop, conséquence inéluctable de l'accroissement de la population britannique dans l'ouest de la province. La répartition des deux groupes culturels entre les parties du territoire allait toutefois rendre nécessaire la formation degouvernements de coalition sous le régime de l'Union.[réf. souhaitée]

LeCanada-Est désigne le Québec de 1840 à 1867.

Alors que la masse immigrante desîles Britanniques adopta l'identité canadienne dans la désignation de son lieu de résidence, les « Anciens Canadiens » répondirent à la dualité identitaire ainsi créée en s'identifiant désormais à leurcommunauté ethnique sous le nom deCanadiens français par distinction desCanadiens anglais. Puis, des écrivains entamèrent une réflexion sur la survivance de leur nation (canadienne-française).François-Xavier Garneau écrivit àLord Elgin :« J'ai entrepris ce travail dans le but de rétablir la vérité si souvent défigurée et de repousser les attaques et les insultes dont mes compatriotes ont été et sont encore journellement l'objet de la part d'hommes qui voudraient les opprimer et les exploiter tout à la fois. J'ai pensé que le meilleur moyen d'y parvenir était d'exposer tout simplement leur histoire »[91]. Ainsi donc, tout comme leurs compatriotesAcadiens qui allaient recevoir l'influence d’Évangéline au même moment, les Canadiens français allaient pouvoir conserver leurconscience collective et se préserver de l'assimilation culturelle grâce à l'épopée nationale de Garneau[92] – monument pour la survivance[93] – malgré le raz-de-marée britannique dans les institutions sociales et politiques du Canada.

Les troubles politiques atteignirent un paroxysme en 1849, alors que des émeutiers britanniquesincendièrent l'hôtel du Parlement de Montréal par suite de la promulgation de la loi qui indemnisait les Canadiens français dont les propriétés furent détruites au cours des rébellions de 1837-1838 (Rebellion Losses Bill). Résultat de la coalition des premiers ministresBaldwin etLa Fontaine, cette loi devint un pivot législatif dans l'histoire du Canada alors qu'elle instaura la notion degouvernement responsable.[réf. souhaitée]

Outre la construction duGrand Tronc et la mise en œuvre dutraité de réciprocité canado-américain, les Canadiens virent également l'abolition durégime seigneurial en 1854 et l'adoption duCode civil du Bas-Canada en 1866. Puis en 1864, en conséquence de l'impasse politique engendrée depuis 1840, la coalitionMacdonald-Cartier entama la réforme dusystème politique[94].

Province canadienne (depuis 1867)

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George-Étienne Cartier, protagoniste de la création de l'État québécois, était lepremier ministre duCanada-Est.

Le, naissait leDominion duCanada, à la suite des négociations de laConfédération canadienne conclues entre laprovince du Canada, leNouveau-Brunswick et laNouvelle-Écosse. L'Acte de l’Amérique du Nord britannique créait le Canada et ses quatre provinces fondatrices : leNouveau-Brunswick, laNouvelle-Écosse, le Québec et l'Ontario. Ces deux dernières étaient issues de la division en deux de la Province du Canada. Ce système fédéral, dont laConstitution fut fondée sur les mêmes principes quecelle du Royaume-Uni, définit alors la répartition fondamentale des pouvoirs législatifs entre leParlement du Canada et lesassemblées provinciales. Chacune de ces nouvelles provinces se voyait ainsi garantir l'autorité souveraine dans la sphère de sescompétences législatives[e].

La même année naissait aussi leParti libéral du Québec qui trouve son origine dans leParti patriote et dans leParti rouge duBas-Canada[95],[96].

Depuis les années 1970, l'État québécois a délaissé le mot « province », au profit du mot « État », pour se désigner lui-même (voirÉtat au Québec).

Nationalisme canadien-français

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Article détaillé :Canadiens français.
Ledrapeau des Patriotes de 1837 est un symbole dunationalismecanadiens français.

À l'instauration de la Confédération, laProvince du Canada fut divisée aux fins de la création desprovinces de l'Ontario et duQuébec, alors délimitées respectivement par les anciennes frontières duHaut et duBas-Canada[97]. Cependant, les frontières du Québec furent modifiées une première fois dès 1898, afin qu'elles englobent les terres constituantes dudistrict de l'Ungava jusqu'à larivière Eastmain[98], puis une seconde fois en 1912, jusqu'à l'extrémité nord de lapéninsule du Labrador[25]. Mais en 1927, le comité judiciaire duConseil privé de Londres retira au Dominion du Canada – par conséquent à la province de Québec – la partie située à l'est du faîte de partage des eaux séparant le bassin de labaie d'Hudson d'avec celui de lamer du Labrador[99].

La province nouvellement créée était ainsi fondue dans la région constituant le cœur historique de la nation canadienne-française. Précisément, après avoir combattu en tant que Patriotes lors de labataille de Saint-Denis en 1837,George-Étienne Cartier se classa parmi lespères de la Confédération et fit approuver les72 résolutions[100] de laconférence de Québec de 1864 pour l'établissement d'unÉtat fédéré dont le territoire allait se limiter à la contrée où les Canadiens français étaient assurés de conserver la majorité populaire. Ainsi, en dépit du sentiment populaire à l'égard de l'identité canadienne, cet organe politique offrirait un soutien de rechange à l'affirmation nationale de la collectivité canadienne-française devant unÉtat canadien qui, d'ores et déjà, allait être conquis par laculture canadienne-anglaise.

Malgré cette forme de garantie contre l'assimilation culturelle,« les impératifs du nouveau régime politique allaient toutefois révéler de grands obstacles à l'affirmation du Québec et de son Parlement. La classe politique du Québec allait découvrir que l'espace politique dévolu aux provinces serait restreint dans ce nouveau système. Québec, affaibli économiquement, devrait affronter la compétition politique d'Ottawa, capitale de l'État fédéral fortement centralisateur »[101].

Cléricalisme ultramontain

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Articles détaillés :Clérico-nationalisme,Ultramontanisme,Église catholique au Québec etCléricalisme#Québec.
Ignace Bourget,évêque de Montréal et chefultramontain (droitiste)[102].

À la suite des événements de larébellion du Nord-Ouest en 1885 ainsi que de laquestion des écoles du Manitoba en 1896 etde l'Ontario en 1917, la promotion et la défense des droits de la nation canadienne-française devinrent un enjeu important. Sous l’égide de l’Église catholique et l'action politique deHenri Bourassa se développèrent divers symboles defierté nationale. Outre leCarillon Sacré-Cœur et leÔ Canada – chant patriote composé pour lafête de la Saint-Jean-Baptiste – de nombreuses organisations populaires consacrèrent l'affirmation du peuple canadien-français, à savoir, notamment, lemouvement coopératif des caisses populaires Desjardins en 1900, l'Association catholique de la jeunesse canadienne-française en 1904, leClub de Hockey Canadien (CH) en 1909, le quotidienLe Devoir en 1910, lesCongrès de la langue française en 1912, laLigue des droits du français en 1913, le quotidienL'Action catholique en 1915, la revue mensuelleL'Action nationale en 1917, l’Ordre de Jacques-Cartier en 1926,Jeune-Canada en 1932, l’Union nationale en 1935, leBloc populaire canadien en 1942, etc.
Henri Bourassa, clérico-nationaliste fondateur du quotidienLe Devoir.

À cette époque, l’omniprésence de l’Église se manifestait incontestablement deSaint-Boniface àGaspé en passant par laVieille Capitale. Défini par l’autorité ecclésiastique,« l’objectif des clérico-nationalistes consistait alors à promouvoir les valeurs de la société traditionnelle : lafamille, lalangue française, l'Église catholique et lavie rurale. Ces valeurs, véhiculées notamment parLa Bonne Chanson de l’abbé Gadbois et leroman du terroir, évoquaient alors les forces principales sur lesquelles s’appuyait l’idéologie de la survivance canadienne-française »[103]. L’escouade des mœurs devait également contenir les déviants de l’ordre ecclésial, dont les refuges les plus marquants furent probablement lescabarets montréalais et la maisoncharlevoisienne duBootlegger, symboles d'une vie clandestine défiant laProhibition.

L'Appel de la race réveillant les passions en 1922, l’historien et chanoineLionel Groulx devint le « successeur » de Bourassa en tant que défenseur des droits de la nation canadienne-française. En cette période de lutte contre l’impérialisme britannique, ses préférences allaient alors à l’action politique deLa Fontaine et à l’ultramontanisme deTardivel, dont le romanPour la Patrie (1895) projetait l’indépendance du Québec en 1950.

[réf. souhaitée]

Essor du gouvernement québécois

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Le,Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, duParti conservateur, devintpremier ministre. Dès1868, il créa le ministère de l’Instruction publique dont il devint titulaire. Mais ce ministère fut vite dénoncé par le clergé, qui rejetait ainsi l’école neutre, gratuite et obligatoire, qu’il considérait comme une menace maçonnique depuis que le Parti patriote en avait instauré le premier développement, anéanti par les conséquences de l’échec des Rébellions. Boucherville abolit le ministère en1875 et le système de1867 fut rétabli. En1876,Pierre-Alexis Tremblay, candidat libéral deCharlevoix, défait lors d’une élection partielle fédérale à cause de la pression de l’Église sur les électeurs, réussit, à l’aide d’une nouvelle loi fédérale, à faire annuler l’élection (il perdit toutefois l’élection subséquente). L’année suivante, le Pape envoya son représentant pour forcer l’Église québécoise à minimiser ses interventions dans le domaine électoral. En effet, en 1887, les religieux représentaient 48 % des instituteurs des écoles catholiques.

En 1885, leParti national naissait de la coalition entre les Libéraux et des députés conservateurs, alors choqués par les mesures politiques dugouvernement John Jones Ross, qui fut accusé de n'avoir intercédé dans le procès d'exécution du chef métisLouis Riel, à larébellion du Nord-Ouest dans lesPrairies canadiennes. Legouvernement Honoré Mercier, alors au pouvoir, proposa une série de vaines réformes républicaines qui allaient dans le sens du nationalisme économique et de l’instruction publique. Puis en 1905, legouvernement Lomer Gouin entreprit une série de réformes plus modestes, mais également destinées à résoudre les défis du sous-développement canadien-français. C’est ainsi qu’il imposa la fondation d’une série d’écoles professionnelles sous l’égide de l’État, dont l'HEC Montréal (1905) fut l’une des plus notables – instrument inestimable au service du nationalisme économique auXXe siècle.

Dès 1899, Bourassa s’opposait vigoureusement à l’implication du Canada dans laseconde guerre des Boers. Puis durant laPremière Guerre mondiale, alors que des Canadiens français s’enrôlaient dans le22e bataillon (canadien-français) – ancêtre duRoyal22e Régiment – d’autres manifestaient à lacrise de la conscription qui mena à l'émeute de Québec. Des 400 000 militaires canadiens envoyés outre-mer, plus de 60 000 moururent au combat.

La génération Bourassa des nationalistes mit fin à son aventure politique après lesélections fédérales canadiennes de 1911 qui, malgré son succès à renverser Laurier et à faire élire un grand nombre de députés, fut considérée comme un fiasco puisque la seule alternative était un gouvernement conservateur encore plus impérialiste et anglophone, dirigé par Borden,orangiste reconnu. Cependant, elle pouvait mettre quelques réussites à l’actif de son militantisme politique, obtenu non pas à Ottawa, mais lorsque les mêmes,Armand Lavergne et Henri Bourassa notamment, se firent élire à Québec. Lavergne réussit à faire passer une loi en faveur des droits du français dans l’espace public, exigeant notamment des services publics bilingues des compagnies au Québec – à cette époque, le train, le téléphone, etc. ne reconnaissaient pas la langue majoritaire du Québec. Les nationalistes obtinrent également du gouvernement Gouin une loi obligeant à transformer sur place le bois et la pâte à papier du Québec : ce qui multiplia les centres industriels du type Shawinigan. L’espoir étant que le Québec exporterait désormais davantage ses produits finis que sa main-d’œuvre aux États-Unis.

Maurice Duplessis[104],premier ministredroitiste du Québec de 1936 à 1939 et lors de laGrande Noirceur[105] (1944-1959).

À la suite de ladéclaration de Balfour à la conférence impériale de 1926, leStatut de Westminster de 1931 confirma l'égalité d'autonomie entre leRoyaume-Uni et lesdominions – y compris leCanada etses provinces – et, par la même occasion, officialisa leur libre association au sein d'unCommonwealth.

En réaction augouvernement Louis-Alexandre Taschereau, une aile dissidente duParti libéral du Québec créa l'Action libérale nationale, qui s'allia ensuite auParti conservateur du Québec pour former l’Union nationale. Son chefMaurice Duplessis fut au pouvoir de 1936 à 1939. Dès 1937, il adopta laLoi du cadenas, jugée anticonstitutionnelle, afin de contrer lesyndicalisme et lecommunisme. De 1939 à 1944 cependant, legouvernement Adélard Godbout affirma le droit à la syndicalisation des travailleurs et donna le droit de vote aux femmes en 1940.

Grande noirceur (1944-1959)

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Article détaillé :Grande Noirceur.

Dans la foulée de lacrise de la conscription de 1944,Maurice Duplessis reprit le pouvoir jusqu'en 1959. Il se voulut alors défenseur d'uneautonomie provinciale – réfractaire à l'assujettissement de la province au pouvoir fédéral – fiduciaire de l'héritage catholique et français du Québec, et plus près de celibéralisme du laisser-faire de la fin duXIXe siècle que de l'État-providence alors émergent[106].

Or, dès 1948, le manifesteRefus global – puis la revueCité Libre – s'imposa en tant que précurseur et instigateur d'un nouvel espace idéologique dans la société canadienne-française, alors frappée de plein fouet par le changement social: apparition de latélévision,baby-boom,conflits ouvriers – dont les grèvesd'Asbestos,de Louiseville etde Murdochville – électrification descampagnes, émergence de laclasse moyenne,exode rural, expansion desuniversités etbureaucraties, naissance d'une nouvelleintelligentsia et d'unsystème autoroutier, prospérité économique, renaissance intellectuelle duroman et de lapoésie eturbanisation.

Plus la société canadienne-française était secouée par le changement social, plus lesélites traditionnelles – groupées autour des milieuxcléricaux et de la figure de Duplessis – durcissaient leurréflexe conservateur et nationaliste canadien-français. À mesure que le mécontentement progressait à l'intérieur de la province de Québec, plus ces élites traditionnelles maintenaient un « couvercle vissé de force sur notre société convertie enmarmite de Papin[réf. souhaitée]».

Québec moderne (1960 à 2012)

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Révolution tranquille (1960-1980)

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Article détaillé :Révolution tranquille.
Lebarrage Daniel-Johnson[107] et lacentrale Manic-5 sur larivière Manicouagan.

Les « Cent jours de Paul Sauvé » furent une courte période où le premier ministre intérimaire de l'Union Nationale adopta le slogan« Désormais » en 1959. Suivant son décès, son successeurAntonio Barrette parvint à établir certaines réformes annoncées, mais perdit lesélections générales québécoises de 1960. Ayant fait campagne sous le slogan« C'est l'temps qu'ça change », leParti libéral du Québec était alors porté au pouvoir avec une majorité de deux sièges à l'Assemblée législative. Formée de l’équipe du tonnerre – dont étaient membresRené Lévesque,Paul Gérin-Lajoie,Georges-Émile Lapalme etMarie-Claire Kirkland-Casgrain – legouvernement Jean Lesage mena une série de réformes dans les domaines de la politique sociale, de l’éducation, de la santé et du développement économique :Caisse de dépôt et placement,Code du travail,ministère des Affaires sociales,ministère de l'Éducation,Office de la langue française,Régie des rentes etSociété générale de financement.[réf. souhaitée]

Marquée particulièrement par la seconde phase denationalisation de l'hydroélectricité et le démantèlement dusyndicat financier de larue Saint-Jacques de Montréal, cette période décisive se caractérisa par le slogan de 1962 :« Maîtres chez nous », qui, devant la mainmise des conglomérats anglo-américains sur l'économie et les ressources naturelles du Québec[108], déterminait alors une volonté collective deliberté du peuple canadien-français.

Pour favoriser le Québec dans cette situation, leCanada, par le biais de sonpremier ministre,Lester B. Pearson, adopta unfédéralisme d’ouverture[109],[110] : une attitude politique garantissant au Québec un minimum de considération(s) face à toutes les implications de laRévolution tranquille. En 1965, lacommission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme[111], dont le rapport préliminaire souligne le caractère distinct du Québec, fait la promotion d'un fédéralisme d'ouverture dans lequel le Québec occuperait une place particulière[112].

L'ampleur de ce mouvement social suscita confrontations entrebas clergé etlaïcat, en référence à la décléricalisation et déconfessionnalisation des institutions de l'État, ainsi qu'à ladésacralisation de sphères de lasociété civile. Mais en cette période duIIe concile œcuménique du Vatican, la réforme desinstitutions québécoises fut devancée par leSaint-Siège : le papeJean XXIII proclama effectivement en 1963 l'encycliquePacem in Terris établissant lesdroits de l'homme[113],[114], puis en 1964, la Constitution dogmatiqueLumen Gentium confirmant le rôle particulier deslaïcs dans la « gérance deschoses temporelles »[115]. Néanmoins, la population québécoise délaisse alors très rapidement l'Église catholique. En effet, entre 1968 et 1975, l'assistance hebdomadaire à lamesse passe de 80 % à seulement 30 %[116].

Reporté au pouvoir en1966 bien que le vote populaire soit favorable auxlibéraux de Jean Lesage, le gouvernementunioniste deDaniel Johnson continue les importantes réformes du gouvernement précédent jusqu'à sa mort en1968[117].

Articles détaillés :Nationalisme québécois etDiaspora québécoise.

Dans uneprise de conscience collective, lesCanadiens français manifestaient clairement leur inquiétude et leur insatisfaction face à l'assimilation culturelle des minorités francophones dans les provinces anglophones et à la situation d'infériorité des Canadiens de langue française[118],[119], y compris lesAcadiens, qui se manifestaient deGravelbourg[120] à labaie Sainte-Marie[121].

D'une commission d'enquête à l'autre, ce mouvement prit une ampleur sans précédent dans la seconde moitié des années[1960, car pour la première fois, lesCanadiens français de la province de Québec dénonçaient à haute voix l'« état des choses établi en[1867 »[122],[123].

Déjà en 1963, les membres de laCommission Laurendeau-Dunton établie par leGouvernement du Canada[124],« constataient que, contrairement à ce que pensait une majorité deCanadiens anglais, la culture française du Québec n'était pas près de céder la place à la culture anglo-américaine, mais qu'elle était plutôt en train de passer à l’« étape de la « survivance » pure et simple » à un mode spécifique de fonctionnement et de vie, avec une langue qui s'enrichissait chaque jour. Ils constatèrent du même coup le bien-fondé des doléances des Canadiens français : leur langue et leur culture n'occupaient pas la place qui leur revenait dans l'ensemble confédéral canadien. »[123] Du côtécanadien, ces conclusions ouvraient la porte à une redéfinition duCanada dans une perspective culturelle désormais axée sur la dualité linguistique et culturelle afin de considérer équitablement lesCanadiens français[124].

En parallèle à ce débat, lalutte des classes[125] apparaissait véritablement avec des mouvements sociaux vers1968. En même temps que s'intensifiait le changement des mentalités, la société canadienne-française voyait poindre une ère nouvelle où, à la suite de la réforme duParlement du Québec[126], allaient être confrontées les mœurs politiques de ce passé vécu sous l'empire de considérations coloniales moins favorables aux francophones[127].

Débat sur la souveraineté du Québec

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Entre 1966 et 1969, lesÉtats généraux du Canada français[128] confirmèrent populairement l'État québécois dans sa qualité demilieu politique fondamental de la nation, limitant ainsi l'action gouvernementale du Québec au seul service de la province de Québec[129],[130].

Les assises nationales des États généraux de novembre 1967 marquent une rupture dans les rapports entre lesfrancophones d'Amérique et particulièrement entre lesfrancophones du Canada[128]. Ainsi, les États généraux deviennent un point de repère qui expliquent la transformation des paramètres qui définissent désormais la société québécoise[128].

Mais en 1968,Option Québec suscita undébat constitutionnel sur l'avenir politique de la province où, parallèlement, allaient être confrontées les doctrinesfédéraliste[131] etsouverainiste[132], dans leur conception particulière de l'émancipation culturelle et sociale des pays québécois et canadien-français. Car, devant la fronde qui s'organisait depuis la fin des années 1950,Charles de Gaulle – premier chef d'État français en visite officielle depuis laConquête – avait déjà encouragé l'essor des ralliements populaires à l'idée de sécession en déclamant : « Vive le Québec libre ! », lors de l'Expo 67. Par suite, se développèrent diversgroupes civils, parfois jusqu'au point d'affronter la puissance publique dans des manifestations comme à lacrise d'Octobre de 1970.

Lepont Pierre-Laporte. L’assassinat dePierre Laporte est un des faits marquants de laCrise d'Octobre 1970.

En 1973, lepremier gouvernement libéral de Robert Bourassa[133] amorça leprojet du siècle surLa Grande Rivière. L'année suivante, il consacra le statut officiel de la langue française au sein de l'État québécois par laLoi 22, puis en 1975, instaura laCharte des droits et libertés de la personne et laConvention de la Baie-James et du Nord québécois. Enfin en 1976 étaient tenus lesjeux de laXXIe olympiade de l'ère moderne, alors que se poursuivait la dynastie desCanadiens de Montréal autemple de la renommée du hockey et les gains de lacoupe Stanley.

En 1974, lepremier ministre du QuébecRobert Bourassa, d'allégeance libérale (PLQ), consacre lestatut de la langue française au Québec.

Dirigé parRené Lévesque, lepremier gouvernement souverainiste se matérialisa alors qu'était porté au pouvoir leParti québécois, auxélections générales québécoises de 1976. Renforçant les droits linguistiques des Québécois, notamment en matière d'affichage et de travail, laCharte de la langue française entra en vigueur l'année suivante.

Vint ensuite leréférendum de 1980 où la majorité des votants québécois se prononcèrent contre l'option de la souveraineté-association, telle que proposée par le Parti québécois[134],[135].

Débat constitutionnel des années 1980-1990
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Daniel Johnson est le chef du camp du NON au Québec en1995.

À la suite des négociations constitutionnelles canadiennes de 1981[136] marquées par l'Accord constitutionnel du 5 novembre 1981, l'Assemblée nationale du Québec refusa de reconnaître expressément la nouvelleLoi constitutionnelle de 1982, quirapatria la Constitution du Canada et y apporta de nombreuses modifications[137]. L'attitude du Québec sera alors de tenter de progresser vers un fédéralisme renouvelé, comportement qualifié parRené Lévesque debeau risque. C'est avec leParti progressiste-conservateur du Canada que cette tendance se confirmera[138].

Les tentatives de ratification constitutionnelle par les gouvernementsMulroney etBourassa se soldèrent par l'échec de l'Accord du lac Meech en 1987 et en 1992 par l'échec de l'Accord de Charlottetown[139].

Par la suite,Daniel Johnson (fils) duParti libéral du Québec[140] prit brièvement le pouvoir en tant que25e[141]premier ministre du Québec en 1994[142],. Il perdit rapidement lesélections générales québécoises suivantes qui établirent Jacques Parizeau au poste depremier ministre[143].

Deuxième référendum et après (1995 à aujourd'hui)
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Par conséquent, en 1995, dans un esprit politique influencé par les conclusions de lacommission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec[144], Jacques Parizeau prit l’initiative de déclencher undeuxième référendum sur la souveraineté du Québec. Cetteconsultation se solda par un nouvel échec dessouverainistes et donc par le maintien de la province au sein de lafédération canadienne. Il s'agissait alors de la victoire du camp du NON au Québec qui était dirigé par l'ex-premier ministre du QuébecDaniel Johnson[145],[146].

En 1998, par suite de l'arrêt de laCour suprême du Canada portant sur lerenvoi relatif à la sécession du Québec, le Parlementdu Canada etdu Québec définirent chacun lecadre juridique à l'intérieur duquel s'opèrerait désormais l'action politique de leur gouvernement respectif. Mais les irrégularités relatives auscandale des commandites et àOption Canada ravivèrent l'option souverainiste en 2005, selon quelques sondages populaires alors réalisés.[réf. souhaitée]

Cependant, auxélections fédérales canadiennes de 2011, après avoir repoussé en leParti québécois au rang de deuxième groupe d'opposition à l'Assemblée nationale du Québec, le peuple québécois récusa leBloc québécois,souverainiste et membre de laChambre des communes du Canada. Ce mouvement plaça leNouveau Parti démocratique (NPD), parti politique de la scène fédérale, en premier plan au Québec puisque ce vote de mécontentement à l'égard duBloc allait accorder la majorité des votes provinciaux à ce parti fédéral. Comme le logo duNPD utilise la couleur orange, on appela ce mouvement la vague orange[147].

Histoire contemporaine (2012 - aujourd'hui)

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Après trois mandats degouvernement libéral continus,Pauline Marois, chef duParti québécois, devient la première femme à occuper le poste depremier ministre du Québec le. Conséquence d'un concoursmultipartite rarement considéré auparavant dans l'histoire électorale de la province, legouvernement Marois devient cependant le troisièmegouvernement minoritaire de l'histoire politique de la province (un premier, leJoly de Lotbinière de 1878 à 1879, et un second, leCharest, de 2007 à 2008).

LeParti libéral du Québec reprend ensuite le pouvoir dès à la suite desélections générales[148],[149]. En 2018, le parti politiqueCoalition avenir Québec, dirigé par François Legault, remporte lesélections générales provinciales, récoltant une majorité de sièges à l'Assemblée nationale[150].

Le,Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) réitère son refus de prêterserment d’allégeance au roiCharles III tel que prescrit par l'article 128 de laLoi constitutionnelle de 1867[151]. Cette décision l'empêche d'entrer en fonction en tant que député et de siéger à l'Assemblée nationale durant la première courte session[152].

Le gouvernement décide cependant d'adopter un projet deloi rendant facultatif le serment au monarque qui fait que tous les députés du Québec, après PSPP, peuvent siéger en chambre sans avoir à prêter serment[153],[154].

Depuis 2023, les sondages place PSPP en tête du classement des premiers ministres potentiels favoris des Québécois[155]. Il est le seul à dépasser François Legault dans ce classement depuis 2018.

Droit

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Article détaillé :Droit au Québec.

Le droit québécois est l’ensemble des règles de droit qui s’appliquent sur le territoire du Québec. Il est sous la responsabilité partagée du gouvernement fédéral et du gouvernement provincial. De par laConstitution du Canada, chacun des gouvernements est responsable du droit relativement à ses sphères de compétences. Le gouvernement fédéral est responsable notamment dudroit criminel, des affaires étrangères, des lois relativement à la régulation du commerce canadien et aux télécommunications[loi 19]. De son côté, le gouvernement québécois est responsable du droit privé en général, de l'administration de la justice et de plusieurs domaines sociaux (santé, éducation, etc.)[loi 20].

Le droit au Québec est influencé par deux traditions juridiques : latradition civiliste et lacommon law. De façon générale, on peut dire que le droit privé répond à la tradition civiliste, tandis que ledroit public est davantage influencé par la common law. Toutefois, les nombreuses influences que les deux traditions ont eues les unes à travers les autres amènent le Québec à avoir un système juridique mixte. La présence de latradition civiliste remonte à laNouvelle-France où le roiLouis XIV avait imposé dans sa colonie l'utilisation de laCoutume de Paris[156]. Lors de la cession de laNouvelle-France à laGrande-Bretagne à la suite de laguerre de Sept Ans (1756-1763), celle-ci a d'abord imposé le droit anglais, avant de se raviser et de permettre, par l'Acte de Québec (1774), l'utilisation du droit civil pour les relations privées entre individus dans toute laprovince de Québec[157].

Le droit québécois provient des quatresources classiques en droit : laloi, lajurisprudence, la doctrine et lacoutume[158]. La loi est la principale source du droit québécois. Elle comprend la Constitution, les lois duParlement du Québec et les règlements associés aux lois[f]. En droit privé, le Québec étant de tradition civiliste, lajurisprudence y occupe une place théorique mitigée, mais tout de même importante[159],[160].

Droit positif

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Le droit québécois peut être divisé en deux sphères : le droit privé et le droit public. Le droit privé touche les relations entre individus, alors que le droit public traite des règles qui régissent le gouvernement québécois[161].

Le droit privé au Québec touche l’ensemble des relations entre les individus (personnes physiques oumorales). Il est en grande partie sous la juridiction duParlement du Québec[g]. Ledroit civil québécois est une composante du droit privé[162]. Il s'agit du droit qui régit les relations entre individus. Le droit civil est principalementcodifié au sein duCode civil du Québec. Le Code civil du Québec comprend ainsi les règles de droit régissant lapersonnalité juridique, ledroit des biens, lafamille, lesobligations, laresponsabilité civile, ledroit international privéetc. Il constitue ainsi le principal texte régissant ledroit commun du Québec. Cela n'empêche pas le droit civil québécois d'être régi par un grand nombre d'autres lois spécifiques. Pour des raisons historiques, le droit civil québécois a été grandement influencé par ledroit civil français[163].

À l'inverse du droit privé, le droit public québécois est grandement issu de la tradition de lacommon law[164]. Le droit constitutionnel québécois est le domaine du droit qui régit les règles entourant le gouvernement québécois, leParlement du Québec et les différents tribunaux. Le droit constitutionnel québécois est régi en grande partie par laConstitution du Canada, notamment par laLoi constitutionnelle de 1867, mais aussi par diverses lois duParlement du Québec[165]. Le droit administratif québécois est le domaine de droit qui régit les relations entre les individus et l'administration publique québécoise. Le Québec a aussi juridiction sur le droit pénal, mais de façon restreinte, puisque leParlement du Canada est responsable dudroit criminel. Le droit pénal québécois comprend tout de même un vaste éventail d’infractions (Code de la sécurité routière,Code du travailetc.). Finalement, le Québec, tout comme le gouvernement fédéral, possède un pouvoir de droit fiscal[166].

Certaines portions du droit québécois sont considérées comme mixtes. C'est le cas par exemple des droits et libertés de la personne qui sont régis par laCharte des droits et libertés de la personne, Charte qui s'applique à la fois au gouvernement et aux citoyens[167],[168].

Tribunaux

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Article détaillé :Système judiciaire du Québec.
Schéma illustrant les différents tribunaux qui ont juridiction au Québec
  • Fonctionnement et nomination des juges sous juridiction du gouvernement fédéral.
  • Fonctionnement sous juridiction du Québec, mais nomination des juges par le gouvernement fédéral.
  • Fonctionnement et nomination des juges sous juridiction du gouvernement du Québec.
LaCour d'appel du Québec est le plus hauttribunal au Québec.

Les tribunaux qui ont un pouvoir sur le droit québécois sont organisés en une pyramide dont le sommet est comblé par laCour suprême du Canada. Il est important de savoir qu'au Canada, il n'existe pas de division du système judiciaire comme dans plusieurs autres pays. À quelques exceptions près, les tribunaux peuvent entendre autant des recours basés sur le droit provincial que sur le droit fédéral, de même que des recours de droit civil, pénal ou constitutionnel[169],[h]. Ainsi, pour un recours en droit au Québec, le tribunal général est laCour supérieure du Québec. Un appel de cette décision pourrait, selon les cas, être fait à laCour d'appel du Québec et finalement, si la cause est d’une grande importance, à laCour suprême du Canada.

LeParlement du Québec est responsable de l’administration des tribunaux québécois. Les principaux tribunaux québécois sont :

LeParlement du Canada, pour sa part, a autorité sur les tribunaux qu’il a lui-même créés (Cour suprême du Canada,Cour fédérale, etc.). Toutefois, bien que le Québec en ait la gestion, le gouvernement fédéral nomme et rémunère les juges à laCour supérieure et à laCour d'appel[loi 21].

LaCour d'appel a deux mandats. Elle est d'abord le tribunal général d'appel pour les jugements depremière instance au Québec[loi 22]. C'est-à-dire qu'elle entend des appels provenant de laCour supérieure, de laCour du Québec et parfois detribunaux administratifs. De plus, la Cour d'appel possède le pouvoir de répondre à desrenvois formulés par legouvernement du Québec. La Cour d'appel rend plus de 1 500 jugements par année[170].

LaCour supérieure du Québec possède, quant à elle, le pouvoir inhérent de statuer sur toutes causes autres que celles dont les compétences sont assignées à une autre instance[loi 23]. De par cette compétence, la Cour supérieure possède le pouvoir, notamment, de trancher tout litige de plus de 75 000 $, prononcer lesdivorces, surveiller la légitimité des décisions des tribunaux administratifs, prononcer des injonctions, entendre desactions collectivesetc.[171].

LaCour du Québec, lescours municipales, leTribunal des droits de la personne et leTribunal des professions sont tous des cours de première instance, ou des cours inférieures, c'est-à-dire dont les compétences sont limitées aux pouvoirs qui leur sont expressément dévolus par l'autorité les ayant créées. De plus, la Cour du Québec est constituée de trois chambres : la Chambre de la jeunesse, la Chambre criminelle et pénale ainsi que la Chambre civile. Cette dernière comprend en plus ladivision des petites créances.[réf. souhaitée]

Finalement, le Québec compte un grand nombre detribunaux administratifs chargés de voir à l'application d'une ou plusieurs lois.

Au total, le système judiciaire québécois compte plus de 500 juges. Près de 300 d'entre eux œuvrent dans les cours provinciales, 25 à la Cour d'appel et près de 200 à la Cour supérieure[172].

Sécurité publique et système pénal

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Il existe quatre types de corps policiers ayant le pouvoir de maintenir la paix et de prévenir le crime au Québec[173]. De façon générale, laSûreté du Québec est responsable de l’application de la loi sur l’ensemble du territoire québécois[loi 24],[174]. Elle agit aussi dans les municipalités qui n’ont pas de corps policiers municipaux[loi 25],[173]. Elle possède aussi un rôle de soutien et de coordination auprès d’autres corps policiers. Les corps de police municipaux, tels leService de police de la Ville de Montréal et leService de police de la Ville de Québec, sont, quant à eux, les premiers responsables de l’application de la loi dans leur municipalité. Toutefois, dans 1 038 municipalités[175], ce rôle est confié directement à laSûreté du Québec, vu la difficulté de maintenir un corps policier dans des municipalités de plus petite taille.

Pour l’application de certaines lois fédérales, laGendarmerie royale du Canada conserve un pouvoir sur le territoire du Québec[176]. Toutefois, vu l'existence de la Sûreté du Québec, son rôle est plus restreint que dans les autres provinces[176]. Finalement, il existe des corps policiers sur les territoires des communautés autochtones[177].

Lors d’infractions aux lois provinciales ou fédérales (dont leCode criminel), leDirecteur des poursuites criminelles et pénales est responsable, par le biais desprocureurs de la Couronne, d’engager des poursuites devant les tribunaux. Lors d’infractions à certaines lois fédérales spécifiques (par exemple dans les affaires destupéfiants), leministère de la Justice du Canada conserve le pouvoir de poursuivre les contrevenants.[réf. souhaitée]

Finalement, le Québec est responsable de la tenue deprisons (peine de moins de deux ans) alors que le gouvernement fédéral tient despénitenciers (peine de deux ans et plus)[178].

Politique

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Article détaillé :Politique au Québec.

Organisation politique

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Article détaillé :État au Québec.

Monarchie canadienne

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Fondé sur lesystème de Westminster, le Québec est à la fois unedémocratie libérale et unemonarchie constitutionnelle àrégime parlementaire[loi 26]. État membre de lafédération canadienne, son chef estCharlesIII qui est l'incarnation de la Couronne du Canada et titulaire du gouvernement et du pouvoir exécutif dans la province de Québec.

LeParlement du Québec est le siège dupouvoir législatif au Québec.

Parlement provincial

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LeParlement du Québec est l'organe législatif du Québec. Il est composé dulieutenant-gouverneur (représentant de la Couronne) et d'une chambre élective portant le nom d'Assemblée nationale (représentante du peuple). Chaquelégislature est d'une durée maximale de cinq ans[loi 27], cependant, à moins d'exception, le Québec procède maintenant à desélections à date fixe au mois d'octobre à tous les quatre ans[loi 28].

Premier ministre et Conseil exécutif

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Présidé par lepremier ministre, leConseil exécutif (ou Conseil des ministres) est l'organe directeur degouvernement[loi 29] en tant que ses membres sont les principaux conseillers du lieutenant-gouverneur dans l'exercice du pouvoir exécutif. Il est généralement composé dedéputés élus à l'Assemblée nationale.

Le drapeau dulieutenant-gouverneur du Québec, un symbole dupouvoir exécutif dans la province.

Lieutenant-gouverneur

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Lelieutenant-gouverneur du Québec est le représentant du roi au sein de l'État au Québec. Il détient des pouvoirs spécifiques et/ou symboliques.

Représentation fédérale

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Le Québec compte pas moins de 78 députés au parlement fédéral (Parlement du Canada)[179]. Au niveau duSénat du Canada, le Québec est représenté par 24 sénateurs[180]. Les députés sont élus lors des élections fédérales. Les sénateurs sont nommés par le premier ministre du Canada.

Le Québec est représenté auCanada par 78 députés et 24Sénateurs.

Administration publique

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Articles détaillés :Ministères québécois etAdministration publique du Québec.

L'État québécois est dépositaire de l'autoritéadministrative et depolice dans les domaines decompétences exclusives dont il est titulaire dans le cadre des lois et desconventions de nature constitutionnelle[181].

LeConseil du trésor soutient leministère du Conseil exécutif dans sa fonction d'intendance de l'État.

Appareil gouvernemental du Québec.

L'échiquier québécois comprend, entre autres dimensions, le thème du statut politique et constitutionnel du Québec[182],[183]. Le Parlement de la40e législature est composé des partis suivants :Parti libéral du Québec (PLQ),Parti québécois (PQ),Coalition avenir Québec (CAQ) etQuébec solidaire (QS), ainsi que d'un députéindépendant.

Partis politiques

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Article détaillé :Parti politique du Québec.

On compte 22 partis politiques officiels dans la province de Québec[184],[185] :

  1. Alliance Provinciale
  2. Bloc Pot
  3. Changement intégrité pour notre Québec
  4. Citoyens au pouvoir du Québec
  5. Coalition avenir Québec - L'équipe François Legault
  6. Droit des sans droits
  7. Équipe autonomiste
  8. Nouveau Parti démocratique du Québec
  9. Parti 51
  10. Parti conservateur du Québec
  11. Parti culinaire
  12. Parti équitable
  13. Parti libéral du Québec/Quebec Liberal Party[186]
  14. Parti libre
  15. Parti marxiste-léniniste du Québec
  16. Parti nul
  17. Parti québécois
  18. Parti vert du Québec/Green Party of Québec
  19. Québec cosmopolitain
  20. Québec en marche
  21. Québec solidaire
  22. Voie du Peuple

Parmi ceux-ci, cinq sont représentés en 2021 par des députés à l'Assemblée nationale: la Coalition avenir Québec (CAQ), le Parti conservateur du Québec (PCQ), le Parti libéral du Québec (PLQ), le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS).

Administration territoriale

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Article détaillé :Administration territoriale du Québec.

Organisation municipale

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Lecasino deGatineau, dans la région administrative de l'Outaouais, en face d'Ottawa.

Aux fins municipales, le territoire du Québec comprend :

L'intermunicipalité au Québec est une forme de coopération relevant d'une entente d'association en vue d'un projet commun – soit par délégation de compétence ou par gestion commune via une régie intermunicipale – afin de répondre aux particularités locales et régionales des collectivités municipales qui sont parties prenantes à la convention[187]. Le Québec compte au total quelque 2 292 municipalités[188].

Division territoriale

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Pour certaines fins, le territoire du Québec est divisé en[loi 31] :

Terres du domaine privé

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Edwin Whitefield,Montréal vu du mont Royal, vers 1853.

Les terres du domaine privé composent environ 8 % du territoire québécois. Elles sont publiées auregistre foncier et divisées en 1 606cadastres.

Depuis l'abolition durégime seigneurial de la Nouvelle-France en 1854, les domaines fonciers sont détenus selon un mode de tenure du franc-alleu roturier. Lapleine propriété (en) n'est ainsi limitée que par les pouvoirs publics dedéshérence, expropriation pour bien commun,police ettaxation, ainsi que par les engagements du propriétaire.

[réf. souhaitée]

« Depuis 1966, aucune proclamation n'a été émise à l'effet d'ériger de nouveaux cantons même s'il existe toujours de vastes étendues du Québec qui n'ont été partagées ni en seigneuries ni en cantons. Aujourd'hui, il ne s'agit plus tellement d'ouvrir de nouvelles régions à la colonisation que de répondre à des besoins très spécifiques de gestionnaires de l'État »[190].

Terres du domaine de l'État

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Lesterres du domaine de l'État constituent une vaste étendue de terres publiques couvrant environ 92 % du territoire québécois, y compris la quasi-totalité des plans d'eau, lesquels forment 21 % de la superficie totale. Elles sont publiées au Registre du domaine de l'État (jusqu'en 2005, leTerrier du Québec).

Elles comprennent desaires protégées divisées en une vingtaine de désignations : écosystème forestier exceptionnel, milieu marin protégé,parc national, refuge faunique,réserve de biodiversité,réserve faunique, pourvoirie,zone d'exploitation contrôlée (ZEC), etc.

Terres des peuples autochtones

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Le tableau suivant mentionne les territoires traditionnels des peuples autochtones et inuits qui vivent sur le territoire québécois dans le bassin de lavallée du Saint-Laurent etbaie James, ainsi que sur lapéninsule du Labrador.

Carte du territoire traditionnel des abénaquis démontrant un chevauchement entre le Québec et le Massachusetts.
Aire co-territoriale desAbénaquis.
Territoires traditionnels des différents peuples autochtones
GroupesSous-groupesNoms de territoireDivisions territorialesAutres noms de territoire
OjibwésAnishinaabewakiOsogonekAnishinaabe Ahiki
AlgonquinsOsogonek
AttikameksKitaskinoNehirowisi Aski / Nitaskinan
ConfédérationiroquoiseHaudenosauneegaKanienkehAquanishuonigy
MohawksKanienkeh
Confédération WabanakiWabanaki***
AbénaquisNdakinnaN'dakina
WolastoqiyikWolastokuk
MicmacsMi'kma'kiMigmagi
CrisEeyou Istchee
Hurons-WendatsWendake
Innus-MontagnaisNitassinanInnu Assi
InuitsInuit NunangatNunavik
NunavimmiutitutNunavik
NaskapisNutshimiu-AschiiyNuchimiiyu - chhiiy

Politiques publiques

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Article détaillé :Modèle québécois.

Politique nationale

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Articles détaillés :Nationalisme québécois,Mouvement souverainiste du Québec etCharte des valeurs.

La politique nationale du Québec recouvre l'intégralité des domaines relatifs à la nation québécoise. Plus particulièrement, elle établit les valeurs et fondements sur lesquels la société québécoise fonde sa cohésion et sa spécificité. La constitution québécoise est ainsi enchâssée dans une série de traditions sociales et culturelles, définies par un ensemble de jugements judiciaires et documents législatifs, dont la Loi sur l'Assemblée nationale[loi 28], la Loi sur l'exécutif[loi 29] et laLoi électorale du Québec[loi 33]. D'autres exemples notables comprennent :

De plus, elle s'appuie sur un ensemble d'énoncés clarifiant et renforçant les pratiques sociales déjà établies. Par exemple, dans son communiqué du[191] créant laCommission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles (Commission Bouchard-Taylor), le premier ministre du QuébecJean Charest réaffirme les trois valeurs fondamentales de la société québécoise, qui« ne peuvent faire l’objet d’aucun accommodement (…) [ni] être subordonnées à aucun autre principe »[192],[réf. incomplète] :

  • l’égalité entre les hommes et les femmes ;
  • la primauté du français ;
  • la séparation entre l’État et la religion.

En outre, le Québec se définit comme unÉtat de droit[193], libre et démocratique.

L'Assemblée nationale du Québec a d'ailleurs adopté, le, une résolution[194] réaffirmant que le peuple québécois forme une nation, ainsi qu'une motion[195], le, citant :

« Que l'Assemblée nationale réitère sa volonté de promouvoir la langue, l'histoire, la culture et les valeurs de la nation québécoise, favorise l'intégration de chacun à notre nation dans un esprit d'ouverture et de réciprocité et témoigne de son attachement à notre patrimoine religieux et historique représenté par le crucifix de notre Salon bleu et nos armoiries ornant nos institutions. »

En2006, laChambre des communes du Canada a voté unemotion symbolique reconnaissant, à une quasi-unanimité, que« lesQuébécois forment une nation au sein d'un Canada uni »[196],[197].

Politique fédérale

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Le Québec participe de différentes façons à la viepolitique fédérale.

Depuis 1969, laLoi canadienne sur les langues officielles permet au Québec une meilleure intégration à lacommunauté canadienne en plus de garantir un contexte légal etlinguistique fédéral propice au développement de la province[198],[199].

De plus, le Québec fait partie duConseil de la fédération, ce qui lui permet une participation pro-active à la vie quotidienne de la fédération[200].

Enfin, les deux bureaux représentant le Québec au Canada qui ont pour mandat d'assurer une présence institutionnelle du gouvernement du Québec auprès des autres gouvernements au Canada permettent au Québec d'interagir efficacement avec les autres provinces du pays[201],[202].

Politique internationale

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La politique internationale du Québec fonde sa cohérence sur ladoctrine Gérin-Lajoie[203], formulée en 1965. Alors que le ministère des Relations internationales du Québec en coordonne les principes directeurs, lesdélégations générales du Québec en sont les principaux interlocuteurs dans les pays étrangers. Dans les dossiers relevant dudroit québécois, le fondement de la diplomatie québécoise affirme ainsi que seuls les corps politiques du Québec possèdent le pouvoir d'y négocier entièrement, avec les chefs d'État, gouvernements, ambassades et consulats étrangers, et d'y conclure, indépendamment de toute influence externe, des accords, ententes, programmes et traités. Dans l'état de droit, toute entente convenue à l'étranger, par le gouvernement fédéral ou québécois, n'est applicable en politique intérieure que du consentement de l'autorité populaire dont relève la compétence.

Le Québec est d'ailleurs la seule province canadienne qui a mis sur pied un ministère qui assume exclusivement les compétences de l'État en matière de relations internationales. La tendance générale au sein des autres provinces consiste plutôt à confier ce type de mandat à un ministère qui assume déjà d'autres responsabilités, notamment les relations intergouvernementales, c'est-à-dire les relations avec le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et territoriaux[204].

Le Québec est membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie et de l'Organisation internationale de la francophonie.

Politique environnementale et énergétique

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Article détaillé :Aire protégée du Québec.

Depuis2006, le Québec s’est doté d’un plan vert dans le but d’atteindre les objectifs duprotocole de Kyoto relativement aux changements climatiques[205]. Leministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques est le principal responsable de l'application de la politique environnementale. Pour sa part, laSociété des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) est le principal organisme responsable de la gestion des parcs nationaux, réserves fauniques, etc[loi 37].

Le, lepremier ministreJean Charest annonçait les cibles de réduction degaz à effet de serre en vue de laconférence de Copenhague. En effet, le Québec compte réduire ses émissions de 20 % d'ici 2020 et ce par rapport à l'année internationale de référence, soit 1990[206]. Le gouvernement compte ainsi agir dans le secteur transport qui représente 40 % des émissions de GES au Québec. À la suite de cette cible, le gouvernement a pris rapidement les moyens pour pouvoir tenir ses promesses. Ainsi, le, une nouvelle loi entre en vigueur visant à réduire les GES au niveau du parc automobile[207]. Cette loi prévoit que les constructeurs automobiles desservant le territoire du Québec devront respecter un plafond d'émission de 187 g de GES/km. Ce niveau doit être abaissé annuellement jusqu'à 127 g de GES/km en 2016. Les constructeurs devront obtenir une moyenne équivalente au niveau en vigueur, donc ils pourront toujours vendre des véhicules dépassant ce seuil. Ces normes sont aussi sévères que celles de laCalifornie (États-Unis), selon legouvernement du Québec.

L’hydroélectricité constitue la principale source d'énergie au Québec. Lasociété d'ÉtatHydro-Québec est la principale garante de cette énergie renouvelable et peu polluante. De son fait, elle a donc participé auxprojet Manic-Outardes etprojet de la Baie-James, et, depuis le, auprojet de la Romaine sur laCôte-Nord. En parallèle, l'Agence de l'efficacité énergétique du Québec et l'énergie éolienne au Québec font partie d'une approche dudéveloppement durable qui tend vers l'optimisation des dépenses ainsi que l'indépendance énergétique du Québec.[réf. souhaitée]

La population du Québec semble plus sensible aux questions environnementales que celle des autres provinces. Selon une étude universitaire, 67 % des habitants sont conscients de l'impact humain sur leréchauffement climatique, alors que le chiffre s’abaisse à 47 % enSaskatchewan et à 42 % enAlberta. La structure de l'économie pourrait en être une explication : « Le Québec ne produit pas de pétrole, produit majoritairement de l’hydroélectricité. Comparé à l’Alberta… Il y a toute la structure de l’économie qui pourrait venir expliquer ce phénomène », analyse l'universitaire Erick Lachapelle. Près de 500 000 personnes ont pris part à la manifestation pour le climat dans les rues de la ville deMontréal, en septembre 2019[208].

La conciliation entre les préoccupations environnementales et économiques polarise les Québécois, principalement entre villes et régions. Selon un sondage Ipsos, 58 % des habitants du Saguenay considèrent que « les actions de certaines organisations environnementales empêchent un trop grand nombre de projets créateurs d’emplois au Québec d’aller de l’avant », contre 45 % dans les régions de Montréal. Dans le même sondage, 62 % des Saguenéens et 57 % des résidents de Chaudière-Appalaches prioriseraient la création d’emplois plutôt que la diminution des émissions de GES, alors que 57 % des habitants de Montréal et 58 % des habitants de la ville de Québec prioriseraient plutôt la diminution des GES. De plus, la moitié des Québécois croient que la province devrait exploiter ses propres ressources pétrolières, alors que 34 % de la population préfère continuer à importer tout le pétrole consommé au Québec[209].

Louis-Alexandre Taschereau (PLQ),premier ministre libéral du Québec de 1920 à 1936, réussit à ralentir l'émigration massive vers lesÉtats-Unis, appelée la Grande Hémorragie, et fut le premier à voir le potentiel hydroélectrique duNunavik.

Politique agro-alimentaire et forestière

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L'agriculture au Québec fait l'objet d'une réglementation sur le zonage agricole, depuis 1978[loi 38]. Devant l'expansion de l'urbanisation, des zones furent alors créées afin d'assurer la protection des terres fertiles qui composent environ 2 % de la superficie totale du territoire québécois[210]. La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) en est la principale garante[211]. Avec ses nombreuses institutions, la ville deSaint-Hyacinthe est la technopole agricole du Québec et Cité de la biotechnologie agroalimentaire, vétérinaire et agro-environnementale.

Lesforêts du Québec sont, quant à elles, essentiellement de propriété publique. Alors que le calcul des possibilités annuelles de coupe relève de la compétence duBureau du forestier en chef[212], laSociété de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) travaille enpartenariat public-privé (PPP) avec le gouvernement québécois. L'Union des producteurs agricoles (UPA) assure, pour sa part, les intérêts de ses membres, y compris les travailleurs de la foresterie, et travaille conjointement avec leministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) et leministère de l'Énergie et des Ressources naturelles.

Politique de l'emploi et de l'immigration

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Le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale du Québec veille au développement social et de la main-d'œuvre, par les organismes d'Emploi-Québec et ses centres locaux d'emploi (CLE)[213]. De plus, il est responsable de la gestion du Régime québécois d'assurance parentale (RQAP) ainsi que du soutien financier de dernier recours aux familles et personnes démunies.

Chapeautées par le ministère du Travail du Québec, laCommission des normes du travail du Québec et la Commission des relations du travail du Québec voient au respect des conditions minimales pour tous les travailleurs[loi 39] ainsi que des conventions collectives conclues entre syndicats d'employés et patronaux[loi 40].

Adélard Godbout (PLQ),premier ministre libéral de 1939 à 1944, accorda le droit de votes aux femmes en 1940, rendit obligatoire les études jusqu'à l'âge de 14 ans, instaura la gratuité scolaire au primaire et affirma le droit à lasyndicalisation des travailleurs.

L'immigration au Québec est soutenue par des programmes d'intégration favorisant le français, comme langue commune de tous les Québécois, ainsi que les principes depluralisme et d'interculturalisme. Alors que le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles du Québec est responsable de la sélection et intégration des nouveaux arrivants au Québec[214], la politique d'immigration privilégie le respect des valeurs québécoises et caractéristiques d'ordre culturelles, historiques et sociales[215],[216].

Politique des affaires sociales et de l'éducation

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Articles détaillés :Système éducatif au Québec etSystème de santé au Québec.

Leréseau québécois de la santé et des services sociaux est administré par leministère de la Santé et des Services sociaux. Composé de 95 réseaux locaux de services (RLS) et 18 agences de la santé et des services sociaux (ASSS ou communément, régie régionale), il est supporté par laRégie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) qui travaille à maintenir l'accessibilité des services pour tous les citoyens du Québec[loi 41]. Les soins pré hospitaliers et missions de sauvetage sont assurés par des fondations et organisations à but non lucratif.

Le système de santé du Québec est souvent cité en exemple en Amérique du Nord. Il présente néanmoins des faiblesses, notamment le manque de lits d’hôpitaux et de médecins généralistes. En 2022, environ 10 % de la population québécoise est dans l'attente d’un médecin de famille. L'entretien de ce système de santé est en outre onéreux en raison du poids de la rémunération des médecins, pouvant aller jusqu’à 300 000 dollars par an. « Ils constituent un groupe d’intérêt très puissant qui absorbe l’essentiel des dépenses de santé, et toute tentative des pouvoirs publics de baisser leur rémunération se heurte à un front du refus », relève ainsi Olivier Jacques, professeur au département de politique de santé de l’université de Montréal[217]. Au début de l’année 2022, à la suite des difficultés encourues par le système de santé pendant lapandémie de la Covid-19, plusieurs voix se sont fait entendre, réclamant des réformes du système de santé au Québec[218].

Lescentres de la petite enfance (CPE) sont des institutions alliant la politique familiale à l'éducation. Ils sont administrés par leministère de la Famille et des Aînés du Québec.

Lesystème éducatif au Québec est administré par leministère de l'Éducation et leministère de l'Enseignement supérieur, conjointement avec leConseil supérieur de l'éducation[loi 42]. Il est composé d'un réseau de 61centres de services scolaires et 11commissions scolaires[219], qui regroupent des écoles publiques financées par l'État et des écoles privées[loi 43],[loi 44]. Lesétudes postsecondaires comprennent, outre l'Université du Québec[loi 45], des établissements du niveau collégial, soit des centres de formation professionnelle et descégeps[loi 46], ainsi que desuniversités.

En 2012, avec un coût annuel pour les étudiants de 2 168 dollars canadiens – soit moins de la moitié de la moyenne nationale –, les universités du Québec figurent, en 2012 parmi les moins onéreuses du pays. La relative démocratisation des études supérieures a été mise en œuvre durant laRévolution tranquille dans les années 1960, quand le gouvernement provincial avait gelé les frais de scolarité à un niveau relativement bas, et créé les collèges d’enseignement général et professionnel (cégeps). Le gouvernement deJean Charest décide en 2012 de fortement augmenter les frais universitaires, provoquant desmanifestations massives d'étudiants[220].

Les étudiants étrangers représentent une manne financière non négligeable pour le Québec (hormis les Français et les Belges, les étudiants paient jusqu’à cinq fois plus cher leurs frais de scolarité que les étudiants canadiens). Les étudiants sont cependant confrontés, comme l'ensemble des Canadiens, au problème de la pénurie de logements et de la hausse des prix, ce qui conduit le gouvernement à envisager de réduire leur nombre[221].

Armée

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LesForces armées canadiennes s'assurent de la défense du territoire québécois.

Bases militaires

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Le Québec possède deux bases des Forces armées canadiennes. La première est labase Valcartier, qui fait partie de l'armée terrestre[222]. Cette base a aussi unegarnison à Montréal, officiellement nommée « Base de soutien de la2e Division du Canada Valcartier, détachement Montréal ». La deuxième est labase Bagotville, qui fait partie de l'Aviation royale canadienne[223].

Héros de guerre

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Plusieurs héros de guerre ont émergé du Québec au fil de son histoire, incluant :

Histoire militaire

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Le Québec a été impliqué dans plusieursguerres etcampagnes militaires depuis la fondation deQuébec en 1608 :

Canada de la Nouvelle-France (1608-1763)Amérique du Nord Britannique (1763-1867)Dominion du Canada (1867-aujourd'hui)

Économie

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Fonderie d'aluminium deRio Tinto Alcan àShawinigan.
Articles détaillés :Économie du Québec etEntreprises québécoises.

Autrefois concentrée dans les mains dusyndicat financier de larue Saint-Jacques de Montréal[113], l’économie québécoise est, aujourd'hui, qualifiée de postindustrielle diversifiée. Elle repose sur un système d'économie mixte, joignant desmonopoles publics, commeHydro-Québec et laSociété des alcools du Québec à uneéconomie de marché. Aucapitalisme sont combinés diversleviers d'intervention économique, soucieux des pratiques sociales et libertés de choix individuelles. La prospérité économique du Québec est assurée par la coordination de tous les ministères du gouvernement québécois, dans leurs compétences respectives, dont les principaux en la matière sont leministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, leministère des Finances du Québec ainsi que le ministère du Revenu du Québec.

Bien que le Québec possède une quantité substantielle de ressources naturelles, lesecteur tertiaire génère 70 % de sonproduit intérieur brut (PIB)[224]. Le taux de chômage se situe à 5,4 % en, sensiblement inférieur à la moyenne canadienne[225].

Le Québec est doté de plusieurs institutions financières, dont lemouvement coopératif descaisses Desjardins, laBanque Laurentienne, laBanque nationale du Canada, la société de capital de risque duFonds de solidarité FTQ, le cabinet de services financiers de l'Industrielle Alliance, etc. À celles-ci s'ajoutent en outre des institutions gouvernementales, telles l'Autorité des marchés financiers (AMF), laCaisse de dépôt et placement du Québec,Investissement Québec et laSociété générale de financement (SGF).[réf. souhaitée]

Saint-Georges, au cœur de la Beauce, reconnue pour sa multitude de petites et moyennes entreprises (PME).

Parmi les entreprises québécoises possédant un marché considérable à la grandeur du Québec, le dénombrement inclut le réseau des pharmaciesJean Coutu, les dépanneursCouche-Tard, les distributeurs en alimentation du groupeMetro Inc., le distributeur en produits de rénovations et de quincaillerieRONA, les rôtisseriesSt-Hubert, etc. D'autres entreprises ont, par ailleurs, développé une présence marquée au niveau de certaines économies locales et régionales.[réf. souhaitée]

De plus, étant donné qu'il produit de l’énergie en grande quantité et à un bas coût, le Québec produit près de 10 % de l’aluminium sur la planète et se classe au quatrième rang en rapport à la production mondiale d'aluminium[226], grâce à l'aluminerieAlcan (rachetée par le groupe britanno-australienRio Tinto en 2007) et à son concurrent américain,Alcoa.

En 2007, l’économie québécoise doit faire face à plusieurs embûches : hausse fulgurante du dollar canadien, féroce concurrence étrangère (Asie), hausse du prix de l'énergie, crise dans le secteur forestier et ralentissement de l'économie américaine. La croissance a été de 2,2 % en 2006, inférieure à la moyenne canadienne de 3 %. LePIB québécois est de 230,6 milliards$US enparité de pouvoir d’achat (PPA), et celui par habitant est de 30 143 dollars américains (en PPA)[227], un montant qui se compare à celui de laFrance[228] ou de l’Italie[229]. Cependant, l’écart entre le PIB/Habitant avec l'Ontario et la moyenne canadienne est d’environ 15-20 %, la moyenne canadienne se situant à 35 875 $US (en PPA)[230]. De par sa taille, l’économie du Québec se compare à celle de laNorvège[231]. L'économie du Québec se classe parmi les cinquante plus importantes dans le monde et au21e rang dans l'Organisation de coopération et de développement économiques[232].

Exportations et importations

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Saint-Hyacinthe, en Montérégie, est la plaque tournante des marchés nord-américains dans le secteur des biotechnologies agroalimentaires, vétérinaires et agroenvironnementales.

Grâce à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et à l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), le Québec connaît une augmentation de sa capacité à concurrencer le marché international. À la suite de ces accords, ses relations commerciales avec les autres pays se sont dynamisées. Par conséquent, le Québec a vu ses exportations s’accroître de manière importante. Ces échanges internationaux contribuent à la vigueur de l’économie québécoise, notamment en matière d’emploi. Environ 60 % de ses exportations sont réalisées ailleurs qu’auCanada[233].

Exportations du Québec à l'international en fonction des pays.

En 2008, les exportations québécoises ailleurs au Canada et à l'étranger totalisent 157,3 milliards de dollars canadiens, soit 51,8 % de sonproduit intérieur brut (PIB). De ce total, la part des exportations internationales est de 60,4 % par rapport à 39,6 % pour les exportations interprovinciales. La répartition par destination des exportations internationales de marchandises est la suivante :États-Unis (72,2 %),Europe (14,4 %),Asie (5,1 %),Moyen-Orient (2,7 %),Amérique centrale (2,3 %),Amérique du Sud (1,9 %),Afrique (0,8 %) etOcéanie (0,7 %). En 2008, le Québec importe 178 milliards de dollars canadiens de biens et de services, soit 58,6 % de son PIB. Les importations internationales constituent 62,9 % du total par rapport à 37,1 % pour les importations interprovinciales. La répartition par provenance des importations internationales de marchandises est la suivante : États-Unis (31,1 %), Europe (28,7 %), Asie (17,1 %), Afrique (11,7 %), Amérique du Sud (4,5 %), Amérique centrale (3,7 %), Moyen-Orient (1,3 %) et Océanie (0,7 %). L'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) donne au Québec, entre autres, l'accès à un marché de 130 millions de consommateurs dans un rayon de 1 000 kilomètres[233].

Cinq principaux pays d'exportation pour le Québec
RangPaysDollars (2011)
1Drapeau des États-UnisÉtats-Unis
40 127 700 000
2Drapeau du Royaume-UniRoyaume-Uni
2 036 600 000
3Drapeau de la République populaire de ChineChine
1 687 800 000
4Drapeau de l'AllemagneAllemagne
1 256 600 000
5Drapeau de la FranceFrance
1 133 300 000
Exportations du Québec au Canada et à l'international.

Cependant le principal partenaire économique du Québec est le Canada avec plus de 59 milliards de dollars d'exportation en 2009. Ce qui représente plus de la moitié des exportations du Québec.

Plusieurs entreprises québécoises de renom œuvrent sur le marché international : les producteurs de pâte et papiersCascades etAbitibiBowater, le producteur de laitAgropur, le constructeur des transportsBombardier, la compagnie des technologies de l'informationCGI, leCirque du Soleil, les dépanneursCouche-Tard, laCorporation de Sécurité GardaWorld, le distributeur énergétiqueGaz Métro, la firme mercatiqueGroupe Cossette Communication, la compagnie de médias et télécommunicationsQuébecor, la firme comptableRaymond Chabot Grant Thornton, la fromagerieSaputo et laboulangerie Vachon, le groupe d'ingénierie et de constructionSNC-Lavalin, etc.[réf. souhaitée]

Entreprises nationales

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Bombardier,Desjardins, LaBanque nationale du Canada, Legroupe Jean Coutu,Transcontinental média,Québecor, les épiceriesMétro,Hydro-Québec, laSociété des alcools du Québec, laBanque de Montréal,Saputo, leCirque du Soleil, laCaisse de dépôt et placement du Québec, les restaurantsNormandin et le groupeVidéotron représentent brièvement quelques entreprises nationales québécoises parmi les plus importantes[234].

Le gouvernement du Québec se déclare en faveur dunationalisme économique[235]. Cette position a été critiquée par certaines personnes comme étant néfaste pour l’économie québécoise[236], et poussant d’autres entreprises à la faillite[237].

Ressources naturelles

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La ville minière deFermont, Côte-Nord, au commencement de la route du fer.
Article détaillé :Ressources naturelles du Québec.

L’abondance de ses ressources naturelles confère au Québec une position avantageuse sur le plan mondial. Le Québec se distingue notamment dans le secteur minier en se classant parmi les dix principaux producteurs mondiaux. Il se démarque également par l’exploitation de ses ressources forestières.

Le Québec est remarquable par les richesses naturelles de son vaste territoire. Il compte environ 30 mines, 158 entreprises d’exploration et une quinzaine d’industries de première transformation. Plusieurs minéraux métalliques y sont exploités, dont les principaux : l’or, lefer, lecuivre et lezinc. D'autres substances comprennent letitane, l’amiante, l’argent, lemagnésium, lenickel ainsi que de nombreux autres métaux et minéraux industriels[238]. Cependant, seul 40 % du potentiel minéral du sous-sol québécois est actuellement connu. En 2003, la valeur des expéditions minérales du Québec a atteint 3,7 milliards de dollars[239]. Par ailleurs, en tant que pôle d'exploration majeur dudiamant[240], le Québec a connu, depuis 2002, une recrudescence de la prospection minière, notamment dans le Nord-Ouest ainsi que dans lesmonts Otish et lesmonts Torngat.

L’immense majorité (90,5 %) des forêts du Québec est de propriété publique. Les forêts recouvrent plus de la moitié du territoire québécois, soit 761 100 km2[241]. Le domaine forestier québécois s’étend sur sept degrés de latitude. En 2020, la foresterie représentait 8 % des exportations québécoises[242].

Le Québec recouvre plus d'un million de lacs et cours d'eau, occupant 21 % de la superficie totale de son territoire. Ce milieu aquatique est alors constitué de 12,1 % d'eaux douces et de 9,2 % d'eaux saumâtres et salées[243].

Énergie

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Articles détaillés :Énergie au Québec,Énergies fossiles au Québec etHydro-Québec.
Située sur le fleuve Saint-Laurent au sud-ouest de Montréal, lacentrale de Beauharnois est l'une des 63 centrales hydroélectriques exploitées par Hydro-Québec. Cet aménagement de 1 900 MW a été mis en service entre 1932 et 1961.

Contrairement à la plupart des autres régions du monde, le Québec se distingue par l'importance des sources d'énergies renouvelables dans son bilan énergétique. En 2017, 47 % des approvisionnements en énergie provenaient de sources renouvelables exploitées sur le territoire[244].

Le Québec produit la majeure partie de l'hydroélectricité au Canada et constitue, à lui seul, l'un des principaux producteurs mondiaux, derrière laChine, leBrésil et lesÉtats-Unis[245]. En 2019, la production québécoise s'élevait à 214 terawatt-heure (TWh), dont 95 % provient de centrales hydroélectriques. L'énergie éolienne fournit 4,7 % des approvisionnements. La production d'électricité thermique est pratiquement absente, hormis quelques centrales exploitant labiomasse forestière ainsi que des génératrices diesel qui alimentent unevingtaine de communautés éloignées[246].

La société publiqueHydro-Québec occupe une position dominante dans laproduction, letransport et la distribution de l'électricité. L'entreprise exploite 63centrales hydroélectriques et 28 grandsréservoirs qui garantissent un approvisionnement stable et modulable en fonction de la demande[247]. Compte tenu de l'éloignement de ses principaux aménagements, situés à labaie James et sur laCôte-Nord, la divisionTransÉnergie exploite le plus vaste réseau de transport d'électricité en Amérique du Nord. Le réseau comprend 34 361 km de lignes et 17 interconnexions avec les marchés limitrophes[248], permettant l'exportation de 38,3 TWh en 2018[249].

La raffinerie Valero de Lévis a une capacité de production de 265 000 barils par jour.

Le Québec étant pratiquement exempt de gisements significatifs d'énergies fossiles[250], l'ensemble deshydrocarbures est importé. Les stratégies d'approvisionnement des raffineurs ont varié au fil du temps, en fonction des conditions de marché. Le Québec, qui achetait sonpétrole de la Mer du Nord dans les années 1990, consomme presque exclusivement lebrut produit dans les gisements de l'Ouest du Canada et des États-Unis depuis 2015[251]. La production des deux raffineries en activité (la raffinerieValero de Lévis et celle deSuncor à Montréal) ont une capacité totale (402 000 barils par jour) supérieures aux besoins locaux, qui s'élevaient à 365 000 barils par jour en 2018[250].

Legaz naturel consommé au Québec arrive par le réseau de transport deTC Énergie. Le principal distributeur de gaz, la sociétéÉnergir, s'approvisionne depuis 2016 au point de réception Dawn dans le sud-ouest de l'Ontario, plutôt que du carrefour Empress, à la frontière de l'Alberta. Ce changement s'explique par l'accroissement de la production non traditionnelle desgaz de schiste, qui stimule la concurrence entre les différents bassins d'approvisionnement exploités à l'échelle du continent. En 2018, 86 % des volumes provenaient de Dawn et 12 % d'Empress. Le reste est constitué d'injections de gaz produits localement par la valorisation des matières résiduelles[252].

La politique énergétique du gouvernement, mise à jour en 2016 a comme vision de faire du Québec« un chef de file nord-américain dans les domaines de l'énergie renouvelable et de l'efficacité énergétique », afin de bâtir, d'ici 2030, une économie à faibleempreinte carbone[253]. La politique se donne notamment pour objectifs de réduire de 40 % la quantité deproduits pétroliers consommés, d'augmenter de 25 % la production d'énergies renouvelables et de 50 % la production debioénergies. Le gouvernement estime que ses cibles devraient permettre une réduction lesémissions degaz à effet de serre de 16 mégatonnes d'équivalent CO2 d'ici 2030[254].

Transport

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Article détaillé :Transport au Québec.

Le développement et la sûreté des transports au Québec sont assurés par leministère des Transports du Québec. D'autres organismes, tels laGarde côtière canadienne etNav Canada, assurent ce même service dans la navigation maritime et aérienne. La Commission des transports du Québec œuvre pour sa part auprès des transporteurs de marchandises et dutransport en commun.[réf. souhaitée]

Leréseau routier québécois est administré par le ministère des Transports du Québec et comprend environ 185 000 km d’autoroutes et de routes nationales, régionales, locales, collectrices et forestières. En outre, le Québec compte près de 12 000 ponts, tunnels, murs de soutènement, ponceaux et autres constructions[255], tels lepont de Québec, lepont Pierre-Laporte, lepont Laviolette et lepont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine.

Le traversier N.M.Camille-Marcoux, de la Société des traversiers du Québec, assurant les liaisons Baie-Comeau–Matane et Godbout–Matane.

Dans les eaux du Saint-Laurent se trouvent huit ports en eau profonde destinés au transbordement des marchandises. En 2003, 3 886 cargos et 9,7 millions de tonnes de marchandises ont transité par la portion québécoise de laVoie maritime du Saint-Laurent[256]. De plus, le service de laSociété des traversiers du Québec assure la liaison des routes terrestres par voie maritime, principalement sur lefleuve Saint-Laurent. L'Institut maritime du Québec, àRimouski, est le principal établissement veillant à la formation supérieure en navigation et construction maritime.

Quant au transport ferroviaire, le Québec dispose de 6 678 km de voies ferrées[257] qui s’intègrent au grand réseau nord-américain. Bien que principalement destiné au transport des marchandises, notamment par leCanadien National (CN) et leCanadien Pacifique (CP), le réseau ferroviaire québécois tient compte du transport interurbain des voyageurs par l'intermédiaire deVia Rail Canada et d'Amtrak. Le transport ferroviaire régional est essentiellement limité aux tours opérateurs, alors que le territoire de laCommunauté métropolitaine de Montréal est desservie par un réseau régional de trains de banlieue, administrée par Exo, anciennement l'Agence métropolitaine de transport (AMT). La formation supérieure en génie ferroviaire est assurée par l'École polytechnique de Montréal.

Le réseau aérien supérieur comprend43 aéroports qui offrent des services réguliers sur une base quotidienne[256]. De plus, legouvernement québécois est propriétaire d'aéroports et héliports permettant l'accessibilité des services locaux aux communautés de laBasse-Côte-Nord et des régions nordiques[258]. Alors que l'École nationale d'aérotechnique, à l'aéroport de Saint-Hubert, est spécialisée dans la construction et la maintenance d'aéronefs, lecégep de Chicoutimi est le seul établissement public du Québec offrant la formation supérieure en pilotage, en collaboration avec le Centre québécois de formation aéronautique (CQFA) deSaint-Honoré.

Divers autres réseaux de transport sillonnent le territoire québécois, dont les sentiers pédestres, les sentiers de motoneiges et les pistes cyclables; laroute Verte étant la plus importante avec près de 4 000 kilomètres de longueur.[réf. souhaitée]

Science et technologie

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L'observatoire du Mont-Mégantic, en Estrie, appartient au Centre de recherche enastrophysique du Québec (CRAQ) et possède le plus grostélescope dans l'est de l'Amérique du Nord, avec un diamètre de 1,6 mètre[259].

La science et la technologie sont des facteurs déterminants dans le positionnement économique du Québec. Étant l’un des chefs de file mondiaux dans des secteurs de pointe tels que l’aérospatiale, les technologies de l’information, lesbiotechnologies et l’industrie pharmaceutique, le Québec joue un rôle significatif dans la communauté scientifique et technologique. Le Québec est également actif dans le développement de ses industries de l'énergie, y compris les énergies renouvelables comme l'hydroélectricité eténergie éolienne.[réf. souhaitée]

Plus de 1,1 million de Québécois exercent une profession scientifique et technique dans le secteur de la science et technologie[260]. La recherche et développement (R&D) représente environ 2,6 % du PIB du Québec et est l'une des plus élevées des pays de lazone euro, des pays membres duG7 et deOECD[260],[261]. D'ailleurs le Québec se classe au11e rang mondial en termes d'investissement dans les secteurs technologiques et scientifiques[262].

L’industrie aérospatiale, un secteur clé de la technologie au Québec, est la cinquième au monde en importance avec des revenus annuels de 12,4 milliards de dollars et représente, à elle seule, 2 % du PIB et 12,5 % des exportations manufacturières du Québec[263],[264]. Elle est ainsi supportée par le Consortium de recherche et d'innovation en aérospatiale au Québec (CRIAQ) qui regroupe, notamment, des constructeurs telsBombardier Aéronautique,Lockheed Martin Canada etHéroux-Devtek, implantés principalement sur le territoire de laCommunauté métropolitaine de Montréal[265]. D'autres organisations d'envergure œuvrant dans l'industrie ont de même élu domicile au Québec, tel queAir Canada et l'Agence spatiale canadienne (ASC). Le Québec à lui seul représente 60 % de l'industrie aérospatiale du Canada[266].

Lessciences de la vie sont un autre secteur sur lequel le Québec mise énormément[267]. Plus de 32 000 personnes travaillent actuellement dans le secteur de la santé au Québec dont plus de 13 000 chercheurs[267]. Montréal, métropole du Québec[268], mise énormément sur ce secteur de l'économie en construisant le quartier de la santé qui comprend plus de 3 000 établissements et plus de 200 centres de recherche[269]. En 2005, le Québec possédait plus de 68 % des brevets de médicaments, 42 % des investissements en recherche lié au secteur pharmaceutique et 41 % des investissements dans la biotechnologie au Canada alors que sa population ne représente que 23 % de la population canadienne[270]. Le Québec compte plus de 450 compagnies dans les secteurs pharmaceutiques et biotechnologiques qui emploient 25 000 personnes et 10 000 chercheurs[270]. La ville de Montréal se classe au4e rang en Amérique du Nord pour le nombre d'emplois liés au secteur pharmaceutique[271].

Les industries des services informatiques et du logiciel ainsi que celle du multimédia sont deux autres secteurs importants liés à la technologie au Québec[272],[273]. Particulièrement active à Montréal, l'industrie dujeu vidéo y est en plein développement[273]. La revue britannique spécialiséeDevelop mentionne d'ailleurs en octobre 2006 que la métropole est l’endroit qui a connu le plus grand essor dans ce domaine au cours des 10 dernières années. Ce secteur a d'abord été développé par des pionniers tel que Softimage (fondée par Daniel Langlois en 1986) et Discreet Logic mais la présence du chef de file mondial dans ce domaine en particulier,Ubisoft (arrivée au Québec en 1997),Electronic Arts etEidos ne sont pas étrangères à ce succès[273]. Le secteur des services informatiques et du logiciel est aussi très développé au Québec et emploie près de 145 000 personnes[272],[274]. Plusieurs entreprises québécoises comme OSF Global Services connaissent une forte expansion sur le plan international[275]. On retrouve à Québec le deuxième pôle de la province en création multimédia et en jeux vidéo avec 1 630 emplois comptant le studio de création artistique multimédiaEx Machina deRobert Lepage et les studios de jeu vidéoBeenox (Activision), Ubisoft etSarbakan, ainsi que la plus importante entreprise de jeux vidéo de propriété québécoise,Frima Studio[276].

Tourisme

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Québec, ville duPatrimoine mondial.
Article détaillé :Tourisme au Québec.

L’industrie touristique est un pilier économique majeur au Québec. Le ministère du Tourisme du Québec en assure le développement en opérant sous le nom commercial Québec Original[277]. Dans la même veine, l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec œuvre dans la formation supérieure des professionnels du domaine[loi 47].

En 2005, l’industrie touristique procurait des emplois directs à 133 271 travailleurs[278]. Ces employés œuvrent dans plus de 29 000 entreprises touristiques québécoises[279]. On estime qu’en 2007, le Québec a accueilli 25,8 millions de touristes[280]. De ce nombre 76,1 % provenaient du Québec, 12,2 % du reste duCanada, 7,7 % des États-Unis et 4,1 % d’autres pays[280]. Annuellement, les touristes dépensent plus de 6,7 milliards de dollars dans les différentes sphères de l’industrie touristique québécoise[280].

Le Québec compte 22 régions touristiques dont le développement est assuré par un réseau autonome d'associations touristiques régionales[281]. De plus, des sociétés de développement économique veillent à la promotion du tourisme local de certaines municipalités constituées en zones touristiques (régions historiques ou culturelles). Sur une terre de contrastes et d'immensité, nombre d’activités et d'attraits s’offrent aux visiteurs sur les routes et circuits touristiques[282]. De la vie urbaine à l'Archipel-de-Mingan, en passant par le Grand Nord et lesHautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, une panoplie de sites et plaisirs saisonniers font la satisfaction des touristes, sur l'eau, dans les montagnes ou dans les airs. Enfin, le Québec est le théâtre de nombreux événements d’envergure internationale, dont des compétitions sportives (Grand Prix automobile du Canada,coupe Rogers) et des festivals (Festival international de jazz de Montréal,Festival d’été international de Québec) ainsi que le plus important carnaval d'hiver au monde, leCarnaval de Québec.

Place dans l'économie canadienne

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Auxxie siècle, le Québec redevient une destination d’affaires et abrite une industrie technologique florissante. La province connaît également une augmentation importante de son taux d’emploi depuis les années 1990. Montréal demeure la deuxièmemétropole la plus importante au Canada et le deuxième centre économique du pays[283]. De plus, comparé aux autres provinces canadiennes, le Québec :

  • se place au troisième rang du classement canadien des endroits les plus attrayants pour l’investissement minier[284] ;
  • se classe au deuxième rang au Canada en matière de services à lapetite enfance[285] ;
  • figure au premier rang des provinces pour le volume de lait produit et le nombre de fermes engagées dans cette production[286] ;
  • est au premier rang pour le taux de présencesyndicale[287] ;
  • est au huitième rang des provinces quant à la performance globale de sonsystème de santé[288] ;
  • reçoit 21,4 % de toutes les dépenses touristiques pour l'année 2014[289] ;
  • se classe au deuxième rang par rapport au montant reçu enpéréquation par habitant[290] ;
  • compte le plus grand nombre devéhicules électriques enregistrés par rapport à toutes les provinces canadiennes[291] ;
  • est le plus grand producteur d'hydroélectricité, la Colombie-Britannique occupant le second rang[292],[293] ;
  • l'Université McGill et l'Université de Montréal font partie des dix meilleures universités au Canada[294].

Démographie

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Article détaillé :Démographie du Québec.

Au, la population estimée du Québec est de 8 831 257 habitants[295]. Elle se compare ainsi à celle de pays comme laSuisse et laSierra Leone. Ladensité de population est d'environ 5,5 habitants par kilomètre carré, 80 % de sa population est principalement répartie au sud, près des rives dufleuve Saint-Laurent. Ainsi, en 2009, 1 906 693 personnes étaient comptabilisées dans les 498 km2 de l’île de Montréal (pour une densité de 3 861,6 hab./km2). En revanche, seulement 41 129 Québécois habitaient la région duNord-du-Québec, laquelle compte pour 43 % du territoire[296].

Dix villes québécoises les plus peuplées (2021)[297]
Montréal
Québec
Laval
VilleRégionPopulation
Gatineau
Longueuil
Sherbrooke
1MontréalMontréal2 004 265
2QuébecCapitale-Nationale588 777
3LavalLaval438 366
4GatineauOutaouais291 041
5LongueuilMontérégie254 483
6SherbrookeEstrie172 950
7SaguenaySaguenay–Lac-Saint-Jean144 723
8LévisChaudière-Appalaches149 683
9Trois-RivièresMauricie139 163
10TerrebonneLanaudière119 944
Autochtones et minorités visibles[298]
Recensement de 2016Population% de la population totale
Minorités visiblesNoirs319 2303,9 %
Arabes213 7402,6 %
Latinos113 9201,4 %
Chinois99 5051,2 %
Asie du Sud90 3351,1 %
Autre minorité visible195 6352,4 %
Total de la population des minorités visibles1 032 36512,6 %
AutochtonesPremières Nations92 6551,1 %
Métis69 3650,8 %
Inuits13 9400,2 %
Total population autochtone182 8852,2 %
Canadiens européens7 102 61187 %
Total population8 164 361100,00

Les Québécois membres desminorités visibles forment environ 11 % de la population[299] et sont concentrés principalement dans la ville deMontréal. Jusqu’aux années 1960, les immigrants provenaient surtout de payseuropéens (notamment desItaliens, desJuifs d’Europe centrale, puis desGrecs). À partir des années 1960-1970, l’immigration s’est toutefois diversifiée, entre autres avec l’arrivée importante d’Haïtiens, de Latino-Américains, deVietnamiens, etc. Les immigrants actuels proviennent surtout deFrance, deChine, deBelgique, d’Europe de l'Est et de différents pays en développement, spécialement les paysfrancophones d’Afrique du Nord, mais aussi d’Amérique latine[300].

Autochtones

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Article détaillé :Autochtones du Québec.
Carte des communautés autochtones au Québec, incluant lesréserves, lesétablissements et lesvillages nordiques.
  • Algonquins
  • Attikameks
  • Abénaquis
  • Cris
  • Hurons-Wendat
  • Innus
  • Malécites
  • Micmacs
  • Mohawks
  • Naskapis
  • Inuits
  • LesAutochtones habitent le territoire québécois depuis plusieurs millénaires. Chaque communauté possède sa propre structure sociale, culture et entité territoriale. En 2003, la population autochtone du Québec comptait 159 905 personnes[301]. Cependant, comme la loi fédérale n’a reconnu que les enfants de père autochtone jusque dans les années 1980, il est possible que leur nombre soit plus élevé, en plus desMétis.

    Toutes les ethnies vivant principalement au sud du55e parallèle sont collectivement appelés « Amérindiens », « Indiens », « Premières nations » ou, de façon obsolète, « Peaux rouges ». Les dix groupes ethniques amérindiens du Québec se rattachent à deux groupes linguistiques. Lafamille algonquienne regroupe huit ethnies : lesAbénaquis, lesAlgonquins, lesAttikameks, lesCris, lesWolastoqiyik, lesMicmacs, lesInnus et lesNaskapis. Ces deux derniers étaient considérés jusqu'en 1978 comme formant une seule et même ethnie : lesInnus. Lafamille iroquoienne est composée desHurons-Wendats et desMohawks. Cependant, seuls ces derniers composent laconfédération iroquoise (Haudenosaunee) avec cinq autres groupes autochtones de l'État de New York et de l'Ontario. Le onzième groupe ethnique autochtone du Québec, lesInuits (ou, de façon obsolète, les Esquimaux), appartient quant à elle à lafamille inuit-aléoute. Les Inuits vivent principalement au Nouveau-Québec (Nunavik) et composent la majorité de la population vivant au nord du55e parallèle.[réf. souhaitée]

    De ces peuples autochtones, coexistent des tribus dites « nomades », précisément les tribus de cultures algonquiennes (ex.: les Algonquins, les Cris et les Innus) de celles plus « sédentaires », précisément les tribus de traditions iroquoiennes (ex.: les Iroquois et les Hurons-Wendat). Ces dernières ont développé des formes d’organisation sociale plus importante. Les tribus de tradition nomades suivent la migration des troupeaux d’animaux qui leur servent de proie, comme lebison, l’orignal ou lephoque[302]. Le mode de vie des tribus algonquiennes et inuites sont dictés par les obligations liées à la chasse et la pêche. Les traditions des tribus iroquoiennes, productrices desTrois sœurs:maïs,haricots etcourges, sont plutôt développées autour d'une structurematriarcale dérivée de la « cabane longue », oulongue maison (une traduction littérale de l’expressionlonghouse), qui regroupe plusieurs familles sous l’autorité d’une doyenne[192],[réf. incomplète].

    Relations avec les Québécois

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    Uninuksuk inuit sur la place de l'Assemblée-Nationale à Québec.

    Bien qu’ils représentent aujourd’hui – approximativement – 3 % de la population québécoise, les Autochtones ont beaucoup[262] apporté à la société québécoise grâce, principalement à leurs idéaux de respect de la faune et de la flore, de la nature et de l'environnement, à leurs valeurs d'hospitalité de générosité et de partage. Économiquement grâce à latraite des fourrures et au développement de relations avec les colons, dont lescoureurs des bois, marchands, cartographes et pères jésuites. En plus de contribuer à latoponymie québécoise, leurs apports résident, par exemple, dans leurs connaissances plus avancées dans les domaines suivants : la médecine holistique, le fonctionnement de la biologie humaine, les remèdes soignant plusieurs maladies, dont principalement lescorbut à l'arrivée des colons (faits de gomme blanche à base de plantes indigènes : sapin, cèdre blanc ouanneda, selon les théories), les vêtements d'hiver (tannage de lafourrure), l'architecture des habitations (isolation contre le froid), les moyens de transport sur neige (raquette à neige ettraîneau à chiens) et sur l'eau (canoës,kayaks etrabaskas), l'acériculture, les sports (crosse etpêche blanche), la chasse à l'orignal et aucaribou, letrappage, le territoire et ses composantes, les bassins versants et leurs cours d'eau, les ressources naturelles, etc[303].

    Lors de l'arrivée des Européens en Amérique auXVIe siècle, les peuples de langues algonquiennes et lesIroquoiens du Saint-Laurent se firent alliés des colons français dans un but de commerce. La première relation se fit à l'arrivée de Jacques Cartier lorsqu'il mit pied à Gaspé et rencontraDonnacona, chef du village deStadaconé (aujourd'hui, la ville deQuébec), en 1534. La légende duRoyaume de Saguenay incita, par ailleurs, le roiFrançoisIer à financer de nouveaux voyages vers leNouveau Monde.[réf. souhaitée]

    « Plutôt que par la conquête et par la force, c'est en favorisant des alliances commerciales et militaires, en concluant de nombreux traités de paix et d'amitié que les relations entre les deux peuples se sont solidifiées[304]. »

    Droit des peuples autochtones

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    Nemiscau : village du Nord-du-Québec où siège leGrand Conseil des Cris.

    Lors de laproclamation royale de 1763, un droit incontestable est confirmé aux autochtones sur leurs terres. Cependant, par suite de cette même proclamation, après les traités de paix et d'amitié conclus en Nouvelle-France, la Couronne britanniques instituera les traités territoriaux, par lesquels les autorités britanniques procéderont à l'extinction totale des titres fonciers des groupes autochtones.« En visualisant la carte des traités territoriaux ratifiés à la fin duXIXe siècle et au début duXXe siècle, nous constatons que rien de tel n'a été conclu sur le territoire du Québec »[i].

    Entièrement sous tutelle fédérale, les droits autochtones sont énoncés par laLoi sur les Indiens, adoptée à la fin duXIXe siècle. Celle-ci les circonscrit à l'intérieur desréserves indiennes créées à cet effet[305].

    En 1975, lescris,inuits et le gouvernement québécois sont convenus d'une entente qui élargissait les droits autochtones au-delà des réserves, soit sur plus des deux tiers du territoire, et qui fut instituée par laConvention de la Baie-James et du Nord québécois. En 1978, lesNaskapis se joignent à l'entente lors de la signature de la Convention du Nord-Est québécois. De ce fait, ces trois ethnies ont pu se détacher de leur assujettissement à la Loi sur les Indiens. Des pourparlers sont en cours depuis quelques années avec les Montagnais de laCôte-Nord et duSaguenay–Lac-Saint-Jean pour la création d'une autonomie similaire sur deux territoires distincts, l'Innu Assi et leNitassinan[306]. D'ailleurs en janvier 2010, une entente conclue entre Québec et les Montagnais accordait au Conseil de bande deMashteuiatsh la planification du concept d'aire innue d'aménagement et de développement dans toute laréserve faunique Ashuapmushuan, laquelle est située sur leNitassinan de la communauté des Pekuakamiulnuatsh[307],[308].

    Institutions politiques
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    Acadiens

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    Article détaillé :Acadiens au Québec.
    La marina de l'Anse-à-la-Cabane, àBassin (Îles-de-la-Madeleine), décorée de drapeaux acadiens.

    Plus d’un million de Québécois sont d'ascendance acadienne[312],[313],[314],[315]. Plusieurs s'étaient réfugiés au Québec après ladéportation des Acadiens. Ces derniers habitent surtout auxîles de la Madeleine et enGaspésie. Mais une trentaine d’autres communautés sont présentes ailleurs au Québec, en particulier sur laCôte-Nord et dans leCentre-du-Québec. Une communauté acadienne du Québec peut être appelée une « Cadie » ou « Petite Cadie », alors que plusieurs villes utilisent le gentilé « Cadien ». En fait, entre membres de l'Acadie ou de ladiaspora acadienne, l'appartenance de certaines communautés du Québec est sujet à débat[316],[317].

    Le Festival acadien des Îles-de-la-Madeleine est organisé chaque année au mois d’août, en souvenir des fondateurs des premiers villages de ces îles. Le festival se tient àHavre-Aubert, pendant environ deux semaines, où Québécois etAcadiens de tous les coins du Québec et d’autres terres voisines se mêlent aux Madelinots pour célébrer la culture acadienne[318]. Il y a un musée de la culture acadienne dans la ville deBonaventure, en Gaspésie. Lemusée acadien propose l’exposition permanente intitulée, une Acadie Québécoise, qui permet de mieux comprendre l’importance et les particularités de la présence acadienne au Québec[319]. Le 15 août 2002, jour de laFête nationale de l'Acadie, laCommission de la capitale nationale du Québec a dévoilé le monument aux Acadiens à l’extrémité de la promenade du même nom dans le parc de l’Amérique française, dans la ville de Québec. Intitulé « Vers la lumière », le monument représente un phare surmonté des couleurs et de l’étoile du drapeau acadien. Symbolisant ainsi le rôle prédominant que les Acadiens et leurs descendants ont joué dans l’histoire du Québec. Le premier ministre du Québec,Bernard Landry, y avait alors déclaré : « Entre le peuple québécois et le peuple acadien, il y a plus que de l’amitié, il y a de la parenté »[320].

    Langues

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    Article détaillé :Démographie linguistique du Québec.
    Cette œuvre deCharles Huot représente ledébat sur les langues à l'assemblée législative du Bas-Canada (aujourd’hui la province de Québec) en 1793.
    Capacité de soutenir une conversation enfrançais au Québec en 2016.

    Le Québec se distingue des autresprovinces canadiennes par le fait que lefrançais y est la seulelangue officielle[loi 35],[321], alors que l’anglais prédomine dans lereste du Canada[322]. Le français est la langue commune, comprise et parlée par 94,46 % de la population[323],[324]. En 2016, quelque 79,06 % des Québécois ont le français pour lalangue maternelle (77,1 % ont le français pour langue maternelle unique et 2 % ont plusieurs langues maternelles dont le français)[325]. En nette croissance démographique, l’anglais était en 2011 la langue maternelle de 8,3 % de la population québécoise[326]. 71 % des Anglo-Québécois se considèrent bilingues, c’est-à-dire qu’ils ont une maîtrise suffisante du français pour soutenir une conversation[327]. De plus, onzenations autochtones font partie du Québec.

    Les Québécois défendent lafrancophonie face à la prépondérance nord-américaine de lalangue anglaise. Dans cette optique, le rapport de laCommission Gendron établit, en 1968, les fondements duLivre blanc pour la politique linguistique du gouvernement du Québec. Tributaire des commissions d'enquête, cet énoncé de politique accompagne laCharte de la langue française – la « loi 101 » – depuis 1977.« La campagne de désinformation systématique menée par les journaux de langue anglaise au sujet du Québec a pris naissance avec la Charte et n'a cessé de s'alimenter de la Charte ; elle a suscité des préjugés tenaces et entretenu une méconnaissance profonde de la réalité québécoise »[328].

    Français

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    Articles détaillés :Français québécois,Histoire du français québécois,Accents français régionaux du Canada etFrancisation.
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    Le français est la langue officielle du Québec. Lefrançais québécois y est la variante de français la plus utilisée. L'Office québécois de la langue française (OQLF) veille à l'application de lapolitique linguistique conjointement avec leConseil supérieur de la langue française et laCommission de toponymie du Québec. Leurs recommandations s'intègrent alors audébat sur la norme du français québécois et sont représentées dansLe Grand Dictionnaire terminologique (GDT), laBanque de dépannage linguistique et les divers ouvrages. Par ses recommandations linguistiques, le GDT lutte contre l’invasion dufranglais dans la langue française. Depuis les années 1970, la recherche scientifique est de même assurée par des organisations universitaires, dont leTrésor de la langue française au Québec et le groupeFranqus.

    Les colonsfrançais qui s'établirent enNouvelle-France provenaient en grande partie desprovinces françaises de l’Ouest et du Nord. Ils parlaient généralement deslangues régionales[citation nécessaire] de la famille deslangues d'oïl (distinctes deslangues d’oc, parlées au Sud). Ainsi, la nécessité de compréhension amena les colons à « unifier leurspatois », si bien que le français québécois devint unelangue véhiculaire (oukoinè) particulièrement proche dugallo, dunormand, dupicard, dupoitevin et dusaintongeais[citation nécessaire].

    La proximité des dialectes amérindiens, surtout de la famille linguistique algonquienne, avec le lexique des colons suscita l'adaptation de la langue française aux réalités duNouveau Monde (ex. : géographie, température, faune et flore) alors inconnues duVieux Continent. Ensuite, le français québécois évolua sur les bases de lacour de France, du fait de l’arrivée desfilles du Roy, majoritairement orphelines et éduquées dans les couvents qui inculquaient lefrançais du roy.

    Dans sonMémoire sur l’état de la Nouvelle-France de 1757, Bougainville écrit :« Les Canadiens ont de l’esprit naturellement ; ils parlent avec aisance, ils ne savent pas écrire, leur accent est aussi bon qu’à Paris, leur diction est rempli de phrases vicieuses, empruntées de la langue des Sauvages ou des termes de marine, appliquées dans le style ordinaire. »

    Laconquête britannique de 1759 bouleversa l’évolution du français parlé au Québec et en Amérique du Nord. En coupant les liens avec la France, le français parlé au Québec se sépara définitivement du français parlé enmétropole. Le français québécois naissait véritablement, conservant les particularités des anciennes langues d'oïl presque éteintes enFrance d’une part, et créant uneterminologie propre d’autre part, influencée et menacée par la langue des nouveaux conquérantsanglais. Les nouvelles influences et les parlures existantes se mêlèrent alors à l'éloignement et aux réalités régionales, suscitant l'avènement de nouvelles variétés de français, tels le beauceron, lechaouin, le gaspésien, le jeannois, lejoual, lemagoua, l'outaouais, lesaguenéen, etc.

    Fragilité historique du français
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    Dès l'époque de la Nouvelle-France on note unedécroissance démographique entre les anglophones et les francophones en Amérique du Nord soit dans une démographie qui donne pour 250 000 Anglais une population de 16 500 Français en 1700[329].

    Après laconquête de 1759 cette réalité est devenue plus brutale pour le Québec qui devait alors éviter l'assimilation et survivre culturellement et donc linguistiquement aussi[330].

    Ainsi, encore aujourd’hui, après des baisses démographiques sans cesse croissante, le Québec fait encore face à la menace assimilatrice de la langue anglaise en Amérique du Nord. De plus, la population de langue maternelle française pour l’Île de Montréal, la métropole québécoise, est passée sous le cap des 50 % depuis 2011 avec seulement 49 % de la population qui est de langue française[331], à cause d’une forte augmentation de la populationallophone (dont la langue maternelle n’est ni le français ni l'anglais).

    Le, le gouvernement du Québec annonce qu'il allait investir 603 millions de dollars sur cinq ans pour freiner le déclin du français. La majorité du budget sera consacrée à la francisation des travailleurs étrangers temporaires et des demandeurs d'asile[332].

    Sauvegarde du français
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    LaCharte de la langue française au Québec suscite des réactionsprotectionnistes chez les francophones québécois. Ici cet acte de vandalisme réclame le motarrêt plutôt questop sur ce panneau routier, et fait référence à la loi 101.

    La participation du Québec à laOrganisation internationale de la francophonie depuis 1971[333], l'immigration française au Québec[334] et laCharte de la langue française (la loi 101)[335] représentent quelques-uns des outils développés afin de sauvegarder le français au Québec.

    Anglais

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    La situation linguistique au Québec de 1844 à 2006 : forte baisse de l'anglais jusqu'en 2006 et une montée desallophones.
    Article détaillé :Anglo-Québécois.

    L’anglais est la langue maternelle de près de 650 000 Québécois (8,3 % de la population)[326]. Ceux-ci, appelésAnglo-Québécois, constituent le deuxième groupe linguistique en importance au Québec. Par ailleurs, 50 000 personnes (0,7 % de la population) considèrent à la fois le français et l’anglais comme leur langue maternelle[300],[336]. D'après les recensements de 2001, 2006, 2011 et 2016, le pourcentage d'anglophones au Québec s'est plus ou moins stabilisé, mais en nombre absolu ils augmentent constamment. Les allophones par contre augmentent fortement autant en nombre absolu qu'en pourcentage. Selon le recensement de 2016[337], il y a 49,1 % de personnes habitant au Québec qui disent pouvoir soutenir une conversation en anglais (anglais comme langue maternelle ou langue seconde). Pour ce qui est du bilinguisme français-anglais, il y a 44,5 % de gens bilingues au Québec, c'est-à-dire des personnes qui ont répondu avoir la capacité de soutenir une conversation autant en français qu'en anglais.

    L’anglais fit son apparition sur le territoire québécois à partir de 1760, année de laconquête britannique. À cette époque, les premiers marchandsanglais etécossais vinrent s’installer dans les villes deQuébec et deMontréal. Dès 1784, lesloyalistes de l'Empire-Uni firent augmenter considérablement le nombre d’anglophones sur le territoire québécois, par suite de leur expulsion à laguerre d'indépendance des États-Unis. Ces loyalistes, évitant la campagne francophone et catholique, s’établirent principalement dans des régions alors peu développées, constituant ainsi lesCantons de l’Est et l’Outaouais. Dès la proclamation de l'Acte d'Union de 1840, une immigration massive desîles Britanniques se décela sur le territoire québécois avec l'avènement deslangues celtiques insulaires. L'influence de l'anglais et les tentatives répétées d'assimilation linguistique eurent alors un impact considérable sur la culture de langue française au Québec. Aujourd'hui, les Anglo-Québécois résident principalement dans l’ouest de l’île de Montréal (West Island), lecentre-ville de Montréal et lePontiac.

    Les anglophones du Québec possèdent plusieurs infrastructures. Au travers de la province, 94 municipalités et arrondissements possèdent le statutbilingue français-anglais[338]. Au niveau éducatif, ils bénéficient de plusieurscommissions scolaires regroupées dans l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec[339]. Au niveau des médias, ils possèdent, entre autres, lequotidienThe Gazette à Montréal[340] et leChronicle-Telegraph à Québec, le plus vieux journal en Amérique du Nord[341]. D'autres organisations telles laQuebec Writers' Federation, un regroupement des auteurs québécois de langue anglaise[342] ou laVoice of English-speaking Québec[343], représentant les intérêts de la communauté anglophone de la région de Québec, font partie du paysage des anglophones de la province.

    Langues tierces (allophones)

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    On utilise le terme « allophone » pour référer aux personnes dont la langue maternelle n'est ni le français, ni l'anglais[344]. On peut distinguer deux groupes d'allophones : les personnes qui parlent des langues autochtones, et celles qui parlent des langues dites immigrantes.

    Lors du recensement de 2016, le Québec comprenait 1 171 045 personnes dont la langue maternelle (ou l'une des langues maternelles, puisqu'il est possible d'en déclarer plusieurs) n'était ni lefrançais, ni l'anglais, représentant 14,5 % de la population totale[345]. De ce nombre, 47 025 (0,6 % de la population) ont déclaré comme langue maternelle une langue autochtone, alors que 1 124 020 (13,9 % de la population) ont déclaré une langue dite immigrante[345]. Au total, ce sont 1 060 830 personnes (13,2 % de la population) qui n'ont déclaré ni le français, ni l'anglais comme langue maternelle (excluant donc les personnes plurilingues ayant déclaré le français ou l'anglais parmi leurs langues maternelles)[346].

    Langues autochtones
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    Trois familles de langues autochtones existent au Québec. Celles-ci regroupent les langues communes à tous les membres d'une même ethnie. Ces langues, à l'origine de plusieurs dénominations québécoises, sont parfois sous-divisées en différents dialectes dans les communautés.
    Panneau de signalisation routière multilingue : cri, anglais et français, àMistissini.
    [réf. souhaitée]

    Lors du recensement de 2016, 50 895 personnes au Québec disaient connaître au moins une langue autochtone[347]. Ce sont 45 570 personnes qui déclaraient avoir une langue autochtone comme langue maternelle. Pour 38 995 d'entre elles, il s'agissait de la langue la plus fréquemment parlée à la maison, tout comme pour 1 195 personnes additionnelles qui n'avaient pas une langue autochtone comme langue maternelle[348].

    La plupart des langues autochtones se transmettent actuellement relativement bien d'une génération à l'autre au Québec, avec un taux de rétention de la langue maternelle de 92 %[349].

    Langues immigrantes
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    Lors du recensement de 2016, ce sont 1 124 020 personnes qui ont déclaré avoir une langue immigrante comme langue maternelle au Québec. Les langues les plus déclarées sont l'arabe (2,5 % de la population totale), l'espagnol (1,9 %), l'italien (1,4 %), les langues créoles (principalement lecréole haïtien) (0,8 %) et lemandarin (0,6 %)[350].

    Tant le nombre que la proportion de locuteurs de langues tierces sont en progression constante au Québec, et ce depuis le recensement de 1951[351].

    En 2015, la grande majorité (89 %) des jeunes élèves allophones du Québec fréquentaient desécoles francophones[352],[353].

    Culture

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    Article détaillé :Culture québécoise.
    Théâtre Petit Champlain à Québec.

    Le Québec est la principale société d'Amérique française. Symbole de son identité nationale, saculture, d'une part, conjugue ses racines historiquesfrançaises au patrimoineautochtone et, d'autre part, reçoit l'influence de l'Amérique anglo-saxonne.

    Propulsés par laProhibition au début des années 1920, lescabarets montréalais ont transformé radicalement la scène artistique et grandement influencé l'industrie actuelle du spectacle québécois. Lequartier Latin de Montréal et leVieux-Québec sont deux hauts lieux de rencontre pour les artistes du Québec. La vie de cafés et de terrasses y témoignent l'héritage latin de la culture québécoise avec pour attrait principal lethéâtre Saint-Denis à Montréal et lethéâtre Capitole à Québec.

    [réf. souhaitée]

    LeConseil des arts et des lettres du Québec est un organisme duministère de la Culture et des Communications qui soutient la création, l'expérimentation, la production et le rayonnement à l'étranger pour l'ensemble des domaines culturels québécois[loi 48]. LaSociété de développement des entreprises culturelles (SODEC) agit à titre de promoteur et de bailleur de fonds pour les personnalités œuvrant dans l'industrie culturelle[loi 49]. Lesprix du Québec sont décernés par le gouvernement et constituent la plus haute distinction honorifique pour les personnalités s'étant démarquées dans leur domaine culturel respectif[354].

    Musique et danse

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    Articles détaillés :Musique du Québec,Chanson québécoise etDanse québécoise.

    L'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) fut créée en 1978 afin de promouvoir l'industrie de la musique au Québec[355].

    Issue du répertoire musical québécois, la chansonÀ la claire fontaine[356] fut longtemps l'hymne national de laNouvelle-France, des Patriotes et desCanadiens français, puis remplacée par leÔ Canada. À l'heure actuelle, la chansonGens du pays (1975), de Gilles Vigneault, est adulée par nombre de Québécois et considérée comme l'hymne nationalde facto du Québec. Présenté en 1968,L'Osstidcho révolutionna le monde du spectacle québécois en montrant une jeunesse avide de changements. Ce scandale religieux donna vite à la langue populaire son droit de cité dans la chanson québécoise[357].

    DepuisLa Bolduc dans les années 1920-1930 jusqu’aux artistes contemporains commeRobert Charlebois, la chanson québécoise a fait connaître de multiples auteurs-compositeurs-interprètes, chanteurs de variétés, chanteurs de charme (crooners) et groupes de musique, dans lafrancophonie et même au-delà. Parmi eux figure la chanteuseCéline Dion, dont le succès planétaire en fait une desplus grandes vendeuses de disques de l'histoire de l'industrie musicale.[réf. souhaitée]

    L’Orchestre symphonique de Québec et l’Orchestre symphonique de Montréal sont respectivement associés à l’Opéra de Québec et à l’Opéra de Montréal, dont les prestations sont présentées auGrand Théâtre de Québec et à laPlace-des-Arts.Les Ballets Jazz de Montréal, lesGrands Ballets etLa La La Human Steps sont des troupes professionnelles dedanse contemporaine. Sont également actifs l'Orchestre Métropolitain de Montréal, l’Orchestre symphonique de Laval (OSL) et l’Orchestre symphonique deLongueuil.[réf. souhaitée]

    Divers événements musicaux se déroulent à travers le Québec, tels que leFestival de musique émergente deRouyn-Noranda, leFestival en chanson de Petite-Vallée, leFestival international de jazz de Montréal, leFestival international de la chanson de Granby, le Festival international des Rythmes du monde duSaguenay, leFestival western de Saint-Tite, lesFrancos de Montréal, leMondial des Cultures deDrummondville, les Nuits blanches de l'Anse de Roche,Woodstock en Beauce, etc. Alors que d'autres festivals joignent la musique aux spectacles pyrotechniques, tels les Grand Feux Loto-Québec auxchutes Montmorency, à Québec, l'International des Feux Loto-Québec au parc d'attractionsLa Ronde, à Montréal, et lesGrands Feux du Casino dans le parc du Lac-Leamy, àGatineau[358].

    La musique traditionnelle est empreinte de nombreuses danses, telles que lagigue, lequadrille, lereel et lesdanses en ligne, qui se sont développées dans les fêtes populaires depuis les débuts de la colonisation, grâce à divers instruments comme l'harmonica (musique-à-bouche ou ruine-babine), le violon, les cuillères, laguimbarde et l'accordéon, chromatique comme diatonique. Lapodorythmie est une caractéristique propre à la musique traditionnelle québécoise qui, à l'heure actuelle, est assurée par divers groupes contemporains qui animent particulièrement plusieurs évènements, le temps duJour de l'an, comme laFête nationale du Québec, le festivalInnu Nikamu qui se déroule à Mani-Utenam ou mois d'août, et de nombreux festivals.

    Littérature et théâtre

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    Article détaillé :Littérature québécoise.
    Émile Nelligan, poète québécois, célèbre pour son poèmeSoir d'hiver.

    Depuis la Nouvelle-France, la littérature québécoise s'est tout d'abord développée dans les récits de voyages des explorateurs telsJacques Cartier,Jean de Brébeuf, lebaron de La Hontan etNicolas Perrot, décrivant leurs relations avec les peuples autochtones.Le Moulin à Paroles retrace les grands textes qui ont façonné l'histoire du Québec depuis ses fondements en 1534 jusqu'à l'ère de la modernité.[réf. souhaitée]

    François-Xavier Garneau est considéré comme le premier auteur à produire une véritable synthèse historique qui met au premier plan l'expérience du peuple canadien-français, accablé par la déroute de larébellion des Patriotes de 1837-1838 et l'injustice de l'Acte d'Union. Publiés entre 1845 et 1852, les quatre tomes de l'Histoire du Canada ont le mérite aux yeux de ses contemporain« de structurer leur mémoire sociale en un roman national, afin de raconter leur expérience historique comme un combat incessant, sinon pour se gouverner eux-mêmes, au moins pour être respectés »[359].

    Henri Julien,La Chasse-galerie.

    Divers contes et récits sont racontés par la tradition orale, tels les légendes duBonhomme Sept Heures, de laChasse-galerie, duCheval noir des Trois-Pistoles, de laComplainte de Cadieux, deLa Corriveau, duDiable qui danse à Saint-Ambroise, duGéant Beaupré, des monstres des lacsPohénégamook etMemphrémagog, duPont de Québec (alias, le pont du diable), duRocher Percé, deRose Latulipe, par exemple[360].Hermine Lanctôt, considérée comme l'une des premières écrivaines du Canada français, publie en 1899Fleurs enfantines qui réunit des portraits d'enfants, des contes et des nouvelles[361].

    Hector de Saint-Denys Garneau, précurseur de la renaissance littéraire québécoise.

    Despoètes québécois et auteurs éminents marquèrent leur époque et demeurent aujourd'hui ancrés dans l'imaginaire collectif, telsPhilippe Aubert de Gaspé,Octave Crémazie,Honoré Beaugrand,Émile Nelligan,Lionel Groulx,Gabrielle Roy,Hubert Aquin,Anne Hébert,Hector de Saint-Denys Garneau – premier poète moderne du Québec,Félix Leclerc,Gaston Miron,Michel Tremblay, ouFred Pellerin.

    Leroman du terroir est une tradition littéraire québécoise qui remonte au milieuXIXe siècle; il sera en vogue jusqu'à laSeconde Guerre mondiale. Ce genre aborde trois thèmes principaux : l'établissement des colons dans des régions alors neuves et inexplorées, la succession de la terre paternelle et la défense du mode de vie agricole qui assure la survie socio-économique de la« race canadienne française ». Des œuvres commeMaria Chapdelaine deLouis Hémon,Trente arpents deRinguet etLe Survenant de Germaine Guèvremont sont représentatives de ce courant[362].

    Des pièces de théâtre connaissent de même leur succès, tellesLes Belles-sœurs etBroue. Parmi les troupes de théâtre se trouvent leThéâtre du Nouveau Monde, leThéâtre du Trident, laCompagnie Jean-Duceppe, leThéâtre La Rubrique, leThéâtre Le Grenier, etc. En plus du réseau des centres culturels du Québec[363], les salles de spectacles incluent leMonument-National, leThéâtre de Quat'Sous et lethéâtre du Rideau vert à Montréal, lethéâtre du Trident à Québec, etc. L'École nationale de théâtre du Canada et leConservatoire de musique et d'art dramatique du Québec forment les futurs acteurs.

    Le théâtre d'été est un véritable symbole de la littérature québécoise[364],[365]. Alors présenté en saison estivale, il offre divers amusements, souvent des comédies musicales ou des drames humoristiques, parfois en plein-air, dans les régions rurales et semi-rurales du Québec, tel qu'au théâtre de la Dame de Cœur àUpton, Montérégie, au théâtre des Grands Chênes àKingsey Falls, Centre-du-Québec, au théâtre de la Marjolaine àEastman, Estrie, etc.

    L'Académie québécoise du théâtre et l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD) sont les principaux organismes de promotion de la littérature et du théâtre québécois. Alors que lesprix littéraires du Québec, dont la médaille de l'Académie des lettres du Québec, et laSoirée des Masques en récompensent les personnalités.[réf. souhaitée]

    Beaux-arts

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    Charles Huot est un peintre québécois duXIXe siècle et duXXe siècle.

    D’abord influencé, depuis l’époque de la Nouvelle-France, par le culte religieux du catholicisme, avec des œuvres notamment dufrère Luc et plus récemment d’Ozias Leduc et deGuido Nincheri, l’art du Québec s'est développé autour des caractéristiques propres à ses paysages et représentations culturelles, historiques, sociales et politiques[366].

    Ainsi, le développement des chefs-d’œuvre québécois en peinture, gravure et sculpture est marqué par la contribution d’artistes tels :Joseph Légaré,Louis-Philippe Hébert,Cornelius Krieghoff,Alfred Laliberté,Marc-Aurèle Fortin,Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté,Jean Paul Lemieux,Clarence Gagnon, Adrien Dufresne,Alfred Pellan,Jean-Philippe Dallaire,Charles Daudelin,Arthur Villeneuve,Jean-Paul Riopelle,Paul-Émile Borduas, etMarcelle Ferron.

    Les créationsd'artistes du Québec sont exposées auMusée national des beaux-arts du Québec, auMusée d'art contemporain de Montréal, auMusée des beaux-arts de Montréal et dans des galeries d’art. Alors que plusieurs œuvres ornent les espaces publics du Québec, d'autres sont exposées à l’étranger, telles la sculptureEmbâcle de Charles Daudelin sur laplace du Québec àParis et la statueQuébec libre ! d’Armand Vaillancourt àSan Francisco. L’UQAM et l'Université Concordia offrent des programmes en arts visuels.

    [réf. souhaitée]

    Architecture

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    Cette sectionne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2025)
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    Divers édifices témoignent du patrimoine architectural qui caractérise le Québec, tels les édifices à vocation religieuse, les hôtels de ville, les maisons de seigneuries, etc.

    Quand les colons français arrivent enNouvelle-France, ils construisent les maisons de la même manière qu’enFrance, mais ils adaptent l'architecture pour se protéger du froid, du gel et du vent[367]. Les maisons de bois, plus pauvres, sont construites avec des fondations, les fentes sont bouchées avec de l’argile et les murs extérieurs sont recouverts de chaux. Les maisons de pierre, plus riches, ont des murs recouverts dechaux blanche pour prévenir l’effritement de la maçonnerie. En général, les ouvertures des maisons sont disposées dans le sens contraire du vent et ont des volets. Les toits plus pointus empêchent la neige de s’accumuler, puis lacorniche allongée abrite unegalerie. On installe de grandes cheminées. Plusieurs se chauffent avec des poêles en fer. La maison montréalaise est courte, massive, profonde, construite de gros cailloux noirs noyés dans un épais mortier blanc. Ce style de maison vient directement de laBretagne.

    Cinéma, télévision et radio

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    Articles détaillés :Cinéma québécois etTélévision québécoise.

    LaCinémathèque québécoise a pour mandat la promotion du patrimoine cinématographique et télévisuel du Québec. De même, l'Office national du film du Canada (ONF), société d'État fédérale, pourvoit à cette même mission au Québec.

    De la même manière, l'Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ) promeut« la production indépendante en cinéma et télévision »[368]. Alors que l'Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ) représente les professionnels de la réalisation cinématographique et télévisuelle, l'Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec (ARCQ) représente les radios indépendantes.

    Plusieurs salles de cinémas à travers le Québec veillent à la diffusion du cinéma québécois.

    Avec ses installations cinématographiques, telles la Cité du cinéma et les studios Mel's, la ville de Montréal accueille les tournages de diverses productions[369].

    LesRendez-vous Québec Cinéma sont un festival entourant la cérémonie de laSoirée des Jutra qui récompense les œuvres et personnalités du cinéma québécois[370]. LeFestival regard sur le court métrage au Saguenay, leFestival des films du monde et leFestival du nouveau cinéma, à Montréal, leFestival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue ainsi que leFestival du documenteur de Rouyn-Noranda, sont d'autres évènements annuels entourant l'industrie cinématographique au Québec[371].

    La société d'ÉtatTélé-Québec, la société d'État fédéraleRadio-Canada, les chaînes privées, généralistes et spécialisées, les réseaux radiophoniques ainsi que les stations indépendantes et communautaires diffusent les diverstéléromans québécois, émissions d'informations nationales et régionales, programmations interactives et parlées, etc.[372],[373].

    LeGala Artis et le gala desprix Gémeaux récompensent les personnalités de l'industrie télévisuelle et radiophonique du Québec et de la francophonie canadienne.

    Humour et émissions jeunesse

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    Article détaillé :Humour québécois.
    Louis-José Houde est un humoriste, animateur et acteur québécois.

    Plusieurs festivals d'humour furent créés au Québec, dont le festivalJuste pour rire deMontréal, qui jouit d'une réputation internationale en marge du scandale relatif à des comportements sexuels inappropriés de son fondateurGilbert Rozon[374], ainsi que les festivals Grand Rire deQuébec,Gatineau etSherbrooke.

    D'éminents artistes et groupes de l'humour sont connus, telsRose Ouellette (dite La Poune),Juliette Petrie,Stéphane Rousseau,Roméo Pérusse,Gilles Latulippe,Yvon Deschamps,Anthony Kavanagh,Marc Favreau (célèbre pour son personnage de Sol, un clown clochard),Michel Noël (et son personnage duCapitaine Bonhomme),Jacques Desrosiers (interprète du célèbre clownPatof),Ding et Dong,Les Grandes Gueules,Lise Dion,François Pérusse avecLes 2 Minutes du peuple,Jean-Michel Anctil,Martin Matte,Louis-José Houde,Rock et Belles Oreilles,Cathy Gauthier, etc.

    Plusieurs émissions ont leur popularité, tellesCré Basile,Le zoo du Capitaine Bonhomme,Lundi des Ha! Ha!,Démons du midi,La petite vie,Les Bougon,Le sketch show, etc.

    LaLigue nationale d'improvisation (LNI), créée en1977, fait valoir nombre de comédiens et humoristes en joignant l'humour authéâtre d'improvisation.

    L'École nationale de l'humour fut créée en1988 afin de former les futurs humoristes du Québec.

    L'Association des professionnels de l'industrie de l'humour (APIH) est le principal organisme de promotion et de développement du secteur culturel de l'humour au Québec.

    LeGala Les Olivier, en l'honneur de l'ancien humoristeOlivier Guimond, récompense les personnalités de l'humour québécois.

    [réf. souhaitée]

    De leur côté, les enfants ont aussi leurscomédies etdessins animés, telsLa boîte à surprise,Bobino,Le pirate Maboule,Fanfreluche,La Ribouldingue,Les 100 Tours de Centour,Patofville,Passe-Partout,Robin et Stella,Iniminimagimo,Vazimolo,Télé-Pirate,Bibi et Geneviève,Watatatow,Caillou,Cornemuse,Macaroni tout garni,Toc toc toc,Ramdam,Tactiketc.[375].

    Arts du cirque et de la rue

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    LeCirque du Soleil enAllemagne en 2010.
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    Plusieurs troupes de cirque furent créés dans les dernières décennies, dont la plus importante : leCirque du Soleil. Parmi ces troupes se trouvent des cirques contemporains, ambulants et à cheval, tels leCirque Éloize,Cavalia,Kosmogonia, Saka, Cirque Akya, etc.

    Présenté en plein-air, sous un chapiteau ou dans des salles de spectacles semblables à celles duCasino de Montréal, elles attirent de nombreuses foules autant au Québec qu'à l'étranger.

    L'École nationale de cirque et l'École de cirque de Québec furent créées afin de former les futurs artistes ducirque contemporain. De son côté,TOHU fut fondé en 2004 afin de diffuser les arts du cirque.

    À la manière des troupes itinérantes de laRenaissance, lessaltimbanques (amuseurs de rue),clowns etmasques se promènent, de ville en ville, afin de jouer leur comédie. Bien qu'ils puissent apparaître de façon ponctuelle, en tout temps, ils sont particulièrement visibles lors des événements culturels, tels au Bal de neige de Gatineau, auCarnaval de Québec, auFestival de montgolfières de Gatineau, auFestival d'été de Québec, au festivalJuste pour rire de Montréal, auxFêtes de la Nouvelle-France de Québec, ainsi que dans les nombreuses foires agricoles et commerciales à travers le Québec, etc.

    Mode et décoration

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    Des vêtements traditionnels à la haute couture, la mode québécoise s'est d'abord développée autour des conditions de vie et du climat québécois. Ainsi, enNouvelle-France, lesnobles et lesbourgeois suivaient la mode vestimentaire de laFrance. Ils étaient en retard sur la mode deParis de seulement une année, le temps qu’arrive le vaisseau du roi[376]. Les habitants (seigneurs etcensitaires) avaient une mode vestimentaire différente. Ils adaptaient leurs vêtements aux coutumes desAutochtones : les femmes portaient des jupes plus courtes et se couvraient les épaules d’unchâle; les hommes portaient des mitasses, des mocassins et destuques de laine. Les Canadiens avaient une grande liberté vestimentaire. Plusieurs femmes plus pauvres se peignaient les cheveux le dimanche de manière sophistiquée. Les administrateurs de la colonie n’étaient pas d’accord, car ils disaient que cette façon de se peigner les cheveux était réservée aux bourgeois et aux nobles. Aussi, certaines femmes portaient des vêtements jugés indécents. C'est ainsi qu'à la fin duXVIIe siècle, la mode veut que les femmes aient les seins à peu près découverts. C’est une mode queJean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier va dénoncer dans son rituel. Il va même ordonner aux curés de : « refuser les sacrements, surtout celui du mariage, aux personnes du sexe qui seront immodestement habillées, qui n’auront pas la tête voilée, qui auront le sein découvert ou seulement couvert d’une toile transparente[377] ».

    La mode québécoise se fait aujourd'hui valoir grâce à des stylistes, tels Marie Saint-Pierre, Marie-Claude Guay, Philippe Dubuc, Léo Chevalier et John Warden, ainsi qu'à des boutiques et magasins, telsLa Maison Simons,Ogilvy's,Holt Renfrew,Les Ailes de la Mode,le Château, etc. Les grands couturiers de renom international qui font affaire au Québec sont, par ailleurs, principalement concentrés auxCours Mont-Royal.

    Alors que La Grande Braderie expose les principales œuvres de la mode québécoise, le gala de la Griffe d'or en récompense les créateurs.

    De son côté, la décoration intérieure est assurée par des créateurs de renom québécois, tels Signature Maurice Tanguay, Germain Larivière, De Lacroix Design, etc. Alors que d'autres créateurs se spécialisent dans le prêt-à-monter, tels les Industries Dorel, Mobilier Déco Design, etc.

    [réf. souhaitée]

    Patrimoine et traditions culturelles

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    Articles détaillés :Patrimoine culturel du Québec,Bibliothèque et Archives nationales du Québec etPatrimoine industriel du Québec.
    Lecanal de Lachine.

    Le Fonds du patrimoine culturel québécois est un programme du gouvernement du Québec visant la conservation et la mise en valeur du patrimoine québécois, conjointement avec diverses lois[378]. Plusieurs organismes veillent à cette même mission, autant dans les traditions culturelles que dans les paysages et édifices patrimoniaux, dont le Conseil du patrimoine culturel du Québec, le Centre de conservation du Québec, leConseil québécois du patrimoine vivant,Action patrimoine (la Fondation québécoise du patrimoine),Archéo-Québec, leCentre de valorisation du patrimoine vivant,EspaceTrad, l'Association québécoise d'interprétation du patrimoine, etc.

    Fortement marquée par la présence de l'Église catholique, la mise en valeur de l'histoire religieuse du Québec est assurée par des organismes tels le Conseil du patrimoine religieux du Québec. Depuis 2007, le gouvernement favorise, avec les divers acteurs du milieu, la conclusion d'ententes sur l'utilisation des biens appartenant aux fabriques et corporations épiscopales afin d'établir des« partenariats dans le financement de la restauration et de la rénovation du bâti religieux »[379].

    Plusieurs sites, maisons et ouvrages historiques témoignent du patrimoine culturel québécois, tels levillage québécois d'antan, le village historique deVal-Jalbert, lefort Chambly, la maison nationale des Patriotes, lapulperie de Chicoutimi, lecanal de Lachine, lepont Victoriaetc.

    Alors que les artéfacts en font de même, divers musées racontent l'histoire culturelle du Québec, tels leMusée de la civilisation, leMusée de l'Amérique francophone (Cité du Séminaire), leMusée McCord Stewart,Pointe-à-Callière (Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal), etc.

    [réf. souhaitée]

    Diverses œuvres littéraires reproduisent la vie quotidienne d'autrefois, se fondant ainsi dans la tradition sociale et culturelle des téléromans québécois à l'ancienne[380], tels la trilogie dePierre Gauvreau (Le Temps d'une paix,Cormoran etLe Volcan tranquille) ainsi queLa Famille Plouffe,Les Belles Histoires des pays d'en haut,La Petite Patrie,Entre chien et loup,Les Filles de Caleb,Blanche,Au nom du père et du fils,Marguerite Volant,Nos étés,Musée Éden, etc.

    LeRépertoire du patrimoine culturel du Québec permet d'avoir accès à des renseignements détaillés sur les éléments qui composent le patrimoine du Québec, dans tous les types de patrimoine reconnus par laLoi sur la conservation du patrimoine du Québec (immobilier, immatériel, mobilier, événement, personnages historiques, etc.).

    Sport

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    Article détaillé :Sport au Québec.

    Hockey sur glace

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    Lehockey sur glace occupe une place privilégiée dans la vie de nombreux Québécois, en tant que sport national du Canada.

    L'arénaQuébec Skating Rink (1892-1918)

    Une des premières équipes de l'histoire du hockey a exister est celle desBulldogs de Québec, évoluant entre 1890 et 1920[381]. Le début du siècle voit la création de plusieurs équipes de hockey de haut niveau qui existent quelques années avant de disparaître comme leNational de Montréal (1903-1910) ou lesWanderers de Montréal (1903-1918). Parmi ces clubs, le « Club Athlétique Canadien » est créé le, club qui devient par la suite lesCanadiens de Montréal[382]. Un règlement de décembre 1911 stipule que le Canadien ne peut « employer que des joueurs francophones » alors que les Wanderers ont pour vocation de représenter les anglophones de Montréal[383]. Ce règlement mène le Canadien à obtenir, le, « le premier droit sur tout joueur canadien-français se trouvant dans le territoire de la ligue »[384].

    LesCanadiens de Montréal en 1942.

    Entre-temps, en 1917, les équipes des Canadiens et Wanderers aident à créer laLigue nationale de hockey avec son trophée iconique dans le monde du hockey : laCoupe Stanley[385]. En, les Wanderers sont forcés à arrêter de jouer à la suite de l'incendie de leur patinoire, l'Aréna de Westmount[386]. LesMaroons de Montréal viennent combler le manque d'équipe anglophone de haut niveau à Montréal et existent entre 1924 et 1938. Une rivalité avec les Canadiens est donc créé volontairement à Montréal, les deux clubs se mettent d'accord en 1927 pour pimenter un peu les confrontations en remettant un trophée à l'équipe remportant le plus de matchs de la saison régulière. Le trophée porte alors le nom anglais « George Kennedy Memorial Cup », la Coupe à la mémoire deGeorge Kennedy, propriétaire des Canadiens entre 1910 et 1921[387]. Alors qu'au cours de leur existence, les Maroons remportent deux fois la Coupe Stanley (1926 et 1935), les Canadiens l'emportent 24 fois (1916, 1924, 1930, 1931, 1944, 1946, 1953, 1956, 1957, 1958, 1959, 1960, 1965, 1966, 1968, 1969, 1971, 1973, 1976, 1977, 1978, 1979, 1986 et 1993)[388], un record de la ligue[389].

    Du côté de Québec, les finances ne suivent pas et la franchise des Bulldogs est relocalisée enOntario par la LNH en novembre 1920, où ils deviennent lesTigers de Hamilton[390]. Entre 1942 et 1967, la LNH ne compte que six équipes, le Québec étant représenté au haut niveau uniquement par les Canadiens de Montréal[391]. Une expansion en 1967 double le nombre d'équipe mais aucun club de la province n'est ajouté[392].

    Vue d'une partie de la patinoire du Colisée de Québec à partir des gradins. Des joueurs des Nordiques de Québec s'échauffent en tirant tour à tour sur le gardien de but
    Période d'échauffement avant un match au Colisée de Québec desNordiques de Québec en 1986

    A contrario, des ligues juniors de différents niveaux existent sur la province depuis plusieurs années mais en 1969, il est décidé au Québec de créer une ligue de haut niveau unique afin de pouvoir être un sérieux prétendant à laCoupe Memorial, trophée ultime junior du Canada. Ainsi, la Ligue de hockey junior « A » du Québec voit le jour avec des équipes dans plusieurs villes du Québec :Drummondville,Québec,Shawinigan,Sherbrooke,Sorel-Tracy,Trois-Rivières,Laval,Rosemont,Saint-Jérôme etVerdun. Deux ans plus tard, la ligue devient la Ligue de hockey junior majeur du Québec avant de prendre le nom deLigue de hockey junior Maritimes Québec en 2024[393].

    La ville de Québec ne voit le retour d'une équipe de ligue majeure qu'en 1972 avec la création desNordiques de Québec pour jouer dans l'Association mondiale de hockey[394] avant de rejoindre la LNH en 1979. Cette équipe marque l’histoire et la culture sportive du Québec, et contribué à la rivalité naturelle Québec-Montréal, avant de déménager en 1995 auColorado (États-Unis)[395],[396]. Depuis, l'espoir de retrouver une équipe en LNH est toujours présent[396],[397], la ville ayant même construit une toute nouvelle aréna de 18 259 places, leCentre Vidéotron[398].

    En 1998, uneLigue nationale de hockey féminin est créée et compte quatre équipes de la région de Montréal parmi les 10 équipes du circuit : l'Avalanche du Québec, le Mistral de Laval, le Jofa-Titan de Montréal et enfin l'Axion de Montréal, championnes du circuit en 2005-2006[399]. La ligue existera jusqu'en 2007 avant d'être remplacée par laLigue canadienne de hockey féminin ; cette dernière comprend alors deux équipes féminines du Québec, toutes deux situées à Montréal : lePhénix du Québec et les Stars de Montréal (qui deviennentCanadiennes de Montréal par la suite)[400]. Les Stars de Montréal remportent laCoupe Clarkson de la meilleure équipe du circuit à quatre reprises (2009, 2011, 2012 et 2017). En 2019, la Ligue canadienne annonce qu'elle cesse ses activités en raison de difficultés financières[401]. En 2023, la nouvelleLigue professionnelle de hockey féminin est créée et elle compte dans ses rangs un club à Montréal, renomméVictoire de Montréal pour sa deuxième saison[402].

    Football

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    Depuis1996, lesAlouettes de Montréal évoluent dans laLigue canadienne de football (LCF). Le club a été fondé en1946, mais après plusieurs années difficiles, l’équipe est dissoute en1987[403]. En 1996, les Stallions de Baltimore sont déménagés àMontréal, auStade Percival-Molson, et renommés « Alouettes ».

    Le football universitaire canadien est davantage présent au Québec depuis 1995 avec les équipes duRouge et Or, desCarabins de l'Université de Montréal,Vert & Or de l'Université de Sherbrooke, desRedbirds de l'Université McGill,Stingers de l'Université Concordia.[réf. souhaitée]

    Baseball

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    Jusqu’en2004, lesExpos de Montréal évoluaient au sein de laLigue majeure de baseball (LMB). Créée en1968, l’équipe avait élu domicile auStade olympique de Montréal (capacité de 43 739 places en mode baseball). Franchisée le, elle devait son nom à l’Exposition universelle de Montréal (Terre des Hommes), qui avait eu lieu l’année précédente. Au terme de la saison 2004, l’équipe est déménagée àWashington[404].

    Les équipes professionnelles de baseball au Québec sont maintenant lesCapitales de Québec depuis 1999. Maintenant dans laLigue Frontière, elle a remporté 11 championnats dans son histoire parmi les liguesLigue Can-Am et Frontière.

    Depuis 2013, lesAigles de Trois-Rivières existent et font aussi partie de la Ligue Frontière. En 2015, ils ont remporté le championnat de la Ligue Cam-Am.

    [réf. souhaitée]

    Formule 1

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    LeGrand Prix automobile du Canada, une course deFormule 1, a lieu au Québec depuis1978 sur leCircuit Gilles-Villeneuve, tracé sur l'île Notre-Dame deMontréal. Le pilote d'origine québécoiseGilles Villeneuve y avait remporté la première édition sur Ferrari en 1978. Il est mort en1982 à la suite d’un accident au dernier tour de qualification pour leGrand Prix de Belgique, sans avoir pu emporter un titre de Champion du Monde[405]. C'est son filsJacques qui réalisera ce rêve en 1997[406].

    Soccer

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    L'Impact de Montréal, qui évolue austade Saputo de Montréal depuis 2008, est l'équipe desoccer la plus importante du Québec. Fondée en 1992, l'équipe a remporté trois titres de champion de laUnited Soccer Leagues (USL) et a représenté le Canada dans laligue des champions de la CONCACAF en 2008[407], en 2013 et en 2014, où l'équipe Montréalaise a atteint une finale historique.

    La pratique sportive des Québécoises est attestée par plusieurs équipes féminines de haut-niveau : lesComètes de Laval et l'Amiral SC de Québec ausoccer[408].

    Sports d'hiver

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    La saison hivernale au Québec s’étend sur près de la moitié de l’année, de novembre à avril, avec des conditions de neige exceptionnelles (de 3 à 15 mètres de neige par hiver selon les régions). Les principaux centres de ski alpin du Québec sont situés enEstrie, dans lesLaurentides, dans laCapitale-Nationale et enGaspésie.

    Lamotoneige est une autre activité hivernale populaire. En2008, la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec regroupait près de 90 000 adhérents. Ceux-ci empruntent 33 500 km de sentiers aménagés et patrouillés par la police et des bénévoles provenant des 208 clubs locaux[409],[410].

    Lors desJeux olympiques d'hiver de PyeongChang 2018, les athlètes du Québec ont enregistré une performance exceptionnelle, remportant à eux seuls presque la moitié[411] de toutes les médailles du Canada (un record de 12 sur 29); le Québec étant l'un des états de la fédération canadienne. Aux Jeux d'hiver 2010 de Vancouver, les athlètes québécois avaient remporté 9 des 26 médailles canadiennes. Aux Jeux de Sotchi en 2014 ils en avaient remporté 10 sur 25.

    Gastronomie

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    Article détaillé :Cuisine québécoise.

    Les premiers colons enNouvelle-France préparaient des repas consistants pour mieux affronter les rigueurs du climat et du labeur quotidien. Selon les témoignages des voyageurs qui ont visité la Nouvelle-France, la condition physique du Canadien semble meilleure que celle du paysan deFrance de l’époque[412]. C'est ainsi qu'on mangeait de latourtière, des œufs, du poisson, de la viande d’élevage ou de chasse, des framboises, des bleuets, de la citrouille, des baies sauvages, des fraises. Alors qu'en France leblé d'Inde était inconnu, on en consommait beaucoup en Nouvelle-France; on consommait également plus de viande mais moins de pain[413].

    Une cuisine familiale, basée sur la tradition française[414], s’est développée au fil des siècles, intégrant poisson, gibier, légumes etfruits frais. La tourtière, lecipaille, lesfèves au lard, la soupe aux pois, lerôti de porc, lescretons, latarte au sucre et les galettes de sarrasin sont quelques exemples de ces mets traditionnels. Certains demeurent au menu de restaurants alors que d’autres sont servis en de grandes occasions, comme les repas traditionnels de la période des Fêtes. Au printemps, ces plats peuvent être servis dans lescabanes à sucre. Les recettes traditionnelles sont également réinterprétées au goût du jour par les chefs des grands restaurants québécois, qui proposent également une foule de produits fins du Québec, comme lefoie gras, lemagret decanard, le caviar de corégone (un poisson des eaux de l’Abitibi), lecidre de glace et levin de glace.

    En matière derestauration rapide, laguédille et lapoutine sont des mets typiquement québécois, généralement servis dans lescantines du coin. La poutine est unmets constitué de frites et de fromage en grains (cheddar frais) que l’on recouvre généralement d'une sauce brune. Son origine n'est pas connue précisément et il en existe de nombreuses variantes : différentes sauces, fromages, ajout d'autres ingrédients, etc. (ou,stands à patates frites).[réf. souhaitée]

    Le Québec compte également pour 80 % de la production mondiale desirop d’érable[415],[416]. Issue de traditions autochtone adaptées et modifiées par les colons de la Nouvelle-France, l’acériculture consiste en un premier temps à entailler lesérables à sucre au moment du dégel printanier. La sève recueillie est ensuite réduite par évaporation jusqu’à l’obtention d’un délicieux sirop sucré[417], idéal pour accompagner crêpes, gaufres, pain perdu (dit pain doré), ainsi qu’une multitude de plats.

    En 2007,le Devoir identifiait lepâté chinois, un mets typique du Québec, comme« plat national des québécois »[418]. Un panel de personnalités interrogées à ce sujet mentionnant que ce plat possède plusieurs atouts tel que son côté familial et réconfortant, son faible coût et ses racines historiques liés aux crises économiques. À l'origine c'était un plat simple préparé à partir de« restes de viande et de légumes bon marché », qui est de plus en plus l'objet de« remodelage et entre dans le monde de la gastronomie »[418]. Il faut tout de même mentionner que l'on partage cet aspect avec le Canada où au moment de la construction du chemin de fer est - ouest au pays , l'on servait dans tout le Canada ce plat aux ouvriers qui se composaient aussi d'une main-d'œuvre immigrante chinoise nombreuse d'où l'appellation de pâté chinois[419].

    • Le pâté chinois fait partie de la gastronomie du Québec.
      Lepâté chinois fait partie de la gastronomie du Québec.
    • Les fèves au lard, également appelées bines, sont typiques du Québec.
      Lesfèves au lard, également appelées bines, sont typiques du Québec.
    • Les cretons intègrent aussi les habitudes alimentaires des québécois.
      Lescretons intègrent aussi les habitudes alimentaires des québécois.

    Identité québécoise

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    Identité québécoise nationaliste

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    Cette facette de la culture québécoise se compose de nombreux éléments. On peut en noter certains tels : l'identification culturelle à la Métropole française remarquable à de nombreuses réalités telles l'Association Québec-France ou France -Québec qui dynamisent les échanges culturels entre les deux entités[420],[421], la présence du Centre de la Francophonie des Amériques au Québec qui a été commandité par la France[422] ou encore l'implication de TV5 monde dans des activités culturelles québécoises comme la Saint-Jean-Baptiste par exemple[423]. De plus Haïti en tant que bassin américain francophone est aussi un volet de l'identité québécoise qui se remarque à la présence d'une communauté haïtienne significative à Montréal[424]. Enfin de façon plus générale on peut énoncer que toute l'Amérique française façonne l'identité nationale au Québec[425].

    Identité canadienne au Québec

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    L'entrée de laCitadelle de Québec gardée par dessoldats habillés à l’anglaise.

    La participation du Québec à la création du Canada fut un élément majeur pour la nation canadienne[426]. Qui plus est, on note le lien qui unit le Québec avec la couronne britannique. Effectivement, le lieutenant-gouverneur du Québec est le représentant deCharles III au Québec (le souverain du Royaume-Uni et du Canada)[427]. La présence d'une citadelle anglaise dans la capitale nationale de la province de Québec est un exemple de l'influence britannique sur le territoire québécois, influence qui participe, comme celle française, de l’identité canadienne au Québec[428].Ainsi, le Québec allieculture française majoritaire etculture britannique, ce qui contribue à sa singularité au sein de la fédération canadienne et participe à son intérêt historique et touristique.[réf. nécessaire]

    Religion

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    Article détaillé :Religion au Québec.

    Catholicisme

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    Article détaillé :Église catholique au Québec.

    Avec un taux d'adhésion de 75 % de la population québécoise, lecatholicisme est la principale religion au Québec[429], mais la pratique traditionnelle n'y est suivie que par 10 % des croyants[430]. Dès le début de la colonie, puis au cours de l'histoirecanadienne-française, l’Église catholique a joué un rôle prépondérant dans le développement social et politique du Québec.

    La première messe fut célébrée par le prêtre accompagnantJacques Cartier lors de son voyage en 1535. Mais, l’évangélisation des Autochtones par les missionnaires catholiques précéda la fondation des paroisses. Puis, en 1627, lecardinal de Richelieu décréta une proclamation royale, suivant laquelleLouis XIII bannissait tous les non-catholiques, y compris leshuguenots, de la Nouvelle-France. Levicariat apostolique fut fondé en 1658, suivi dudiocèse de Québec en 1674[431]. D'ailleurs, l'évêque de Québec qui, aujourd'hui, est d'office leprimat de l'Église catholique du Canada, était membre duConseil souverain pour le gouvernement de la Nouvelle-France.

    La puissance extraordinaire qu’avait autrefois l’Église catholique est reflétée dans tous les domaines culturels, de la langue jusqu’aux beaux-arts, en passant par le théâtre, la littérature et le cinéma. L’âge d’or pour les ecclésiastiques arrivera au milieu duXIXe siècle (vers 1840), période pendant laquelle l’Église, influencée par l'ultramontanisme, concrétise son influence (voirCléricalisme au Québec).[réf. souhaitée]

    En 1872 est créé sur lefleuve Saint-Laurent lediocèse d'Ogdensburg, eu égard au nombre croissant d'immigrants catholiques à New York et à la forte présence catholique au Québec voisin. Le premier évêque Edgar Wadhams recrute des prêtres au Québec. Le deuxième évêque Henry Gabriëls, d'originebelge, parle français et anglais, et entretient les relations avec leCanada et le Québec. Le troisième évêque Joseph Henry Conroy a fait ses études àMontréal, Québec, et àToronto, Ontario[432].

    Mais cent ans plus tard, l'influence catholique s'essouffle. Après les abus de laGrande Noirceur, la société québécoise est traversée, et profondément transformée, par laRévolution tranquille. Créée en1966, l'Assemblée des évêques catholiques du Québec traite des questions d'actualité concernant les valeurs éthiques et morales (ex. :mariage entre personnes de même sexe,euthanasie,avortementetc.).

    Outre les autresSaints, Bienheureux et Vénérables reconnus pour leur action enAmérique française, leFrère André devint le premiersaint homme d'origine québécoise lors de la célébration decanonisation, le 17 octobre 2010, àRome, présidée par le papeBenoît XVI.

    Protestantisme

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    Lacathédrale de la Sainte-Trinité de Québec est un symbole important de lareligion protestante au Québec.

    Cette pratique du catholicisme réformé était présente dès les débuts de l'histoire du Québec à l'époque de la Nouvelle-France.

    En effet, dès le tout début du Canada, plusieurshuguenots de religioncalviniste seront présents sur le territoire. La pratique duprotestantisme sera tolérée enNouvelle-France jusqu'en1627[433]. On a recensé des huguenots dans à peu près toutes les classes de la société, tant colons, pêcheurs que filles du roy et on peut même compter parmi eux quelques personnages marquants de l'histoire de la colonie, nommés plus haut. Par contre, la très grande majorité ont été forcés de cacher leur foi et de vivre en tant quecatholiques. Finalement, durant le Régime français, on estima le nombre d'immigrants de religion protestante dans la colonie à hauteur de 1 450 personnes.

    Depuis le régime britannique, la religion protestante et plus particulièrement la confession anglicane qui en est la branche royaliste, est devenue une religion tolérée sur le territoire québécois, encouragée entre autres par des anglophonesprotestants qui viennent s’établir dans certaines régions du Québec.[réf. souhaitée]

    Autres religions

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    Les religions amérindiennes du Québec précédèrent le catholicisme sur le territoire.

    Dès 1777, une premièresynagogue fut implantée à Montréal, mais c’est surtout à partir de la fin duXIXe siècle et au début duXXe siècle que des groupes relativement importants deJuifs se joignirent à lacommunauté montréalaise. La communauté juive, établie principalement sur l'île de Montréal, compte maintenant plus de 120 000 personnes[434]. En 2010, cette communauté est composée de 26,1 % dejuifs traditionalistes, de 24,3 %d'orthodoxes, de 15,2 % deconservatives-Massorti, de 9 % dejuifs reconstructionnistes etréformés, et 25,4 % des juifs montréalais se disentsans aucune affiliation religieuse[435].

    Au cours duXIXe siècle, plusieurs familles canadiennes-françaises intégrèrent les églises protestantes de langue anglaise. Puis, auXXe siècle, des vagues successives d’immigrants venant d’Afrique, d'Asie, deGrèce, d'Irlande, d’Italie s’établirent à Montréal, apportant leurs coutumes culturelles et religieuses. Certaines communautés religieuses, tels que leschrétiens orientaux, établirent alors des lieux de culte.[réf. souhaitée]

    Lieux de culte

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    Article détaillé :Établissements catholiques du Québec.
    Photographie de la façade de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré.
    Labasilique Sainte-Anne-de-Beaupré.

    En 1664, labasilique-cathédrale Notre-Dame de Québec devint la première église paroissiale en Amérique du Nord[436]. Sa construction remonte à 1647 et, fut alors nommée sous le vocable Notre-Dame-de-la-Paix. Sa première messe y fut célébrée par le père Vimont le 24 décembre 1650. Elle obtint le statut de cathédrale en 1674, lorsqueFrançois de Laval devintévêque de Québec, et son statut de basilique mineure en 1874. Cette cathédrale est le siège du primat catholique du Canada. Elle a été reconstruite à deux reprises après lesiège de Québec de 1759 et l’incendie de 1922[437].

    Le lieu de culte le plus fréquenté du Québec est labasilique Sainte-Anne-de-Beaupré[réf. nécessaire], dans la municipalité du même nom, près deQuébec. Cette basilique catholique accueille des millions de visiteurs chaque année, et surtout pendant la neuvaine de Sainte-Anne, qui culmine le26 juillet. Elle est reconnue pour ses miracles (les milliers de béquilles à l’entrée en faisant foi) et par le fait que la statue de Sainte-Anne a survécu à deux incendies majeurs[438],[439].

    L’oratoire Saint-Joseph, àMontréal, est le plus grand lieu de culte au monde dédié àsaint Joseph. Situé sur le flanc duMont Royal, on le connaît pour ses 283 marches, que les pèlerins viennent chaque année monter à genoux[440], récitant une prière sur chacune des marches.

    Nombre de pèlerinages incluent des lieux tels l'Abbaye Saint-Benoît-du-Lac, laBasilique Notre-Dame du Cap, laBasilique Notre-Dame de Montréal, laBasilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal, laBasilique-cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke, laBasilique Saint-Patrick de Montréaletc.

    Un autre lieu de culte important au Québec est la cathédrale anglicane Holy Trinity dans la ville de Québec qui fut érigée entre 1800 et 1804 . Il s’agit de la première Cathédrale anglicane en dehors des îles britanniques[441].

    En 2000 fut érigé le premier temple de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (Les Mormons) du Québec sur le territoire de la ville de Longueuil, le troisième temple de la religion mormone au Canada sur les 6 actuellement en service.[réf. souhaitée]

    En août 2019, la ministre de la CultureNathalie Roy annonce l'allocation de 15 millions de dollars pour préserver le patrimoine culturel à caractère religieux et de 5 millions de dollars pour la requalification des lieux de culte[442].

    Saints du Québec

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    SainteMarie de l'Incarnation.

    Il y a plusieurs saints ayant vécu au Québec. Parmi les plus récentes canonisations on retrouve:

    Symboles du Québec

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    Article détaillé :Symboles du Québec.

    Drapeau

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    Article détaillé :Drapeau du Québec.

    En termes vexillographiques, le drapeau du Québec est « d’azur à la croix d’argent cantonnée de quatrefleurs de lys du même »[loi 50] et désigné sous le nom de « Fleurdelisé ». LeJour du drapeau est le 21 janvier, date à laquelle en 1948 lui fut accordé le statut de « drapeau officiel du Québec » par legouvernement[447]. Remarque : le drapeau français auXVIIIe siècle arborait la fleur de lys avant d'être modifié

    Armoiries

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    Article détaillé :Armoiries du Québec.

    Les premièresarmoiries du Québec furent attribuées à l'État le par acte de la reineVictoria du Royaume-Uni[loi 50]. Depuis 1939, elles sont :

    « Tiercé en fasce; d'azur, à trois fleurs-de-lis d'or; de gueules, à un léopard d'or, armé et lampassé d'azur; d'or, à une branche d'érable à sucre à triple feuille de sinople, aux nervures du champ. Timbré de la couronne royale. Sous l'écu, un listel d'argent bordé d'azur portant la devise JE ME SOUVIENS du même[loi 51]. »

    Devise

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    Article détaillé :Je me souviens.

    Ladevise nationale du Québec est le résultat de l’initiative d'Eugène-Étienne Taché – architecte de l’hôtel du Parlement. En 1883, ce dernier conçut l'épigraphe JE ME SOUVIENS qui surmonte depuis lors la porte principale de l'édifice.

    Emblèmes officiels

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    Iris versicolore.

    En 1987, leharfang des neiges – rappelant la blancheur deshivers québécois, l’enracinement dans un climat semi-nordique et l’extension sur un vaste territoire – devint l’emblème aviaire du Québec[loi 50],[448].

    Lebouleau jaune (communément appelémerisier) estarbre-emblème en raison de son abondance dans lesforêts québécoises et affectation simultanée à des fins artisanales et industrielles[loi 50],[449].

    En 1999, l'iris versicolore fut choisi commefleur-emblème, en remplacement dulys blanc, qui est étranger au Québec. Outre sa ressemblance à l'iris des marais (image vivante de lafleur de lys), il symbolise – par l’harmonie de ses couleurs – la diversité de la société québécoise et – par son habitat – l’importance des milieux humides québécois. De plus, safloraison se produit vers le24 juin, jour de laFête nationale du Québec[loi 50],[450].

    LeGrand Sceau du Québec, utilisé par legouvernement pour authentifier lesactes particulièrement importants, arbore plusieurs fleurs de lys.

    Différentstartans sont attribués auCanada selon lesprovinces et territoires. Ces tissus, liés auRoyaume-Uni, sont normalement adoptés officiellement pour toutes les provinces canadiennes. Au Québec, le tartan a été dessiné en 1965 par la même personne qui fit celui de l'Ontario, mais le tartan du Québec, encore en vigueur aujourd'hui, n'a jamais été adopté officiellement.

    [réf. souhaitée]

    Fêtes et traditions

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    Fête nationale

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    Article détaillé :Fête nationale du Québec.

    Le24 juin est date officielle de la Fête nationale du Québec – jour férié et chômé[loi 52], marqué de diverses manifestations publiques et populaires (défilés, concerts, etc.).

    Elle coïncide avec lejour de la Saint-Jean-Baptiste.

    Journée nationale des patriotes

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    Article détaillé :Journée nationale des patriotes.
    Charles Alexander Smith,L'Assemblée des six-comtés, 1890.

    Depuis 2003, larébellion des Patriotes du Bas-Canada est commémorée à la Journée nationale des patriotes – le lundi précédant le 25 mai de chaque année[loi 53].

    Avant 2003, ce jour était officiellement désigné sous le nom de « Fête de Dollard » afin de souligner les exploits d'Adam Dollard des Ormeaux – héros de la Nouvelle-France à labataille de Long Sault. Néanmoins, il coïncide dans les deux cas avec laFête de la Reine depuis 1910.

    Journée nationale du déménagement

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    Article détaillé :Jour du déménagement.
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    La journée nationale du déménagement, qui n'a rien d'officiel, témoigne d'une tradition qui remonte à 1974, année à laquelle ont été modifiées certaines dispositions duCode civil du Bas-Canada, aux fins de désigner la date du1er juillet comme échéance normale des baux de logement. Un nombre élevé de déménagements a toujours lieu à cette date.

    Vacances de la construction

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    Article détaillé :Vacances de la construction.

    Depuis 1971, les vacances de la construction sont un congé estival pour la quasi-totalité des travailleurs de la construction, qui s'étend sur les deux dernières semaines civiles complètes de juillet[loi 54]. D'autres secteurs d'activité ont adopté cette mesure. Ainsi, environ le quart de la main-d'œuvre active québécoise est en vacances pendant cette période[451].

    Snowbirds

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    Lessnowbirds sont des Québécois qui passent leurs vacances d'hiver enFloride – un phénomène existant depuis les années 1950. Les principaux sites de regroupement : les villes de l'Est de l'État, tels queHallandale Beach,Pompano Beach,Hollywood etFort Lauderdale[452]. De plus, laculture des cabarets montréalais y subsiste et particulièrement sur l'avenueCollins àMiami Beach PQ[453].

    Relations extérieures

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    Associations et diasporas

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    Alimentation Couche-Tard àWinnipeg.

    Pour commencer, on retrouve une association du Québec en Allemagne[454]. Une autre association la rejoint sur cette plateforme, laFédération France-Québec / francophonie qui veille à entretenir et enrichir des relations entre le Québec et la France[455]. De plus, à Paris, une place du Québec a été inaugurée en 1980 et rénovée en 2011[456].

    LaBanque de Montréal possède pour sa part un réseau mondial auxÉtats-Unis et dans les autres provinces canadiennes par exemple[457].Hydro-Québec de son côté est une entreprise qui échange beaucoup avec le nord-est du continent. La valeur de ses exportations atteint actuellement environ 1 milliard de dollars par année[458].Bombardier, entreprise québécoise, est aussi présente dans de nombreux pays[459]. À cela il faut ajouter le réseau mondial des entreprisesCouche-Tard[460] qui compte plus de 6 000 succursales sur la planète[461]. De plus, dans l'État de laFloride aux États-Unis, de nombreux Québécois sont présents ou à l'année ou encore selon différentes périodes de l'année ; à titre d'infrastructures sur ce territoire, la communauté québécoise possède 3 succursales de laCaisse populaire Desjardins ce qui permet de répondre aux besoins de la communauté dans cette région[462]. À ce sujet, Desjardins représentent un groupe mondial répandu un peu partout dans le monde[463].

    Du point de vue de l'édition internationale, le groupe Québec Édition est un comité issu de l'Association nationale des éditeurs de livres qui se consacre au rayonnement international de l'édition francophone du Québec et du Canada[464].

    Le monde de lachanson du Québec a une taille modeste sur la scène internationale et ce historiquement parlant. Par contre, le Québec est tout de même présent avec des vedettes internationales tellesAlys Robi (1923 - 2011) ouCéline Dion (1968 -). En marge de cette question, l'émission de télévisionStar Académie[465] vient ouvrir le Québec à laFrancophonie canadienne en mettant en lumière des participants francophonesacadiens ou autres tels Jean-Marc Couture[466] ouWilfred LeBouthillier[467]. Enfin, la ville deQuébec est jumulée à la ville deBordeaux en France ce qui stimule les échanges entre les deux villes[468].

    Francophonie

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    Le Québec entretient des relations avec lafrancophoniecanadienne et internationale[469],[470]. Par exemple ces relations auront amené en 1987 et en 2008 desSommets de la francophonie au Québec. Le Centre de la francophonie des Amérique veut pour sa part faire la promotion et le lien des différents aspects de la langue française en Amérique[422]. De plus, lesJeux de la francophonie canadienne, trisannuels, se sont tenus au Québec en 2014[471].

    Délégations générales

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    Article détaillé :Représentations diplomatiques du Québec.

    Finalement, le Québec compte desreprésentations diplomatiques à l'étranger. Le Québec possède 7 délégations générales :Bruxelles,Londres,Mexico,Munich,New York,Paris,Tokyo. Il possède aussi 5 délégations : Atlanta, Boston, Chicago, Los Angeles et Rome. Le Québec jouit aussi de 10 bureaux répartis un peu partout sur la planète : Barcelone, Pékin, Berlin, Hong Kong, Moscou, Mumbai, São Paulo, Shanghai, Stockholm et Washington. Il dispose aussi de 4 antennes : Milan, Santiago, Séoul et Taipei.

    Enfin le Québec participe aussi à d'autres activités internationales grâce à ses 3 représentations en affaires multilatérales : une délégation aux affaires francophones et multilatérales, une représentation au sein de la délégation permanente du Canada à l'Unesco et pour conclure une participation particulière à l'Organisation des États américains[472].

    Représentations du Québec au Canada

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    Le Québec dispose d'un réseau de représentation au Canada composé de deux bureaux : un àMoncton et un enOntario.

    Le bureau de l'Ontario couvre les territoires à l'ouest duCanada et celui de Moncton toute la régionatlantique du pays.

    Un chef de poste dirige chacun des bureaux respectif.

    Enfin le mandat de ces bureaux est d’assurer auprès des autres gouvernements duCanada une présence institutionnelle dugouvernement du Québec[473].

    Québec et Amérique française

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    Cette carte illustre la répartition dufrançais enAmérique.

    Historiquement le Québec est le plus grand foyer de diffusion de la culture française en Amérique[474] en marge des autres communautés duCanada qui s'intègrent aussi à l'Amérique française[475],[476].

    Ainsi, tous les peuplements francophones extérieurs au Québec (Vermont, New Hampshire, Maine, Louisiane, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse…) sont liés, en théorie, à l'histoire de l'expansion du territoire de laprovince de Québec[477],[478].

    Proximité de la Nouvelle-Angleterre

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    Compte tenu de la relation historique qu'entretient le Québec avec laNouvelle-Angleterre, plusieurs Québécois se rendent dans cette région duNord-Est des États-Unis pour les vacances estivales. Quelques lieux prisés :Old Orchard Beach etOgunquit dans leMaine,Hampton Beach dans leNew Hampshire etcap Cod dans leMassachusetts.

    Que ce soit pour du magasinage ou, encore, pour prendre l'avion àPlattsburgh dans l'État de New York, d'aucunes municipalités, telles queBurlington dans leVermont[479], adoptent des résolutions afin d'accroître la présence du français dans leur ville.

    Notes et références

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    Notes

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    1. UTC -4 : le territoire deListuguj et à l'est du méridien du63e degré de longitude Ouest, à savoir lesîles de la Madeleine, la partie à l'est deHavre-Saint-Pierre et la moitié est de l'île d'Anticosti (voir la Loi sur le Temps légal).
    2. Domaine internet pour les ministères et organismes d'État.
    3. Prononciation enfrançais québécois (Côte-Nord)retranscrite selon lanorme API.
    4. Selon une estimation deStatistique Canada basée sur une collection de données en temps réel, la population du Québec a dépassé les neuf millions en[1]
    5. (en)Cour suprême du Canada,Attorney General of Nova Scotia v. Attorney General of Canada,(lire en ligne), [1951] S.C.R. 31,p. 58« While the two former sections provide for a distribution of legislative powers between Parliament and the Legislatures of the provinces, they go further and bar one from entering the legislative field assigned to the other. This distribution, and the prohibition which is a necessary corollary of it, constitute a peculiar feature of the Act with respect to the right of delegation and calls for different considerations in applying it. Each of these legislative bodies, equally sovereign within its own field … ».
    6. La Constitution a préséance sur les lois, qui elles ont préséance sur les règlements (Émond et Lauzière 2003,p. 54-55).
    7. LeParlement du Canada influence aussi le droit privé québécois, notamment de par son pouvoir sur les banques, la faillite, le mariage, le divorce et le droit maritime (Brun, Tremblay et Brouillet 2008,p. 474-491).
    8. Il existe toutefois quelques tribunaux spécialisés en droit fédéral : laCour fédérale et laCour canadienne de l'impôt. De plus, il ne faut pas oublier que les tribunaux administratifs sont limités par le mandat qui leur a été confié dans leur loi constitutive.
    9. Guide officiel de la Société touristique des autochtones du Québec (STAQ) :Conclure des traités ou la recherche de bonne entente.

    Lois citées

    [modifier |modifier le code]
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    3. Québec, « Loi sur la division territoriale (L.R.Q., chapitre D-11) »,Les Publications du Québec(consulté le).
    4. Royaume-Uni, « Loi de l'extension des frontières de Québec, 1898 (61 Victoria, 1898, chapitre 3) »,Wikisource(consulté le).
    5. Royaume-Uni, « Loi de 1889 sur les frontières de l’Ontario, 52-53 Victoria, chapitre 28 (R.-U.) »,ministère de la Justice du Canada(consulté le).
    6. (en) États-Unis et Royaume-Uni, « Treaty of Paris (1783) »,Wikisource(consulté le).
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    8. Royaume-Uni, « Loi de 1851 sur les frontières de la province du Canada et du Nouveau-Brunswick, 14-15 Victoria, chapitre 63 (R.-U.) »,Bibliothèque publique de Toronto(consulté le).
    9. Royaume-Uni, « Quebec Act, 1774, 14 Geo. III, chapitre 83 (R.-U.) », Canadiana(consulté le).
    10. (en) Canada, « Arbitration between Newfoundland and Labrador and Nova Scotia concerning portions of the limits of their offshore areas as defined in the Canada-Nova Scotia offshore petroleum resources accord implementation act and the Canada-Newfoundland Atlantic accord implementation act, 26 mars 2002, Ministère des Ressources naturelles »,Canada-Nova Scotia offshore petroleum board(consulté le), section 1.20.
    11. Canada, « Accord entre le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec sur la gestion conjointe des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent », Ministère des Ressources naturelles du Canada, 24 mars 2011(consulté le), section 3.2 et annexe 1.
    12. Royaume-Uni, « Royal Proclamation, 7 octobre 1763 (R.-U.) », Canadiana(consulté le).
    13. (en) Royaume-Uni, « An act for establishing courts of judicature in the island of Newfoundland and the islands adjacent : and for re-annexing part of the coast of Labrador and the islands lying on the said coast to the government of Newfoundland, 1809, 49 Geo. III, chapitre 27 (R.-U.) », Canadiana(consulté le).
    14. (en) Royaume-Uni, « An Act to provide for the extinction of feudal and seigniorial rights and burthens on lands held à titre de fief and à titre de cens in the province of Lower Canada : and for the gradual conversion of those tenures into the tenure of free and common soccage, and for other purposes relating to the said province, 1825, 6 Geo. IV, chapitre 69 (R.-U.) », Canadiana(consulté le).
    15. Royaume-Uni, « Arrêt portant sur la frontière entre le dominion du Canada et la colonie de Terre-Neuve dans la péninsule du Labrador, Comité judiciaire du Conseil privé, mars 1927 », Institut d'information juridique de Grande-Bretagne et d'Irlande (BAILII)(consulté le).
    16. Royaume-Uni, « Loi constitutionnelle de 1982, article 43 »,Ministère de la Justice du Canada(consulté le).
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    19. Loi constitutionnelle de 1867,art. 91.
    20. Loi constitutionnelle de 1867,art. 92.
    21. Loi constitutionnelle de 1867,art. 96.
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    23. Canada, Québec. « Code de procédure civile »,RLRQ,chap. C-25.01,art. 33[lire en ligne (page consultée le 1 janvier 2016)].
    24. Loi sur la police, L.R.Q., chapitre P-13.1,art. 48, 50[lire en ligne (page consultée le 27 septembre 2011)].
    25. Loi sur la police, L.R.Q., chapitre P-13.1,art. 48[lire en ligne (page consultée le 27 septembre 2011)].
    26. Canada, « Lois constitutionnelles de 1867 à 1982 », surMinistère de la Justice du Canada,(consulté le).
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    28. a etb Canada, Québec. « Loi sur l'Assemblée nationale », RLRQ, c. A-23.1,art. 6[lire en ligne (page consultée le 31 octobre 2019)].
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    Références

    [modifier |modifier le code]
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    2. Office québécois de la langue française, « Caractéristiques linguistiques de la population du Québec en 2021 »Accès libre[PDF], surOffice québécois de la langue française(consulté le).
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