Cet article concerne les substances ou médicaments psychoactifs. Pour la revue, voirPsychotropes.
Tabac blond séché et haché, une des substances psychotropes les plus consommées dans le monde.Un assortiment de différents psychotropesL'alcool est un des psychotropes les plus largement disponibles et consommés.
Le terme psychotrope signifie littéralement« qui agit en direction » (trope)« de l'esprit ou du comportement » (psycho). SelonJean Delay en1957,« On appelle psychotrope, une substancechimique d'origine naturelle ou artificielle, qui a untropisme psychologique, c'est-à-dire qui est susceptible de modifier l'activité mentale, sans préjuger du type de cette modification ».
L'effet ressenti lors de l'usage d'un psychotrope est parfois désigné sous le termeeffet psychotrope, s'il est communément admis que l'effet psychotrope peut être induit par une substance psychotrope.
Le termepsychotrope possède une définition endroit pour désigner un ensemble de substances classées aux tableaux I, II, III ou IV de laConvention de 1971 de l'ONU.
L'existence de ces deux définitions amène souvent une confusion dans l'usage du terme : tout le groupe pharmacologique est supposé soumis à réglementation alors que le terme juridique ne désigne qu'une petite partie de ces substances. Dans le langage courant, c'est le sens pharmacologique qui est prédominant.
On désigne aussi parfois certains psychotropes sous le terme destupéfiants ou dedrogue[2], s'ils sont illégaux ou soumis à une réglementation[3], le termestupéfiant ayant eu lui aussi deux définitions amenant souvent une confusion dans son usage.
L'ONU ne donne pas de définition du termepsychotrope dans ses conventions, se contentant de lister les substances ainsi catégorisées, cette absence de définition est à l'origine de la confusion qui a parfois lieu entre les deux définitions.
Du fait de son usage dans les conventions internationales, ce terme a été repris notamment par les législations de laBelgique, de laFrance et de laSuisse pour désigner un ensemble de produits généralement listés en annexe des textes législatifs mais non défini.
Les produits psychotropes existent à l'état naturel dans diversplantes ouchampignons, voirevenins ; ainsi, tout au long de l'histoire de l'humanité, la plupart des civilisations humaines ont utilisé des substances psychotropes dans des buts spirituels, divinatoires, médicinaux ou encore récréatifs.
Les humains trouvent dans leur environnement naturel cinq types de plantes[4] :
les autres plantes n'entrant pas dans ces 4 catégories.
D'après les travaux deRobert Gordon Wasson[5] et deW. La Barre[6], l'usage desplantes psychotropes remonte à au moins 15 000 ou 20 000 ans avant notre ère et à au moins 100 000 ans (première sépulture connue) pour Peter T. Furst qui considère comme nécessairement contemporaines la pratique duchamanisme et la ritualisation de lamort[7]. Selon ces auteurs, les plantes psychotropes seraient essentielles dans l'idéologie et la pratique religieuse sur l'ensemble de la surface de la planète ; l'extrême ancienneté de leur usage serait déterminée par leur uniformité de pratique et de thématique malgré les différences ethniques et géographiques. Cette uniformité témoignerait d'une structuration inconsciente programmée culturellement à accepter l'expérience extatique dans le cadre d'un culte organisé. Ainsi, les chasseurs dupaléolithique arrivés enAmérique étaient culturellement prédisposés à collecter des plantes psychotropes et à les préparer.
Lasédentarisation due à la révolution dunéolithique aurait permis l’institutionnalisation de lareligion occultant peu à peu l'originechamanique au point de l'oublier comme c'est le cas enEurope, où peu de ces rituels ont persisté. À l'inverse, d'autres auteurs[8], considèrent l'usage de substances psychotropes comme une dégénérescence des pratiqueschamaniques originelles qui seraient fondées sur la« pure expérience religieuse spontanée ».
Quoi qu'il en soit, ces plantes ne possèdent pas, pour les ethnies qui les utilisent, une image deplante magique ou dechair des dieux dotée de pouvoirs surnaturels qui sont partagés par celui qui les consomme. Le fait qu'elles soient intégrées dans un rituel social, mystique ou religieux leur permet de bénéficier d'une tolérance socio-culturelle qui s'accompagne d'une tradition — souvent orale — de l'usage de cette substance. Cette tradition véhicule les prescriptions d'usage, les quantités à utiliser, les dangers relatifs à l'usage et permet d'installer une sorte d'équilibre relatif entre le produit et les usagers[9].
Dès que l'homme sait laisser des traces de son passage, les plantes psychotropes sont représentées que ce soit dans l'art pictural, dans lessculptures ou dans les premiersécrits, ce qui témoigne de leur importance dans la société[4]. Ces traces permettent notamment aux spécialistes d'apporter une datation des usages.
Outre l'usage spécifique des plantes, la façon de les absorber via certaines préparations (ayahuasca,yopo,maté,ololiuqui, etc.), de n'en consommer que certaines parties fait aussi l'objet d'une connaissance ancestrale ainsi le fait de priser (sniffer) date au moins de 1 800 ans avant notre ère comme en témoignent une tabletteà priser en os de baleine et un tube en os d'oiseau trouvés sur le site côtier deHuaca Prieta[7].
À partir duXIXe siècle, les progrès techniques et scientifiques permettent dans un premier temps de mettre en évidence leprincipe actif de ces plantes puis de l'extraire.
Cette extraction permet de transporter ou d'utiliser des quantités moindres de produit puisque plus actif que la plante originelle ce qui en potentialise aussi les effets comme les dangers. Mais surtout cette extraction permet d'obtenir des produits finis (médicament) d'une teneur constante en principe actif (la concentration en principes actifs d'une plante étant aléatoire d'une région à une autre, voire d'une saison à l'autre) et d'une durée d'utilisation plus longue (un produit chimique se conserve plus facilement qu'une plante dont le principe actif se dégrade souvent après la cueillette).
Jusqu'au début duXIXe siècle, ces produits restent cantonnés à leurs usages traditionnels ou médicaux mais au cours du siècle, notamment du fait des progrès techniques, certains produits commencent à être consommés dans un but hédoniste de recherche du plaisir généralement dans les milieux artistiques ou scientifiques (des milieux ouvriers utiliseront l'absinthe jusqu'à son interdiction ; levin Mariani, contenant de la coca, sera pour sa part utilisé jusqu'auVatican). Cet usage avait déjà été constaté auXVIIIe siècle enChine avec l'opium ce qui provoqua lesguerres de l'opium.
Pendant la seconde moitié du siècle, les techniques d'administration (invention de laseringue) et de purification évoluent augmentant latoxicité des substances[12].
Le termepsychotrope apparaît à la fin duXIXe siècle, à la suite de la diabolisation de lamorphine enmédecine qui après avoir été présentée comme un produitmiracle sera responsable dela maladie du soldat (morphinomanie des soldats traités à la morphine sur les champs de bataille).
Dans le même temps, lesguerres de l'opium opposent principalement laChine et leRoyaume-Uni, la Chine désirant interdire les importations d'opium britannique. À la suite de ces guerres, leRoyaume-Uni obtient la liberté d'importer sonopium en Chine, lesligues de tempérances américaines s'indignent alors de ce commerceforcé d'une substance aliénante dans un seul et unique but de profit. Ce qui constitue alors les premiers balbutiements de laprohibition moderne reposant sur la vertu supposée de l'abstinence (principe issu de la moraleprotestante), ces ligues prennent ensuite une place importante dans la politique américaine (Harrison Narcotics Tax Act en1914,prohibition de l'alcool, etc.) influant sur le discours et la politique internationale.
AuXXe siècle, la science continue ses progrès et ces substances peuvent désormais être synthétisées sans qu'on ait à pratiquer l'extraction du principe actif depuis la plante ce qui ouvre la voie à la synthèse de nouvelles molécules[13]. Tout au long du siècle, les progrès pharmacologiques permettront d'obtenir des produits plus performants et souvent plus puissants[4].
Ladécolonisation place les pays européens dans un contexte dans lequel, ne profitant plus des revenus des ventes de ces produits, ils rejoignent laposition des États-Unis visant à imposer uneprohibition de ces substances. Cette situation dans laquelle les pays en voie de développement de l'hémisphère sud sont stigmatisés comme producteur de drogues et les pays industrialisés de l'hémisphère nord figurent les consommateurs persiste jusqu'auxannées 1990. La mondialisation redéfinit alors les rôles les pays producteurs qui deviennent eux-mêmes consommateurs et les pays consommateurs qui deviennent producteurs.[réf. nécessaire]
À la fin de laSeconde Guerre mondiale, laprohibition semble avoir eu raison duproblème des drogues dans les pays occidentaux, à l'exception de l'alcool, du tabac et du café.
Dans lesannées 1960, les pays occidentaux voient une augmentation importante de la consommation qui sort des milieux artistiques et scientifiques pour toucher l'ensemble de la population ainsi que dutrafic ce qui les décide à mettre en place une réglementation internationale. Une relation de causalité entre les mouvements contestataires desannées 1960 et la consommation de psychotropes est mise en avant par les politiques occidentales de l'époque qui vont réprimer l'un pour enrayer l'autre[4].
C'est dans le même temps qu'apparaissent en Occident les premiers écrits faisant état d'unculte de ladrogue[15] tant par la consommation de psychotropes illégaux que demédicaments psychotropes, on le décrit alors comme un phénomène social d'évasion face aux activités normales quotidiennes. Le termedrogue se charge d'une valeur péjorative éloignée de son sens originel qui témoigne d'une évolution linguistique, significative d'une rupture culturelle majeure quant au rapport de l'homme avec les psychotropes[1]. Rupture qui différencie d'un côté les psychotropes illégaux oudrogues et les psychotropes à usage médical oumédicaments avec chacun un mode de fonctionnement propre et des acteurs spécifiques alimentant deux marchés distincts mais interconnectés. Alors que parallèlement apparaissent et se développent les étudesethnologiques,ethnobotaniques etanthropologiques sur les usages rituels de ces produits[16].
Dans lesannées 1980, l'apparition dusida et de nouvelles substances poussent les pays occidentaux d'une politique presque uniquement répressive vers des politiques de prévention et deréduction des risques[12].
Dans lesannées 1990, le problème de la consommation de psychotropes s'est répandu sous l'impulsion de lamondialisation[1]. Il ne touche plus seulement les pays occidentaux même si des différences culturelles ou géographiques subsistent dans la consommation de tel ou tel produit.
Parallèlement, la politique de prohibition menée depuis de nombreuses années par la communauté internationale montre ses limites. Si les grandes organisations criminelles typemafias,cartels, etc. ont pour la plupart disparu, il n'en est pas de même du trafic, et ces grandes organisations ont été remplacées par de plus nombreuses et plus petites structures, d'autant plus difficiles à combattre. Face à ces limites, des initiatives alternatives émergent, visant par exemple à réhabiliter les usages traditionnels dans le but de détourner les producteurs des trafiquants, enBolivie par exemple.
Au début duXXIe siècle, il semble que l'avenir des psychotropes serait celui de la« psychopharmacologie cosmétique »[17] avec des produits consommés dans un but de médication de confort pour lesmédicaments psychotropes et celui des« designer drugs »[18] pour lesstupéfiants.
Trois facteurs-clés influencent la consommation de drogues : ladrogue (type, dose, prix, etc.), l'individu (âge, génétique, personnalité, etc.) et le contexte (entourage,pauvreté,normes sociales, etc.).
Un psychotrope peut faire l'objet d'une consommationrécréative dans le but d'altérer intentionnellement la conscience ou le comportement, par exemple lecafé, l'alcool, lacocaïne, letabac ou lecannabis.
Il peut être aussi consommé pour améliorer les performances physiques ou intellectuelles, on parle alors deproduits dopants.Conan Doyle montreSherlock Holmes avoir recours à sa fameusesolution à 7 pour cent soit pour tromper son ennui entre deux enquêtes, soit dans l'espoir de se stimuler lorsqu'il est confronté à un problème ardu. Il peut être consommé dans le but d'assouvir un besoin compulsif dans le cadre de latoxicomanie. Il peut être consommé involontairement dans un but desoumission chimique :drogue de viol,sérum de vérité.
La consommation de tel ou tel type de produit peut être liée à une mode ou encore à un désir d'allégeance à tel ou tel groupe social. Pour certains consommateurs, la consommation de psychotrope s'inscrit dans un mode de vie hédoniste ou antisocial, adopté préalablement à leur initiation aux drogues, la recherche du plaisir étant le fondement ou le but de la vie[12]. Pour d'autres, la consommation de psychotropes constitue une modalité défensive contre des angoisses et des tensions contre lesquelles ils ne parviennent pas à lutter avec leurs seules ressources psychiques ; ces personnes qualifient parfois leur consommation d'automédication sans que cela puisse avoir une justification médicale.
Les étudesépidémiologiques s'intéressant aux effets dusexe sur la consommation de psychotropes sont récentes (années 2000) avec par exemple les travaux de Simmat-Durant L publiés en 2009[19] et en France elles utilisent surtout des données issues de panels d'étude de prévalence des consommations dans lapopulation générale ou chez lesadolescent(e)s[20],[21] Mais on sait qu'hommes et femmes, pour des raisons socioculturelles mais aussi biologiques ne sont pas égaux au regard de la consommation et de la vulnérabilité face aux psychotropes et au risque d'installation rapide d'une addiction[22] ou d'effets négatifs aggravés.
De manière générale, d'après les données disponibles, les hommes tendent à expérimenter et à consommer plus que les femmes (surtout pour les consommations régulières decannabis et d'alcool)[23]. Il semble exister des usages plus spécifiques des drogues chez les femmes[24] ; ainsi les femmes adultes consomment beaucoup plus demédicaments psychotropes et leur consommation est plus solitaire, discrète ou cachée[25] ; elles craignent plus le jugement des autres (surtout si elles sont enceintes) et consultent moins dans les centres de soins spécialités (ainsi vers 2005-2010 en Europe, seuls 30 % des consultants de ces centres sont des femmes selon Gyarmathy (2009)[26], et elles ne sont que 20 à 25 % en France[20], dont dans les « consultations jeunes consommateurs » (CJC) (20 % de femmes sur 45 000 usagers reçus[27]). L'usage festif existe néanmoins aussi[28] ; L'adolescente peut au contraire rechercher dans un groupe une consommation massive, euphorisante et/ou désinhibitrice (ades J 97). les femmes ont plus souvent recours à la prostitution pour se fournir en produits et selon certaines sources elles prendraient proportionnellement plus de risques dans les comportements addictifs que les hommes (chez les femmes souvent fournies par leurs partenaires) selon Vidal-Trecan en 1998[29],[30]. À dose équivalente elles peuvent être beaucoup plus vulnérables que les hommes aux effets de l'alcool et d'autres psychotropes et à la dépendance induites. Le moment de lagrossesse est aussi une étape particulière de la vie (propice à une diminution ou à un arrêt de consommation de tabac, alcool et autres produits psychotropes, dans l'intérêt de l'embryon et du fœtus notamment[31]).
L'usage répété peut conduire à unedépendance psychique et souvent aussi physique pour certaines substances comme lesopiacés ou l'alcool. La dépendance se traduit par l'ensemble dessymptômes entraînés par l'arrêt de la prise d'une substance spécifique ; en cas de dépendance physique, le syndrome desevrage en fait partie.
Les effets ressentis peuvent parfois être désagréables et entraîner unbad trip, notamment concernant les produitshallucinogènes pouvant engendrer des troubles durables regroupés sous le nom de « syndrome post-hallucinatoire persistant ». Concernant leshallucinogènes, il existe aussi un phénomène d'effet retour ouflash back qui peut replacer brièvement l'usager dans l'état généré par l'usage de psychotrope sans en consommer, et ce plusieurs mois après la dernière prise.
Il existe de nombreuses classifications des psychotropes. Ces classifications ont été établies au cours duXXe siècle en prenant en compte leurs effets, leur famille pharmacologique, leur activité sur le système nerveux, leur dangerosité (en fonction de la dépendance physique, psychique et de la tolérance), leurs implications sociales ou leur statut juridique.
Le diagramme suivant essaie d'organiser les psychotropes afin de fournir une vue d'ensemble des éléments les plus connus à travers des groupes et des sous-groupes basés sur leur classification pharmacologique et leurs effets. Le diagramme mélange lesmédicaments et les drogues de rue. Dans ce diagramme les produits de chaque sous-groupe sont proches et ont des modes d'action similaires. Ils sont placés en fonction de la légende ci-après. Les intersections primaires sont signalées par un mélange de couleur.
Dépresseurs dont l'action augmente généralement en allant en bas à droite.
Hallucinogènes sont despsychédéliques vers la gauche, desdissociatifs vers la droite, généralement les moins prévisibles en bas à droite et généralement les plus actifs près du titre.
Stimulants dont l'action augmente généralement en allant en haut à gauche.
Groupes secondaires
Intersection des stimulants (bleu) avec les neuroleptiques (rose) -antidépresseurs moderne non-sédatifs.
Intersection des dépresseurs (rouge) avec les neuroleptiques (rose) -anciens antidépresseurs sédatifs etanxiolytiques.
Intersection des dépresseurs (rouge) avec les hallucinogènes dissociatifs (vert) -dissociatifs primaires ayant un pouvoir dépresseur.
Intersection des stimulants (bleu) avec les hallucinogènes psychédéliques (vert) -psychédéliques primaires ayant un pouvoir stimulant.
Groupes tertiaires
Intersection des stimulants (bleu) avec les dépresseurs (rouge) —Exemple : la nicotine possède ces deux effets.
Intersection des dépresseurs, hallucinogènes dissociatifs et neuroleptiques.
Intersection des stimulants, dépresseurs et hallucinogènes —Exemple : le THC possède des effets appartenant aux trois groupes.
Intersection des stimulants, hallucinogènes psychédéliques et neuroleptiques -exemple : lesempathogènes /entactogènes.
Groupes quaternaires
Intersection centrale des quatre sections (stimulants, dépresseurs, hallucinogènes et neuroleptiques) -le cannabis contient du THC et duCBD qui possèdent des effets appartenant à toutes les sections, le THC étant le constituant primaire de la section hallucinogène.
L'importance du marché desmédicaments psychotropes donne un poids économique aux laboratoires pharmaceutiques que certains auteurs dénoncent comme deslobbies privilégiant la recherche, dans un but économique, de molécules utilisables sur une longue durée pour un confort quotidien afin de créer des« populations captives »[4]. Ainsi, il existerait des intérêts communs entreindustrie pharmaceutique et pouvoir politique, l'un servant l'autre en délivrant des« amortisseurs sociaux » assurant la pérennité de la paix sociale[4].
Laprohibition des drogues, tout en multipliant les risques et les pertes financières (saisies, arrestation et parfois incarcération des différents acteurs, opprobre public), favorise des prix élevés en répercussion à l'illégalité de l'activité (achat des routes de transit, compensation à la prise de risque, commission de blanchiment d'argent) qui génèrent des profits supérieurs à d'autres activités et rend letrafic de la drogue attractif pour les individus ou les groupes dans le besoin ou ne suivant pas la vox populi. L'essentiel de ces revenus profite aucrime organisé, dont les profits nécessitent des procédures deblanchiment d'argent.
Lesfilms de psychotropes, c'est-à-dire aussi bien la consommation que le trafic de drogue, sont présents sur le grand écran dès le début du cinéma[32]. Ainsi les films promeuvent-ils tout d'abord une vision moralisatrice condamnant leur usage avant d'adopter à partir des années 1970 une approche contre culturelle[33].
↑Les progrès de la chimie permettent de s'adapter aux réglementations en modifiant la structure atomique des molécules afin de fabriquer des molécules aux effets proches et non soumises à réglementation
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