Pour les articles homonymes, voirKeller.
| Président Société générale d'éducation et d'enseignement | |
|---|---|
| à partir de | |
| Président Comité de défense religieuse(d) | |
| à partir de | |
| Camérier Pie X | |
| à partir de |
| Comte romain |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | (à 76 ans) Odratzheim |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité | |
| Père | |
| Fratrie | |
| Enfant | Louis Keller(d) |
| Propriétaire de | |
|---|---|
| Membre de | Fédération nationale catholique Ligue des jeunes amis de l'Alsace-Lorraine Société des études coloniales et maritimes(d) |
| Grade militaire | |
| Conflit | |
| Distinctions |
LecomteProsper Keller est unmilitaire etmilitantcatholiquefrançais né le àStrasbourg et décédé le àOdratzheim.
Fils du comteÉmile Keller, l'un des précurseurs ducatholicisme social, et petit-fils deThéodore Humann, Prosper Keller épouse Marie-Thérèse Cottin, sœur dePaul Cottin. Il est le père du préfet et ambassadeur Louis Keller (1899-1968).
Élève aulycée Louis-le-Grand, il est premier prix d'histoire auConcours général en 1873. Il entre à l'École militaire de Saint-Cyr en 1873. Affecté au20e bataillon de chasseurs à pied le, il rejoint l'École d'application d'état-major à cette même date.
Ami intime deLyautey, de la même promotion à Saint-Cyr (où il se lia d'amitié également avec notammentAlbert de Mun, Antonin de Margerie et Joseph de La Bouillerie, promotion incluant aussiOlivier de Frémond) et dont il sera le confident le plus cher entre 1873 et 1877, c'est lui qui lui fait découvrir la première fois le nord de l'Afrique en le faisant venir enAlgérie en 1877.
Lieutenant d'état-major en 1877, il est d'abord affecté dans la cavalerie, au12e régiment de cuirassiers puis au28e régiment de dragons, avant de passer en 1880 au89e régiment d'infanterie où il sera promu capitaine en 1883. Il est blessé à la main droite en 1880.
L'année suivante, le, Keller est détaché à l'état-major général du ministre. Passé au131e régiment d'infanterie de ligne le, il reste détaché à l'état-major général du ministre. Il faitcampagne en Afrique de 1889 à 1893. En 1890, il devient l'officier d'ordonnance dugénéralEugène-Alphonse Riff.
Promuchef de bataillon en 1893, il est nommé chef d'état-major de la4e division d'infanterie en 1894, est fait chevalier de laordre de la Légion d'honneur le, puis est promucolonel d'infanterie.
Il est le gardien du patronage Saint-Pierre (PSP), àParis, à la fin duXIXe siècle. Keller démissionne de l'armée pour ne pas avoir à appliquer les décrets prévoyant lesinventaires des biens de l'Église en 1905.
Avec le soutien du papePie X, il fonde et préside l'Œuvre « Honneur et Conscience », association regroupant les officiers qui, au même titre que lui, avaient démissionné de l'armée par refus d'application des décrets prévoyant lesinventaires des biens de l'Église. Ce comité sera destiné à secourir « tous ceux qui souffrent pour avoir obéi à leur conscience, quel que soit leur parti », en s'employant notamment à trouver des situations pour les fonctionnaires privés de leur place.
Il succède àCharles Chesnelong et à son père comme président de la Société générale d'éducation et d'enseignement (SGEE), qui milita d'abord pour la liberté de l'enseignement ; sous sa présidence, cette société contribue à la création des « associations des pères de famille », qui connaissent à partir de 1905 un élan certain, prémices encourageantes d'un développement qui s'épanouira après la guerre, et qui deviendront lesAssociations familiales catholiques (AFC).
En 1909, il prend également la suite de son père en tant que président du Comité catholique de défense religieuse de larue de Grenelle à Paris, assurant avec tout autant de convictions que son père la défense de sa religion. Il fonde et préside l'« Œuvre de la rançon scolaire »[1].
En 1909, il se voit confier des instructions par le papePie X et son secrétaire d'État le cardinalRafael Merry del Val, pour qui l'archevêque de ChambéryFrançois-Virgile Dubillard, en opposition avec l'Action libérale populaire qui se place dans la logique duRalliement, se chargera de constituer un projet de Fédération catholique[2]. Keller préconise une union des catholiques français « sur le terrain nettement catholique et religieux », afin d'obtenir la révision des lois défavorables à la religion[3],[4].
Reprenant du service à laPremière Guerre mondiale, Keller prend le commandement de la208e brigade d'infanterie territoriale. Le il est promu officier de laLégion d'honneur.
Proche du généralÉdouard de Castelnau, il côtoie laFédération nationale catholique (FNC) pour laquelle il assiste à plusieurs assemblées générales[5].
Prosper Keller décède le 26 septembre 1931 à Odratzheim à l'âge de 76 ans.