Leprojet de tourisme spatial d'Airbus Defence and Space (ex EADS Astrium), le Spaceplane, a été annoncé le à Paris parAstrium, la filiale spatiale du consortiumEADS. Il aurait été financé parSingapour. Le projet est au point mort et semble abandonné.
Ce projet marque la première incursion d'un acteur majeur de l'industrie aérospatiale dans le secteur dutourisme spatial. Il avait pour but de concurrencer lesSpaceShipTwo etLynx. Une maquette grandeur nature dufuselage avant avait été présentée auSalon du Bourget 2007, dans un chapiteau, à proximité duMusée de l'air et de l'espace près de la maquette grandeur nature d'Ariane 5.

Il s'agissait d'unavion-fusée avec une large envergure, unplan canard à l'avant et une aile droite à l'arrière. La propulsion aurait été assurée par desmoteurs à réaction classiques pour la phase atmosphérique et unmoteur-fusée méthane+oxygène pour la phase de tourisme spatial. Il aurait dû transporter un pilote et quatre passagers. Les dimensions et l'apparence sont similaires à celles d'un jet d'affaires.
Astrium espérait démarrer le développement de cet avion-fusée avant2008, avec l'objectif du premier vol en2012. Les sites deTozeur en Tunisie ou de Montpellier en France auraient pu être utilisés pour les vols d'essais[1] maisMontpellier tient la corde pour être le spatioport européen[2].
À l'origine du projet est une proposition par un groupe de jeunes ingénieurs français, allemands, anglais et espagnols d'Astrium. Elle a été étudiée en grand secret pendant deux années et finalement approuvée par le président d'Astrium,François Auque.
Le designer australienMarc Newson a rejoint l'équipe et conçu la cabine.

Après le décollage l'avion atteint l'altitude de 12 km. Cette phase aéronautique classique dure environ 45 minutes. Le pilote arrête les moteurs à réaction et met en marche le moteur de fusée à oxygène et méthane à l'arrière du véhicule. L'avion s'élève alors le long d'une trajectoire verticale. L'avion est propulsé pendant 90 secondes à une vitesse atteignant Mach 3. L'accélération maximum est de 3 G. À une altitude de 60 kilomètres, le moteur de fusée est arrêté et l'avion continue à s'élever jusqu'à une altitude maximum de 100 kilomètres.
C'est la phase demicropesanteur.
L'avion descend alors à 15 kilomètres, étant progressivement ralenti par l'atmosphère, et les moteurs sont relancés pour ramener l'avion à une piste d'atterrissage classique.

La masse totale du véhicule au décollage est de 18 tonnes. L'avion a deux moteurs à réaction, et un moteur-fuséeméthane+oxygène d'une poussée de 30 tonnes[3]. Le moteur-fusée utilise la technologie duVulcain (le moteur principal d'Ariane 5), mais est réutilisable trente fois et brûle du méthane au lieu d'hydrogène (un réservoir d'hydrogène requiert un volume trop important).
La cabine a un diamètre de 2,3 mètres, et fournit 3 m³ d'espace pour chaque passager. Les sièges sont attachés à un système pendulaire qui autorise une accélération perpendiculaire au dos des passagers. L'avion est conçu pour dix ans au rythme d'un vol par semaine[3].
Le développement aurait été mené parAirbus Defence and Space avec à la responsabilité technique Robert Lainé.
Un coût de développement de 1 milliard d'euros avait été annoncé par diverses sources. Airbus Defence and Space prévoyait d'associer capitaux publics et privés pour son projet. LeLand allemand deBavière, où les moteurs seront produits, aurait pu être un des possibles investisseurs publics mentionnés par François Auque[4]. Un financement parSingapour a par la suite été envisagé[5].
L'assemblage final aurait eu lieu en France, tandis que les autres sites industriels d'Airbus Defence and Space produiraient les moteurs-fusées (Allemagne) ou les structures enfibre de carbone (Espagne).
En 2014, des essais de largage étaient prévus à Singapour. Depuis, rien n'a été fait et le projet semble abandonné.
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