Cet article concerne le projet GNU dans son ensemble. Pour le système d'exploitation, voirGNU. Pour les autres significations, voirGNU (homonymie).
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| Type | Projet de logiciels libres, groupe d'humains,communauté |
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Leprojet GNU est un projetinformatique dont les premiers développements ont été réalisés en parRichard Stallman[3] pourdévelopper le système d’exploitationGNU. Le projet estmaintenu par une communauté dehackers[4] organisée ensous-projets. Chaque brique du projet est unlogiciel libre utilisable de par sa nature dans des projets tiers, mais dont la finalité est de s’inscrire dans une logique cohérente[5],[6],[note 1] avec l’ensemble des sous-projets en vue de la réalisation d’un système d’exploitation complet et entièrement libre, et avec pour stratégie, l’utilisation de l’existant[3].
C’est ainsi que la première version fonctionnelle du système GNU est construite en 1992 avec l’utilisation dunoyau Linux, un projet développé indépendamment du projet GNU parLinus Torvalds. Mais si la « rencontreGNU/Linux » permet l’assemblage d’un système libre, le développement d’unmicro-noyau reste aujourd’hui l’un des objectifs techniques du projet[8].
Le projet est soutenu par laFree Software Foundation, en assurant notamment sa protection légale par la gestion de sesdroits d'auteurs[6],[note 2]. Les objectifs et la philosophie du projet sont par ailleurs définis dans lemanifeste GNU, lequel représente l’acte fondateur dumouvement du logiciel libre[9]. Le projet GNU s’inscrit enfin dans une démarche sociale en plaçant les fondements philosophiques du mouvement devant les objectifs techniques du projet[3],[10].
Le,Richard Stallman annonce son projetGNU avec l’objectif de développer unsystème d’exploitation entièrementlibre[11]. Il invite lesprogrammeurs à le rejoindre et contribuer à son développement comme il est d’usage dans lacommunauté hackeur[11]. Il dévoile également ses motivations jetant là les bases d’une communauté animée par les principes dulogiciel libre[11], un mouvement qu’il formalisera quelques mois plus tard avec le concept decopyleft.
Le projet est soutenu par laFree Software Foundation depuis 1985 et s’organise dès l’origine en sous-projets solidaires.
Bien que le système GNU soit la partie visible du projet GNU, les motivations de ce dernier sont avant tout des raisons sociales, éthiques et politiques. En plus d’avoir produit des logiciels et licences libres, le projet GNU a publié un grand nombre de documents, tirant parfois vers le philosophique, dont la majorité ont été écrits par Richard Stallman. Les objectifs politiques restent cependant le domaine réservé de la Free Software Foundation[12],[6].
À partir du milieu des années 1990, de nombreuses entreprises ont commencé à s’intéresser au développement de logiciel libre. LaFSF a donc recentré ses ressources financières sur le soutien légal et politique du développement des logiciels libres. Les efforts de développement logiciel ont été concentrés sur la maintenance des projets existants et sur la création de nouveaux projets ayant pour objectif de trouver une solution aux problèmes importants menaçant lacommunauté du libre.
Les activités de développement logiciel du projet GNU ont connu deux périodes :
Cet objectif fut partiellement atteint en 1992 lorsque la dernière brique manquante, un noyau de typeUNIX libre, fut apportée parLinux. Les développements du noyauGNU Hurd se poursuivent[8] mais le projet n’est plus considéré comme stratégique.
Parmi ces nouveaux projets, on retrouve par exemple, le projetGNOME qui a été lancé par le projet GNU parce queKDE, un autreenvironnement de bureau, commençait à devenir connu mais contraignait les utilisateurs à installer certainslogiciels propriétaires. Pour empêcher cela, le projet GNU a lancé simultanément deux projets. Le premier appeléHarmony avait pour objectif de produire des logiciels alternatifs de ceux dont dépendait KDE qui étaient propriétaires. L’idée était que si ce projet aboutissait, le problème lié à KDE disparaissait. Le second, GNOME, a attaqué le même problème d’un point de vue différent. Son objectif initial était de produire une alternative à KDE ne dépendant d’aucun logiciel propriétaire. Finalement, lecomposant logiciel sur lequel KDE était basé (Qt) fut distribué sous licence libre avant que Harmony n’aboutisse. GNOME a quant à lui très bien progressé.
Un autre exemple de projet estGnash. Gnash est un logiciel permettant de lire les animations conçues à l’aide du formatFlash d’Adobe. Ce projet est considéré comme ayant une haute priorité par GNU car il a été constaté que de nombreuses personnes installent un système d’exploitation libre, un navigateur libre, mais installent leplugin propriétaire d’Adobe.
Le projet GNU est constitué d’un ensemble desous-projets, aussi appeléspaquets GNU, qui sont tous des logiciels libres. Cependant tous les logiciels libres ne font pas partie du projet GNU, seulement ceux qui sont proposés par leur auteur et acceptés le deviennent. Ces paquets GNU doivent correspondre à certains critères et respecter la philosophie du logiciel libre de laFSF, ce qui assure une certaine unité et une certaine cohérence dans le projet.
Un comité consultatif présidé parRichard Stallman s’est réuni pour la première fois en. Sa mission est de veiller à la cohérence de l’ensemble du projet. Il est également un point de contact pour les questions des mainteneurs de chaque paquet ou des membres de la FSF, assurant ainsi la coordination de l’ensemble[5].
En, à la suite des critiques liées au retour de Richard Stallman à laFSF, un groupe de mainteneurs attachés à la réforme de la gouvernance du projet décide de forker et de créer GNU assembly. Le nouveau projet se dote dès le départ d'un code de conduite[13],[14],[15],[16].
Les statistiques des contributions GNU pour novembre 2010 publiées par la FSF témoignent du caractère universel du projet. Ces données reposent sur les documents envoyés par les contributeurs pour céder leur droit d’auteur à la FSF. 66 pays sont représentés en ; lesÉtats-Unis représentent un tiers de ces contributeurs ; laFrance est classée troisième derrière l’Allemagne avec 360 nouveaux contributeurs. Ces deux derniers pays réunis représentent également un tiers. LaChine et l’Inde réunis ne représentent que5 % des nouveaux contributeurs, mais dans le bulletin de la FSF du mois de décembre, Jeanne Rasata déclare s’attendre à une augmentation rapide de ce chiffre au vu d’une courbe de progression très élevée. Tous les continents sont représentés à l’exception de l’Antarctique[17].
Lesite officiel du Projet GNU est devenu au fil du temps à la fois considérable et multi-langue. Le projet s'est donc doté d'un outil permettant de faciliter les traductions baptiséGNUnited Nations (gnun)[18]. À partir d’un article HTML de base, cet outil de maintenance permet d'extraire un tableau dechaîne de caractères que l'on peut ensuite compléter avec des traductions. Le programme génère ensuite les pages traduites en préservant les balises du modèle.
Le forum des hackeurs GNU, baptiséGHM (de l’anglaisGNU Hackers' Meetings), est une réunion annuelle où sont débattues les questions relatives au logiciel libre et au système GNU. Lesmainteneurs du projet sont invités à présenter les nouveautés puis échangent autour des thématiques techniques, sociales ou organisationnelles du projet.
La première réunion s’est tenue enEspagne en 2007 avant de s’arrêter àParis en 2011 et 2013, dans les locaux de l’IRILL[19],[20]. Lors de la rencontre organisée un an plus tard enAllemagne, les hackeurs révélaient l’existence du programme de surveillance durenseignement anglais, baptiséHACIENDA, et proposait à cette occasion leursolution[21].
Il existe quatre licences GNU : laGNU GPL, laGNU LGPL, laGNU AGPL et laGNU FDL.
Bien qu'écrites pour GNU, elles sont utilisées par une majorité de logiciels libres, notamment la licence GPL, qui ne font pas nécessairement partie du projet GNU.