Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Programme spatial de la Chine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
La fuséeLongue Marche 1 sur son pas de tir en.
Le roverYutu de la missionChang'e 3 sur la Lune en.
Unesortie extravéhiculaire surTiangong lors deShenzhou 15.

Leprogramme spatial de la république populaire deChine a accompagné l'essor économique très rapide du pays durant les années 1990. La Chine dispose de plusieurs familles delanceurs (fuséesLongue Marche) et a développé des programmes couvrant l'ensemble des domaines d'application spatiale :satellites de télécommunications,d'observation de la Terre,météorologiques (Feng-Yun),de navigation (Beidou). Le programme spatial militaire, dont le développement a accompagné la forte montée en puissance des forces militaires chinoises, est complet :satellites de reconnaissance, d'écoute électronique, d'alerte précoce, ...

La Chine a par ailleurs lancé unprogramme spatial habité avec un premier vol avec équipage en 2003 (missionShenzhou 5) et la mise en orbite à compter de 2011 de plusieurs stations spatiales. La mise au point du lanceur lourdLongue Marche 5 (premier vol en 2016) permet le lancement et la mise en service en 2022 d'unestation spatiale de 60 tonnes. Au début des années 2020 les dirigeants chinois se sont donné comme objectif d'amener des hommes sur la Lune d'ici 2030 en entamant le développement de tous les composants nécessaires (lanceurs lourdsLongue Marche 9 etLongue Marche 10, vaisseau lunaire, combinaison spatiale).

Sur le plan scientifique la Chine a entamé l'exploration du système solaire en choisissant de concentrer ses efforts initiaux sur la Lune avec la famille des sondes spatialesChang'e. La première sonde spatiale lunaireChang'e 1 est lancée en 2007. Uneastromobile est déposé à la surface de cet astre en 2013 (Chang'e 3) et des échantillons de sol lunaire sont ramenés sur Terre en 2020 (Chang'e 5). Reflétant la rapidité de leur progrès, les ingénieurs chinois parviennent à déposer à la surface de la planète Mars à leur première tentative une astromobile (missionTianwen 1) devançant ainsi les vieilles puissances spatiales (Europe, Russie). Avec la missionTianwen 3 elle se donne comme objectif d'être le premier pays à ramener sur Terre des échantillons du sol martien. Des projets ambitieux d'exploration du système solaire externe (IHP,Tianwen 3) sont en cours de développement. Plusieurs observatoires astronomiques spatiaux sont opérationnels ou en cours de développement dont certains à la pointe dans leur domaine (Xuntian,SVOM,TianQin)

Le programme spatial est lancé dans les années 1960 avec un soutien important de l'Union soviétique dont elle reproduit en les améliorant les principaux composants (vaisseauShenzhou,moteurs-fusées,combinaison spatiale). La Chine devient la cinquième puissance spatiale le avec la mise en orbite réussie de son premier satelliteDong Fang Hong 1. La croissance économique des années 1990 permet au pays de s'émanciper progressivement de laRussie en développant des engins spatiaux de conception nationale. Le secteur industriel aérospatial, en forte croissance, comprend désormais, à côté des conglomérats d'état (CASC,CASIC), de nombreuses entreprises privées très dynamiques. Les dirigeants chinois utilisent les réalisations spatiales en interne comme un moyen de restauration de la fierté nationale et vis-à-vis de l'étranger comme un outil de prestige. Ils se sont donnés comme objectif de rattraper et dépasser à moyen terme les capacités duprogramme spatial américain.

Historique

[modifier |modifier le code]

Coopération avec l'Union soviétique et développement des premiers missiles balistiques (1957-1966)

[modifier |modifier le code]
Le missile Dongfeng 1 aumusée militaire de la Révolution du peuple chinois, première fusée chinoise.

Comme la plupart des autres puissances spatiales, la Chine a commencé par développer desmissiles balistiques qui ont par la suite constitué le point de départ pour la réalisation delanceurs. En 1956, la décision de développer un programme de missiles balistiques est prise. En, un institut de recherche rattaché au ministère de la Défense aux moyens modestes et baptiséCinquième académie est fondé à Pékin pour développer un missile et un lanceur. La Chine profite du retour de plusieurs dizaines de chercheurs d'origine chinoise chassés des États-Unis par la paranoïa anticommuniste des années 1950 (voirMaccarthysme).Qian Xuesen chercheur de haut niveau ayant travaillé sur les programmes de missiles et de lanceurs américains est autorisé à rentrer en Chine en 1955 après de longues négociations entre les gouvernements américain et chinois et joue un rôle fondamental dans la fondation du programme des fusées chinoises en prenant la tête de la Cinquième académie. À l'époque, les dirigeants chinois entretiennent des liens étroits avec l'Union soviétique considérée comme un pays frère régi par les mêmes principes socialistes. Dans le cadre des accords de coopération signés entre les deux pays, l'URSS vend en 1956 desmissiles R-1, puis, cède en à la Chine la licence de construction du missile à courte portéeR-2 qui est lui-même une version plus puissante duV2 allemand. Des experts soviétiques sont mis à disposition pour former des spécialistes chinois. Le lancement d'unsatellite artificiel fait partie des objectifs inscrits dans la politique duGrand Bond en avant déclenchée parMao Zedong en 1958 qui vise à rattraper le retard sur les pays occidentaux en15 ans grâce à la mobilisation des masses. L'Institut de mécanique et d'électricité de Shanghai (SIMED) placé sous la tutelle de cette ville et de l'Académie des sciences, est également fondé à cette époque pour la réalisation de cet objectif et reçoit un outillage moderne. La construction de labase de lancement de Jiuquan enMongolie-Intérieure à la limite dudésert de Gobi est décidée en 1958[1].

Mais courant 1959, lesrelations entre la Chine et l'Union soviétique se détériorent et la Chine doit poursuivre à compter de 1960 le développement de ses missiles sans aide étrangère. Le premier missile, copie du R-2, leDongfeng 1 (Vent d'est) ou DF-1 est lancé avec succès en. Malgré les conséquences désastreuses de la politique duGrand Bond en avant qui a entrainé unefamine sans précédent et fait reculer le secteur industriel, les dirigeants chinois décident en de poursuivre le développement du programme de missile balistique mais repoussent le lancement d'unsatellite artificiel. Le premier missile de portée intermédiaire DF-2 capable de lancer une tête nucléaire est tiré avec succès en ce qui permet à la Chine à sa mise en service à la fin des années 1960 d'entrer dans le cercle restreint des pays possédant cette arme stratégique[2].

Premier satellite artificiel chinois (1965-1970)

[modifier |modifier le code]
Dong Fang Hong 1, premier satellite chinois

En, la construction d'unsatellite artificiel est remise à l'ordre du jour dans le cadre du projet 651[N 1]. L'industrie spatiale est réorganisée en quatre « académies » dont l'Académie chinoise de technologie des lanceurs (abrégé en CALT en anglais) installée à Pékin et chargée de la réalisation du lanceur et l'Académie des technologies spatiales de Shanghai (abrégé en SAST en anglais) chargée de développer les satellites. L’Académie des sciences chinoise a la responsabilité de concevoir le satellite et mettre en place le réseau de stations au sol. La Commission de la Science et de la Technologie pour la Défense nationale coordonne l'ensemble du projet et construit les bateaux chargés du suivi des missions. Le missile intercontinentalDF-4 en cours de développement sert de point de départ pour le développement du lanceur légerLongue Marche 1 capable de placer 0,5 tonne en orbite basse.

Larévolution culturelle, déclenchée par Mao Zedong pour reconquérir le pouvoir, est à l'origine entre 1966 à 1969 de campagnes de harcèlement des intellectuels par lesgardes rouges ; celles-ci touchent les chercheurs et ingénieurs travaillant dans le domaine spatial et désorganise celui-ci ; la hiérarchie des compétences est remise en question et les contrôles qualité ne sont plus respectés[N 2]. Pour empêcher une paralysie du secteur spatial,Zhou Enlai place celui-ci sous la protection de l'Armée et fait décréter que toute interférence dans l'atteinte des objectifs sera considérée comme un acte antipatriotique. Alors que les excès de la révolution culturelle s'estompent, la Chine teste secrètement son premier lanceur le1er[3], 4 ou, cela sera un échec[4]. Le second essai est une réussite et le premier satellite chinois,Dong Fang Hong 1 (« L'Orient est rouge »), est en orbite le à l'aide d'une fuséeLongue Marche 1 tirée depuis labase de lancement de Jiuquan. La Chine, à la surprise des autres nations, devient la cinquième puissance spatiale après l'Union soviétique, les États-Unis, laFrance et leJapon[5].

Lancement avorté d'un programme spatial habité et mise au point de nouveaux lanceurs (1968-1975)

[modifier |modifier le code]

Les dirigeants chinois décident de fixer des objectifs plus ambitieux au programme spatial. Dès le milieu des années 1960, il avait été décidé de développer à partir du missile intercontinentalDF-5 les lanceurs de moyenne puissanceLongue Marche 2 (CZ-2) à Pékin etTempête 1 (FB-1) à Shangaï. Une deuxièmeXichang est construite dans une région montagneuse duSichuan qui a été volontairement choisie parce qu'elle se situe à bonne distance de la frontière avec l'Union soviétique. Un réseau de poursuite et de guidage est construit àXi'an. La construction dusatellite d'observation lourdFSW (Fanhui Shi Weixing, enfrançais :« satellite récupérable ») est lancée ; cet engin spatial à usage mixte civil/militaire (satellite de reconnaissance dans sa version militaire) comprend une capsule qui revient sur Terre avec le film photographique. La mise en place d'un programme de vols spatiaux habités sous-tendue par un premier rapport d'experts et la création d'un institut de recherche voué à lamédecine spatiale en 1968, se concrétise en 1971 avec le lancement duprojet 714 dont l'objectif est de placer sur orbite le premierastronaute chinois en 1973.19 astronautes sont sélectionnés mais le programme est arrêté peu après par Mao Zedong qui annonce que d'autres projets sont plus prioritaires. Le premier vol du lanceurFB 1 a lieu le mais c'est un succès partiel. Le premier vol du lanceurCZ-2, qui a lieu le, est un échec. Le deuxième tir parvient à placer en orbite le satelliteFSW-0 1, le. Cette série de satellites permet à la Chine de mettre au point les techniques derentrée atmosphérique et d'atterrissage qui seront utilisées dans le cadre des vols spatiaux habités. La mort de Mao Zedong en 1976 entraine des bouleversements dans les priorités du pays qui touchent également le programme spatial. Néanmoins, le premier bâtiment de la sérieYuan Wang destiné au suivi des trajectoires des missiles, lanceurs et satellites entre en service en 1979. Le premier missile balistique intercontinental chinois est tiré avec succès à sa portée maximale en[6].

Politique d'ouverture et priorité aux applications spatiales (1978-1984)

[modifier |modifier le code]

Le nouveau dirigeant chinoisDeng Xiaoping, qui prend les rênes du pouvoir en 1978, engage son pays dans une politique visant à rétablir l'unité politique et favoriser le décollage économique. L'organisation et les procédures en vigueur dans l'industrie spatiale sont revues dans une optique de plus grande efficacité. La politique d'ouverture politique et économique, qui s'oppose à la stratégie de développement préconisée par Mao s'appuyant sur des ressources purement nationales, se traduit dans le domaine spatial par l'achat de technologies à l'étranger et la mise en place de programmes de coopération avec de nombreux pays. Mais les bénéfices de cette politique sont relativement réduits car les positions idéologiques de la Chine, dans le contexte de laguerre froide, limitent la portée des accords contrairement à ce qui se passe pour l'Inde,pays non aligné qui à l'époque utilise la même stratégie pour développer son industrie spatiale. Le secteur spatial chinois a pour consigne de contribuer au développement économique et l'accent est mis sur les applications pratiques. Les programmes de prestige comme les vols spatiaux habités sont écartés tandis que la construction dusatellite de télécommunicationsShiyan Tongbu Weixing[N 3] et celle du premiersatellite météorologique de la sérieFeng-Yun sont lancées. Pour mettre le satellite de télécommunications en orbite géostationnaire, le lanceurLongue Marche 3 est développé à compter de 1980. Celui-ci comporte un troisième étage utilisant la combinaison très performantehydrogène liquide/oxygène liquide maitrisée jusque-là uniquement par les États-Unis et l'Europe. Le lanceur, qui peut placer une masse de 1,4 tonne en orbite de transfert géostationnaire, effectue son premier vol en 1984[7].

Développement de l'activité commerciale (1985-1996)

[modifier |modifier le code]

La disponibilité d'un lanceur capable de placer les satellites en orbite géostationnaire débouche sur la création de laCompagnie de la Grande Muraille qui est chargée à partir de 1985 de commercialiser des lancements auprès de clients étrangers. L'objectif est d'utiliser les revenus générés par cette activité pour financer l'amélioration progressive des lanceurs chinois. Mais les clients potentiels sont réticents à se tourner vers ce nouveau lanceur et il faut attendre le pour que le premiersatellite de télécommunications, commercial mais chinois,AsiaSat-1, soit lancé depuis la base de Xichang par une fuséeLongue Marche-3. Après un démarrage relativement lent, cette activité commerciale débouche sur le lancement de28 satellites entre 1990 et 1998. Des versions de plus en plus puissantes sont développées : la3B permet ainsi de lancer 5,1 tonnes en orbite de transfert géostationnaire. Mais, en, le premier exemplaire de cette version qui transporte le satellite de télécommunications américainIntelsat 708 explose immédiatement après le décollage en faisant un nombre indéterminé de victimes civiles. Cet incident et une politique américaine protectionniste pour tout ce qui touche aux composants électroniques sensibles limitent fortement par la suite l'attractivité des lanceurs chinois qui ne prendront à nouveau des parts de marché significatives qu'à la fin des années 2000[8].

Réorganisation de l'industrie spatiale (1988-1998)

[modifier |modifier le code]

Les réformes de Deng Xiaoping du début des années 1980 avaient touché l'organisation de l'industrie de la défense chargée jusque-là du domaine aérospatial et avait abouti en 1982 à la création d'un ministère de l'Industrie spatiale transformé à compter de 1988 en un ministère de l'industrie aérospatiale pour augmenter la synergie entre les industries aéronautiques et spatiales. La mise en place de l'« économie socialiste de marché » par le nouveau dirigeant chinoisJiang Zemin en 1993 touche également l'industrie spatiale. Dans le souci d'une plus grande efficacité, deux nouvelles entités remplacent à compter du le ministère. LeCNSA (Agence spatiale nationale de la Chine) est chargée de définir, à l'image des agences spatiales étrangères, la stratégie spatiale de la Chine. LeCASC est chargée de réaliser les développements. En 1998, le CASC est éclaté en plusieurs sociétés qui sont toutes détenues par l’État mais qui sont gérées de manière autonome.

Création du programme spatial habité chinois (1992)

[modifier |modifier le code]
L'équipage deShenzhou 9 comprend la première femme chinoise à aller dans l'espace (2011).

Après une première tentative avortée dans les années 1960, un projet de programme spatial habité (projet 863-204) est lancé en. Il prévoit notamment le développement d'un vaisseau habité et d'unestation spatiale. Ce projet est abandonné en 1992 au profit du projet 921. En lançant ce programme de prestige à l'opposé de la stratégie adoptée jusque-là, Jiang Zemin veut sans doute surtout profiter de l'opportunité créée par l'éclatement de l'Union soviétique qui permet à la Chine de se procurer à faible cout toute la technologie nécessaire à un vol habité. En 1995, des accords sont passés entre la Russie et la Chine portant sur l'acquisition des technologies du vaisseau russeSoyouz ainsi que l'achat d'exemplaires du vaisseau, de systèmes de support-vie, d'amarrage et de combinaisons spatiales. Les équipages chinois sont entrainés dans les installations de laCité des Étoiles à Moscou. Le programme est baptiséShenzou, c'est-à-dire vaisseau divin, allusion au nom poétique de la Chine (pays divin). Le premier vol du vaisseau spatial sans équipage,Shenzhou 1 a lieu le, une date choisie pour symbolisme puisqu'il s'agit du50e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. Le vaisseauShenzhou a des caractéristiques très proches du vaisseauSoyouz. Il se différencie par des dimensions légèrement supérieures et une forme légèrement plus cylindrique. Le,Yang Liwei devient le premier chinois à aller dans l'espace dans le cadre de la missionShenzhou 5. La Chine devient la troisième nation spatiale après l'Union soviétique et les États-Unis capable de lancer des hommes dans l'espace. Deux autres vols ont lieu en 2005 avec deux astronautes et en 2008 avec unesortie extra-véhiculaire tandis qu'une ministation spatiale,Tiangong 1, est lancée fin 2011[9],[10].

Années 2000

[modifier |modifier le code]

Les autorités chinoises publient pour la première fois en 2000 unlivre blanc sur l'activité spatiale chinoise. Celui-ci est subdivisé en trois domaines : technologie, applications et science. Les bénéfices de la coopération et des échanges internationaux y sont mis en avant tandis que le programme spatial habité y occupe une place discrète. Au cours de la décennie, les réalisations du programme spatial chinois continuent à être mis en avant par les dirigeants comme la preuve de la réussite du socialisme chinois. Mais cette image projetée par le régime essentiellement à usage interne contribue à susciter une certaine méfiance de la part des autres puissances spatiales qui par ailleurs redoutent la montée en puissance d'un concurrent commercial aux coûts peu élevés. Cette méfiance est particulièrement exacerbée aux États-Unis où lerapport du sénateur républicain Cox, rédigé à la fin des années 1990, déclenche la mise en place de barrières limitant les transferts technologiques et les échanges commerciaux avec la Chine. La Chine accumule durant cette décennie les succès dans un grand nombre de domaines : déploiement du système de positionnement à usage militaireBeidou, développement de l'activité d'observation de la Terre et de systèmes de reconnaissance militaire, satellites d'observation et de recherche océanographique, systèmes de télécommunications couvrant toute la gamme des services, mise en place d'un réseau de satellites météorologiques, lancement de sondes spatiales lunaires.

Le nouveau responsable chinoisHu Jintao arrivé au pouvoir en 2002 poursuit la politique pragmatique de son prédécesseur sans augmenter de manière visible la part budgétaire consacrée à l'espace. En 2003, avec le programmeShenzhou, la Chine devient la troisième puissance spatiale après la Russie et les États-Unis à lancer un homme dans l'espace.

Débuts de l'exploration du système solaire

[modifier |modifier le code]
Article connexe :Programme chinois d'exploration lunaire.

Le premier projet desonde spatiale lunaire chinoise est proposé dès 1962 par l'Université de Nankin. Mais lorsqu'en 1970, la Chine parvient à placer en orbite son premiersatellite artificiel, les missions scientifiques ne constituent pas une priorité. Le sujet n'est à nouveau abordé par les responsables chinois qu'en 1994 à la suite du succès de la sonde spatialeHiten lancée par leJapon, qui démontre que l'exploration lunaire n'est pas un monopole desdeux principales puissances spatiales. Mais, une nouvelle fois, la priorité est donnée auprogramme habité. En 1995, le directeur de la recherche spatiale de l'Académie chinoise des sciences, Jiang Jingshan, annonce toutefois qu'un projet d'orbiteur lunaire est à l'étude. La première mission lunaire, baptiséeChang'e 1, est finalement approuvée le sous le nom officiel deprojet 211, avec un budget de1,4 milliard de yuans (140 millions d'euros). Pour réduire son cout, la première sonde spatiale chinois, d'une masse de 2,35 tonnes, est dérivée d'unsatellite de télécommunications de la série desDFH-3. L'objectif de la mission est de photographier la surface de la Lune en trois dimensions, de déterminer la composition du sol, de mesurer l'épaisseur durégolithe et d'évaluer l'environnement lunaire. Deux centres consacrés l'un aux technologies des sondes spatiales l'autre aux sciences planétaires, sont créés. Deux grandesantennes paraboliques sont construites sur le territoire chinois près dePékin (50 mètres de diamètre) etKunming dans leYunnan (40 m) afin de pouvoir communiquer avec les sondes spatiales lointaines[11].

Le lancement deChang'e 1, qui a lieu le, fait partie d'une vague d'engins spatiaux d'origine asiatique qui viennent réactiver l'exploration de la Lune et démontrent les ambitions de ces nouvelles puissances spatiales. Le lancement de la sonde spatiale chinoise est en effet précédé un mois plus tôt par celui de l'engin japonaisKaguya et suivi en 2008 par la sonde spatialeindienneChandrayaan-1. Contrairement aux habitudes des autorités chinoises, les images du lancement deChang'e 1 sont diffusées en direct. Ne disposant pas d'unlanceur suffisamment puissant, la sonde spatiale chinoise atteint la Lune après une série de manœuvres s'étalant sur deux semaines. La mission qui s'achève en avec l'écrasement contrôlé de la sonde spatiale à la surface de la Lune est un succès total sur les plans scientifique et techniques[12]. Une sonde spatiale jumelleChang'e 2 est lancée le et atteint la Lune en cinq jours grâce à un lanceur plus puissant. Après avoir achevé sa mission primaire en la sonde spatiale, qui reste en parfait état de marche, est utilisée pour valider les capacités des contrôleurs de mission dans le domaine de la navigation spatiale. La sonde spatiale est dans un premier temps dirigée vers lepoint de Lagrange L2 du système Terre-Lune puis survole à une distance de 3,2 km l'astéroïde(4179) Toutatis[13],[14].

La planèteMars fait partie des destinations étudiées par leProjet 863 (en) mis sur pied vers 2003 et consacré aux projets d'exploration du système solaire. Mais la priorité va auprogramme d'exploration lunaire, destination moins complexe à atteindre, qui doit permettre à la Chine de maitriser les technologies qui seront mises en œuvre par les missions martiennes. Toutefois laRussie donne l'opportunité à la Chine de lancer une mission vers Mars sans avoir à développer une sonde spatiale complète. Profitant d'une embellie économique intervenant au milieu de la décennie 2000, l'Agence spatiale russe a décidé de réactiver son programme d'exploration du système solaire qui n'a plus connu de succès depuis plus de 20 ans. En elle lance le développement d'une mission ambitieuse, baptiséePhobos-Grunt, qui doit ramener des échantillons du sol dePhobos, une des deuxlunes de Mars. Pour faciliter le financement du projet et donner de meilleures chances à son projet d'aboutir, la Russie décide de s'associer à la Chine en embarquant dans sa sonde spatiale unorbiteur martien chinois de petite taille qui doit être largué après l'insertion en orbite autour de Mars. L'accord avec la Chine est signé le. Le petit orbiteur de 115 kg doit étudier la magnétosphère de Mars, son champ gravitationnel, l'interaction entre levent solaire et l'atmosphère de la planète et identifier par quel processus Mars a perdu l'eau présente à sa surface. Le lancement par une fuséeZenit, prévu initialement en 2009, a finalement lieu le en profitant de l'ouverture de lafenêtre de lancement suivante vers Mars. Comme prévu la sonde spatiale est placée de manière provisoire sur uneorbite de parking autour de la Terre. Mais la manœuvre suivante consistant à injecter la sonde spatiale sur uneorbite de transfert vers Mars n'est pas déclenchée sans doute à la suite de la défaillance d'un équipement de Phobos-Grunt. L'engin spatial finit par effectuer unerentrée atmosphérique et s'écrase dans l'Océan Pacifique en[15].

Années 2010

[modifier |modifier le code]

Croissance de l'activité spatiale

[modifier |modifier le code]

De manière symbolique, la Chine dépasse en 2011 pour la première fois les États-Unis par le nombre de lancements dans l'année, avec19 tirs effectués (un seul échec) contre 18 seulement (un échec également) pour les Américains. Les Russes restent toutefois bien devant avec33 lancements, dont3 échecs partiels ou totaux. En, la Chine a lancé depuis son entrée dans l'ère spatiale232 engins spatiaux, dont26 étrangers. 105 sont encore opérationnels.

En 2019, la Chine est premier rang en termes de lancement. On compte34 tirs dont2 échecs de la Chine - qui confie la totalité de ses satellites a ses lanceurs nationaux -, 27 pour les États-Unis et 22 pour la Russie[16]. Mais au troisième rang en termes de tonnage mit en orbite avec 75 201 kg, contre 165 473 kg pour les États-Unis et 83 117 kg pour la Russie[17].

Missions scientifiques

[modifier |modifier le code]

Début 2011, le gouvernement chinois décide de donner un coup d'accélérateur aux missions spatiales scientifiques. Dans le cadre du12e plan quinquennal, il annonce la réalisation de cinq missions scientifiques ambitieuses (DAMPE,HXMT,QUESS,ShiJian-10 etKuaFu) qui doivent être placées en orbite entre 2015 et 2017. Par ailleurs des études de faisabilité d'une dizaine de missions scientifiques sont lancées. En parallèle, le gouvernement décide de confier auCentre national des sciences spatiales la responsabilité nationale de l'ensemble des missions scientifiques[18]. En, une enveloppe de 4 milliards de yuans (515 millions d'€) est débloqué pour la phase deux du programme scientifique. Celle-ci comprend quatre nouvelles missions scientifiques dont le lancement doit intervenir à partir de 2020 :GCAM (détection de la contrepartie électromagnétiques des ondes gravitationnelles),SMILE (étude de la magnétosphère terrestre) en collaboration avec l'Agence spatiale européenne,Einstein (télescope à rayons X mous pour la détection des objets transitoires) etASO-S un observatoire solaire[19]. Par ailleurs un projet. En 2014 les agences spatiales française, (CNES) et chinoise (CNSA) décident de développer ensemble l'observatoire spatialSpace Variable Objects Monitor dont l'objectif principal est d'observer et caractériser les sursauts gamma[20].

Lanceurs

[modifier |modifier le code]

La capacité de lancement chinoise était limitée à 8,6 tonnes enorbite terrestre basse, 2,8 t enorbite héliosynchrone et 5,5 t enorbite de transfert géostationnaire par la première génération de ses fuséesLongue Marche. En 2015 commence le déploiement d'une nouvelle génération de lanceurs (CZ-5,CZ-6,CZ-7 etCZ-11). Celui ci s'accompagne de l'inauguration de labase de lancement de Wenchang située en bord de mer à une latitude méridionale mieux placée pour les lancements en orbite géostationnaire et de manière générale limitant les risques liées aux retombées des corps de fusée. laCZ-5, qui vole pour la première fois en 2016 porte la capacité de lancement chinoise à 25 tonnes enorbite terrestre basse, 13 t enorbite héliosynchrone et 14 t enorbite de transfert géostationnaire. Mais le deuxième vol en 2017 est un échec ce qui entraîne le report de plusieurs années de missions scientifiques et habitées dépendant de ces nouvelles capacités. Le déploiement de laCZ-7, censée remplacer en partie les lanceurs existants les plus puissants, n'a toujours pas pris effet fin 2019 (2 vols en tout depuis 2016)[21].

Le gouvernement chinois décide en 2014 d'ouvrir l'activité du lancement de satellites à la concurrence. Ces sociétés bénéficient d'une aide à la fois de l'agence nationale chargée de superviser les développements dans le domaine spatial (l'Administration d'État pour la Science, la Technologie et l'Industrie de la Défense nationale ou SASTIND) et du principal groupe industriel national impliqué dans le secteur spatial, laSociété de sciences et technologies aérospatiales de Chine (CASC). Une dizaine destart-up chinoises sont créées au cours des années suivantes en développant dans un premier temps des micro-lanceurs : parmi celles-ciOneSpaceiSpace,LandSpace[22]. Le lanceur légerHyperbola-1 de iSpace, une fusée de 31 tonnes capable de placer 300 kilogrammes sur une orbite basse, est le premier lanceur à réussir une mise en orbite le[23].Jielong-1 un lanceur de 23,1 tonnes capables de placer 150 kg en orbite basse effectue également un premier vol réussi le[24]. Les lanceurs développés initialement sont le résultat d'assemblage d'étages de missile à propergol solide. Mais certaines de ces sociétés ont des objectifs plus ambitieux et développent leurs propres étages et système de propulsion comme LandSpace qui développeZhuque-2 une fusée à ergols liquides pouvant placer 4 tonnes en orbite basse[25].

Nombre de lancements spatiaux par la République populaire de Chine entre 1970 et 2022. Le premier tir de test d'un lanceur en 1969 qui fut un échec n'est pas indiqué. Les années après 1970 qui ne sont pas indiquées n'ont vu aucune tentative de tir.
* Bleu : Succès
* Rouge : Échec

Missions d'exploration du système solaire plus ambitieuses

[modifier |modifier le code]
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.Votre aide est la bienvenue !Comment faire ?

Satellites d'applications

[modifier |modifier le code]
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.Votre aide est la bienvenue !Comment faire ?

Années 2020

[modifier |modifier le code]

Constellations en orbite basse

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Guowang.

Suivant une démarche initiée dans les pays occidentaux la Chine a étudié à compter de 2016 le déploiement de méga-constellations de satellites en orbite basse. En 2018 le CASC annonce le développement de la constellationHongyang qui doit comprendre dans une première phase320 satellites circulant à une altitude de 1 100 kilomètres. En, un satellite prototypeHongyang 1 est placé en orbite. Il est prévu de déployer60 satellites d'ici 2022. À la même époque l'autre grand conglomérat aérospatial, CASIC, annonce le développement de sa constellationHongyun qui doit comprendre dans une première phase156 engins spatiaux. Un prototypeHongyun 1 est placé en orbite en. Mais ces deux projets sont finalement abandonnés et la Chine communique en son intention de déployer une méga-constellation, baptiséeGuowang, qui doit comporter 13 000 satellites. Celle-ci doit être gérée par la sociétéChina Satellite Network Group Corporation créée dans ce but et basée dans la ville deXiong'an[26]. Le projet est remanié à plusieurs reprises mais semble en 2024 stabilisé. On dispose début 2024 de très peu d'informations sur ses caractéristiques techniques et le planning de déploiement de cette constellation dont le développement est étroitement contrôlé par l'État chinois. Guowang répond plus à des objectifs stratégiques que commerciaux. Le lancement des premiers satellites est planifié en 2024 et le déploiement comprendra deux phases[27].

On assiste en parallèle en Chine au début du déploiement d'autres constellations de satellites soutenues par des intérêts privés, dont la plus importante estG60 (1 296 satellites). Pour permettre le lancement des satellites de toutes ces constellations, le gouvernement chinois a libéralisé le marché du lancement spatial en permettant à des intérêts privés de développer des lanceurs puissants qui viennent directement concurrencer les fuséesLongue Marche développées par les entreprises directement contrôlées par l’État (CASC etCASIC)[27].

Programme spatial lunaire habité

[modifier |modifier le code]

Les projets de programme spatial lunaire habité se précisent au début des années 2020. Les responsables chinois prévoient de déposer deux astronautes à la surface de la Lune vers 2030. L'objectif à terme est de disposer d'un avant-poste occupé de manière semi-permanente au pôle sud de la Lune. Ces missions s'appuient sur deux lanceurs super-lourds : laLongue Marche 10 (27 tonnes en orbite de transfert lunaire), dont le premier vol est prévu en 2027, sera utilisée pour les premières missions lunaires. LaLongue Marche 9 plus capacitaire (50 tonnes), dont le premier vol est prévu en 2030, permettra de lancer de poser des modules lunaires plus lourds à la surface de la Lune.

Organisations spatiales chinoises

[modifier |modifier le code]
LeCentre de contrôle et de commandement aérospatial de Pékin ((zh) 中国人民解放军陆军航空兵,pinyin : Lu Jun Hang Kongbin,(en) PLA Army Air Corps) utilisé, entre autres, pour leprogrammeShenzhou de vol habités et leprogramme chinois d'exploration lunaire après la missionShenzhou 7 en 2008.

Acteurs institutionnels

[modifier |modifier le code]

Les principaux acteurs institutionnels dans le domaine spatial chinois sont[28] :

Industrie spatiale

[modifier |modifier le code]

L'industrie spatiale chinoise comprend à la fois des entreprises détenues par l'État chinois (CASTC et CACIS) et des sociétés privées. Les effectifs travaillant dans le domaine spatial sont évalués à environ 150 000 personnes soit l'équivalent des effectifs américains et le quintuple des effectifs européens. Les deux principales entreprises du secteur spatial appartiennent à l’État[29] :

  • LaSociété de sciences et technologies aérospatiales de Chine ou CASC (acronyme de l'appellation anglaise) officiellement fondé en 1999 regroupe 110 000 salariés répartis dans130 établissements dont 80 % (en 2008) était réparti dans six entités :
    • CALT (27 000 personnes) installée dans la banlieue sud de Pékin est le principal constructeur de lanceurs chinois avec la série desLongue Marche. Sa filiale China Rocket développe également lelanceur léger à propergol solideJielong-1. Cette société fabrique également les missiles balistiques intercontinentaux chinois ainsi que différents équipements à destination de l'industrie.
    • ARMT (9 700 personnes) installée àXi'an est spécialisée dans la propulsion à propergol solide utilisée par les lanceurs et les missiles
    • CAST (10 000 personnes) installée à Pékin fabrique les satellites sauf les satellites météorologiques. La société dispose d'un site de construction de satellites àTianjin
    • CAPA (8 000 personnes) installée àXi'an etHohhot est un institut de recherches spécialisé dans la propulsion à ergols liquides
    • SAST (20 000 personnes) installée àShanghai développe les deux premiers étages des lanceurs LM1 et 2 et le lanceur complet LM 4. La société développe également les satellites météorologiques. Elle construit plusieurs dizaines de satellites chaque année.
    • SSIC (6 000 personnes) installée dans la province du Sichuan développe des systèmes associés aux missiles et aux lanceurs ainsi que les stations terrestres.
    • AALPT qui emploie 10 000 personnes et est implantée dans la région duShaanxi fabrique lesmoteurs-fusées àergols liquides qui propulsent les lanceurs chinois.
  • LaSociété chinoise des sciences et de l'industrie aérospatiales (CASIC) est un groupe fondé en 2001 qui emploie 150 000 personnes dont un tiers dans le spatial. CASIC fabrique notamment les moteurs à propergol solide et joue un rôle de premier plan dans le programme spatial habité chinois et l'exploration du système solaire. CASIC a inauguré fin 2022 un établissement situé àWuhan qui selon une source officielle peut construire240 satellites de moins d'une tonne par an.
  • Le constructeur de satellitesCommsat a achevé fin 2022 la construction d'un site de production àTangshan (non loin de Pékin) qui, dans une première phase, peut fabriquer chaque année50 satellites aux caractéristiques standard et20 satellites aux spécifications non standard[30].
  • ÀNantong, la sociétéGalaxy Space a pratiquement achevé début 2023 une méga usine capable de fabriquer500 satellites par an[30].

Une dizaine destart-up chinoises, qui ont été créées au cours de la décennie 2010, développent des lanceurs légers et ont pour certaines ont l'ambition de développer des lanceurs plus puissants :

  • OneSpace implantée à Pékin et créée en 2015, constructeur du lanceurOS-M[31] :
  • iSpace implantée à Pékin et créée en 2016, construit le lanceur légerHyperbola-1 à propergol solide capable d'emporter 300 kg en orbite basse (premier vol réussi en 2023)[32] et développe une version plus puissanteHyperbola-2 utilisant des moteurs à ergols liquides capable d'emporter 1,9 tonne[33].
  • Galactic Energy implantée à Pékin construit le lanceur léger à propergol solideCeres-1 à propergol solide capable de placer 350 kilogrammes en orbite basse qui début 2023 avait déjà effectué5 vols tous réussis. La société développe également un lanceur plus puissant à ergols liquidesPallas-1 pouvant placer 4 tonnes sur une orbite basse et utilisant des moteurs-fusées développés en interne. Le premier vol est prévu en 2024[34].
  • LandSpace est une société implantée à Pékin beaucoup plus ambitieuse que les précédentes car elle développe un lanceur à ergols liquides (méthane hydrogène)Zhuque-2 capable de placer 4 tonnes en orbite basse qui effectue un vol presque réussi fin 2022 (anomalie guidage final)[35].
  • CAS Space est une filiale de l'Académie chinoise des sciences installée àGuangzhou avec son siège à Pékin qui a mis au point un lanceur léger à propergol solideZhongke-1A capable de placer 1,5 tonne en orbite basse et qui a effectué un vol inaugural réussi en 2022[36].
  • Space Pioneer est une société basée àPékin etXi'an avec un centre d'essais àZhengzhou et une usine àSuzhou. La société a été créée avec l'objectif de développer des lanceurs réutilisables. Pour les propulser elle développe en interne ses propres moteurs kerolox[37]. Son lanceurTianlong-2 capable de placer 2 tonnes sur une orbite basse a effectué son premier vol en et elle a un projet de lanceur capable de placer 17 tonnes en orbite basse[38].
  • Orienspace est une société basée àJinan qui développe lelanceur moyen à propergol solideGravity-1 capable de placer 6,5 tonnes en orbite basse. Le premier vol est planifié fin 2023[Passage à actualiser][39].
  • Rocket Pi est une société basée à Pékin qui développe le lanceur léger réutilisableDarwin-1 (premier vol prévu en 2023) capable de placer environ 500 kilogrammes en orbite basse.
  • LinkSpace est une société basée à Pékin qui développe le lanceur léger réutilisableNew Line-1 (premier vol prévu en 2023) utilisant une propulsion à ergols liquides et capable de placer environ 300 kilogrammes en orbite basse.
  • Jiuzhou Yunjian est un motoriste basé à Pékin qui développe des moteurs-fusées à ergols liquides (Lingyun-10 et Lingyun-70 de 10 et 70 tonnes de poussée) utilisé par certains constructeurs de lanceurs du secteur privé chinois comme Linkspace et Rocket Pi.

Par ailleurs, leCentre chinois de lancement et de poursuite (China Satellite Launch and Tracking Control Center General, CLTC) gère les centres de lancement et les différents moyens de suivi (navires, stations terrestres).

Centres de lancement

[modifier |modifier le code]

La Chine dispose en 2020 de quatrebases de lancement qui sont toutes sous la coupe de laForce de soutien stratégique de l'Armée populaire de libération et depuis d'une base de lancement flottante, déployée enmer Jaune[40] :

  • Labase de lancement de Jiuquan, le centre le plus moderne est affecté aux lancements des vols spatiaux habités et des satellites en orbite basse. Il est situé dans le nord de la Chine dans ledésert de Gobi.
  • Labase de lancement de Taiyuan, située dans la province duShanxi, est utilisée pour lancer les satellites placés en orbite basse et enorbite héliosynchrone.
  • Labase de lancement de Xichang était la base la plus proche de l'équateur jusqu'à l'entrée en fonction de la base de Wenchang en 2016 et était à ce titre affectée aux lancements en orbite géostationnaire. Elle est enclavée dans une zone montagneuse et relativement peuplée. Les activités civiles de cette base seront progressivement transférées à la base de Wenchang.
  • Labase de lancement de Wenchang, située dans le Sud de la Chine sur l'île deHainan, bénéficie de meilleures conditions naturelles : sa situation en bord de mer limite les risques pour les populations avoisinantes et permet le transport par voie maritime des fuséesLongue Marche 5 de grand diamètre (5 mètres) qui sont construites dans de nouvelles installations situées près du port deTianjin. D'autre part sa latitude méridionale (19,6° Nord) accroît mécaniquement de 7,4 % la performance des fusées pour les tirs des satellites géostationnaire par rapport à Jiuquan. Le tir inaugural a eu lieu le.

Les capacités offertes par ces bases sont les suivantes :

BaseOpérationnelleOrbiteVol habitéPas de tirs actifs
géostationnairepolaire
Jiuquan1958 -NonOuiOuiCZ-2C, -2D, -2F
CZ-4B
Taiyuan1968 -NonOuiNonCZ-2C
CZ-4B, -4C
CZ-6
Xichang1984 -OuiNonNonCZ-3A, -3B, -3C
Wenchang2016 -OuiOuiNonCZ-5
CZ-7

Lanceurs

[modifier |modifier le code]
La famille de lanceursLongue Marche 5.
Moteur-fusée à ergols liquidesYF-24B propulsant la première génération des lanceurs chinois.

Première génération

[modifier |modifier le code]

Jusqu'en 2016, la Chine utilise pour ses lancements la famille de fuséesLongue marche (Chang Zheng, abrégé CZ) qui permet de placer en orbite basse jusqu'à 12 tonnes. Il existe trois sous-familles de lanceurs spécialisées chacune dans la desserte d'un type d'orbite :

  • Les lanceursCZ-2 sont spécialisés dans la desserte de l'orbite basse. Ils peuvent placer de 3,3 à 9,5 tonnes en orbite basse. Le lanceur CZ-2F est la version utilisée pour lancer les vaisseaux spatiaux avec équipage.
  • Les lanceursCZ-3 sont spécialisés dans le lancement enorbite géostationnaire. Ils possèdent tous un étage supérieur propulsé par un moteur utilisant le mélange oxygène/hydrogène liquide.
  • Les lanceursCZ-4 sont destinés à la desserte de l'orbite polaire et en particulier l'orbite héliosynchrone utilisée par les satellites d'observation de la Terre et les satellites de reconnaissance. Les différents lanceurs de cette catégorie permettent de placer en orbite une charge utile pouvant aller jusqu'à 2,8 tonnes.

Les différentes sous-familles sont obtenues en combinant les mêmes étages. Il y a dans certains cas plus de points communs entre deux types de lanceurs appartenant à des sous-familles différentes qu'entre les lanceurs d'une même sous-famille. Les lanceurs chinois existants utilisent généralement des technologies anciennes avec desmoteurs-fusées aux performances médiocres utilisant la combinaison d'ergols stockables mais toxiquesUDMH/Peroxyde d'azote. Pour les lancements en orbite géostationnaire, la Chine a mis au point un étage supérieur propulsé par un moteur cryogénique (oxygène liquide/hydrogène liquide) aux performances toutefois assez médiocres

Deux lanceurs ont été retirés très tôt du service :

  • Le lanceurCZ-1 dérivé du missileDong-Feng 3 et retiré du service, a été tiré à six reprises entre 1970 et 2002 pour lancer des engins expérimentaux.
  • Dans les années 1970, le lanceurFeng Bao 1 (en français : « Tempête 1 ») capable de lancer 2 tonnes en orbite basse a été également développé dans les années 1970. Le dernier lancement a eu lieu en 1981 après huit tirs (dont quatre échecs).

Deuxième génération des lanceursLongue Marche

[modifier |modifier le code]
Le lanceur lourdLongue Marche 5 peu avant son deuxième vol (2017).
maquette du moteur-fuséeYF-100 qui propulse les lanceursLongue Marche de seconde génération.

Au début des années 2000, laChine utilise toujours sa première génération deslanceurs (Longue Marche 2,3 et4) dérivés demissiles balistiques intercontinentaux. Peu performants par rapport aux lanceurs des autres nations spatiales, ceux-ci utilisent des ergolsUDMH/N2O4 toxiques et coûteux qui sont en voie de bannissement partout dans le monde[41]. Avec ses lanceurs, la Chine peut placer en orbite basse des engins spatiaux d'une masse maximale de 10 tonnes environ : il manque unlanceur lourd capable de répondre aux besoins de son programme spatial en pleine expansion. Celui-ci nécessite désormais de placer enorbite géostationnaire dessatellites de télécommunications lourds, de lancer desmissions d'exploration du système solaire ambitieuses (mission de retour d'échantillon lunaire,rover martien) et d'assembler des composants de la station spatiale chinoise dont la masse unitaire approche les20 tonnes. Pour répondre à ces besoins le développement d'une nouvelle famille de lanceurs baptiséeLongue Marche 5 et comprenant notamment un lanceur lourd est annoncé par le gouvernement chinois en avec comme objectif un premier lancement en 2008. Mais les moyens financiers correspondant ne sont débloqués qu'en 2007. La famille comprend trois lanceurs de puissances différentes qui mettent en œuvre des moteurs modernes (YF-100 etYF-77) brûlant un mélangekérosène/oxygène liquide ouhydrogène liquide/oxygène liquide.

Le lanceur lourdLongue Marche 5 a une capacité d'emport s'échelonnant entre 10 tonnes et 25 tonnes enorbite basse et entre 6 tonnes et 14 tonnes enorbite de transfert géostationnaire. Le lanceur de moyenne puissanceLongue Marche 7 peut placer 10 tonnes sur une orbite basse et 6 tonnes en orbite géostationnaire et doit remplacer dans ses différentes variantes les lanceurs de la génération précédente en activité (Longue Marche 2,3 et4). Le troisième membre de la famille est le lanceur légerLongue Marche 6 qui peut placer 1,5 tonnes en orbite basse[42],[43]. Les trois lanceurs effectuent leur premier vol en 2015 et 2016. Par ailleurs, deux lanceurs légers utilisant dupropergol solide ont commencé leur carrière dans les années 2010. Le lanceurKuaizhou d'une capacité de 400 kg en orbite basse a été lancé pour la première fois en 2013. Le lanceurLongue Marche 11 qui peut placer 700 kg en orbite basse a effectué son vol inaugural le.

La Chine développe un lanceur réutilisable d'une capacité intermédiaire, qui utilise la même technique que la fuséeFalcon 9 pour récupérer le premier étage. La fuséeLongue Marche 8 peut placer 7,6 tonnes en orbite et 4,5 tonne en orbite héliosynchrone. Le premier vol est planifié pour 2020[44].

Développement de lanceurs super lourds

[modifier |modifier le code]

Après plusieurs études, la Chine a lancé à la fin des années 2010 le développement de deux lanceurs super lourds pour répondre aux besoins du programme spatial lunaire habité. Leurs spécifications ont été figées fin 2022. La fuséeLongue Marche 10 sera la première disponible (2027). Elle sera capable de placer 70 tonnes enorbite basse et 27 tonnes sur une orbite de transfert vers la Lune. Son architecture est similaire à celle de la fuséeFalcon Heavy. La propulsion repose sur des moteurs-fusées YF-100 (1er et2e étage) et YF-75 (3e étage). Il est prévu que deux exemplaires soient utilisés pour les missions lunaires : un exemplaire placera en orbite levaisseau spatial habité chinois de nouvelle génération et le deuxième exemplaire le module lunaire chargé de déposer à la surface de la Lune les astronautes chinois. Les premières missions à destination du sol de la Lune utiliseront cette fusée. Une version allégée (relevant plus de la catégorie des lanceurs lourds) et réutilisable, désignéeLongue Marche 5ZRL sera développée pour développer l'orbite terrestre basse. Le lanceurLongue Marche 9 beaucoup plus puissant (150 tonnes en orbite basse, 50 tonnes sur une orbite de transfert vers la Lune), haut de 110 mètres pour un diamètre continu de 10 mètres, doit effectuer son premier vol en 2030 et permettra de lancer des modules lunaires beaucoup plus lourds. Il met en œuvre au niveau du premier étage24 moteurs-fusées kerolox de 240 tonnes de poussée unitaire. Les deux lanceurs sont développés par l'Académie chinoise de technologie des lanceurs (CALT) et seront lancés depuis labase de Wenchang[45],[46],[47].

Lanceurs « privés »

[modifier |modifier le code]

Depuis 2015, date d'ouverture du marché des lancements spatiaux à la concurrence privée, une dizaine de start-up chinoises se sont lancées dans la réalisation de micro-lanceurs basés généralement sur des étages de missiles existants mais certains développent des lanceurs à ergols liquides beaucoup plus ambitieux. Les principaux lanceurs sont :

mise à jour[51],[52],[53],[54],[55],[56],[57],[58],[59],[60],[61],[62],[48],[49]
StatutDates volLanceurCapacitésNbre lancementsUtilisation
Opérationnel1974-Longue Marche 2Orbite basse : 9,2 tonnes230Première génération desLongue Marche. Plusieurs versions dont une utilisée pour les missions habitées
1984-Longue Marche 3Orbite de transfert géostationnaire : 5,1 tonnes173Première génération desLongue Marche. Lancement vers l'orbite géostationnaire. Plusieurs versions
1988-Longue Marche 4orbite héliosynchrone : 3,5 tonnes115Première génération desLongue Marche. Satellites en orbite héliosynchrone
2012-KuaizhouOrbite basse : 400 kg34
2015-Longue Marche 6Orbite basse : 1,5 t.
orbite héliosynchrone : 1,1 t.
34Deuxième génération desLongue Marche.
2015-Longue Marche 11Orbite basse : 700 kg18Lanceur à propergol solide dérivé du missile DF-31
2016-Longue Marche 7Orbite basse : 13,5 t.
Orbite héliosynchrone 5,5 
t.
22Deuxième génération desLongue Marche. Doit remplacer les anciens lanceursLongue Marche 2 et4
2016-Longue Marche 5Orbite basse : 23 tonnes, transfert géostationnaire : 13 t.17Deuxième génération desLongue Marche. Lancement de satellites géostationnaire, station spatiale, sondes spatiales
2017-Kaituozhe-2Orbite basse : 350 kg1
2018-Hyperbola-1Orbite basse : 300 kg10Premier lanceur chinois « privé »
2019-Jielong-1Orbite héliosynchrone : 150 kg1Propergol solide (1,2 m. diamètre). Développé par une filiale du groupe CASC
2020-Longue Marche 8Orbite basse : 7,6 t.9Deuxième génération desLongue Marche. Une version partiellement réutilisable est en cours de développement.
2020Ceres-1Orbite basse : 400 kg22Lanceur à propergol solide
2020-Kuaizhou-11Orbite basse : 1 000 kg4
2022-Zhongke-1AOrbite basse 2 tonnes11Lanceur à propergol solide
2022-Jielong-3Orbite héliosynchrone: 1 500 kg8Lanceur à propergol solide de 2,6 m. de diamètre. Développé par une filiale du groupe CASC.
2022Zhuque-2Orbite basse : 6 tonnes6Lanceur méthalox. Le premier vol est un échec.
2023Tianlong-2Orbite basse : 2 tonnes1Lanceur à ergols liquides
2024-Gravity-1Orbite basse : 6 500 kg2Lanceur à propergol solide.
2024Longue Marche 12Orbite basse : 10 tonnes4
2025-Zhuque-3Orbite basse : 13,8 t (non reut.)1Lanceur à ergols liquides (méthalox). Premier étage réutilisable
2024Longue Marche 12AOrbite basse : 9 tonnes (non reut.)1Utilise du méthane. Premier étage récupérable
En cours de développement2023-Darwin-1Orbite basse : 470 kgLanceur à ergols liquides (méthalox).
2023-Hyperbola-2Orbite basse : 1 900 kgLanceur à ergols liquides (méthalox). Premier étage réutilisable
2024Tianlong-3Orbite basse : 17 tonnesLanceur partiellement réutilisable à ergols liquides
2027Longue Marche 10Orbite basse : 70 t
Orbite de transfert vers la Lune : 27 
t
Lanceur lourd de la classe deSpace Launch System bloc 1.
2030Longue Marche 9Orbite basse : 150 t
Orbite de transfert vers la Lune : 50 
t
Lanceur super lourd de la classe deSaturnV.
Retiré du service1972-1981Feng Bao 1Orbite basse : 2 t11
1969-1971Longue Marche 1Orbite basse : 300 kg3
2017-Kaituozhe-1Orbite basse : 100 kg2Retiré de service après 2 échecs
2018Zhuque-1Orbite basse : 300 kg1Dérivé du missile DF-16. Le premier et seul vol du 27 octobre 2018 est un échec.

Satellites d'application

[modifier |modifier le code]
Un des six bâtiments d'essais et de mesuresYuanWang de lamarine chinoise utilisé pour, entre autres, le suivi des missions spatiales.

Satellites de télécommunications

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Dong Fang Hong.

La Chine a cherché très tôt à développer sa propre famille de satellites de télécommunications en orbite géostationnaire, lesDong Fang Hong (« L'Orient est rouge »). Trois satellites utilisant la deuxième génération deplateforme (DFH-2) sont lancés en 1986-1988. Mais c'est surtout la troisième génération utilisant la plateforme DFH-3 développée en coopération avec la société allemande MBB qui permet la mise à disposition de satellites ayant des capacités opérationnelles notables. Deux satellites civils lancés en 1994 et 1997 utilisant cette plateforme avec un échec au lancement et une durée de vie abrégée pour le suivant. Une plateforme de quatrième génération est développée avec l'assistance technique deThales Alenia Space pour des satellites d'une masse maximale de 5,2 tonnes. Le premier satellite de la série a été lancé en 2007 et une quinzaine de satellites ont depuis été commandés dont la moitié à l'export. Toutefois la série rencontre des problèmes de fiabilité avec deux satellites tombés en panne une fois en orbite et un satellite à la durée de vie réduite pour huit lancements.

Il existe plusieurs opérateurs de satellites chinois utilisant des satellites d'origine nationales ou non :China DBSat etChinaSatcom sont des sociétés détenues par l'état chinois tandis queAPT Group etAsiaSat sont des sociétés privées basées àHong Kong.

La Chine a lancé en 2008 et 2011 deux satellites relaisTianlian en orbite géostationnaire. Ces satellites de télécommunications doivent permettre, à l'image desTracking and Data Relay Satellite américains et de l'Artemis européen, d'assurer une couverture radio entre les vols spatiaux habités en orbite basse et la Terre et remplacent un réseau extensif de stations terrestres. Ces satellites reposent sur une plateforme DFH-3 Un troisième satellite doit être lancé en 2012.

Méga-constellations en orbite basse

[modifier |modifier le code]

Laconstellation de satellites la plus importante et qui est directement soutenue par l'État chinois estGuowang, une constellation desatellites de télécommunications de 13 000 satellites dont le déploiement doit débuter en 2024[Passage à actualiser]. Ce projet, très secret, répond plus à des besoins stratégiques que commerciaux. Plusieurs autres grandes constellations de satellites chinoises sont sur le point d'être déployées. La plus importante estQianfan (anciennement G60 ) qui comprendrait 12 000 satellites de télécommunications. Ce projet est piloté par la sociétéSSST dont le siège se situe àShanghai. Celle-ci a obtenu un financement d'environ900 millions euros qui rend ce projet très crédible. Contrairement à Guowang, ce projet n'est pas directement contrôlé par le gouvernement chinois mais il a le soutien du gouvernement régional de Shanghai et de l'Académie chinoise des sciences. Le déploiement doit débuter en 2024 avec le lancement des108 premiers satellites. D'autres constellations de moindre taille, financés par différentes entreprises, sont également en projet. Le constructeur automobile chinoisGeely a commencé à déployer les satellitesGeeSAT de 130 kg dont 20 sont déjà placés en orbite (). Pour répondre à ses besoins, elle a créé une usine àTaizhou capable de construire500 satellites par an et conclu un accord avec la sociétéiSpace pour la mise en orbite par des fuséesHyperbola. La sociétéGalaxySpace dont le siège se situe àPékin compte déployer de son côté un millier de satellites d'une masse comprise entre 225 et 330 kilogramme et circulant sur une orbite de 510 kilomètres. La société a inauguré en 2020 àNantong une usine capable de fabriquer 300 à500 satellites par an et un prototypeLingxi-03 a été placé en orbite en. Le géant chinois des télécommunicationsHuawei a exprimé le souhait de disposer de sa propre constellation de satellites[27].

Observation de la Terre

[modifier |modifier le code]

La Chine a plusieurs programmes d'observation de la Terre menés par différents acteurs privés ou publics avec une certaine absence de coordination favorisée par le rôle effacé joué par l'agence spatiale chinoise.

Les satellitesFSW à capsule récupérable ont été utilisés entre 1974 et 1995 à la fois à des fins civiles et militaires. Les satellitesCBERS (China Brazil Earth Resources Satellite, ouZY Zi Yuan) ont été développés avec leBrésil. La première génération d'une masse de 1 450 kg est placée sur uneorbite héliosynchrone comprend trois satellites lancés entre 1999 et 2007. Une deuxième génération, dans laquelle la participation du Brésil monte à 50 %, doit commencer à être déployée à partir de 2012. La Chine a par ailleurs développé une version purement locale dont le premier exemplaire ZY 1C a été lancé fin 2011 et qui pourrait répondre à des besoins militaires.

Les satellitesDMC (Disaster Monitoring Constellation) sont une série de micro-satellites embarquant une caméra et développés sous maîtrise d’œuvre du constructeur anglaisSurrey Satellite Technology. Ces satellites assurent une couverture optique permanente destinée à la prévention et au suivi des catastrophes majeures. Le premier exemplaire, d'une masse de 100 kg, a été lancé en 2003 et était exploité par plusieurs pays dont la Chine. Trois satellites de la version la plus récente DMC-3 ont une masse de 350 kg embarquent une caméra panchromatique de 1 mètre de résolution et doivent être lancés en 2014. Les satellites sont financés par une entreprise privée chinoise 21AT et sa filiale BLMIT qui commercialise les images produites.

Le Bureau d'État de la Mer lance des satellites d'observation des océans de la familleHaiyang (Océan). Les deux satellites de la première série HY-1 comprenait deux satellites (HY 1A et 1B) lancés respectivement en 2002 et 2007 placés en orbite polaire, stabilisés trois axes et d'une masse de 360 kg. La deuxième série a commencé à être déployée en 2011 (HY-2A) embarque un altimètre, un scattéromètre et un imageur fonctionnant en micro-ondes.

En 2006, le CNSA propose le programmeHDEOS d'observation de la Terre par satellite qui est approuvé par le gouvernement chinois en 2010. Ce programme est le premier en matière d'observation à haute résolution à usage civil chinois. Il se concrétise par la conception et la réalisation des satellitesGaofen dont le premier est lancé en 2013.

Satellites météorologiques

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Feng-Yun.
Maquette de satellite météorologique héliosynchrone de deuxième générationFengyun-3.

La Chine dispose à la fois desatellites géostationnaires et de satellites à défilement pour recueillir les données météorologiques. Ces satellites baptisésFeng-Yun (Vents et nuages) ont un numéro impair pour les satellites à défilement et un numéro pair pour les satellites géostationnaires. Deux générations ont été lancées ou sont en cours de déploiement. Le premier satellite géostationnaire de première générationFY 2A a été placé en orbite 1997 après une tentative infructueuse en 1994. La série de ces satellites spinnés de 1,38 tonne comprend9 exemplaires dont le dernier est lancé en 2019. Ces satellites occupent la position 105° Est au-dessus de l'océan Indien. La nouvelle génération en cours de déploiement[Quand ?]FY-4 est stabilisée trois axes. Les deux premiers satellites ont été lancés en 2016 et 2021. Le satellite polaire de première génération,FY1A est lancé en 1988. Trois autres satellites de cette génération d'une masse de 960 kg, ont été lancés entre 1990 et 1992. La deuxième génération d'une masse de 2,2 tonnes et stabilisée trois axes, est en cours de déploiement avec quatre satellites lancés en 2008, 2010, 2013 et 2017 (durée de vie quatre ans)[63],[64],[65],[66].

Satellites de positionnement

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Beidou.

L'Armée chinoise a cherché à se doter très tôt d'un système de positionnement analogue au systèmeGPS développé par les Américains. Ce système, baptiséBeidou moins sophistiqué que le GPS repose sur une constellation de satellites géostationnaires. Quatre satellites (trois sont suffisants) utilisant la plateforme DFH-3 - BD 1A à BD 1D - ont été lancés entre 2000 et 2007 (le dernier lancement a été un échec). Le recours à des satellites géostationnaires nécessite toutefois des terminaux à terre beaucoup plus lourds avec des antennes de 20 cm et Beidou n'assure qu'une couverture régionale. La Chine a décidé officiellement en 2003 de mettre en place un système de positionnement aux caractéristiques comparables (précision et couverture) aux systèmes GPS etGalileo européen. Le système chinois baptiséCompass comprend à la fois des satellites géostationnaires BD-2Gx (quatre déployés en 2009 et 2010) et des satellites placés en orbite elliptique haute (BD-2M et BD-2I) dont le déploiement a débuté en 2010. Le nouveau système devrait être complètement déployé vers 2020[Passage à actualiser].

Satellites militaires

[modifier |modifier le code]

La Chine dispose début 2018 d'une flotte particulièrement étoffée de satellites militaires. Peu d'informations officielles sont disponibles sur cette branche de l'activité spatiale. Les autorités chinoises soit passent sous silence les objectifs des satellites concernés soit leur attribuent une finalité civile. Le pays dispose de deux paires desatellites de télécommunications militaires en orbite géostationnaire basés sur laplateforme moderneDFH-4. Les deux satellitesFeng Huo 2 (5,2 tonnes) assurent des communications enbande C etUHF[67]. La paire de satellitesShen Tong 2 assure des liaisons enbande Ku et dispose de plusieurs antennes orientables permettant de maintenir les liaisons avec des unités en mouvement[68]. Ces satellites remplacent une première génération de satellites déployées par les forces militaires chinoises à compter du début des années 2000[69],[70].

Au début des années 1970, la Chine lance des satellites d'observationFanhui Shi Weixing (FSW) à vocation à la fois civile et militaire. Les satellitesFSW utilisent la technique des capsules récupérables : une fois les images stockées sur une pellicule photo, celle-ci est renvoyée sur Terre dans une petite capsule qui a la capacité de survivre à unerentrée atmosphérique[71]. Au début des années 2000, la série desZiyuan 2 constitue, semble-t-il, la première génération desatellites de reconnaissance moderne. Depuis 2007, les satellites de reconnaissance militaires sont regroupés dans une série désignée officiellementYaogan rassemblant des engins complètement différents. Chaque sous-série porte une désignation militaireJianBing suivie d'un numéro abrégé enJB-x. Tous transmettent directement les données par radio. Deux ou trois de ces sous-séries sont des satellites radar dont la série des trois satellitesJB-5 lancés entre 2006 et 2010 et des satellitesJB-7 lancés entre 2009 et 2014. Au cours de la dernière décennie[Laquelle ?], les lancements se font avec une fréquence très rapprochée (31 satellites entre 2006 et 2017)[72].

L'un des principaux objectifs de l'armée chinoise est de pouvoir repérer et suivre les flottes de porte-avions américains qui tenteraient de soutenirTaiwan en cas de menace militaire venue de la Chine continentale. Pour compléter leur système de reconnaissance optique et radar, les militaires chinois disposent de constellations de satellites d'écoute électronique permettant d'intercepter et de localiser les vaisseaux ennemis : la série des15 satellitesJB-8 fonctionnant par triplette pour permettre une localisation par triangulation des émissions émanant des navires ennemis est sans doute en cours de remplacement par lesYaogan 30 qui ont commencé à être placés en orbite fin 2017[73],[74].

Satellites militaires (maj décembre 2017)[71],[75],[76],[77],[78],[79],[80],[81],[82],[83],[84],[70],[67],[69],[68],[85],[86],[87],[74],
SérieTypeDate lancementNbre
exemplaires
MasseOrbitePlateformeCaractéristiquesStatutAutres
FSWReconnaissance optique1974-200523? tonnes?Film argentique /
retour de la charge utile
sur TerreSix sous-séries
ZY-2 (JB-3)Reconnaissance radar2000-200432,7 tonnesPolaire? mZY-2 01, 02, 03.
Remplacé par la série JB-10
Feng Huo 1Télécommunications/relais2000-200622,3 tonnesOrbite géostationnaireDFH-3Bandes UHF et CFH 1A, 1B
Shen Tong 1Télécommunications2003-201022,3 tonnesOrbite géostationnaireDFH-3Bandes Ku et CST 1, 1B
Yaogan (JB-5)Reconnaissance optique2006-201032,7 tonnes620 × 620 km, 97.8°? mYaogan 1,3,10
Yaogan (JB-6)Reconnaissance optique2007-20166? tonnes625 × 655 km, 97.8°CAST2000 ?? mYaogan 2,4,7,11,24,30
Yaogan (JB-7)Reconnaissance radar2009-20144? tonnes517 × 519 km, 97,3°? mYaogan 6,13,18,23
Yaogan (JB-8)Écoute électronique2010-201415? kg1 100 × 1 100 km, 63.4°
Yaogan (JB-9)Reconnaissance optique2009-20155? kg1 200 × 1 200 km, 100,4°? mYaogan 8,15,19,22,27
Yaogan (JB-10)Reconnaissance optique2008-20143? kg470 × 490 km, 97.4°Phoenix-Eye-2? mYaogan 5,12,21
TianHui-1 (TH-1)Reconnaissance optique2010-20153?492 × 504 km, 97,35°mTH 1C, 1B, 1C
Feng Huo 2Télécommunications/relais2011-201525,3 tonnesOrbite géostationnaireDFH-4Bandes UHF et CFH 2A, 2V
Yaogan (JB-11 ?)Reconnaissance optique2012-201521 040 kg466 × 479 km, 97,24°Phoenix-Eye-2? mYaogan 14,28
Shen Tong 2Télécommunications2012-20152? tonnesOrbite géostationnaireDFH-4Bandes Ku, antennes orientablesST 2A, 2C
Yaogan 26 (JB-12 ?)Reconnaissance optique20141? kg485 × 491 km, 97.4°
Yaogan 29Reconnaissance radar20151? kg615 × 619 km, 97,8°? mSuccesseur de la série JB-5 ?
Gaofen-4Reconnaissance optique20151?Orbite géostationnaire50 m
TJS 1Écoute électronique ?20151?Orbite géostationnaire
TJS 2Alerte avancée ?20171?Orbite géostationnaireSAST-5000 ?? mSatellite expérimental
LKW-1 (TH-1)Reconnaissance optique2017-2? kg488 × 504 km, 97,4°0,7 m ?
Yaogan 30 (CX 5)Écoute électronique2017-9? kg592 × 601 km, 35°? m

Programme spatial habité

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Programme spatial habité chinois.
Maquette de la station spatial chinoise dans sa configuration de 2022.
Maquette à l'échelle 1/3 du vaisseau spatial habitéShenzhou 7.
Vaisseau cargoTianzhou utilisé pour le ravitaillement de la station spatiale chinoise.

Premiers vols avec équipage

[modifier |modifier le code]

La Chine est devenue en 2003 avec leprogrammeShenzhou la troisième puissance spatiale après laRussie et lesÉtats-Unis à lancer un homme dans l'espace par ses propres moyens. À cet effet, elle construit des engins spatiaux avec l'aide de la Russie en reprenant dans leurs grandes lignes les caractéristiques des engins russes. Après quatre vols sans équipage entre 1999 et 2002 du vaisseauShenzhou, celui-ci emporte le le premier astronaute chinoisYang Liwei lancé à bord d'engins spatiaux nationaux. Plusieurs missions avec équipage lui succèdent à un rythme relativement lent. En 2005 (équipage de deux astronautes), 2008 (première sortie extravéhiculaire). L'étape suivante est la réalisation d'une station spatiale. Mais cet objectif requiert la disposition des lanceurs de la nouvelle génération, seuls capables de placer en orbite les masses nécessaires.

Développement de stations spatiales

[modifier |modifier le code]

En 2011, le vaisseau spatialTiangong 1, un prototype destation spatiale de petite taille (8,5 tonnes), est mis en orbite et reçoit deux équipages pour des missions d'une durée de deux semaines en testant les techniques de rendez-vous orbital et d'amarrage en mode automatique et manuel. Un deuxième prototype de station spatiale, plus sophistiquée,Tiangong 2 est lancé le[88]. La station spatiale est occupée durant un mois par l'équipage du vaisseauShenzhou 11 qui a décollé le[89].Tiangong-2 est ravitaillé en avec succès par le cargo spatialTianzhou 1, qui effectue son vol inaugural à cette occasion[90]. Développé pour ravitailler lesstations spatiales chinoises,Tianzhou a une masse à sec d'environ 13 tonnes et est capable d'emporter environ 6,5 tonnes de fret. Il peut s'amarrer de manière automatique à la station spatiale et est détruit à son retour durant la rentrée atmosphérique[91].

La Chine a développé une station spatiale de grande taille (60 tonnes) baptiséeGrande station spatiale modulaire chinoise. Celle-ci comprend trois modules ayant chacun une masse d'environ 22 tonnes : le module centralTian He et les laboratoires spatiauxWengtian etMengtian[92],[93]. Chaque module a été placé en orbite par le lanceurLongue Marche 5 qui a effectué son vol inaugural en 2016. La mise en place a débuté en 2020 et l'assemblage de la station spatiale s'est achevé en 2022. Des équipages de trois personnes y séjournent6 mois en étant ravitaillés par le vaisseau cargoTianzhou.

Missions lunaires

[modifier |modifier le code]

La Chine étudie depuis les années 2010 le développement deLongue Marche 9 (CZ-9), unlanceur capable de placer 130 tonnes enorbite basse. Ce lanceur est associé à un projet de programme lunaire avec équipage. Toutefois l'échec du deuxième vol du lanceurLongue Marche 5 semble avoir entrainé un report du projet reposant sur leCZ-9. Un lanceur de capacité intermédiaire (70 tonnes), finalement nomméLongue Marche 10, est en développement et permettrait d'atteindre les mêmes objectifs en mettant en place une station spatiale lunaire à l'image de ce qui est envisagé pour leprogrammeArtemis de la NASA. Les premiers astronautes chinois doivent se poser à la surface de la Lune vers 2030. Les premiers éléments de ce programme lunaire sont un nouveau vaisseau spatial, remplaçant du vaisseauShenzhou. Les premières images, montrant ce vaisseau (connu seulement sous l'appellation devaisseau avec équipage de nouvelle génération) à un stade d'assemblage avancé, ont été publiées en 2019. Deux versions sont prévues : la version légère de 14 tonnes est utilisée pour la desserte de l'orbite basse. La version plus lourde (20 tonnes) permettrait d'emmener un équipage au-delà de l'orbite basse. Le vaisseau a une configuration classique avec un module pressurisé de forme conique où se tient l'équipage et un module de service cylindrique. L'architecture mixte des solutions retenues parCST-100 Starliner etCrew Dragon : les parachutes sont stockés à la base de la capsule pressurisée (Dragon), la propulsion est logée dans le module de service (CST-100) et l'atterrissage s'effectue sur terre à l'aide d'airbags gonflables (CST-100). Le vaisseau prendrait en charge aussi bien la relève des équipages que le ravitaillement remplaçant dans ce rôle le vaisseauTianzhou[94],[45]. Cevaisseau effectue son premier vol d'essai en décollant le avant de venir se poser avec succès sur Terre le[95].

Dans une première phase du programme, une mission lunaire comprendra deux lancements pris en charge par la fuséeLongue Marche 9 : le premier emportant le module lunaire, le second levaisseau spatial habité chinois de nouvelle génération avec l'équipage. Les deux modules s'amarrerait en orbite lunaire haute puis l'orbite serait abaissée pour permettre l'atterrissage sur la Lune. Le module lunaire pourrait embarquer un équipage de deux personnes et serait composé d'un étage de descente largué juste avant l'atterrissage et d'un module pressurisé de 5 tonnes (disposant d'un delta-V de2 640 m/s) contenant l'équipage qui serait chargé après une brève exploration de ramener en orbite les deux astronautes et de réaliser un rendez vous avec le vaisseau principal pour le transfert de l'équipage. La deuxième mission utiliserait un module lunaire disposant d'une capacité d'emport fortement accrue et s'appuierait sur une station spatiale en orbite autour de la Lune[96].

Satellites scientifiques

[modifier |modifier le code]

Exploration du système solaire

[modifier |modifier le code]

Étude de la Lune

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Programme chinois d'exploration lunaire.
Schéma deChang e'5.

Les responsables chinois ont choisi comme l'Inde de faire leur début dans le domaine de l'exploration du système solaire en lançant des engins d'une sophistication croissante vers la Lune qui présente l'avantage d'être à faible distance et donc de réduire la complexité des missions. La première sonde spatiale chinoiseChang'e 1 est placée en orbite autour de la Lune en. Un des objectifs qui lui sont assignés est la recherche d'unisotope rare de l'hélium, l'hélium 3, qui pourrait avoir des applications dans la production d'énergie (fusion nucléaire). L'orbiteur lunaireChang'e 2 est lancé en[97]. À l'issue de sa mission, il est dirigé vers lepoint de Lagrange L2[98] avant d'effectuer un survol de l'astéroïde(4179) Toutatis qui démontre la maitrise des ingénieurs chinois[99].

Le programme spatial chinois effectue une grande avancée avec le lancement de la sonde spatialeChang'e 3 le qui emporte unastromobile (rover) baptiséYutu[100] et qui se pose le de la même année dans lamer des Pluies pour une mission d'une durée de3 mois[101].Chang'e 3 est le premier engin spatial à se poser sur la Lune depuis l'atterrissage de la sonde spatialesoviétiqueLuna 24 qui avait ramené un échantillon de sol lunaire en 1976.

À la suite de la réussite de la missionChang'e 3, les responsables chinois décident de fixer un objectif original à l'engin spatial construit pour servir de doublure en cas d'échec. La missionChang'e 4 a pour objectif d'atterrir sur laface cachée de la Lune et d'explorer sa surface. Unsatellite de télécommunications, baptiséQueqiao, est placé quelques mois plus tôt aupoint de Lagrange L2 dusystème Terre-Lune pour jouer le rôle de relais, la Lune faisant obstacle aux communications entreChang'e 4 et la Terre[102],[103],[104],[105],[106].Chang'e 4 est lancé le[107] et atterrit sur la Lune le pour mener une exploration de la région avec son rover. Il s'agit du premier atterrissage en douceur d'un engin spatial sur cette face de la Lune.

La Chine développe au début de la décennie 2010 lamission de retour d'échantillons lunaireChang'e 5 dont l'objectif est de ramener 2 kilogrammes de matière lunaire. Le dernier retour d'échantillons lunaires sur Terre remonte à 1976 (programmeLuna). Le site d'atterrissage retenu se situe à une latitude moyenne au nord-ouest de l’océan des Tempêtes, dans une zone comportant des roches volcaniques relativement jeunes. Le véhicule spatial qui doit emporter l'échantillon a été testé en 2014 dans le cadre de la missionChang'e 5-T1. Cette mission prévue initialement en 2017 a été repoussée à la suite de l'échec du deuxième vol du lanceur lourdLongue Marche 5 mi-2017 et est lancée le.Chang'e 6, une mission analogue àChang'e 5, qui est lancée le, recueille des échantillons de sol sur la face cachée de la Lune[107].

Fin 2019, les Chinois étudient la mission lunaireChang'e 7. Celle-ci est une sonde spatiale de 8,2 tonnes qui doit se poser près du pôle sud, dont l'intérêt est lié à la présence de poches de glace d'eau. L'engin spatial comprend un orbiteur, un atterrisseur et un satellite placé aupoint de Lagrange L2 du système Terre-Lune utilisé pour relayer les communications entre le sol lunaire et la Terre. L'atterrisseur emporte un astromobile et un petit drone pouvant prendre de la hauteur pour obtenir des images permettant de fournir un contexte aux observations ou éventuellement repérer la présence de glace d'eau. La date de lancement, encore incertaine, pourrait être 2027 ou 2030[108].

Exploration de Mars

[modifier |modifier le code]
Maquette du rover de la mission martienneTianwen 1.

La Chine a développé le petit orbiteurYinghuo 1 qui devait être transporté par la sonde spatiale russePhobos-Grunt jusqu'à l'orbite martienne. Malheureusement le lancement qui a lieu fin 2011 s'achève de manière prématurée à la suite d'une défaillance de l'engin russe qui ne parvient pas à quitter l'orbite terrestre[109].

En 2014, les responsables chinois décident de développer une mission à destination de Mars qui combine un orbiteur et unastromobile (rover) de 200 kg. Seule la NASA a jusqu'à présent réussi à tenir des objectifs techniques aussi ambitieux pour une mission martienne. Les objectifs scientifiques de la mission chinoise portent sur la géologie de Mars, la présence actuelle et passée d'eau, la structure interne de la planète, l'identification des minéraux et des différents types de roches à la surface, ainsi que la caractérisation de l'environnement spatial et de l'atmosphère de Mars. La sonde spatiale d'une masse totale de 4,9 tonnes, baptiséeTianwen 1, est lancée sur sa trajectoire interplanétaire en par lelanceur lourdLongue Marche 5[110],[111]. Les responsables chinois ont décidé en de lancer vers 2028 unemission de retour d'échantillons martiens baptiséeTianwen 3. Ce projet dont la complexité a jusqu'à récemment fait reculer la NASA et l'Agence spatiale européenne était déjà évoqué par les responsables chinois en 2017. Le scénario chinois repose sur le lancement de deux missions. La première serait chargée de se poser sur le sol martien, de prélever les échantillons de sol et de remonter en orbite, tandis que la deuxième mission serait chargé de récupérer le container d'échantillons en orbite martienne et de le ramener sur Terre. La première mission pourrait être lancée par une fuséeLongue Marche 5 tandis que la seconde mission pourrait être prise en charge par une fuséeLongue Marche 3B. Un scénario antérieur reposant sur l'utilisation d'une fusée lourdeLongue Marche 9 est donc abandonné. Mi 2022, le retour sur Terre des échantillons sur Terre est prévu en 2031 soit deux ans avant la mission conjointe de la NASA et de l'ESAMars Sample Return[112],[113]. La missionTianwen 2 (anciennementZhengHe), dont les premières études remontent à 2018 doit ramener un échantillon du sol de l'astéroïde géocroiseur(469219) Kamoʻoalewa. Si la mission est lancée comme prévu en 2025, la capsule contenant l'échantillon devrait revenir sur Terre en 2028. Il est prévu que la mission se poursuive par l'étudein situ de(7968) Elst-Pizarro (aussi désigné 133P/Elst-Pizarro), unecomète de la ceinture principale[114].

Planètes externes

[modifier |modifier le code]

La Chine a confirmé en le développement de deux missions destinées à étudier les limites du système solaire sur les traces des sondes américaines Voyager. Les sondes spatiales baptisées IHP (Interstellar Heliosphere Probe) ont pour objectif principal d'explorer l'héliosphère et l'héliopause, région de l'espace qui sépare la zone sous influence duvent solaire et l'espace interstellaire. La missionIHP-1 serait lancée vers 2025, utiliserait à deux reprises l'assistance gravitationnelle de la Terre (2025 et 2027), puis survolerait Jupiter (2029) avant d'atteindre l'héliopause vers 2049 date du100e anniversaire du régime chinois. Selon l'étude de 2019, la sonde spatiale a une masse de 200 kilogrammes, est stabilisée par rotation, dispose de 200 watts d'énergie, emporte une charge utile de 50 kilogrammes et peut transférer un volume de données de 200 octets par seconde au niveau de l'héliopause.IHP-2, lancée plus tard aurait le même objectif mais survoleraitJupiter et deNeptune[115],[116],[113].

Le développement de deux missions plus particulièrement consacrées à l'étude desplanètes externes du système solaire a été officialisé en 2022.Tianwen 4 lancée en 2030 comprendrait en fait deux sondes spatiales placées en orbite par le même lanceur. Après deux survols de la Terre et un survol de Vénus, la première sonde spatiale explorerait Jupiter et sa lune Callisto. La sonde se dirigerait versUranus qu'elle devrait atteindre en 2049. La deuxième mission à destination deNeptune serait équipée d'un réacteur nucléaire à fission pour produire 10 kilowatts d'énergie qui seront notamment utilisées par sa propulsion reposant sur des moteurs électriques (moteur ionique, etc.). Après avoir utilisée l'assistance gravitationnelle de Jupiter, elle se dirigera vers la planète Neptune autour de laquelle elle se placera en orbite, en 2043 au plus tôt. La sonde spatiale emportera de petitsatterrisseurs etpénétrateurs qui seront utilisés pour étudierTriton, le plus grand satellite de la planète[117].

Synthèse des missions d'exploration du système solaire(mise à jour octobre 2022)
StatutLancement/

fin de mission

MissionDescription
Opérationnel2010-Chang'e 2Orbiteur lunaire. Survol de l'astéroïde4179 Toutatis.
2013-Chang'e 3Rover - Atterrissage sur la face visible de la Lune
2018-Chang'e 4Rover - Atterrissage sur la face cachée de la Lune
2020-Tianwen 1Orbiteur et rover martien
2020-Chang'e 5Mission de retour d'échantillons lunaires de la face visible
2024-Chang'e 6Mission de retour d'échantillons lunaires de la face cachée
Développementvers 2025Chang'e 7Orbiteur, atterrisseur et rover lunaire
vers 2025Tianwen 2Mission de retour d'échantillons d'astéroïde, étude d'une comète
vers 2028Tianwen 3Mission de retour d'échantillons martiens
vers 2030Tianwen 4Orbiteurjovien et survol d'Uranus
À l'étudevers 2024IHP-1Survol deJupiter, étude de l'héliosphère
après 2030(pas de désignation officielle)Survol deJupiter et orbite deNeptune
vers 2034IHP-2Étude de l'héliosphère, survol deJupiter et deNeptune.
Achevée2007-2009Chang'e 1Orbiteur lunaire. Cartographie de la surface.
2011Yinghuo 1Orbiteur martien perdu au lancement dePhobos-Grunt.

Autres satellites scientifiques

[modifier |modifier le code]

Les satellites chinois à vocation scientifique ont été relativement peu nombreux depuis les débuts. Huit satellitesShin Jian (« pratique » en chinois) ont été lancés entre 1971 et 2006 : SJ-2 et SJ-3 ont recueilli des données sur les couches supérieures de l'atmosphère, SJ-1, SJ-4 et SJ-6 ont étudié les rayons cosmiques tandis que des expériences de microgravité ont été menées par SJ-5 et SJ-8. SJ-8 reprend la structure du satellite FSW et comporte à ce titre une capsule récupérable. Le projetDouble Star mené en coopération avec l'Agence spatiale européenne se traduit par le lancement de deux satellites en 2003 et 2004 chargés d'étudier les interactions entre le vent solaire et la magnétosphère[118].

Dans le cadre du12e plan quinquennal, l'Académie chinoise des sciences décide en 2011 le développement de cinq missions scientifiques beaucoup plus ambitieuses[119],[120] :

KuaFu est une mission reposant sur une constellation composée de trois satellites et destinée à lamétéorologie spatiale. Elle devait être développée en coopération avec le Canada. Le projet a été reporté sine die à la suite du retrait du Canada[123].

Trois missions scientifiques sont développées en coopération avec d'autres agences spatiales. Le satelliteCFOSAT développé avec le CNES doit réaliser le suivi des vents et des vagues à la surface des océans et étude scientifique de la relation entre océans et atmosphère[124] et est lancé en 2018. Le satelliteSVOM développé avec le CNES et un consortium de laboratoires français étudiera lessursauts gamma, explosions les plus violentes dans l'univers depuis le big bang.SVOM est placé en orbite en 2024.

Courant 2018, quatre nouvelles missions scientifiques sont retenues parmi25 propositions[125] :

Par ailleurs, le télescope la Chine développe le télescope spatialXuntian doté d'un miroir primaire de 2,4 mètres de diamètre (taille équivalente à celui dutélescopeHubble de la NASA) dont le lancement est prévue vers 2026. Le télescope est associé à la future station spatiale chinoise auquel il pourra être amarré pour des opérations de maintenance ou le remplacement des instruments.

Les missions suivantes ont été annoncées en 2023 par l'Académie des sciences chinoises. Les missions sélectionnées faisaient partie à l'origine des propositions reçues en réponse à l'appel d'offres lancé par l'Académie dans le cadre de son troisième programme prioritaire stratégique[127].

Parmi les projets en cours d'étude courant 2018 figurent[125] :

  • TianQin un observatoire d'ondes gravitationnelles constitué de plusieurs satellites. Deux phases sont prévues : une version prototype lancée vers 2023 et une version finalisée mise en orbite vers 2029.
  • Magnetosphere-Ionosphere-Thermosphere Coupling Exploration (MIT) comprend quatre satellites qui traversent de manière simultanée les régions polaires à trois altitudes différentes et étudient les interactions avec l’atmosphère terrestre.
  • CHES un télescope spatial doté d'un miroir de 1,4 mètre de diamètre chargé de détecter et d'observer lesexoplanètes de type terrestre en utilisant la méthode de l'astrométrie. Cette mission pourrait être lancée en 2028[129].
  • Miyin est un projet d'observation des exoplanètes beaucoup plus ambitieux dont le lancement est envisagé en 2030. Il s'agit d'utiliser l'interférométrie de l'image captée par quatre télescopes observant dans l'infrarouge moyen ce qui permet d'obtenir la résolution d'un télescope doté d'un miroir primaire de 300 mètres de diamètre. L'un des objectifs du projet est de pouvoir détecter la présence d'eau sur les exoplanètes[129]
Synthèse des autres missions scientifiques(mise à jour novembre 2019)
StatutLancement/

fin de mission

MissionDescription
Opérationnel2018CFOSATObservation de la surface des océans terrestres
2018-Zhangheng 1Étude de l'ionosphère, sismologie
2017-HXMTTélescope rayons X
2015-DAMPEObservatoire rayons gamma
2020GECAMDétection contrepartie électromagnétique des ondes gravitationnelles
2021CHASEObservatoire solaire
2022ASO-SObservatoire solaire
2024EinsteinTélescope rayons X
2024SVOMDétection et étude des sursauts gamma et autres objets transitoires (avec le CNES)
Développementvers 2025SmileÉtude de la magnétosphère en coopération avec l'Agence spatiale européenne
vers 2025eXTPTélescope rayons X en collaboration avec plusieurs pays européens
vers 2026XuntianTélescope spatial visible / ultraviolet
vers 2028Earth TwoDétection et étude des exoplanètes
vers 2030SPOObservatoire solaire
vers 2030DSLObservatoire radio
vers 2030Taiji-2Détection des ondes gravitationnelles
En cours d'étudevers 2020Water Cycle Observation MissionÉtude du cycle de l'eau
?MITConstellation de satellites pour l'étude de la magnétosphère
vers 2027TianQinObservatoire d'ondes gravitationnelles.
vers 2028CHESObservation d'exoplanètes par la méthode de l'astrométrie
vers 2030MiyinObservation d'exoplanètes par interférométrie
Achevée2016 -2016Shijian-10Expériences de micro gravité
2003-2007Double StarÉtude de la magnétosphère terrestre en coopération avec l'Agence spatiale européenne .

Notes et références

[modifier |modifier le code]

Notes

[modifier |modifier le code]
  1. La codification des projets comprend l'année (ici 65) et le niveau de priorité (1 priorité la plus forte).
  2. Un des slogans des gardes rouges était :« lorsque le satellite monte, le drapeau rouge descend »
  3. en chinoisSatellite de télécommunications expérimental géostationnaire

Références

[modifier |modifier le code]
  1. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 12-21
  2. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 22-25
  3. « Chinasat 0 », surWeebau Spaceflight Encyclopedia,(consulté le).
  4. « Changzheng (Long March) Launcher Family »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surSinoDefense,(consulté le)
  5. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 25-31
  6. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 21-35
  7. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 43-52
  8. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 53-60
  9. China in space : the great leap forward,p. 262-308
  10. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 365_366
  11. China in space : the great leap forward,p. 311-313
  12. China in space : the great leap forward,p. 314-322
  13. (en) « Chinese Space Probe Flies by Asteroid Toutatis », surChina Radio Internationa,.
  14. China in space : the great leap forward,p. 324
  15. China in space : the great leap forward,p. 330-334
  16. « L’Europe lance beaucoup moins de fusées que la Chine, les États-Unis et la Russie… C’est grave docteur ? », surL'Usine Nouvelle,(consulté le).
  17. Gédéon, « L’année spatiale 2019 : le bilan des lancements orbitaux », surUn autre regard sur la Terre,(consulté le).
  18. (en) « Missions>CAS Strategic Priority Program », surNSCC(consulté le).
  19. (en) Dennis Normile, « New China space missions will watch for colliding black holes, solar blasts », sursciencemag.org,.
  20. (en) « CNES and CNSA give go-ahead for Phase B of SVOM astrophysics mission », CNES,.
  21. Discours deXu Dazhe, PDG de laChina Aerospace Science and Technology Corporation au64e congrès astronautique international le 24 septembre 2013
  22. (en) Doug Messier, « OneSpace Raises $43.6 Million », surParabolic Arc,.
  23. Stefan Barensky, « Premier succès d’un lanceur commercial chinois », suraerospatium.info,(consulté le).
  24. (en) Ivan Li, « China successfully conducts first launch of Smart Dragon-1 small satellite launch vehicle », surnasaspaceflight.co,.
  25. (en) « ZQ2 »,LandSpace(consulté le).
  26. (en) Daniel Marin, « La megaconstelación china de trece mil satélites », surEureka(consulté le).
  27. ab etc(es) Daniel Marin, « Las megaconstelaciones chinas Guowang y G60 y los mil y un cohetes para lanzarlas », surEureka,
  28. NOWOCIEN Anthony - FARHI Robert, « La recherche, la technologie et l'industrie spatiale en Chine », surbulletins-electroniques.com,(consulté le).
  29. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 130-140
  30. a etb(en) Blaine Curcio, « Why The Chinese Equivalent To Starlink Could Launch In 2023 », surspaceref.com,.
  31. (en) Doug Messier, « OneSpace Raises $43.6 Million », surParabolic Arc,.
  32. (en) « China launches new commercial rocket: Hyperbola-1 », surCGTN,(consulté le).
  33. (zh) « Produits », iSpace(consulté le).
  34. (en-US) AndrewJones, « China launch plans more than 70 launches in 2023 », surSpaceNews,(consulté le) :« Galactic Energy completed its first launch of the year in early January and, following a string of five successes from five attempts, is looking to launch 8-10 Ceres-1 solid rockets this year, including a possible inaugural sea launch in the second half of the year ».
  35. (es) Daniel Marin, « Zhuque 2: lanzamiento fallido del primer cohete orbital de metano del mundo », surEureka,.
  36. (en-US) JustinDavenport, « Zhongke-1A makes a successful debut from Jiuquan », surNASASpaceFlight.com,(consulté le).
  37. (en) Blaine Curcio et Jean Deville, « #SpaceWatchGL Column: Dongfang Hour China Aerospace News Roundup 7 – 13 February 2022 », surSpaceWatch.Global(consulté le).
  38. (es) Daniel Marin, « Éxito de la primera misión del cohete privado chino Tianlong 2 », surEureka,.
  39. (en) Andrew Jones, « Chinese launch startup Orienspace raises $59.9 million in Series A round », surSpaceNews,.
  40. « L’activité spatiale chinoise, base par base », surAir et Cosmos(consulté le).
  41. (de) « Langer Marsch 5 (ChangZheng 5) », surbernd-leitenberger.de(consulté le)
  42. (en) « ChangZheng 5 (Long March 5) Launch Vehicle »,SinoDefence.com,‎(lire en ligne, consulté le)
  43. « Space Launch Report: CZ-5 Data Sheet »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Geocities.com,
  44. (en) Norbert Brügge, « CZ-8 (Chang Zheng-8) (Long March 8) », surSpace Launch Vehicles all of the world(consulté le).
  45. a etb(en) Daniel Marin, « El nuevo cohete chino para misiones lunares tripuladas toma forma », surEureka,.
  46. (es) Daniel Marin, « Se concreta el diseño de los cohetes lunares chinos CZ-5G y CZ-9 », surEureka,.
  47. (es) Daniel Marin, « El futuro del programa espacial tripulado chino: pisar la Luna en 2030 y ampliar la estación espacial con el cohete CZ-10 », surEureka,.
  48. a etb(en) Gunter Krebs, « Shian Quxian-1 (SQX-1, Hyperbola-1) », surGunter's Space Page(consulté le).
  49. a etb(en) Gunter Krebs, « Jielong-1 (Smart Dragon-1, SD 1) », surGunter's Space Page(consulté le).
  50. (en) Andrew Jones, « China’s Space Pioneer raise funding for its Falcon 9-class rocket », surSpaceNews,.
  51. (en) Gunter Krebs, « CZ-2 (Chang Zheng-2) », surGunter's Space Page(consulté le).
  52. (en) Gunter Krebs, « CZ-3 (Chang Zheng-3) », surGunter's Space Page(consulté le).
  53. (en) Gunter Krebs, « CZ-4 (Chang Zheng-4) », surGunter's Space Page(consulté le).
  54. (en) Gunter Krebs, « CZ-11 (Chang Zheng-11) », surGunter's Space Page(consulté le).
  55. (en) Gunter Krebs, « Kaituozhe-1 (KT-1) », surGunter's Space Page(consulté le).
  56. (en) Gunter Krebs, « Kuaizhou-1 (KZ-1) / Fei Tian 1 », surGunter's Space Page(consulté le).
  57. (en) Gunter Krebs, « Kaituozhe-2 (KT-2) », surGunter's Space Page(consulté le).
  58. (en) Gunter Krebs, « ZhuQue-2 (ZQ-2, LandSpace-2, LS-2) », surGunter's Space Page(consulté le).
  59. (en) Gunter Krebs, « CZ-5 (Chang Zheng-5) », surGunter's Space Page(consulté le).
  60. (en) Gunter Krebs, « CZ-6 (Chang Zheng-6) », surGunter's Space Page(consulté le).
  61. (en) Gunter Krebs, « CZ-7 (Chang Zheng-7) », surGunter's Space Page(consulté le).
  62. (en) Gunter Krebs, « CZ-8 (Chang Zheng-8) », surGunter's Space Page(consulté le).
  63. (en) Gunter Krebs, « FY 1A, 1B, 1C, 1D », surGunter's space page(consulté le).
  64. (en) Gunter Krebs, « FY 2A, 2B, 2C, 2D, 2E, 2F, 2G, 2H », surGunter's space page(consulté le).
  65. (en) Gunter Krebs, « FY 3A, 3B, 3C, 3D, 3E, 3F, 3G », surGunter's space page(consulté le).
  66. (en) Gunter Krebs, « FY 4A, 4B, 4C, 4D, 4E, 4F », surGunter's space page(consulté le).
  67. a etb(en) Gunter Krebs, « FH 2A, 2B, 2C (ZX 1A, 1B, 1C) », surGunter's Space Page(consulté le).
  68. a etb(en) Gunter Krebs, « ST 2A, 2B, 2C (ZX 2A, 2B, 2C) », surGunter's Space Page(consulté le).
  69. a etb(en) Gunter Krebs, « ST 1, 1B (ZX 20, 20A) », surGunter's Space Page(consulté le).
  70. a etb(en) Gunter Krebs, « FH 1A, 1B (ZX 22, 22A) », surGunter's Space Page(consulté le).
  71. a etb(en) Gunter Krebs, « FSW-0 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 (JB-1 1, ..., 9) », surGunter's Space Page(consulté le).
  72. (en)« China Launches Two Earth Observation Satellites in Four Days »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surAsian Surveying & Mapping,(consulté le).
  73. (en) gosnold, « The Chinese maritime surveillance system », surSatellite Observation - Observing Earth Observation satellites,.
  74. a etb(en) Gunter Krebs, « Yaogan 30-01, 30-02, 30-03 (CX 5) », surGunter's Space Page(consulté le).
  75. (en) Gunter Krebs, « TH 1C, 1B, 1C) », surGunter's Space Page(consulté le).
  76. (en) Gunter Krebs, « Yaogan 2, 4, 7, 11, 24, 30 (JB-6 1, 2, 3, 4, 5, 6) », surGunter's Space Page(consulté le).
  77. (en) Gunter Krebs, « Yaogan 5, 12, 21 (JB-10 1, 2, 3) », surGunter's Space Page(consulté le).
  78. (en) Gunter Krebs, « Yaogan 8, 15, 19, 22, 27 (JB-9 1, 2, 3, 4, 5)) », surGunter's Space Page(consulté le).
  79. (en) Gunter Krebs, « Yaogan 14, 28 (JB-11 1, 2) », surGunter's Space Page(consulté le).
  80. (en) Gunter Krebs, « Yaogan 26 (JB-12 1) », surGunter's Space Page(consulté le).
  81. (en) Gunter Krebs, « ZY-2 01, 02, 03 (JB-3 1, 2, 3) », surGunter's Space Page(consulté le).
  82. (en) Gunter Krebs, « Yaogan 1, 3, 10 (JB-5 1, 2, 3) », surGunter's Space Page(consulté le).
  83. (en) Gunter Krebs, « Yaogan 6, 13, 18, 23 (JB-7 1, 2, 3, 4) », surGunter's Space Page(consulté le).
  84. (en) Gunter Krebs, « Yaogan 29 », surGunter's Space Page(consulté le).
  85. (en) Gunter Krebs, « TJS 1 », surGunter's Space Page(consulté le).
  86. (en) Gunter Krebs, « TJS 2 », surGunter's Space Page(consulté le).
  87. (en) Gunter Krebs, « Yaogan 9, 16, 17, 20, 25 (JB-8 1, 2, 3, 4, 5) », surGunter's Space Page(consulté le).
  88. Henri Kenhmann, « Lancement du2e laboratoire spatial chinois TG-2 », sureastpendulum.com,(consulté le).
  89. (en-GB) « China's Shenzhou 11 blasts off on space station mission »,BBC News,‎(lire en ligne, consulté le)
  90. « Décollage réussi pour Tianzhou-1, le premier cargo spatial de la Chine », surBFM TV(consulté le).
  91. (en) Patrick Blau, « Tianzhou Spacecraft », surSpaceflight101.com(consulté le).
  92. (en) Tomasz Nowakowski, « China reveals design for planned Tiangong 3 space station », surspaceflightinsider.com,.
  93. (en) « Chinese Space Station », surChina Space Report(consulté le).
  94. (en) Daniel Marin, « Contemplando la nueva nave tripulada china por primera vez », surEureka,.
  95. (en) « Trial version of China's new-generation spaceship safely returns to Earth - Global Times », surglobaltimes.cn(consulté le).
  96. (es) Daniel Marin, « Nuevos detalles del programa lunar tripulado chino », surEureka,.
  97. Boris Cambreleng,« La Chine a lancé avec succès sa deuxième sonde lunaire »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surgoogle.com, AFP,(consulté le).
  98. Thomas Palychata, « La sonde lunaire chinoise Chang'e-2 a atteint le point de Lagrange L2 », surbulletins-electroniques.com,Ministère des Affaires étrangères et européennes,.
  99. (en) « Chinese Space Probe Flies by Asteroid Toutatis », surChina Radio Internationa,.
  100. (en) Rui C. Barbosa, « Chang’e-3: Chinese lunar rover heading to the Moon », surNasaspaceflight.com,.
  101. (en) Stephen Clark, « China's 'jade rabbit' rover lands on the moon Saturday », surspaceflightnow.com,.
  102. (en) Emily Lakdawalla, « Plans for China's farside Chang'e 4 lander science mission taking shape »,The Planetary Society,.
  103. (en) Rui C. Barbosa, « China returning to the Moon with Chang’e-4 mission », surnasaspaceflight.com,.
  104. (en) Luyuan Xu, « Chang’e-4 Successfully Enters Lunar Orbit Next stop: the Lunar Farside »,The Planetary Society,.
  105. (en) Jason Davis, « China successfully lands Chang'e-4 on far side of Moon »,The Planetary Society,.
  106. (en) Jason Davis, « Chang'e-4 deploys rover on far side of the Moon »,The Planetary Society,.
  107. a etb(en) Emily Lakdawalla, « Chang'e 5 test vehicle maps future sample return site »,The Planetary Society,.
  108. (es) Daniel Marin, « Más detalles de la sonda lunar china Chang’e 7 », surEureka,.
  109. « Une sonde russe s'écrase dans le Pacifique »,Le Monde,‎(lire en ligne, consulté le)
  110. (en-US) « Tianwen-1 launches for Mars, marking dawn of Chinese interplanetary exploration », surSpaceNews,(consulté le).
  111. (en-US) StephenClark, « China launches robotic mission to orbit, land, and drive on Mars », surSpaceflight Now,(consulté le).
  112. (en) Andrew Jones, « A closer look at China's audacious Mars sample return plans »,The Planetary Society,.
  113. a etb(en) Jean Deville et Blaine Curcio, « China’s Deep Space Ambitions on Display in Shenzhen », surDongfang Hour,.
  114. (es) Daniel Marín, « Las misiones planetarias chinas Tianwen 2 y Tianwen 3: trayendo a la Tierra muestras de Marte y de un asteroide cercano », surEureka,.
  115. (es) Daniel Marin, « Las sondas chinas para estudiar el espacio interestelar », surEureka,.
  116. (en) Andrew Jones, « China Considers Voyager-like Mission to Interstellar Space »,The Planetary Society,.
  117. (es) Daniel Marin, « Tianwen 4 y otras sondas chinas para estudiar Júpiter, Urano y Neptuno », surEureka,.
  118. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 200-206op. cit.
  119. (en) « Strategic Priority Program on Space Science », surNational Space Science Center (Chine)(consulté le).
  120. (en) Ji Wu, « Chinese Academy of Sciences Astro Program Updates », surNational Space Science Center (Chine)(consulté le).
  121. (en) Patric Blau, « China successfully Launches X-Ray Space Telescope to Study Neutron Stars, Black Holes », surspaceflight101.com,.
  122. (en) Patrick Blau, « Re-Entry: Shijian-10 Orbital Module », surspaceflight101.com,.
  123. (en) Hao Xin, « China pulls plug on solar observatory »,Science,.
  124. « CFOSAT », surCNES Missions scientifiques, smsc.cnes.fr(consulté le).
  125. a etb(en) WANG Chi,« Current and FutureSpace Science Programs in China »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surA,.
  126. (en) « ESA and Chinese Academy of Sciences to study SMILE as joint mission », surAgence spatiale européenne,.
  127. (en) Andrew Jones, « China selects new space missions including lunar far side astronomy and terrestrial exoplanet survey », surSpacesNews.com,
  128. (es) Daniel Marin, « El observatorio espacial chino ET para buscar la «Tierra 2.0» », surEureka,.
  129. a etb(es) Daniel Marin, « Los próximos telescopios espaciales chinos para el estudio de exoplanetas », surEureka,.

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Articles connexes

[modifier |modifier le code]
Unecatégorie est consacrée à ce sujet :Programme spatial chinois.

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

[modifier |modifier le code]
v ·m
Lanceurs
Missions habitées
Programme spatial habité
Véhicules spatiaux
Satellites
scientifiques
Exploration du système solaire
Astronomie et cosmologie
Observation de la Terre
Autre, technologie
Satellites
d'application
Observation de la Terre
Météorologie
Feng-Yun :
Télécommunications
Satellites militaires
Reconnaissance optique
Reconnaissance radar
Surveillance océanique
Écoute électronique
Alerte précoce
Navigation
Télécommunications
Bases de lancement
Établissements
Histoire et programmes
Projets abandonnés
Articles liésCorps des astronautes de l'Armée populaire de libération,Classe Yuan Wang, catégoriesCatégorie:Astronaute chinois etProgramme spatial chinois
Les dates sont celles du lancement ¹ Programme ou plusieurs satellites ou sondes ²Satellite ou programme international ³Satellites conçus en Chine
v ·m
Programmes spatiaux nationaux
Afrique
Amérique
Asie
Europe
Océanie
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Programme_spatial_de_la_Chine&oldid=233329990 ».
Catégorie :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp