Pour les articles homonymes, voirPrades.
| Prades-le-Lez | |||||
Vue sur Prades est. | |||||
Blason | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Hérault | ||||
| Arrondissement | Montpellier | ||||
| Intercommunalité | Montpellier Méditerranée Métropole | ||||
| Maire Mandat | Florence Brau 2020-2026 | ||||
| Code postal | 34730 | ||||
| Code commune | 34217 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pradéens | ||||
| Population municipale | 6 184 hab.(2023 | ||||
| Densité | 696 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 41′ 51″ nord, 3° 51′ 53″ est | ||||
| Altitude | Min. 53 m Max. 134 m | ||||
| Superficie | 8,88 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Montpellier (banlieue) | ||||
| Aire d'attraction | Montpellier (commune de la couronne) | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Gély-du-Fesc | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :Hérault Géolocalisation sur la carte :région Occitanie | |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.prades-le-lez.fr | ||||
| modifier | |||||
Prades-le-Lez[pʁad lə lɛz]Écouterⓘ etPradas de Les en occitan est unecommune française située dans le nord-est dudépartement de l'Hérault enrégionOccitanie, en périphérie deMontpellier.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par leLez, leLirou, le Terrieu et par deux autres cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : unsite Natura 2000 (« le Lez ») et troiszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Prades-le-Lez est une commune urbaine qui compte 6 184 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'agglomération de Montpellier et fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier. Ses habitantssont appelés les Pradéens ou Pradéennes.
Située au nord de Montpellier, Prades-le-Lez avec ses quelque 6 000 habitants est une petite ville relativement calme à dominance résidentielle, au bord duLez, fleuve qui prend sa source àSaint-Clément-de-Rivière et se jette dans lamer Méditerranée, àPalavas-les-Flots.
Prades-le-Lez se situe à 25 km de la mer à vol d'oiseau, dans la vallée du Lez et au pied dupic Saint-Loup, cette situation géographique fait que les températures minimales y sont2 à3 degrés plus fraîches qu'à Montpellier ; en revanche les températures maximales y sont régulièrement supérieures notamment en été.
Prades est souvent victime d'inondations lors desépisodes cévenols en automne.
En 2000, unetornade tua trois personnes àMontpellier. Elle toucha la commune et occasionna la fermeture d'un supermarché durant plusieurs semaines, le toit s'étant envolé.
Les communes limitrophes sontAssas,Clapiers,Les Matelles,Montferrier-sur-Lez,Saint-Clément-de-Rivière,Saint-Vincent-de-Barbeyrargues etLe Triadou.
| Le Triadou(4.73 / 6,62 km) St-Jean-de-Cuculles(6.53 / 8,73 km) Les Matelles(5.60 / 10,56 km) | St-Mathieu-de-Tréviers (7.96 / 9,14 km) | Ste-Croix-de-Quintillargues (9.18 / 13,33 km) St-Vincent-de-Barbeyrargues (1.68 / 2,50 km) Assas(3.08 / 4,51 km) |
| Argelliers (15.18 / 30,77 km) | St-Geniès-des-Mourgues (13.74 / 22,80 km) | |
| St-Gély-du-Fesc(4.76 / 12,45 km) St-Clément-de-Rivière(1.96 / 6,00 km) | Montferrier-sur-Lez (3.49 / 4,53 km) | Teyran(5.28 / 7,48 km) Jacou(5.64 / 7,41 km) Clapiers(4.98 / 7,00 km) |
Pour des articles plus généraux, voirClimat de l'Occitanie etClimat de l'Hérault.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat méditerranéen franc, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat méditerranéen[4] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents >5 m/s) et peu de brouillards[5]. Elle est en outre dans lazone H3 au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de14,2 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de16,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 815 mm, avec6,3 jours de précipitations en janvier et2,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de14,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 869,7 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de44,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de−14,6 °C, atteinte le[Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 1,1 | 1,1 | 3,6 | 6,7 | 10,2 | 13,7 | 16,2 | 16 | 12,3 | 9,8 | 5,1 | 2 | 8,2 |
| Température moyenne (°C) | 6,6 | 7,3 | 10,3 | 13,1 | 16,9 | 21,2 | 23,9 | 23,6 | 19,3 | 15,4 | 10,4 | 7,3 | 14,6 |
| Température maximale moyenne (°C) | 12,1 | 13,5 | 16,9 | 19,6 | 23,7 | 28,6 | 31,6 | 31,3 | 26,3 | 21 | 15,7 | 12,5 | 21,1 |
| Record de froid (°C) date du record | −14,6 15.01.1985 | −14,6 12.02.12 | −12 02.03.05 | −5,5 08.04.21 | 0,5 07.05.19 | 4,9 04.06.1984 | 6,8 13.07.00 | 5,7 29.08.1998 | 1,8 29.09.24 | −4,5 25.10.03 | −9,6 28.11.1985 | −10,3 17.12.09 | −14,6 2012 |
| Record de chaleur (°C) date du record | 22,9 26.01.24 | 25 22.02.19 | 28,3 31.03.12 | 32,3 08.04.11 | 34,7 31.05.01 | 44,4 28.06.19 | 40,5 01.07.25 | 42,2 10.08.25 | 38 04.09.16 | 34,3 02.10.1997 | 25,6 15.11.15 | 21,9 30.12.21 | 44,4 2019 |
| Précipitations (mm) | 79 | 52,3 | 56,5 | 75,2 | 63,5 | 45,4 | 23,3 | 44,6 | 112,4 | 127,8 | 106,1 | 83,6 | 869,7 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record | 110,1 14.01.1988 | 119,9 02.02.09 | 76,1 17.03.13 | 82,8 25.04.1989 | 68,1 10.05.21 | 112,8 27.06.1981 | 41,8 12.07.11 | 115,4 13.08.15 | 210 06.09.05 | 261,6 06.10.14 | 148,3 05.11.1984 | 149,6 03.12.03 | 261,6 2014 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
12,1 1,1 79 | 13,5 1,1 52,3 | 16,9 3,6 56,5 | 19,6 6,7 75,2 | 23,7 10,2 63,5 | 28,6 13,7 45,4 | 31,6 16,2 23,3 | 31,3 16 44,6 | 26,3 12,3 112,4 | 21 9,8 127,8 | 15,7 5,1 106,1 | 12,5 2 83,6 |
| Moyennes :• Temp.maxi etmini°C• Précipitationmm | |||||||||||

Leréseau Natura 2000 est unréseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir desdirectiveshabitats etoiseaux, constitué dezones spéciales de conservation (ZSC) et dezones de protection spéciale (ZPS)[Note 2].Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « le Lez »[11], d'une superficie de239 ha, l'unique site de présence du Chabot endémique,Cottus petiti[12].
L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.Deux ZNIEFF detype 1[Note 3] sont recensées sur la commune[13] :les « rivières du Lirou et du Lez » (127 ha), couvrant 7 communes du département[14] et la « vallée du Terrieu et domaine de Restinclières » (325 ha), couvrant 2 communes du département[15]et une ZNIEFF detype 2[Note 4],[13] : les « plaines et garrigues du Nord Montpelliérais » (13 097 ha), couvrant 25 communes dont six dans leGard et 19 dans l'Hérault[16].
Au, Prades-le-Lez est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1].Elle appartient à l'unité urbaine de Montpellier[Note 5], une agglomération intra-départementale regroupant22 communes, dont elle est une commune de labanlieue[Note 6],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 161 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (37,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (46,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (28,8 %), forêts (22 %), cultures permanentes (16,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (15,4 %),terres arables (7,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,7 %), mines, décharges et chantiers (0,2 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Le territoire de la commune de Prades-le-Lez est vulnérable à différentsaléas naturels :météorologiques (tempête,orage,neige, grand froid,canicule ousécheresse),inondations,feux de forêts, mouvements de terrains etséisme (sismicité faible). Il est également exposé à unrisque technologique, letransport de matières dangereuses[18]. Un site publié par leBRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[19].
La commune fait partie duterritoire à risques importants d'inondation (TRI) de Montpellier-Lunel-Maugio-Palavas, regroupant49 communes dubassin de vie deMontpellier et s'étendant sur les départements de l'Hérault et duGard, un des31 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur lebassin Rhône-Méditerranée[20], retenu au regard des risques desubmersions marines et de débordements duVistre, duVidourle, duLez et de laMosson. Parmi les événements significatifs antérieurs à 2019 qui ont touché le territoire, peuvent être citées les crues de septembre 2002 et de septembre 2003 (Vidourle) et les tempêtes de novembre 1982 et décembre 1997 qui ont touché lelittoral. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue detemps de retour de10 ans à30 ans), moyen (temps de retour de100 ans à300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[21]. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 2001, 2003, 2005, 2008 et 2014[22],[18].
Prades-le-Lez est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en juin 2013 et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 8],[23].

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[24]. Cet aléa est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (59,3 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 760 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1 760 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 85 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[25],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national descavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[26].
Le risque detransport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[27].
La première occupation humaine remonte auNéolithique final (environ 3 000 ansav. J.-C.) :silex taillés, outils en os et céramiques caractéristiques ont été découverts sur un site qui a vraisemblablement été un lieu de taille de silex. Le territoire de la commune a aussi été occupé à l'époqueChalcolithique (2 500 ansav. J.-C.). Un sitegallo-romain daté duHaut-Empire (entre 30 ansav. J.-C. et 193 ansapr. J.-C.) a été également identifié.
La première mention écrite de Prades — « villa Pratis » — est faite aux alentours de 804 dans le « cartulaire de Gellone », bien qu'on ne puisse pas parler de village à cette époque. En 1144, l'église Saint-Jacques-le-Majeur est citée dans le « cartulaire de Maguelone ».
En 1156, Prades-le-Lez est une paroisse. Ce hameau médiéval va se développer derrière une enceinte quadrangulaire médiévale datée desXIIe siècle etXIIIe siècle, dont les vestiges de deux portes (Nord et Sud) sont encore visibles aujourd'hui, de part et d'autre de la « rue du Vieux-Prades » située derrière l'église. Cette rue sera l'artère principale du village jusqu'auXIXe siècle. Les portes médiévales auraient été rehaussées à la fin de laGuerre de Cent Ans afin de renforcer la protection face aux pillards qui sévissaient dans la région à cette époque.
Aujourd'hui, l'enceinte médiévale reste bien visible et on peut l'observer sur toute la longueur de son tracé : route de Mende, rues Roucayrol, de la Rivière et de Sauvielle. Cette rue a été créée à la fin duXIXe siècle sur l'emplacement des anciens fossés, lieux de dépôts du fumier et autres déchets dégageant une odeur peu agréable…
Outre les portes, on peut observer l'ancien chemin de ronde (rue Roucayrol et route de Mende) ainsi qu'une tour d'angle (rue de Sauvielle / rue de la Rivière).
Récemment, une portion du rempart a été dégagée et mise en valeur à la suite de la destruction d'une petite maison bordant la route de Mende et attenante au café du Nord.

Sous Louis XIV fut construit le château de Restinclières actuel sur dit-on l'emplacement d'un ancien château fort de la fin duXIIe siècle. Ce château abrite aujourd'hui la Maison départementale de l'environnement et est le siège de nombreuses animations, expositions, spectacles…
Lors de laRévolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de lasociété révolutionnaire, baptisée « société des amis de la constitution » en1792[28].
Sur le cadastre napoléonien figurent que de nombreuses rues existaient déjà (en tant que chemins) avec le nom actuel (chemin des Mazes, chemin de Cabanis, chemin du Mas d'Aussel, chemin du Nouau….), leur tracé étant le même ou légèrement différent.
D'autres existaient mais portaient alors un nom différent : la rue du Mas-de-Prades s'appelait alorschemin de Montpellier à Saint-Vincent et suivait le même tracé qu'aujourd'hui pour rejoindre lechemin de Prades à Teyran (aujourd'huiroute de Vendargues). En passant par l'actuelle rue de l'Occitanie, puis celle des Chênes-Kermès qui fait l'intersection avec celle du Plo-Midi (chemin de Prades à Assas à l'époque) et en continuant vers le nord sur l'impasse en face de celle des Asphodèles, on arrivait au village de Saint-Vincent de Barbeyrargues. Cet itinéraire existe toujours, au bout de cette impasse, la rue devient un authentique chemin (sans doute le même qu'à cette époque) permettant de rejoindre la portion de la route actuelle qui mène à Saint-Vincent.
L'ancien chemin de Prades à St-Vincent, à l'époqueChemin de Prades à St-Vincent, démarrait là où démarrait la Rue de la Cantarelle, à l'intersection avec la Rue du Mas d'Aussel, traversait le Chemin des Mazes, et continuait sur la rue qui porte toujours son nom. Au delà, le chemin est différent de l'itinéraire actuel, en effet il passe au Nord de l'actuelle route. Il est toujours praticable aujourd'hui.

Les plans font figurer les noms de quartiers d'aujourd'hui (Coste Rousse, Bouissousse, Nouau, Le Viala, Plo-Midi, Puech Marty, etc.) sur les zones mêmes de ces quartiers, à l'état de terrains (vignes, cultures, champs…) à cette époque.
Ces plans sont consultables sur le site des archives départementales de l'Hérault.
Au milieu de ce siècle, le cimetière déménage sur son emplacement actuel. Il occupait jusque-là le terrain où se trouve aujourd'hui l'église, reconstruite en 1891(voir ci-après la rubrique : « L'église »).
La seconde moitié duXIXe siècle voit également la création de nouvelles routes, dont l'« allée des Platanes », connue de tous les Pradéens et permettant de rejoindre la route deSaint-Clément ainsi que le moulin depuis le centre du village. La construction de cette route inaugure le nouveau pont sur leLez. Auparavant, pour se rendre au moulin à la sortie du village et à Saint-Clément, il fallait emprunter l'actuel « chemin duLirou » (qui s'appelait le « chemin du Moulin »). Ce chemin prend naissance au niveau de l'actuel rond-point qui fait l'intersection entre la route de Mende et l'allée des platanes. Il mène sur les berges du Lirou, au nord-est, qui se franchissait à gué (une partie des pierres du passage sont toujours visibles aujourd'hui) afin de rejoindre le chemin qui mène au château de Restinclières. Ici, il fallait alors suivre ce chemin vers le sud en passant le vieux pont sur le Lez et au bout du chemin bordé de platanes, on arrivait au moulin, tout comme aujourd'hui. De là, il était alors possible de rejoindre la route de Saint-Clément.
Cet itinéraire rendait donc le trajet beaucoup plus long. De plus, le passage à gué sur le Lirou devenait impraticable lors des fortes pluies et l'accroissement des communications et du transport nécessitait une route digne de ce nom. La nouvelle route répondit parfaitement à ces exigences. Pendant longtemps, cette route a posé de nombreux problèmes de circulation, aujourd'hui résolus grâce à l'aménagement d'une nouvelle voie parallèle.
Une nouvelle route est ouverte entre Prades etSaint-Vincent-de-Barbeyrargues, remplaçant le vieux chemin qui a donné son nom à une rue du village. Plus sinueuse, cette nouvelle route présente néanmoins des pentes moins raides, critère essentiel à l'époque pour permettre le transport des marchandises. L'ancien chemin est toujours praticable aujourd'hui, sauf à la sortie du village en direction de Saint-Vincent à cause des maisons construites sur son tracé durant l'urbanisation de Prades.
En 1859 est inauguré le bâtiment de l'actuelle poste, destiné à accueillir le groupe scolaire du village. Sa construction a suscité une polémique : à l'époque, le ruisseau « la Cantarelle » n'était pas enterré et le bâtiment se trouvait à l'extérieur du village, ainsi de nombreuses personnes y voyaient un danger pour les enfants qui devaient traverser le ruisseau pour se rendre à l'école, ruisseau qui par temps pluvieux voyait son niveau monter assez vite.
Il fut question d'une ligne de chemin de fer de Montpellier àQuissac traversant la commune de Prades, mais le projet n'a jamais abouti. L'emplacement envisagé pour la gare était l'actuel chemin des Mazes.
Le 11 août 1889, le conseil est amené à discuter sur la nécessité de changer la nomination du village. Plusieurs réclamations concernent la distribution des courriers et paquets n'y arrivant pas. En effet plusieurs communes portent le nom de Prades dans la région du Languedoc-Roussillon (Prades dans les Pyrénées-Orientales etPrades-sur-Vernazobre). Il est donc tout naturellement rattaché le nom de la rivière « le Lez » qui traverse le village d'où le nom de « Prades-le-Lez ».
C'est durant la seconde moitié duXIXe siècle que la route de Mende, qui s'entoure progressivement de maisons essentiellement vigneronnes, devient la rue principale du village : les photos du début duXXe siècle montrent les habitants prenant la pose en plein milieu de la route, chose qui serait très périlleuse aujourd'hui… Plus tard, la route sera alignée et élargie. Le centre du village se déplace donc vers l'est, délaissant la trop étroite et sombrerue du Vieux-Prades d'origine médiévale. Il n'en bougera plus : aujourd'hui encore, l'artère principale de Prades est constituée par la route de Mende et son trafic trop dense aux heures de pointe…
La mairie actuelle est inaugurée en 1954. Elle sert également de locaux à l'école primaire. Les années 50 voient aussi la création du foyer rural. Dans la première moitié duXXe siècle, Prades reste un village petit et peu peuplé. Des maisons se construisent petit à petit de part et d'autre de l'ancien village mais cela se fait lentement. C'est à partir des années 1980 qu'il va commencer son essor. Des quartiers entiers sortent de terre en quelques années. La construction du « nouveau centre » (aujourd'hui place Jean-Jaurès et place du Marché avec le gymnase, l'extension de l'école primaire de l'autre côté de la mairie, la nouvelle école maternelle, la salleJacques Brel, etc.) est lancée au début des années 1980 sur l'emplacement de vignes (on distingue encore quelques parcelles restantes dans des maisons avoisinantes). La population double durant cette décennie pour encore augmenter durant les années 1990.
Le village s'étend le long de la route de Mende vers le sud en direction de Montpellier, et également à l'est avec l'apparition des quartiers du Mas de Prades, du Plo-Midi, des Baronnes, de Coste-Rousse, du Nouau, du Viala… à l'urbanisation plus ou moins diffuse dans la pinède et la garrigue, laissant des zones et collines sans construction. Du côté de la plaine du Lez, l'urbanisation s'étend beaucoup moins et laisse une grande place aux champs bordant la rivière, excepté au sud ou celle-ci est proche de la route. Au nord, il n'y a pas d'urbanisation, seuls sont présents le château de Restinclières et son parc, acquis par le conseil général en 1990 qui se chargera d'en rénover l'ensemble.
Les moutons ne vont plus paître sur les collines du village, qui ont retrouvé leur état sauvage : souvent, la pinède s'est développée mais on peut trouver çà et là des restes de vieux murs en pierre, vestiges d'anciennes cultures. D'anciennes vignes sont également visibles à divers endroits, mais les hautes herbes et la végétation les dissimulent plus ou moins des regards.
Un programme de rénovation du centre médiéval a été mis en œuvre : restauration de la porte médiévale Nord, réfection des façades…
D'autres travaux ont également été réalisés : réaménagement de la place du Marché, de la place du Café-du-Nord la rénovation totale de la salle Jacques Brel, création de parkings, aménagement d'un nouveau parvis de l'église, travaux de voirie dans plusieurs rues (aménagements, lutte contre les inondations, création de pistes cyclables)… La croix de mission, présente à côté de l'ancienne porte médiévale Nord a été déplacée en 2007 sur le nouveau parvis de l'église, s'élevant sur l'emplacement d'une ancienne maison et plus anciennement sur l'ancien cimetière du village.
Après l'explosion démographique des années 1980, achevée au milieu des années 1990, la population de Prades n'a évolué que faiblement, le village gagnant quelques centaines d'habitants jusqu'à l'arrivée de la nouvelle équipe municipale en 2008. Celle-ci engagea une révision du plan local d'urbanisme pour mettre en place le projet de la Zac multisites Prata, renommée en projet Horizons. Un projet de ZAC avait envisagé en 2005 mais celui-ci n'avait pas eu de suite. Avec l'arrivée du projet Horizons, ce sont de nouveaux quartiers qui vont sortir de terre, leur construction étant déjà entamée. On compte dans la liste de ces nouveaux quartiers leViala Est (construit sur le vaste terrain vague faisant face au rond-point des Baronnes),Coste-Rousse (qui va occuper la colline du même nom entre le quartier des Baronnes et le Mas de Prades) etNouau (construit au sud du chemin du même nom). On compte également l'ensemble des logements (les « Terrasses du Lirou ») construits à la sortie nord du village.
Après une décennie de calme, Prades va connaitre une nouvelle explosion démographique. Ce sont 7 000 habitants qui sont prévus à l'horizon 2020, soit environ 2 500 de plus qu'aujourd'hui. L'arrivée prévue de laligne 5 du tramway de Montpellier dans les années à venir va contribuer au développement du village et au renforcement de son intégration dans l'agglomération de Montpellier.
| Scrutin | 1er tour | 2d tour | |||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | 1er | % | 2e | % | ||||||||
| Présidentielle 2017[29] | EM | 26,74 | LFI | 25,97 | FN | 17,48 | LR | 14,36 | EM | 72,26 | FN | 27,74 | |||||||
| Présidentielle 2022[30] | LREM | 26,92 | LFI | 26,89 | RN | 17,49 | REC | 6,69 | LREM | 65,96 | RN | 34,04 | |||||||
| Législatives 2022 | 4e[31] | LFI (NUPES) | 36,05 | LREM (ENS) | 23,51 | RN | 14,36 | PS (diss.) | 9,77 | LFI | 62,55 | RN | 37,45 | ||||||
| Législatives 2024 | 4e[32] | LFI (NFP) | 40,71 | RN | 28,87 | HOR (ENS) | 27,03 | REC | 2,15 | LFI | 62,92 | RN | 37,08 | ||||||
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mai 1945 | mai 1953 | Raoul Meler[33] | SFIO | Viticulteur, président de cave coopérative |
| mai 1953 | mars 1959 | Jean Dusfour | ||
| mars 1959 | mars 1971 | Yves Auriacombe[35] (1928-2017) | Médecin généraliste Maire duMont-Dore (Puy-de-Dôme) | |
| mars 1971 | 1976 (démission) | Émile Causse | ||
| 1976 | mars 1977 | Robert Leblanc | ||
| mars 1977 | juin 1995 | Philippe Ogé | PS | Médecin généraliste |
| juin 1995 | mars 2008 | Jean-Pierre Damiens | SE-DVD[36] | |
| mars 2008 | juillet 2020 | Jean-Marc Lussert[37],[38] | DVG | Professeur à l'université de Montpellier 12e vice-président deMontpellier Méditerranée Métropole(2017 → 2020) |
| juillet 2020 | en cours (au 5 juillet 2020) | Florence Brau[39],[40] | EÉLV →LÉ[39] | Journaliste indépendante[41] 16e vice-présidente deMontpellier Méditerranée Métropole(2020 → ) |
Au dernier recensement, la commune comptait 6184 habitants.
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 207 | 233 | 274 | 268 | 275 | 315 | 337 | 367 | 390 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 380 | 403 | 415 | 415 | 368 | 409 | 423 | 442 | 464 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 576 | 506 | 511 | 483 | 492 | 509 | 502 | 419 | 476 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2011 | 2016 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 523 | 704 | 917 | 1 538 | 3 604 | 4 361 | 4 494 | 4 540 | 5 451 |
| 2021 | 2023 | - | - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 6 107 | 6 184 | - | - | - | - | - | - | - |

La commune s'inscrit dans l'agglomération urbaine de Montpellier qui comptait 421 647 habitants en 2014.
En 2018, la commune compte 2 403 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 5 889 personnes. Lamédiane durevenu disponible parunité de consommation est de 25 050 €[I 6] (20 330 € dans le département[I 7]). 64 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 10] (45,8 % dans le département).
| 2008 | 2013 | 2018 | |
|---|---|---|---|
| Commune[I 8] | 7,5 % | 7,9 % | 7,5 % |
| Département[I 9] | 10,1 % | 11,9 % | 12 % |
| France entière[I 10] | 8,3 % | 10 % | 10 % |
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 3 698 personnes, parmi lesquelles on compte 76,4 % d'actifs (68,9 % ayant un emploi et 7,5 % de chômeurs) et 23,6 % d'inactifs[Note 11],[I 8]. Depuis 2008, letaux de chômage communal (au sens du recensement) des15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Montpellier, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 11]. Elle compte 1 108 emplois en 2018, contre 1 071 en 2013 et 918 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 2 582, soit unindicateur de concentration d'emploi de 42,9 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 63,1 %[I 12].
Sur ces 2 582 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 419 travaillent dans la commune, soit 16 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 85,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 4,3 % lestransports en commun, 6,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].
482 établissements[Note 12] sont implantés à Prades-le-Lez au. Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 13],[I 15].
| Secteur d'activité | Commune | Département | |
|---|---|---|---|
| Nombre | % | % | |
| Ensemble | 482 | 100 % | (100 %) |
| Industrie manufacturière, industries extractives et autres | 18 | 3,7 % | (6,7 %) |
| Construction | 55 | 11,4 % | (14,1 %) |
| Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration | 74 | 15,4 % | (28 %) |
| Information et communication | 20 | 4,1 % | (3,3 %) |
| Activités financières et d'assurance | 15 | 3,1 % | (3,2 %) |
| Activités immobilières | 34 | 7,1 % | (5,3 %) |
| Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien | 118 | 24,5 % | (17,1 %) |
| Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale | 111 | 23 % | (14,2 %) |
| Autres activités de services | 37 | 7,7 % | (8,1 %) |
Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et des activités de services administratifs et de soutien est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 24,5 % du nombre total d'établissements de la commune (118 sur les 482 entreprises implantées à Prades-le-Lez), contre 17,1 % au niveau départemental[I 16].
Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus dechiffre d'affaires en 2020 sont[44] :
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 36 | 20 | 12 | 7 |
| SAU[Note 14] (ha) | 162 | 69 | 59 | 26 |
La commune est dans le « Soubergues », unepetite région agricole occupant le nord-est du département de l'Hérault[45]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 15] sur la commune est laviticulture[Carte 4]. Septexploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 16] (36 en 1988). Lasuperficie agricole utilisée est de26 ha[47],[Carte 5],[Carte 6].


Durant leXIXe siècle apparaît également la nécessité d'agrandir l'église à cause du manque de plus en plus important de places pour l'accueil des habitants. Le projet d'agrandissement est finalement validé et la reconstruction de l'église est achevée en 1891. À l'origine, il avait été envisagé d'intégrer l'ancienne église romane (XIIe siècle) à la nouvelle, mais il apparut qu'il était plus pratique de la démolir et de construire la nouvelle. Seul le clocher (celui comportant une girouette) a été conservé, rattaché à la nouvelle église. La construction attenante au vieux clocher a été refaite, agrandie, afin d'y ajouter une cloche. Elle est en quelque sorte devenue un second clocher. À l'intérieur de l'église se trouve une Vierge duXVIIe siècle.
Cette nouvelle église d'un style romano-gothique s'élève sur l'emplacement de l'ancien cimetière de Prades, auparavant déplacé à l'endroit où il se trouve toujours aujourd'hui, et sur le lieu de passage de l'ancien rempart médiéval. Le cimetière était trop petit, et il devait être rétréci à cause de l'aménagement de la route de Mende. L'ancienne église romane s'élevait à l'emplacement du « passage de l'église », ruelle reliant le Vieux-Prades à cette même route, tout en empiétant légèrement sur le terrain occupé par la nouvelle. Son orientation était contraire : en effet, son abside était orientée vers l'est et son entrée, orientée au nord, donnait sur le vieux village, directement dans la rue perpendiculaire à celle du Vieux-Prades. Peut être existait-il aussi une entrée orientée au sud, donnant sur l'ancien cimetière. Quant à la nouvelle église, elle opère un changement radical en se tournant vers l'Est, lieu d'urbanisation du village : l'abside est alors orientée vers le vieux Prades et son entrée donne sur la route de Mende.
L'abside s'élevait dans le prolongement de l'arrière du bâtiment de l'auto-école, empiétant sur le terrain occupé par l'église actuelle. Le bâtiment se prolongeait vers l'intérieur et jusqu'au niveau de l'actuel clocher. Elle donnait sur la rue perpendiculaire à l'actuelle église dont l'accès se fait par la petite porte ouverte dans le mur. De cette rue, on fait face en regardant vers le sud au clocher conservé et à l'abside de la nouvelle église, empiétant en partie sur l'emplacement de l'ancienne puisque le clocher lui appartenait. Cette rue effectue un angle droit et rejoint la « rue du Vieux-Prades ».
L'ancienne église était toute petite, Jean-Marie Amelin, dans sonGuide du voyageur dans le département de l'Hérault, nous donne comme dimensions 12,5 m de long et 10,5 m de large. Parmi les esquisses, dessins et peintures qu'il a réalisés sur Prades, certaines d'entre elles représentent l'ancienne église, ce qui nous permet d'avoir une idée de ce à quoi elle ressemblait. La médiathèque centrale de Montpellier Agglomération a numérisé ces archives et les a mises à disposition[48], ce qui permet de découvrir ce témoignage ancien du village (et de bien d'autres lieux de l'Hérault).
Au Moyen Âge, on accédait à l'église par le Vieux-Prades. Les dessins d'Amelin montrent qu'au début duXIXe siècle, on pouvait également accéder à l'extérieur, du côté de l'abside, par une petite porte ouverte dans un pan de mur bordant la route de Mende. À la gauche se trouvait le cimetière, délimité par des murs.
Les portes nord et sud du Vieux-Prades sont inscrites aux Monuments historiques. Une plaque a d'ailleurs été apposée récemment[Quand ?].
Le domaine de Restinclières (famille Cambacéres - fin duXVIIIe et début duXIXe) est au nord de Prades-le-Lez en direction deSaint-Mathieu-de-Tréviers. Dans le château de ce domaine de220 hectares se trouve la Maison départementale de l'environnement, service du département de l'Hérault. Dans les communs se trouve l'associationLes Écologistes de l'Euzière, association d'éducation à l'environnement.
Au cours des années 1970 et 1980, Prades-le-Lez acquiert une notoriété notable sur la scènejazz etfree jazz française, notamment en lien avec des dynamiques musicales militantes et autogérées.
En 1974 naît laFanfare bolchévique de Prades-le-Lez[49], collectif musical autogéré œuvrant pour la démocratisation de la musique. Elle accueille au fil des années de nombreux musiciens amateurs et professionnels et participe à diverses mobilisations sociales et écologiques (grèves, manifestations, fêtes militantes). Son répertoire repose sur des réinterprétations de chants révolutionnaires et régionaux, intégrant des éléments issus du free jazz.
Plusieurs enregistrements sont réalisés au Moulin de Prades-le-Lez, dont le 33 toursDansons avec les travailleurs immigrés[50],à bas la circulaireFontanet, enregistré durant l’été 1974. Une anthologie[51] couvrant la période 1974-1979 est par la suite publiée sous forme de disque vinyle par le label Disques Vendémiaire.
Les 25 et 26 janvier 1974, laFanfare bolchévique accueille au Moulin leIntercommunal Free Dance Orchestra, ensemble de free jazz fondé par le pianisteFrançois Tusques, figure majeure de l’émergence du free jazz en France. Ces concerts, enregistrés en public, réunissent notammentMichel Marre (trompette, saxophone),Guem (percussion) et René Nan (batterie). Ils donnent lieu à la publication d’un double album live[52] considéré comme une référence historique du free jazz français, sur le label autogéréLe Temps des Cerises.
Dans les décennies suivantes, Prades-le-Lez accueille de nombreux artistes de renom des musiques jazz et apparentées, notamment à la salle Jacques-Brel, construite dans les années 1980. Parmi les artistes s’y étant produits figurent notammentMagma (1989),Pat Metheny,Joao Bosco[53] (1993),John Scofield, ou encoreMichel Petrucciani (1994), dans le cadre de manifestations telles que le festivalPlace au Jazz. A cette époque Prades le Lez accueille environ 25 concerts par an.
(Liste non exhaustive, classée en ordre croissant par date de naissance)
| Blason | De sinople au lion d'or, armé et lampassé de gueules. | |
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
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