Prâlon est dans le centre du département de la Côte-d'Or, à la confluence du ruisseau de la Goulotte avec le ru de Prâlon[1], ce dernier long de 7,3 km et affluent en rive gauche de la rivièreOuche[2].
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L'autoroute A38 (gratuite) traverse le sud de la commune sur environ 800 m[2], qui relieDijon (préfecture, 24 km à l'est) à l'autoroute A6 au niveau dePouilly-en-Auxois (23 km au sud-ouest). La sortie n° 30 de laA38 est à 3 km à l'est sur les communes voisines deSainte-Marie-sur-Ouche et deMâlain ; la sortie n° 29 de la même autoroute est à 4 km à l'ouest sur la commune deMesmont[3]. Depuis la sortie n° 29 jusqu'à Dijon, laA38 suit le tracé de lavoie antique de Paris à Lyon par la Bourgogne[4].
Au, Prâlon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15].Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[16]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (45,5 %), zones agricoles hétérogènes (18,9 %), prairies (18,4 %), forêts (17,2 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Lavoie antique de Paris à Lyon par la Bourgogne passe à 800 m au sud du village[4], suivant une partie de la branche principale de laVia Agrippa de l'Océan, menant de Lyon à Boulogne.
SaintBernard de Clairvaux, cheminant assoiffé, aurait fait jaillir une source en plantant son bâton en terre à la sortie du village, sur la route de Savigny-sous-Mâlain. La première mention connue de la fontaine Saint-Bernard date de 1143. Devenue un lieu de dévotion, elle avait la réputation de guérir la fièvre. Reconstruite en 1896, elle a été le but de processions chaque (jour de la saint Bernard) jusqu'après 1950[21].
Saint Bernard a aussi sollicité Gui de Sombernon pour que ce dernier y fonde une abbaye debénédictines, ce qui est fait en 1149 avec saint Bernard en recevant la fondation[22] ; l'évêque de Langres Geoffroy de La Roche-Vanneau (1138-1163) est également mentionné comme co-instigateur de cette fondation. L'abbaye est entourée de hauts murs et son enclos traversé par les deux ruisseaux de la Goulotte et du ruisseau de Prâlon[23]. Saint Bernard y est venu « assez souvent », encourageant et soutenant les religieuses[22]. DébutXVIIIe siècle, l'abbaye possédait encore plusieurs objets qui lui avaient appartenu[24]. Le nom complet en étaitNotre-Dame de L'Assomption[25].
Ancienne abbaye Notre-Dame de l'Assomption.
La dernière abbesse Charlotte de Bussy-Rabutin, fille aînée deBussy-Rabutin (1618-1693), a obtenu cebénéfice après de multiples sollicitations en son nom de la part de son père, qui n'a pas craint d'aller jusqu'à rappeler àLouis XIV la promesse faite par ce dernier en 1662. Louis XIV ayant bonne mémoire, Charlotte de Bussy-Rabutin reçoit enfin l'abbatiat le (18 ans après la mort de son père) et prend possession de l'abbaye le[26]. Durant son abbatiat elle reçoit quatre de ses petites-nièces, dont Claude-Elisabeth de Langeac qu'elle fait nommer en 1732 abbesse de Saint-Julien de Rougement à Dijon[27]. Charlotte de Bussy-Rabutin meurt à l'abbaye de Prâlon le à l'âge de 95 ans, après 27 ans d'abbatiat. Et elle laisse les affaires de l'abbaye dans un état de dérangement avancé[26]. Elle avait entrepris des travaux[28] entraînant des dépenses inconsidérées, dont la rénovation des bâtiments conventuels et des constructions jamais achevées. Louis XV songe déjà à supprimer l'abbaye, quand survient en 1743 une grosse inondation des deux ruisseaux encadrant l'abbaye[23]. Les biens de l'abbaye sont dispersés en 1755 et l'abbaye estunie au chapitre deSaint-Étienne de Dijon[29]. Les bâtiments conventuels sont de nos jours des habitations privées[28]. Les anciennes écuries de l'abbaye sont de l'autre côté de la rue principale du village[23].
L'église paroissiale, à unvaisseau, a gardé nombre d'éléments de l'ancienne chapelle abbatiale[23]. Le chœur et l'avant-chœur datent de 1683-1684[28] (abbatiat de Charlotte de Bussy-Rabutin) ; le chevet a une forme polygonale et présente des nervures[30]. Le clocher, de 1842, est dû à l'architecte Fénéon-Damotte[28].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[32].
En 2023, la commune comptait 109 habitants[Note 3], en évolution de +22,47 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %,France horsMayotte : +2,36 %).
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbPrâlon surgeoportail.fr – cartesIGN. Couches « Cartes IGN classiques » et « Limites administratives » activées. Vous pouvez moduler, désactiver ou supprimer chaque couche dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑abc etdJacqueline Mugnier, « Jardin de la Serrée et abbaye de Prâlon »,Lettre bisannuelle de l'association Histoire et patrimoine de Fleurey-sur-Ouche” (HIPAF),no 16,,p. 3(ISSN2258-5664,lire en ligne, consulté le).