| Potiphar | |
Joseph vendu à Potiphar parPontormo, vers1515. | |
| Fonction principale | Gouverneur d'Égypte |
|---|---|
| Successeur | Joseph |
| Famille | |
| Conjoint | Zouleïkha |
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Potiphar, également écritPutiphar (de l'égyptien ancien Paheteprêpȝ-ḥtp rˁ : l'offrande deRê[1], le dieu du soleil, qu'on adorait surtout àHéliopolis), est un personnage duLivre de la Genèse.
Dans leLivre de la Genèse[2], Potiphar est un officier dupharaon qui achète comme esclaveJoseph, fils de Jacob, à qui il accordera toute sa confiance.
Lafemme de Potiphar s'éprend de Joseph[3], qui refuse ses avances ; après quoi, elle l'accuse d'avoir voulu la violer et le fait jeter en prison[4].
Potiphar porte les titres de :
La femme de Potiphar ne porte pas de nom dans la Bible ni dans la traditionchrétienne, mais unmidrash médiéval intitulé leSefer ha-Yashar (Aggada) reprend des récits traditionnels qui lui attribuent le nom deZouleïkha.
Dans leCoran, Potiphar est implicitement mentionné par le qualificatifarabe « العزيز », littéralement « Al-Aziz » — probablement son titre ou sa fonction dans le gouvernement du roi d'Égypte de l'époque. Le mot « Al-Aziz » signifie, enarabe « l'aimé », « le très cher », plus rarement le « fort ». Cela semble traduire le fait que Potiphar occupait une place importante dans le gouvernement du roi d'Égypte. Quant à sa femme, elle y est aussi implicitement mentionnée par le qualificatif « امرأت العزيز » — littéralement « épouse ou femme d'Al-Aziz ». Cependant, une tradition médiévale l'appelleZouleïkha.
La dénonciation calomnieuse de Joseph par la femme de Potiphar qui inverse les rôles en accusant Joseph de la tentative de viol dont elle-même s'est rendue coupable envers lui, a été choisie comme « catégorie-type » par les folkloristes de l'école finno-américaine (Aarne et Thompson), même si le thème apparaît la première fois antérieurement à laGenèse, dans leConte des deux frères, texte égyptien duXIIIe siècle av. J.-C.[5]. À l'époque ancienne, on trouve ce thème dans la mythologie grecque (Sthénébée/Bellérophon ;Phèdre/Hippolyte ; marâtre/Myènos ; Philonomè/Ténès), dans le roman grec (Démaeneté/Cnémon chez Héliodore[6]) et dans l'hagiographie (la matrone Mélanthia calomniant l' « abbé Eugène » qui est en réalitéEugénie dans laVie de sainte Eugénie BHL 2667).
Joseph et la femme de Putiphar est un sujet souvent traité par les artistes.