Post hoc, ergo propter hoc enfrançais :« à la suite de cela, donc à cause de cela »[1] est unparalogisme (voire unsophisme) qui consiste à prendre pour lacause ce qui n'est qu'unantécédent[2], c'est-à-dire prétendre que si un événement suit un autre alors le premier doit être la cause du second. La locution est souvent simplifiée enpost hoc, comme « le faux raisonnement,Post hoc, confond le simple rapport de succession avec le rapport de cause à effet[3]. »
Ce sophisme est particulièrement attirant parce que la séquence temporelle apparaît inhérente à lacausalité. L'erreur est de conclure en se basant seulement sur l'ordre des événements, plutôt que de tenir compte d'autres facteurs qui pourraient exclure la relation. Lesidées reçues, lescroyances, lessuperstitions et lapensée magique résultent souvent de cette erreur.
Le fait que deux événements se succèdent n'implique pas que le premier soit la cause du second (Post hoc, non est propter hoc c'est-à-direaprès cela, mais pas à cause de cela).
« Souvent après qu'une comète a paru dans le ciel, il arrive quelques-uns de ces accidents auxquels les hommes sont exposés comme la peste, la famine... Cette comète n'a aucune liaison physique avec ces événements ; cependant le peuple regarde la comète comme la cause de l'événement :Post hoc, ergo propter hoc. C'est un paralogisme populaire. »[1]
« L'astrologie marche car monastrologue avait prédit un tremblement de terre cette année et c'est arrivé après. » L'efficacité d'une discipline est impossible à établir sur un seul exemple. En l'occurrence il y a des tremblements de terre toutes les semaines et aucun risque à en prédire un dans les jours qui viennent[4].
« J'ai pris quelques pilules de Tartempium et ma grippe a disparu en 3 jours. Quelmédicament efficace ! » L'efficacité d'un médicament ne peut être établie sur un ou quelques cas particuliers. Elle s'établit plus lentement, sur plusieurs études cliniques menées scientifiquement, sur un nombre suffisant de patients[4]et généralement "en double aveugle" pour neutraliser l'effet placébo.
Des historiens et philosophes de la médecine[citation nécessaire][5],[6] estiment qu'en 1865, la dénonciation parClaude Bernard du paralogisme « Post hoc ergo propter hoc » comme erreur typique de larecherche médicale antérieure constitue un tournant critique de la naissance de la médecine moderne.
↑Pierre Valette,Du tri à l'autre : éthique et médecine d'urgence (Thèse de doctorat en philosophie), Université Paris-Est,, 274 p.(lire en ligne[PDF]).