Pour les articles homonymes, voirPorte de l'Horloge.
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Laporte-horloge, anciennementporte Gastinel, est un édifice emblématique de la ville, vestiges de l'enceinte urbaine duXIIIe siècle, qui se dresse sur le territoire de l'ancienne commune française deVire, dans ledépartement du Calvados, enrégion Normandie. Elle est classée au titre desmonuments historiques.
La porte Horloge est située àVire, commune déléguée de la commune nouvelle deVire Normandie, dans le département français duCalvados.
La porte Horloge était, au Moyen Âge, la principale porte d'entrée de laville, lorsque celle-ci était ceinte demurailles. L'actuelle capitale duBocage virois devint, après lesinvasions normandes, une importanteplace desducs de Normandie. Les fortifications de Vire sont renforcées sousGuillaume le Conquérant. Unchâteau à double enceinte etdonjon, dont seules lesruines du donjon subsistent, est construit parHenriIer Beauclerc.
À l'origine, la porte Gastinel est une simpleporte de ville d'usage équivalent à la porte Saint-Jean, plus à l'ouest, et à la porte Saint-Sauveur, plus au sud. Elle est construite auXIIIe siècle. En 1480 elle est surélevée d'un niveau (second rang de gargouilles) la transformant enbeffroi, avec sonclocheton qui servira de guette. Ces travaux avaient pour but d'y installer une horloge publique et sa cloche. Ce beffroi est rajouté sous l'impulsion des bourgeois de la ville pour symboliser la force et l'indépendance de Vire. L'horloge et une cloche sont installées en 1499[1]. Deux autres cloches sonnant les quarts d'heure sont ajoutées auXIXe siècle.
Si Vire a beaucoup souffert de laSeconde Guerre mondiale, ce témoignage de son passé a été relativement peu touché par les destructions massives — la ville fut détruite à 93 % — causées par lesbombardements de, qui ont ravagé laNormandie après ledébarquement des Alliés sur ses plages. Les principaux dommages concernent les couronnements des deux tours et les toitures enpoivrières devront être entièrement restaurées par les travaux de laReconstruction[2]. La cloche de 1499 est détruite ainsi que l'horloge déjà remplacée auXIXe siècle.
Un mémorial dédié aux victimes du bombardement du est installé au rez-de-chaussée de la tour sud. Il est inauguré le[3].
Un dessin de la porte horloge est au-dessus de laligne 1 deParis Saint Lazare.

Laporte Gastinel[4] duXIIIe siècle, flanquée de deux grosses tours rondes àmâchicoulis a été construite dans un mélange demoellons des deux principales pierres locales : lagranodiorite du sud du territoire et leschiste cornéen du nord. Au-dessous d'elle passait avant laReconstruction la rue Saulnerie (l'espace dessous et ses abords est depuis piéton : place du 6-Juin). Elle était précédée par unfossé large d'environ sept mètres et profond de cinq mètres, et protégée par unpont-levis à flèches, une herse et enfin par une porte à deux vantaux. Par la suite, elle fut surmontée d'une grosse tour carrée qui s'élevait jusqu'au premier rang desgargouilles. Le beffroi est érigé en 1480, et à laRenaissance on coiffe le tout d'une balustrade et d'unlanternon hexagonal[4], portant la hauteur de l'édifice à33 mètres[5]. Du sommet de la tour, élevée entièrement en granodiorite[6], la vue panoramique sur le bocage virois permettait de surveiller les approches de la ville et de prévenir toute attaque.
Surmontant l'ogive de la porte et située entre les rainures du pont-levis, du côté orientale, se trouve une statue de laVierge dans une niche. Au-dessous une inscription est gravée : « Marie protège la ville ». Sous celle-ci, sont sculptées les armoiries de la ville :Degueules à laflèche renversée d'argent accostée de deuxtours du même maçonnées desable, ouvertes duchamp.
La porte de l'Horloge est classée au titre desmonuments historiques par arrêté du[7].
Le, les postes françaises ont émis un timbre commémoratif représentant la porte Horloge de Vire, dont le1er jour d'émission a été célébré dans la ville deux jours auparavant. Ce timbre apparaît clairement dans le film de François Truffaut,Baisers volés (1968), sur l'enveloppe de la lettre qu'Antoine Doinel envoie à madame Tabard.
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