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Port-Couvreux

49° 16′ 49″ sud, 69° 41′ 19″ est
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Port-Couvreux
Image illustrative de l'article Port-Couvreux
Le site de Port-Couvreux en 2005.

Coordonnées49° 16′ 49″ sud, 69° 41′ 19″ est
PaysFrance
Altitude0 m
Création1912
Fermeture1931
Effectif max.environ 10 personnes
Activitésélevage ovin
Géolocalisation sur la carte :îles Kerguelen
(Voir situation sur carte : îles Kerguelen)
Port-Couvreux
Port-Couvreux
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Port-Couvreux est unlieu-dit de laGrande Terre dans l'archipel des Kerguelen où eut lieu l'une des seules tentatives historiques d'installation humaine sur cetarchipel.

Géographie

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Le site se trouve au fond de la baie du Hillsborough dans legolfe des Baleiniers à la pointe Est de lapresqu'île Bouquet de la Grye donnant sur le Bras de la Fonderie.

Histoire

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Port-Couvreux en1983.

À partir de 1893, les frèresHenry et René-Émile Bossière, respectivement,concessionnaire etrésident de France dans l'archipel des Kerguelen[1], étudient la possibilité d'élever des moutons dans l'archipel, comme lesBritanniques l'ont fait auxîles Malouines[2],[3].

En 1900, ils fondent une société anonyme decolonisation, laCompagnie des Îles Kerguelen[4]. Après plusieurs tentatives infructueuses de voyages vers l'hémisphère Sud, ils s'associent avec desNorvégiens en 1908. Une première expédition de reconnaissance est conduite par Henry en 1908-1909[5].

En 1912, le baron Pierre Decouz est chargé de déterminer le meilleur site pour fonder une colonie : il s'établit à Port-Couvreux, amène des moutons depuisDurban et effectue un premierhivernage. Les frères Bossière achètent deux bateaux, leYves de Kerguelen et leJacques, tandis que René, fort de ses relations en Amérique du Sud, se charge d'effectuer à bord duJacques le voyage vers l'archipel des Kerguelen, via les îles Malouines. Parti deSwansea le, le voilier arrive le àMontevideo d'où il repart deux mois plus tard à destination des îles Malouines. Il quitte ensuite celles-ci le avec un chargement de 1 600moutons, et arrive dans l'archipel des Kerguelen le, après une traversée agitée, avec deux mois de retard sur le calendrier prévu et un grand nombre de moutons morts de froid. L'équipage duJacques réussit cependant à mettre à terre à Port-Couvreux les moutons ayant survécu au voyage. Trois bergers sont laissés dans un abri provisoire, responsables des 600 moutons survivants, et leJacques se dirige versBunbury enAustralie.

En, après la déclaration de laGrande Guerre, lesNorvégiens qui maintenaient deux gardiens à l'usinebaleinière dePort-Jeanne-d'Arc (presqu'île Jeanne d'Arc), mise en service en 1908, et René Bossière décident d'affréter un navire (l'ancienYves de Kerguelen rebaptiséIsle of Kerguelen) pour évacuer les gardiens de l'usine et les bergers.

En 1920, René Bossière entreprend une nouvelle tentative. Tous les moutons étant morts et les installations endommagées, il est décidé de remettre en état les bâtiments et de laisser un berger, cinquante moutons et quelques porcs. De 1920 à 1927, à plusieurs reprises, les frères Bossière font acheminer d'autres animaux pour compenser une mortalité élevée.

En 1927, pour tenter un nouvel essai decolonisation de l'archipel des Kerguelen, les Bossière décident d'envoyer à Port-Couvreux trois éleveurs duHavre avec femme et enfant : les Petit, les Ménager et leur fille de 12 ans et les Le Galloudec et leur fille de 9 ans[6]. Mais l'élevage périclite, les moutons ne trouvant pas assez depâturages, des habitants décèdent et les derniers « colons » sont évacués en1931, à la suite d'uneépidémie debéribéri survenue dans la conserverie de langoustes que les frères Bossière ont construite à l'îleSaint-Paul[3].

La concession est retirée par décret en 1937 : la résidence ayant déjà été abrogée en 1924 lors du rattachement des Kerguelen augouvernement de Madagascar, les frères Bossière perdent ainsi leur dernier lien avec les îles.

Depuis, le lieu est à l'abandon. La cabane dans laquelle vivaient les bergers est désormais protégée par un coffrage de tôles pour la préserver des intempéries[3]. L'administration desTAAF entretient toutefois le petit cimetière.

Notes et références

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  1. Les frères Bossière. Sur le site Transpol'Air, l'aventure polaire, 2012 (consulté le 30 mars 2013).
  2. Pierre Couesnon. Port Couvreux. Sur le site Philatélie des TAAF.
  3. ab etc« Port Couvreux (POC) », suralexauxkerguelen.blogspot.fr,(consulté le)
  4. Patrick Arnaud et Jean Beurois. Les armateurs du rêve. Jambois Éd., Marseille, 1996.
  5. Henry-É. Bossière. Les îles Kerguelen. L'Illustration, 11 septembre 1909.
  6. « A la découverte des sites historiques », surTerres australes et antarctiques françaises(consulté le)

Annexes

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Liens externes

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