Cet article est uneébauche concernant unelocalitéchinoise.
| Lüshunkou Port-Arthur 旅顺口 | |
Vue d'ensemble de Lüshunkou. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Province ou région autonome | Liaoning |
| Préfecture | Dalian |
| Statut administratif | District |
| Code postal | 116000[1] |
| Indicatif | +86 (0) |
| Démographie | |
| Population | 398 579 hab.(2020) |
| Densité | 778 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 38° 48′ 00″ nord, 121° 14′ 00″ est |
| Superficie | 51 215 ha = 512,15 km2 |
| Localisation | |
Localisation dans la préfecture deDalian. | |
| Liens | |
| Site web | www.dllsk.gov.cn |
| modifier | |
Lüshunkou (enchinois simplifié :旅顺口 ; chinois traditionnel :旅順口 ; pinyin :Lǚshùnkǒu) est une villeportuaire deChine, anciennement connue sous le nom dePort-Arthur (russe :Порт-Артур ouПортъ-Артуръ avant laréforme orthographique) pendant la période d'administration russe (1898-1905 et 1945-1955) et deRyojun (旅順) pendant lapériode d'administration japonaise. Située à l'extrême pointe de lapéninsule du Liaodong, elle est un district de laville sous-provinciale deDalian dans la province duLiaoning. Elle comptait 210 000 habitants en 2001 , 324 773 en 2010[2].
En, dans le contexte de laseconde guerre de l'opium, l'officier de marine britanniqueWilliam Arthur, lieutenant de vaisseau, commandant lacanonnière HMSAlgerine, fait remorquer son bâtiment endommagé vers le petit port de pêche non fortifié qu'est alors Lüshunkou, et y trouve refuge. Ce faisant, Arthur profite de cette circonstance pour cartographier la zone, et à partir de cette date, c'est sous le nom de Port-Arthur que leRoyaume-Uni désignera désormais la localité, suivi en cela par les autres puissances occidentales[3].
À la fin des années 1880, le gouvernement chinois charge la société allemandeKrupp de bâtir des fortifications à Port-Arthur, à la suite d'un premier essai non concluant ayant fait appel à des entreprises chinoises[4].
En 1890, l’infrastructure de labase navale de Port-Arthur destinée à laflotte de Beiyang fut construite et terminée par une firme française pour un coût total de 3 millions detaels[5].



Le, Port-Arthur fut le théâtre d'affrontements lors de la premièreguerre sino-japonaise, lorsque l'avant-garde de la1re division de la2e armée de l'armée impériale japonaise sous le commandement dugénéralYamaji Motoharumassacra des civils chinois, y compris les femmes et les enfants en représailles des mutilations des soldats japonais en arrière par les troupes chinoises, aux mains et pieds coupés et aux soldats enterrés vivants.
Deux ans après ce massacre, l'empire de Russie prit la ville en obtenant uneconcession louée pour vingt-cinq ans auprès du gouvernement chinois. Les Russes transforment le port en port militaire réservé aux navires chinois et russes, malgré la disparition de laMarine impériale chinoise[6], et la ville devient l'un des terminus duchemin de fer de l’Est chinois que les Russes avaient construit et géraient comme une section duTranssibérien. En, en effet, lecomte Mouraviov, ministre russe des Affaires étrangères, explique dans une note au cabinet qu'il est d'une haute importance stratégique pour laflotte impériale de disposer d'une escale en Extrême-Orient, alors que lesAllemands viennent d'obtenir la concession deKiautschou[7]. Lecomte de Witte, ministre russe des Finances, proteste contre cette proposition, arguant que la Russie avait défendu la Chine contre l'agression des Japonais, leur refusant le droit de s'approprier une quelconque parcelle du territoire chinois, et donc que l'obtention d'un port par la Russie serait dangereuse[8]. Les Japonais devenaient en effet de plus en plus menaçants et convoitaient la Corée.Nicolas II se range à l'avis de son ministre des Affaires étrangères, ne souhaitant pas laisser lesnavires britanniques croiser seuls dans la région, et pensant que si les Russes n'obtenaient pas ce port, les Britanniques le prendraient pour eux-mêmes[8].
La convention russo-chinoise est signée le 15 (27) àPékin par Pavlov, pour la Russie, etLi-Hong-Jang, membre du Collège[9] des Affaires étrangères, pour la Chine. Le port et sa péninsule deviennent une escale, organisée sous l'autorité dugouverneur général d'Extrême-Orient. La construction de la forteresse devant défendre l'entrée du port démarre en 1901, selon les plans de l'ingénieur militaire Velitchko. Vingt pour cent du projet sont en cours de construction en 1904. À côté du port commercial, il existe un grand bassin, celui de l'ouest, et un autre, celui de l'est. La première escadre duPacifique l'utilise comme base navale. Port-Arthur est le second port de laflotte du Pacifique, après celui deVladivostok, en importance. L'escadre comprend septcuirassés, neufcroiseurs, vingt-quatretorpilleurs, quatrecanonnières et d'autres navires.
Un régiment d'infanterie de marine est basé à la forteresse sous le commandement duvice-amiralAlexeïev (à partir de1899). Il est formé, à partir du, de quatrebataillons venant de Russie d'Europe.
Le port est commandé par un gouverneur général, le vice-amiralNikolaï Greve (1853-1913) à partir du, puis par lecontre-amiralGrigorovitch (1853-1930), à partir de 1904.
Il y avait en 1903 : 42 065 habitants, dont 13 585 militaires, 4 297 femmes, 3 455 enfants, parmi lesquels 17 709 Européens sujets de l'Empire russe, 23 394 Chinois, 678 Japonais, 246 Européens de différentes nationalités.
On comptait aussi en 1903 : 3 263 maisons d'habitation, plusieurs usines et briqueteries, une fabrique de tabac et une distillerie, une filiale de laBanque russo-chinoise, une imprimerie, le siège du journalNouvelle Frontière et la gare terminale de la ligne dechemin de fer de Sud-Mandchourie (ouTransmandchourien). Les revenus municipaux de la ville s'élevaient à 154 995roubles en 1900.
La Russie impériale dispose à Port-Arthur d'un site naturel extrêmement favorable à l'implantation d'une base navale de premier ordre, mais l'entourage dutsar Nicolas II et en particulier l'amiral Alexeiev (demi-frère illégitime du tsar et piètre stratège naval) ont mené une politique d'exploitation commerciale à court terme de leurs conquêtes territoriales coréennes : l'argent originellement destiné à la construction d'un arsenal naval avec bassins de radoub, ateliers, facilités de grutage, etc. a été redirigé vers la construction d'un port de commerce à Dalny (Dalian en coréen). La flotte de combat russe basée à Port-Arthur est handicapée de ce fait par le manque d'infrastructures, malgré les efforts méritoires de l'amiral Makaroff, leur meilleur tacticien, qui sera tué à bord de son navire, lePetropavlovsk lors du blocus du port par la flotte japonaise, commandée de main de maître par l'amiral Togo.
Dès lors, la flotte russe sera condamnée à une lente agonie au mouillage malgré le sursaut que fut labataille de la mer Jaune. Les défenses terrestres de Port-Arthur, appuyées sur des collines environnantes, seront finalement prises d'assaut par l'armée de terre japonaise malgré l'action d'un chef énergique, legénéral Kondratenko. La flotte de secours envoyée depuis la Baltique pour délivrer la ville assiégée arrivera bien trop tard et sera réduite à néant lors de labataille de Tsushima[10].
La ville devint japonaise à la suite dusiège qui se déroula du au lors duconflit russo-japonais et dutraité de Portsmouth[11].
Pendant laguerre soviéto-japonaise, les Japonais, alliés duTroisième Reich vaincu depuis le sont chassés de la ville par les troupes soviétiques de la39e armée, le. Les combats font rage des deux côtés. Auparavant, le, un traité d'alliance entre larépublique de Chine et l'Union soviétique avait reconnu la souveraineté soviétique sur Port-Arthur, en accordant à l'URSS un bail de trente ans, pour en faire une base navale. Le, unnouveau traité, dans le contexte de la nouvelle amitié entre l'Union soviétique et larépublique populaire de Chine, prévoit que la base navale peut être utilisée par la flotte soviétique et la flotte de la république populaire de Chine, avec rétrocession à cette dernière à la fin de 1952. Mais les Chinois demandent, le, la prolongation de ce statut, jusqu'en1955[12]. Cette demande est officiellement acceptée par les gouvernements des deux pays, le[13]. Les dernières troupes soviétiques partent donc en mai1955.


La ville est fermée aux étrangers, mais les Russes et les Japonais peuvent y venir en groupes organisés accompagnés de guides officiels chinois pour visiter certains lieux de mémoire. Parmi ceux-ci, on peut distinguer :
En plus de ces lieux, un certain nombre de maisons datant de l'époque russe sont encore debout, et les restes de fortifications sont visibles et visités par les touristes chinois. Des travaux de restauration de ces lieux ont été décidés par les autorités en. Une mission professionnelle russe s'y est rendue à l'été 2009, pour restaurer le cimetière. C'était la première fois qu'une mission officielle russe venait sur les lieux depuis 1955. Une partie était prête pour la venue du présidentMedvedev, le.
Quelques descendants de la population russe, en faible nombre et qui constituent l'une des 55 ethnies en Chine, y résident toujours. Lerusse reste parlé localement par quelques personnes, souvent très âgées. Toutefois, àDalian, ces descendants ne parlent plus le russe mais lemandarin, et la plupart sont métissés, issus de mariages avec des Chinois. Le plus grand nombre n'a pas le statut ethnique « russe » et seul un faible nombre parle le russe parfaitement. Il y a une chapelleorthodoxe russe près du cimetière orthodoxe, avec clergé local.
Le parc paysager de Dalian-Plage Lüshunkou (大连海滨—旅顺口风景名胜区) a été proclaméparc national le.
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