Cette région marquée par la ruralité était réputée pour sesvignobles (cognac,pineau des Charentes, mais aussivins du Haut-Poitou), ses produits maraîchers (melons, dont elle était la première région productrice au niveau national[3]) et ses productions laitières (fromages de chèvre et de vache,beurre Charentes-Poitou). Letourisme, notamment balnéaire, constituait un pan important de l'économie locale, de même que les services. La région comptait deux universités (Poitiers etLa Rochelle), quatre pôles universitaires décentralisés (Angoulême, Niort, Royan et Châtellerault), deux écoles supérieures de commerce, sept écoles d'ingénieur et plusieurs pôles de recherche et de transfert de technologie.
Les bas plateaux formés de roches calcaires d'âgejurassique sont souvent recouverts de dépôts argileux ou siliceux répandus au tertiaire depuis les massifs anciens voisins. Leurs sols sont peu fertiles et portent des forêts et deslandes — brandes —, ainsi que des cultures ou des prairies sur les argiles à châtaigniers de l'ouest. Ces plateaux sont localement entaillés par les vallées peu encaissées des cours d'eau rejoignant au nord laLoire et au sud laCharente. Dans les plaines de terrains calcaires plus tendres duCrétacé, situées en avant des plateaux précédents, les formes de relief s'adoucissent.
Le climat est de nature océanique aquitain pour la partie charentaise (saufCharente limousine à l'extrême est, océanique dégradé), et océanique parisien pour la partie poitevine[5].
Les hivers sont doux, les étés chauds mais sans excès. La région bénéficie d'un ensoleillement important (plus de 2000 heures par an dans les Charentes). Malgré des pluies réparties sur l'ensemble de l'année, l'évapotranspiration est élevée durant les mois d'été : de mai à septembre.
La neige ne dure jamais longtemps, et les gelées sont de courte durée.
Le climat de la Charente limousine, partie occidentale duMassif central, est, du fait de l'altitude plus frais et plus humide. L'hiver est plus rude, la neige et les gelées sont fréquentes et plus durable[10].
Sur les sols les moins fertiles, forêts et prairies couvrent de grands espaces, souventbocagers. À l'inverse, les labours dominent dans les plaines découvertes constituant les paysages d'openfield caractéristiques. Dans lesCharentes, les « champagnes » parfois vallonnées sont occupées en partie par laviticulture.
Du fait de sa position biogéographique, l'écopotentialité de la région est importante.Les zones humides d'importances se sont cependant dégradées depuis le début duXXe siècle. Les marais se différencient selon qu'ils ont été drainés (marais dits « desséchés ») ou non (marais « mouillés »), et suivant leur état de culture ou d'abandon. Le Marais gât regroupe des marais convertis en prairies. Ayant souvent succédé à desmarais salants, certains, près du rivage, ont été transformés en parcs à huîtres. Des forêts de pins couvrent de petits secteurs littoraux méridionaux (forêt domaniale de la Coubre) ou de l'intérieur (Double saintongeaise).
Le littoral est concerné par lasurpêche de certaines espèces : 28 stocks de population de poissons sur 34 sont en mauvais état, voire en très mauvais état dans legolfe de Gascogne. La population desole commune (Solea solea) par exemple est surexploitée[11]. La biomasse des géniteurs est en baisse depuis 1993 et les captures portent de plus en plus sur les classes jeunes. L'anguille d'Europe est aussi menacée par une sur-pêche en estuaire et lebraconnage des civelles et par la pollution de l'eau. En Poitou-Charentes, cette espèce autrefois parmi les plus communes estdepuis peu[C'est-à-dire ?] classée dans la liste rouge des espèces piscicolesmenacées.
En mai2011, la région et la DREAL ont commencé à élaborer leur SRCE[12], avec un site[13] consacré à laTrame verte et bleue régionale.
Début 2009 : la région a lancé la charte Terre saine avec le slogan « Votre commune sans pesticides ». En juin 2017, 377 communes avaient signé cette charte, dont une grande majorité de communesdeux-sévriennes (près de 40%).
Les habitants de Poitou-Charentes étaient appelés lesPicto-Charentais.
La population, après un déclin dû à l'exode rural, connaît une augmentation légère mais continue, due pour l'essentiel au solde migratoire. Si jusque dans les années 1990, seuls laCharente-Maritime et laVienne voyaient leur population augmenter, c'est désormais le cas dans les 4 départements de la région. En 2006, la population de Poitou-Charentes était de 1 724 123 habitants, soit 84 000 de plus qu'au dernier recensement de 1999. Depuis 1999, la région a progressé au rythme de 0,74 %, pourcentage dû essentiellement à l'immigration, l'accroissement naturel étant un des plus faibles du pays.
Parallèlement, toujours selon l'Insee, près de 109 000 personnes ont quitté la région Poitou-Charentes et habitent dans une autre région française. Au jeu des migrations avec le reste de la France, la région est donc gagnante : le solde des migrations internes est de 35 000 personnes, soit 7 000 par an. La région gagne en moyenne 44 personnes par an pour 10 000 habitants grâce aux échanges avec le reste de la France, ce qui la place au6e rang des régions françaises pour son taux de migration interne.
Tous les départements n'ont cependant pas le même niveau d'attractivité : ainsi la Charente-Maritime est de loin le département le plus attractif de la région, et enregistre près de 5 000 nouvelles personnes du seul fait des migrations avec le reste de la France. Suivent la Vienne, qui attire principalement des étudiants, et lesDeux-Sèvres. LaCharente présente un solde migratoire avec le reste de la France quasi nul.
La population rurale reste majoritaire dans les Deux-Sèvres et en Charente. Globalement dans la région, les agglomérations ont bénéficié de soldes démographiques positifs. Au dernier recensement de 2006, si dans certains cantons les plus ruraux la population continue de diminuer dangereusement (départ des éléments les plus jeunes), dans l'ensemble la population s'accroit même dans les zones rurales. Les nouvelles facilités de communication (TGV, autoroutes A10 et A83) permettent d'aller travailler dans les grandes villes, pas nécessairement celles de la Région (Angers,Tours,Limoges,Bordeaux,Nantes, voireParis). Le fait nouveau depuis les années 1980, par rapport à la croissance de la banlieue proche lors des années 1960 et 70, est le déplacement de cette croissance en périphérie de plus en plus éloignée. Ce phénomène de rurbanisation ne concerne pas que les quatre principales agglomérations de Poitou-Charentes, il touche également les villes moyennes commeSaintes,Rochefort,Châtellerault, s'étendant dans un rayon qui dépasse les 20 km alentour, voire 30 km pour les plus grandes agglomérations.
Poitou-Charentes était l'une des seules régions dans l'Ouest à ne pas posséder de grande métropole qui tire la région vers le haut (ex : Tours pour leCentre-Val de Loire, Angers et Nantes enPays de la Loire, Bordeaux pour l'ancienne régionAquitaine). Cela se ressentait fortement au niveau démographique, comme évoqué ci-dessus. Bien queNiort soit la quatrième place financière française[15] derrièreParis,Lyon etLille, elle reste méconnue notamment par sa qualité de ville moyenne - 60 000 habitants.
La viticulture est fortement orientée vers la production decognac ; lepineau des Charentes est également un débouché important. La fin programmée de l'exception de la double affectation parcellaire des terrains viticoles a poussé la région à promouvoir levin de pays charentais. Il rencontre un succès très appréciable, compte tenu de la proximité du bordelais. Dans le nord de la région s'étend levignoble du Haut-Poitou.
La maïsiculture irriguée dominante est durement touchée par la sécheresse notamment dans lesDeux-Sèvres et enCharente-Maritime.
La production d'huîtres à Marennes-Oléron occupe une bonne partie du littoral maritime.
Le développement du tourisme est une direction visiblement choisie par les administrations locales, avec le soutien au développement de parc à thèmes (Futuroscope, l'Île aux serpents, la Vallée des singes, etc.). Le parc du Futuroscope près de Poitiers, ainsi que lezoo de La Palmyre près de Royan, représentent à eux deux 50 % des recettes touristiques de la région.
Le choix du tourisme est une alternative de compensation importante à la perte d'emplois industriels.
Les services sont particulièrement bien représentés avec la présence de sièges de société d'assurance àNiort et de centres d'appel à La Rochelle.
Des grands secteurs de l'économie régionale qui ont le plus évolué depuis la fin de laSeconde Guerre mondiale, c'est l'agriculture qui vient en tête. L'abandon de la profession par de nombreux exploitants trop âgés pour cultiver leurs terres ou trop jeunes - et donc en difficulté pour en acquérir de nouvelles - , le regroupement des exploitations entre quelques mains et la mécanisation ont conduit à une spécialisation aux dépens de lapolyculture, pourtant de tradition dans nombre de régions du Centre-Ouest.
Les élevages ovins et caprins, le plus souvent en plein air, fournissent agneaux et fromages de chèvre réputés (chabichou).
Bon an mal an, la région se situe aux premières places des producteurs français pour le lait de chèvre, le blé, le tournesol, le tabac et les graines de plantes fourragères.
Parmi les produits d'appellation d'origine contrôlée ou d'indication géographique protégée enregistrés auprès de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO), Poitou-Charentes produit notamment[16] :
lebeurre Charentes-Poitou avec des zonages plus restrictifs pour les Charentes et les Deux-Sèvres (décret du 29/08/1979) ;
Leseaux-de-vie obtenues dans la région d'appellation pour la fabrication du célèbrecognac, après une période de vieillissement dans les chais d'au moins trois ans, sont exportées dans le monde entier par les grandes maisons de négociants. Le pineau des Charentes est l'autre fleuron régional.
Cette activité, à laquelle se livrent quelques ports du littoral, principalement ceux de la Cotinière et de La Rochelle-La Pallice, ne connaît plus le même succès qu'autrefois. L'ostréiculture est toujours en plein essor dans le bassin de Marennes-Oléron, le premier de France pour les quantités expédiées. La mytiliculture prospère sur le littoral d'Aunis. L'aquaculture, avec l'élevage d'autres coquillages et de poissons, en est encore à ses débuts.
Les collectes effectuées par les laiteries coopératives ou privées ont donné naissance, depuis un siècle, à une importante production de beurre, de fromages et de produits dérivés (poudre de lait), plaçant l'agroalimentaire à un niveau convenable. L'abattage des bêtes d'élevage n'a, en revanche, pas entraîné une grande industrie de traitement de la viande. D'anciennes industries ont dû se spécialiser pour survivre : lapapeterie charentaise fournit aujourd'hui des papiers spéciaux, des scieries traitent desgrumes importées pour en faire des panneaux de contreplaqués et d'agglomérés.
Les industries extractives sont particulièrement bien représentées, la géologie y permettant une grande variété d'exploitations. Les deux-sèvres, riches en roches dures de typediorite, fournissent les granulats pour la viabilité et le ballast des lignes à grande vitesse. La rareté de ces roches font que ces matériaux descendent jusqu'à Bordeaux ou remontent à Paris. Les roches sédimentaires (calcaire) que l'on trouve en Charente et Charente-Maritime sont exploitées pour en faire de la pierre de taille, des matériaux de terrassement, des charges minérales pour des applications industrielles ou agricoles, ou du ciment. Poitou-Charentes compte 3 cimenteries : Airvault, La Couronne et Bussac-Forêt. On peut y ajouter l'extraction de sables alluvionnaires et de sables marins qui servent à la production de béton.
Les industries des matériaux de construction (briques, tuiles, produits réfractaires…), quelques branches de la chimie et surtout les industries mécaniques - allant de l'électrotechnique au matériel de transport (voitures de chemins de fer, TGV, pièces détachées pour automobiles, avions, bateaux de plaisance), en passant par des engins pour la défense nationale - complètent la gamme des activités régionales. La réussite de quelques firmes a intéressé des sociétés étrangères ; certaines ont pris des participations dans leur capital, voire les ont totalement absorbées.
Poitou-Charentes était une région de transit sur l'axeParis-Bordeaux etCentre-Europe Atlantique, mais également une destination touristique (Royan, marais poitevin, etc.). Son rôle de région de transit l'impliquait notamment dans le développement de la liaison TGV Paris-Bordeaux-Espagne-Toulouse.
À titre indicatif, en 2005 on a pu relever sur chacun des tronçons :
Niort : 4,2 millions de transactions pour un montant avoisinant 90 millions d’euros ;
Saintes : 5,4 millions de transactions pour un montant avoisinant 50 millions d’euros ;
Ambarès : 6,5 millions de transactions pour un montant avoisinant 55 millions d’euros.
Il y a aussi la ligne TGV Paris-Bordeaux qui dessert Poitiers et Angoulême et la ligne Atlantique La Rochelle-Paris (via Niort, Saint-Maixent-l'École et Poitiers), qui permet de rejoindre lagare de Paris-Montparnasse.
Le tourisme régional est largement dominé par le littoral de laCharente-Maritime qui draine la majorité des touristes de la région.
La façade atlantique a suscité dès leXIXe siècle le développement du tourisme balnéaire, qui est devenu familial au lendemain de laSeconde Guerre mondiale, attirant à chaque période estivale les habitants des villes du Centre-Ouest et même de toute la France septentrionale. Le domaine insulaire charentais (îles deRé, d'Oléron et d'Aix) est devenu particulièrement attractif ainsi que les stations balnéaires agréablement aménagées deRoyan,Fouras etChâtelaillon-Plage pour ne citer que les plus cotées du littoral charentais. Sur cette côte particulièrement animée en été,La Rochelle fait figure de phare pour toute la région, étant l'une des villes de France les plus visitées aussi bien sur le plan touristique que culturel.
Pour retenir les touristes qui affluent majoritairement vers la côte atlantique, la région a fourni de gros efforts pour le développement du tourisme culturel, qu'il soit urbain ou rural. À l'intérieur des terres notamment, la région a mis en valeur des monuments historiques prestigieux, sinon dignes d'intérêt (châteaux et manoirs, églises romanes et abbayes, musées et écomusées…) et des sites géographiques remarquables (vallée de laCharente,Marais poitevin, grottes de l'Angoumois…) qu'il est possible de découvrir le long d'itinéraires touristiques balisés. De même, les villes de l'intérieur de la région commePoitiers,Rochefort,Saintes,Cognac,Confolens ouAngoulême essaient de retenir ces mêmes touristes grâce à l'excellence de leur patrimoine urbain et historique ou par l'organisation de manifestations culturelles fort originales que sont les nombreux festivals.
S'il est vrai qu'un grand nombre de vacanciers, dont beaucoup se dirigent plus au sud, ne font qu'une brève étape en région, à l'image de ceux venant visiter leFuturoscope à Poitiers, il n'en reste pas moins que le littoral charentais a fait de laCharente-Maritime la deuxième destination touristique de France.
L'histoire de Poitou-Charentes en tant qu'entité administrative commence avec la création desrégions, sous lerégime de Vichy. La région comprend alors cinq départements, dont la Vendée, correspondant auxCharentes au sud et auPoitou au nord. Supprimées à la Libération, les régions renaissent en 1956 sous la forme de circonscriptions de programmes d'actions régionales. Poitou-Charentes est alors constitué des quatre départements actuels.
Cette région, à cheval sur le Sud-Ouest et le Centre-Ouest de la France, a été créée pour combler le vide d'influence entre Tours et Bordeaux, en réunissant d'anciennes provinces : une partie du Poitou, Angoumois, Saintonge et Aunis. Poitiers a été choisie comme préfecture, non à cause d'une prééminence quelconque (elle fait alors la même taille que La Rochelle), mais parce qu'elle avait une université.
1152 : en plus de l'Aquitaine,Aliénor apporte les territoires correspondant à l'actuel Poitou-Charentes à son nouvel époux,Henri Plantagenêt, comte d'Anjou. Quand celui-ci devient, en outre, roi d'Angleterre, ses domaines français sont alors aussi étendus que ceux du roi lui-même. Toute laguerre de Cent Ans découle de cette situation.
1204 : première prise de Poitiers parPhilippe II Auguste. La seconde, en 1224, sera définitive.
1630-1700 : des centaines de résidents locaux s'embarquent pour leQuébec et l'Acadie, aujourd'hui région duCanada où beaucoup de leurs descendants vivent toujours.
1790 : la province du Poitou est partagée en trois départements : lesDeux-Sèvres, laVienne (Haut-Poitou) et la partie littorale du Poitou, laVendée (majeure partie du Bas-Poitou). L’Aunis et la partie ouest de la Saintonge sont réunies pour former laCharente-Inférieure. Le département de laCharente correspond à l’Angoumois et la partie est de la Saintonge.
1991 : nomination d’Édith Cresson, maire deChâtellerault (86), au poste de Premier ministre. C'est la première femme à occuper ce poste. Elle démissionnera en mars 1992 après la cuisante défaite de son parti aux élections régionales.
2002 : nomination deJean-Pierre Raffarin, président de Poitou-Charentes depuis 1988, au poste de Premier ministre. Il sera remplacé en mai 2005, au lendemain de la victoire du Non au référendum visant à adopter laConstitution européenne.
2004 :Ségolène Royal fait basculer à gauche le conseil régional de Poitou-Charentes dont elle devient présidente en réalisant le meilleur score du PS en France aux régionales cette année-là.
De gueules à cinq châteaux d'or donjonnés de trois pièces en sautoir.
Commentaires : Ce blason est le plus souvent utilisé pour représenter Poitou-Charentes. Bien qu'il n'ait aucune reconnaissance administrative, la légion départementale de gendarmerie utilise ce blason[22]. Ce blason est à l'origine celui de la commune deScorbé-Clairvaux dans la Vienne. À l'image des régions[23], en 2010, laMonnaie de Paris lance des pièces en argent gravées parJoaquin Jimenez. L'emblème de la pièce de Poitou-Charentes s'inspire directement de ce blason en reprenant les « cinq châteaux d'or »[24].
Bien que ce blason soit une référence d'Alphonse de Poitiers et de laCastille,cet emblème semble avoir été incorporé dans la culture populaire. Les châteaux du blason ont été assimilés à la légende deMélusine la bâtisseuse.[réf. nécessaire] De plus, les cinq châteaux peuvent aussi représenter les cinq « pays » de Poitou-Charentes, à savoir : le Poitou, l'Aunis, la Saintonge, l'Angoumois et le Limousin de l'Est charentais et Sud-Est de la Vienne.
La région Poitou-Charentes était formée de quatre départements qui rassemblaient 14arrondissements administratifs dont 3 dans le département de laCharente, 5 dans celui de laCharente-Maritime, 3 dans celui desDeux-Sèvres et trois également dans celui de laVienne. Les quatre départements regroupaient 157 cantons et 1 462 communes.
Sur le plan politique, la région est devenue une terre de gauche.En 2004, Ségolène Royal fait basculer à gauche le conseil régional dont elle devient présidente, réalisant le meilleur score du Parti socialiste en France aux élections régionales cette année-là.
La région administrative, créée en1956, regroupe les quatre départements formés à laRévolution française à partir des anciennes provinces du Poitou, de l'Aunis, de la Saintonge et de l'Angoumois. Seule la première a perdu sa partie occidentale, leBas-Poitou, devenu département de la Vendée (Pays de la Loire). À l'Angoumois a été rattaché leConfolentais limousin, ainsi qu'une partie de la Saintonge, quelques paroisses du Poitou et duPérigord, pour constituer le département de la Charente.
Cet ensemble, sans identité historique ni géographique, a été créé pour combler le vide d'influence entre Tours et Bordeaux. Poitiers a été choisie comme préfecture, non à cause d'une prééminence quelconque (elle comptait alors à peu près autant d'habitants queLa Rochelle), mais parce qu'elle avait une université.
le festival des arts de la rue baptisé « Coup de chauffe », par allusion au processus de distillation de la célèbreeau-de-vie de la ville (en septembre).
Les chefs-lieux des quatre départements de la région sont chacun dotés d'unescène nationale.
Façade de La Coursive.
« La Coursive » àLa Rochelle : ce lieu comporte trois salles, dont la plus grande, baptisée « Le Grand Théâtre », peut accueillir 1 003 spectateurs. La Coursive est installée dans l'ancien Couvent des Carmes, construit en1665, vendu à laRévolution et séparé en deux (une partie devient successivement manufacture de tabac, marché aux poissons et salle des sports et l'autre partie est transformée en entrepôt utilisé par les douanes). En1979, on décide de construire sur l'emplacement du couvent une Maison de la Culture (seuls la façade et le cloître intérieur seront conservés) ; celle-ci deviendra en1990, après une nouvelle phase de travaux, « La Coursive », scène nationale de La Rochelle.
Le « Moulin du Roc » àNiort : scène nationale construite en1986, elle comporte deux salles dont la plus grande peut accueillir 940 spectateurs.
LeThéâtre Auditorium de Poitiers « (TAP) » : inauguré en2008, il comprend un théâtre de 722 places, un auditorium de 1 021 places et un cinéma d'arts et essais.
Lethéâtre d'Angoulême : l'édifice date de1870, son aspect extérieur d'origine est préservé mais l'intérieur a été entièrement requalifié en1997. Il comporte trois salles, dont la plus grande peut accueillir 722 spectateurs.
Amitiés sincères (2013), film de Stéphan Archinard, tourné sur l'île de Ré.
Nous sommes tous des fils de Poitou (2015), film de Téhiva Loudrimeur, tourné àMontmorillon
La cité des fantasques disparus (2015), film de & avec Sébastien Maye, tourné à Montmorillon, Cherveux, Chef-Boutonne, Crazannes, Château de Vaudeleigne et le fort-Foucault à Niort, véritable propriété du luthier et compositeur Niortais Auguste Tolbecque.
Carte schématique de l'implantation des mégalithes enFrance. Les zones de couleur verte et orange marquent les régions de forte implantation de dolmens, menhirs et cromlechs.
Huîtres de Marennes-Oléron, cognac, pineau des Charentes,beurre AOC,mogettes, cagouilles (escargots), agneau, fromage de chèvre, chabichou…, la liste est loin d'être exhaustive et témoigne de l'extraordinaire richesse gastronomique de Poitou-Charentes. Ici, la nature est généreuse et donne en abondance les produits nécessaires à une cuisine saine et authentique. Réputés pour leur saveur, les fleurons du terroir régalent les gourmets et figurent en bonne place sur les tables des plus grands restaurants.
Cognac : s'étend sur la Charente, la Charente-Maritime et les Deux-Sèvres. Il y a six crus : la Grande Champagne, la Petite Champagne, les Borderies, les Fins Bois, les Bons Bois, les Bois Ordinaires et les Bois Communs. Depuis plus de quatre siècles, cette eau-de-vie au bouquet subtil et délicat constitue la principale richesse de la région.
Pineau des Charentes : il n’est pas seulement le fruit de la vigne, mais aussi celui du hasard. Blanc, rouge ou rosé, fait d'un mélange de subtil jus de raisin des Charentes et de Cognac.
Les vins du Haut-Poitou : les cépages du « Haut-Poitou » sont devenus les indispensables compagnons de la cuisine régionale.
Le Chardonnay s'harmonise avec les crustacés et les poissons en sauce. Le Sauvignon accompagne aussi bien les fruits de mer que les fromages de chèvre. Le Gamay, léger et fruité, s'accorde avec les cochonnailles et les potées hivernales alors que le Cabernet se sert avec les viandes et les volailles.
L'Angélique « Signé Poitou-Charentes » : c'est une plante aromatique cultivée traditionnellement dans la région de Niort mais aussi en Charente-Maritime, pour la confiserie et la liquoristerie.
L'angélique se consomme directement ou s'utilise en pâtisserie pour parfumer la galette au beurre. Surnommée « l'herbe des anges » dans les Deux-Sèvres, l'angélique se consommait autrefois pour le goûter accompagnée d'une tartine de pain.
Laliqueur d'angélique est un liquide translucide d'un vert dense contenant 40 % d'alcool en volume, très légèrement sirupeux, composé d'angélique de cognac, de sucre (saccharose) et d'eau distillée. La liqueur d'angélique se consomme glacée en digestif aussi bien pure que sur de la glace pilée. Elle est très utilisée dans la préparation de nombreux cocktails, sorbets et desserts.
Les huîtres de Marennes-Oléron : l’alliance des eaux douces et salées sous un climat ensoleillé fait du bassin de Marennes-Oléron le plus important lieu de production d'huîtres de France et l'unique de France qui pratique la culture en claires.
Les fruits de la pêche : le poisson fait partie de la culture culinaire régionale.
Les céteaux se mangent grillés ou meunières. Les barbarins (petits rougets) cuisent dans du gros sel avant d'être dégustés. La sardine « royan » s'apprécie fraîche ou grillée.
L'agneau de Poitou-Charentes : est issu d'une longue tradition d'élevage pour sa viande dont la qualité et la saveur sont unanimement reconnues. Sa saveur délicate en fait un des plats régionaux parmi les plus appréciés.
Les vaches de race limousine et parthenaise : la parthenaise est une race bovine issue d'une longue tradition d'élevage. Sa viande « haut de gamme » (certifiée Label rouge) aux muscles volumineux, de couleur appétissante, rouge bien vif, est juteuse et savoureuse en bouche.
Autres viandes : le « Porc de la Frairie » certifie aux consommateurs un produit de qualité reconnue. Le lapin reste une production de tradition qui place l'élevage de la région en troisième position.
Les fromages de chèvre : Poitou-Charentes collecte les trois quarts du lait de chèvre français et offre toute une gamme de fromages ronds, en boîte, parmi lesquels le « Bougon », le « Mothais », le « Saint-Loup »… parfois garnis de feuilles de châtaignier.
Le beurre Charentes-Poitou : appellation d'origine contrôlée, fabriqué exclusivement à base de crème de lait pasteurisé. Ce beurre haut de gamme est produit dans les deux Charentes et des trois départements (Vienne, Deux-Sèvres et Vendée) de l'ancienne province du Poitou.
Le melon charentais : le terroir ensoleillé de Poitou-Charentes permet la culture de melons de grande qualité. Poitou-Charentes était la troisième région productrice de France. Aujourd'hui, le melon charentais est mondialement reconnu.
François Ravaillac, né en 1577 à Magnac sur Touvre près d'Angoulême, le célèbre régicide d'Henri IV.
Jean-Louis Guez de Balzac, né et mort àAngoulême (1597-1654), le « restaurateur de la langue française » est surtout connu pour ses recueils de lettres d'une haute valeur littéraire.
François de La Rochefoucauld, né à Paris en 1613, issu de l'illustre famille des La Rochefoucauld dont le château de famille se situe à l'est d'Angoulême, gouverneur du Poitou, il reste surtout célèbre pour son recueil de « Maximes » dont il rédigea une grande partie au château de Verteuil au nord de l'Angoumois sur la Charente, alors qu'il était exilé sur ses terres par le roi.
Françoise d'Aubigné, petite-fille d'Agrippa d'Aubigné, née àNiort en1635, elle fut chargée de l'éducation des enfants deLouis XIV etMadame de Montespan. Elle supplanta bientôt celle-ci auprès du roi, qui fit d'elle la marquise de Maintenon.
Alfred de Vigny (1797-1863), ancien « mousquetaire rouge » à l'aspect souffreteux, météore littéraire lancé parVictor Hugo, le poète passa de longues années « dans sa tour d'ivoire », sur ses terres du Maine-Giraud, près d'Angoulême.
Émile Zola, né en1840, l'auteur deNana passe souvent ses vacances àRoyan, chez son éditeur. Il y tombe amoureux d'une jeune lingère, Jeanne, avec qui (bien que déjà marié) il aura deux enfants.
Pierre Loti, né àRochefort en1850 et enterré à l'île d'Oléron, Julien Viaud (de son vrai nom) est aussi célèbre pour ses romans exotiques que pour ses excentricités. Il a passé sa vie à fuir sa Charente-Maritime natale pour mieux y retourner. Sa maison à Rochefort est devenue un musée.
René Monory, homme politique français, né en1923 et mort en2009 àLoudun, ville dont il fut maire pendant 40 ans (1959-1999). Il est l'un des fondateurs duFuturoscope dePoitiers. Il fut, entre autres, président du Sénat (1992-1998), trois fois Ministre et président du conseil régional.
Jean Bernard, professeur en médecine, membre de l'académie française, décédé en 2006, enterré àAizecq en Charente où il avait sa maison de famille.
Ségolène Royal, née en1953 àDakar : présidente du Conseil régional, femme politique de poids auParti socialiste dont elle fut la candidate à l'élection présidentielle de 2007, où elle a obtenu au second tour 47 % des voix.
L’occitan oulangue d'oc, sous ses formes régionales, lelimousin et lemarchois, qui est parlé dans le tiers oriental du département de laCharente, diteCharente occitane, dont fait partie laCharente limousine, ainsi que dans quelques communes du sud-est de laVienne. La ville d'Angoulême et une grande partie de l'Angoumois se trouvent du côté saintongeais ; la partie orientale de l'Angoumois est occitane.
↑« À ma sœur », surla Cyber-Gazette du pays royannais,no 73,(consulté le)
↑Le poitevin-saintongeais est dans la liste des langues de France, langues d'oïl, depuis début 2010, sur le site de laDélégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), service du Ministère de la Culture,sous le libellé suivant : « poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais] ». Voir site de la DGLFLF :DGLF - Ministère de la Culture
Vincent Demester,La cuisine des premiers migrants duQuébec : Enquête sur la disparition du patrimoine culinaire du Poitou-Charentes, préface de Michel Suire et Pauline Arsenault, collection "Questions alimentaires et gastronomiques", Paris, L'Harmattan, 2014, 250 pages(ISBN978-2-343-03735-6)