Avec plus de 31 000 étudiants, Poitiers est une ville universitaire majeure depuis la création en 1431 de sonuniversité, ayant notamment accueilliRené Descartes,Joachim du Bellay ouFrançois Rabelais. Il s’agit du deuxième pôle universitaire de la région après sa capitaleBordeaux, en lien étroit avec les universités deLimoges etTours, disposant d’antennes universitaires àAngoulême etNiort.
Arrosée par leClain et laBoivre, avec une population de 89 916 habitants en 2023, Poitiers est la commune la plus peuplée de laVienne. Sonagglomération compte 134 397 habitants en 2021 et constitue le cœur d'uneaire d'attraction de 281 789 habitants en 2021. La communauté urbaine duGrand Poitiers compte, quant à elle, 197 277 habitants en 2021.
L’agglomération de Poitiers, localisée à mi-chemin entreParis etBordeaux, accueille sur son territoire leFuturoscope, premier site touristique deNouvelle-Aquitaine et l'un des parcs de loisirs français les plus fréquentés avec2 millions de visiteurs annuels. Implantée autour du parc, latechnopole du Futuroscope compte de grandes administrations ou entreprises publiques (CNED,Canopé…) et privées, d'envergure nationale, des établissements d’enseignement supérieur, ainsi que des laboratoires de recherche de pointe au niveau européen.
Poitiers accueille également sur son territoire des entreprises emblématiques commeDassault ouSaft et compte parmi ses principaux employeurs leCHU de Poitiers, l'université de Poitiers et le siège du Crédit Agricole Touraine-Poitou.
Elle accueille sur son territoire leThéâtre Auditorium de Poitiers, équipement à rayonnement régional, et organise chaque année lePoitiers Film Festival qui met à l'honneur des jeunes talents du monde entier dans le domaine du cinéma, les RencontresMichel Foucault, philosophe mondialement reconnu qui a grandi dans la cité ainsi que laGamers Assembly, sur les jeux vidéos.
Ville de sciences, elle accueille sur son territoire l'Espace Mendes France, centre de culture scientifique et technique marqué par la figure de l'intellectuelEdgar Morin.Camille Guérin, découvreur du vaccin contre la tuberculose, y est né et le paléontologue responsable de la découverte de ToumaïMichel Brunet y a longtemps enseigné.
Poitiers est dotée de plusieurs infrastructures d'envergure nationale dans de nombreuses disciplines sportives, comme l’Aréna Futuroscope. La ville a vu naître le champion de patinage artistiqueBrian Joubert et regroupe un tissu de nombreuses associations sportives.
Les rivières étaient franchies sur des gués entretenus, sur les sites des actuels pont Joubert et pont Saint-Cyprien. En cas de siège, les gués étaient démolis.
Actuellement, la ville de Poitiers s'étend sur le plateau de part et d'autre des vallées, notamment en direction de l'est (campus, CHU, zones commerciales et d'habitation) et du Nord (technopole du Futuroscope). Situé dans la commune de Poitiers, le lieu-dit le Breuil-Mingot constitue encore une agglomération séparée, malgré la création de nouveaux quartiers à l'est de Saint-Éloi.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (73,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (63,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (45,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (23,4 %),terres arables (13,9 %), forêts (7,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,3 %), zones agricoles hétérogènes (3,1 %), prairies (2,4 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Au-delà de la rénovation du quartier de la gare entrepris depuis 2007 (construction d'immeubles de bureaux et d'un pôle multimodal), la municipalité met en œuvre le projetCœur d'Agglo[17]. Ce vaste programme de renouvellement urbain mené parYves Lion, s'étendant de 2010 à 2014, vise à changer le visage du centre-ville, notamment par une importante modification du plan de circulation (été 2010), un grand programme de nettoyage des façades du plateau (à commencer par l'Hôtel de ville lui-même, achevé en), l'augmentation de la surface de voies piétonnes, le réaménagement de laplace du Maréchal-Leclerc (dite « place d'Armes » selon son nom de 1830 à 1948) en 2011, l'aménagement de nouveaux espaces verts (Jardin de Puygarreau à l'arrière de l'hôtel de ville en 2014, baptisé JardinSimone Veil en 2018[18]), et le déploiement d'unbus à haut niveau de service de 2013 à 2018, avec certaines parties ensite propre (dont la construction duviaduc Léon-Blum, remplaçant la passerelle des Rocs détruite en 2012).
La commune fait partie duterritoire à risques importants d'inondation (TRI) de Châtellerault, regroupant17 communes concernées par un risque de débordement de laVienne et duClain. Les événements antérieurs à 2014 les plus significatifs pour la Vienne sont les crues de février 1698 (1 670 m3/s à Châtellerault), de juillet 1792 (1 520 m3/s), de mars 1913 (1 500 m3/s), de décembre 1944 (1 510 m3/s) et de janvier 1962 (1 500 m3/s). Les crues historiques du Clain sont celles de 1873 (330 m3/s à Poitiers) et de décembre 1982 (330 m3/s). Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue detemps de retour de10 ans à30 ans), moyen (temps de retour de100 ans à300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[21],[22]. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1983, 1992, 1993, 1995, 1999, 2010 et 2015[23],[19]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais duplan de prévention des risques (PPR) inondation (PPRI) de la « vallée du Clain », approuvé le, puis par le nouveau PPRI « Vallée du Clain », prescrit le[24].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Poitiers.
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur le territoire de la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[25]. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuellescavités souterraines dans la commune[26]. Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie[27]. 99,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le, en application de laloi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 7],[28].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1993, 1996, 2003, 2005 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999, 2010, 2014 et 2016[19].
Poitiers vient dePictavis, forme ablative dePictavi ouPictons, et qui signifie « chez les Pictons »[réf. nécessaire]. L'ethniquePictavi[29] est attesté dès leIIe siècle, d'abord concurremment à l'antiqueLemonum, puis de façon exclusive auIVe siècle[30]. On trouve ensuitePeitieus (Peitievs), en 1071-1127,Payters, vers 1370,Peyties, en 1425,Peytias, en 1436[31]. Il est formé sur le radical celtiquepict-, qui signifie « rusé »[32]. Pour plus de renseignements sur les noms antérieurs de la ville, voir ci-dessous.
Poitiers a laissé son nom à trois grandes batailles :
la première bataille de Poitiers 507, oubataille de Vouillé est la moins connue. Elle fut remportée parClovisIer surAlaric II roi desWisigoths (au lieu appeléCampus Vogladensis) au nord-ouest de Poitiers, et permit la conquête de toute la zone entre Loire et Pyrénées ;
La ville est la capitale du comté de Poitiers, dont lescomtes, longtemps également titrésducs d'Aquitaine, dirigent une importante principauté regroupant plusieurs comtés et anciens comtés : Poitiers,Limoges,Angoulême,Périgueux,Saintes, etc. formant leduché d'Aquitaine. De 927 à 1216, Poitiers est la capitale du duché d'Aquitaine. Les ducs d'Aquitaine y construisent leur palais et Aliénor d'Aquitaine y réside régulièrement[37],[38].
Lors de la révolte des fils d’Henri II, la ville reste fidèle au roi d’Angleterre, ce qui lui permet d’obtenir une chartecommunale vers 1175[41],[42], sur le modèle des Établissements de Rouen. La charte est confirmée par Aliénor d’Aquitaine en 1199, puis par les rois de France. Aliénor d’Aquitaine fait également des travaux aupalais des comtes-ducs et construire un nouveau marché. Elle meurt à Poitiers en avril 1204, et la ville est prise par Philippe Auguste le[43] de la même année.
En 1360, à la suite dutraité de Brétigny, la ville, comme tout lePoitou, passe aux mains des Anglais. Du 22 au 25 septembre 1361,John Chandos, lieutenant du roiÉdouard III d'Angleterre et connétable d'Aquitaine, chargé d'appliquer le traité dans les provinces cédées à l'Angleterre, prend possession de la ville et de son château. Le maire Jehan Barré lui en remet les clefs. Jean Chandos les lui rend, puis il reçoit les serments de fidélité au roi d'Angleterre des principales personnalités de la ville. Il met en place une nouvelle administration de la province, sous l'autorité de Guillaume de Felynton, chevalier anglais, comme sénéchal du Poitou[44].
Dans les premiers maires ayant été élevés à cette dignité, Guillaume Taveau le fut à plusieurs reprises entre 1388 et 1414. En épousant Sibille de Saint-Martin, il devint baron de Morthemer. Cette famille est l'une des plus anciennes du comté. Cette baronnie a eu un rôle important dans l'histoire du Poitou. Sa descendance a œuvré aux côtés des rois de France jusqu'à la Révolution[45].
Le grand prieuré d’Aquitaine — établi à Poitiers — comprenait la Bretagne, l'Anjou, la Touraine, le Poitou, l’Angoumois et le Saintonge[46]. Il a été créé quelques années après la dévolution des biens de l'ordre du Temple[47] auxHospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[48]. En, legrand maîtreFoulques de Villaret ayant été déposé, le papeJean XXII prend la direction de l'Ordre. À la suite d'une demande de plusieurs dignitaires hospitaliers, il décide le démembrement duPrieuré de France, devenu trop important, et il crée deux autres prieurés, celui d'Aquitaine, et celui deChampagne.
Pendant laguerre de Cent Ans, la ville devient temporairement capitale du royaume de France et accueille le Parlement royal en 1418. C'est également à Poitiers queJeanne d'Arc est examinée en 1429 avant de recevoir le commandement de l'ost royal.
La ville s'assoupit à laRenaissance. De fait, peu de changements ont lieu dans le tissu urbain, à part le percement de la rue de la Tranchée, et la construction de ponts qui remplacent les anciens gués. Quelques hôtels particuliers datent de cette époque : hôtels Jean-Baucé, Fumé, Berthelot, notamment.
L’Ancien Régime est une période où, malgré les antagonismes de classe très marqués, des solidarités temporaires pouvaient se nouer contre l’ennemi commun, souvent la monarchie en la personne des commis chargés de lever les impôts. Ainsi, en 1676, les bouchers, profession fortement organisée, se révoltent contre les commis desaides. Ils sont soutenus par le maire[49]. La Révolution est précédée à Poitiers de quelques moments de remise en cause du pouvoir royal : arrachage des affiches publiant les édits royaux à la fin du règne deLouis XV[50] avec une émeute rassemblant 1 200 personnes en[51].
Copie du Manneken-Pis dans le hall de l'Hôtel de police de Poitiers.
Lors de laSeconde Guerre mondiale, Poitiers a accueilli legouvernement belge en exil du au[53]. Pour remercier la ville de son accueil, une copie duManneken-Pis a été offert en 1950 par la Police belge. Uncamp d'internement situé sur la route de Limoges, initialement établi pour accueillir desréfugiés espagnols, devient une étape sur la route descamps de la mort pour près de 2 000 Juifs et de plus d'une centaine deTziganes. Le, l'aviation américaine bombarde l'axe vallée duClain / quartier de la gare / vallée de la Boivre.480 maisons ou immeubles sont rasés, plus de 2 000 sont largement endommagés. Le nombre de morts est inconnu de manière précise, entre plusieurs dizaines et une centaine[54].
La ville de Poitiers s'étend considérablement depuis les années 1960, avec la création de laZUP des Couronneries et du quartier des Trois-Cités, et la création de grands axes routiers en rocade (avenue John-F.-Kennedy puis avenue du 11-Novembre) et en pénétration (voie André-Malraux), au-delà desquelles se développent dans les années 1970 d'autres quartiers (la Gibauderie, Beaulieu…), puis un nouveau contournement nord-est de la ville (RN147) à la fin des années 1980. L'urbanisation de la ville se poursuit encore vers l'est avec la ZAC de Saint-Éloi pendant les années 1990 et 2000.
Le projet duFuturoscope (bâti sur les communes proches deJaunay-Marigny et deChasseneuil-du-Poitou), construit en 1986-1987 sur une idée deRené Monory, a permis le développement du secteur touristique de l’agglomération et a ouvert la cité à l’ère technologique et touristique. Aujourd’hui, Poitiers se visite en complément du parc, et bénéficie d’une clientèle de plus en plus européenne, notamment anglaise avec l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre l’aéroport de Poitiers-Biard etLondres Stansted.
En écho aux mouvements sociaux de début de 2009, Poitiers voit des manifestations rassembler 20 000 personnes le, et 30 000 le[55]. Le de la même année a lieu une manifestationanticarcérale où près de300 militants de l'ultragauche brisèrent des vitrines et des abribus et taguèrent également sur leBaptistère Saint Jean, l'un des plus anciens monuments chrétiens de France[56].
Palais des ducs d'Aquitaine abritant le palais de justice jusqu'en 2019, puis le palais de justice est transféré dans la nouvelle cité judiciaire créée dans l'ancien lycée des Feuillants.
Selon l'usage et les principaux dictionnaires, legentilé de Poitiers estPoitevins (comme celui des habitants duPoitou)[77],[78],[79]. Les gentilésPictaves ouPictaviens[80], formés auXIXe siècle à partir du nom du peuple celte desPictavii en latin (les Pictons en français) pour distinguer les habitants de Poitiers de ceux du Poitou, sont ignorés par les dictionnaires courants[78] et ne se sont jamais imposés[81].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[82],[Note 8].
En 2023, la commune comptait 89 916 habitants[Note 9], en évolution de +1,84 % par rapport à 2017 (Vienne : +0,46 %,France horsMayotte : +2,36 %).
En 1946, aux 48 546 habitants officiellement recensés s’ajoutent plusieurs milliers de prisonniers de guerre allemands retenus au camp de la Chauvinerie (voir l’articlePoitiers pendant la Seconde Guerre mondiale).
La population de la commune est relativement jeune. En 2020, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 49,5 %, soit un taux supérieur à la moyenne départementale (35,1 %). Le taux de personnes d'un âge supérieur à60 ans (20 %) est inférieur au taux départemental (28,7 %).
En 2020, la commune comptait 41 365 hommes pour 48 668 femmes, soit un taux de 54,06 % de femmes, supérieur à celui départemental (51,78 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Pyramide des âges de la commune en 2020 en pourcentage[I 2]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,7
90 ou +
2
5,2
75-89 ans
7,9
11,2
60-74 ans
12,5
13,9
45-59 ans
14,1
18
30-44 ans
15,3
35,7
15-29 ans
35,3
15,2
0-14 ans
12,9
Pyramide des âges du département de laVienne en 2022 en pourcentage[85]
Poitiers est actuellement la ville la plus étudiante de France (avec plus de 27 000 étudiants), en considérant la proportion d'étudiants à la population totale (environ 22 %). Elle possède deux sites universitaires : le centre-ville et ledomaine universitaire de Poitiers (nommé aussicampus).
L'université de Poitiers[87] est le principal établissement d'enseignement supérieur et de recherche de la ville, avec près de 30 000 étudiants, dont environ 24 000 au sein de l'agglomération. L'université de Poitiers propose une offre de formation large, du bac+2 (DEUST) et bac+8 (doctorat), au sein de sept UFR, six instituts, une école d'ingénieur et un centre d'étude doctoral.
Depuis 2001, la ville de Poitiers accueille lecampus délocalisé « Premier cycle Amérique latine, Espagne et Portugal » de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po Paris). Depuis 2019, le campus est hébergé dans l'ancien collège des Jacobins, rebaptisé collège Aliénor, rue Jean-Jaurès[88].
La congrégation religieuse de l'Union chrétienne de Saint-Chaumond tient un collège et un lycée. Seul le collège est non mixte: l'un en centre-ville est réservé exclusivement aux filles, et l'autre à La Gibauderie est réservé aux garçons. Les élèves y reçoivent un enseignement catholique.
Poitiers accueille 37 unités de recherche de l'université de Poitiers[89], dont 12 en cotutelle avec leCNRS, 3 en cotuelle avec l'INSERM, 2 en cotuelle avec l'ISAE-ENSMA.Ces 37 unités de recherches sont fédérées au sein de cinq Instituts Fédératifs de Recherche.
Les rencontres cinématographiques Henri-Langlois, rebaptisées Poitiers Film Festival, festival du film et du court-métrage.
LaGamers Assembly, plus importante manifestation française de jeux vidéo, regroupant des équipes venant de toute l'Europe. En 2019, 2 500 joueurs et 25 000 visiteurs ont participé à la19e édition de la gamers assembly.
Les Expressifs : le festival annuel du spectacle de rue.
Trouver Sonnette à son Pied : le festival en appartements et autres lieux insolites.
La Semaine estudiantine, organisée au printemps par lesBitards.
Les Rencontres Gourmandes du Poitou, manifestation organisée par la Confrérie de laGrand'Goule.
Make Art : festival consacré aux mondes du logiciel libre et des arts numériques.
BRUISME : festival consacré aux musiques improvisées et expérimentales, organisé par l'association Jazz à Poitiers.
Le festival Filmer le Travail : festival cinématographique et photographique autour de l'image dans le monde du travail.
Le festival Raison d'agir : festival qui vise à croiser les expériences individuelles et collectives avec les savoirs issus des sciences sociales.
Le Poitou Bière Festival : festival des passionnés de la bière artisanale et locale en Poitou.
Traversées : un événement artistique et culturel qui s'articule autour du Palais des Ducs d'Aquitaine et d'une quinzaine d'autres sites patrimoniaux de Poitiers. La première édition a lieu du 12 octobre 2019 au 19 janvier 2020. Traversées serait amené à être une biennale d'art contemporain (et donc à revenir tous les deux ans). Pour cette première, c'est l’artiste sud-coréenne Kimsooja qui est le fil conducteur de l’événement, entourée d'une vingtaine d'autres artistes d'art contemporain.
LeStade poitevin est le club omnisports de la ville, fondé en 1900. Il englobe notamment une équipe derugby évoluant en Fédérale 3, une équipe defootball américain qui évolue en championnat national D3 depuis la saison 2014-2015, une fameuseéquipe de volley-ball évoluant au plus haut niveau national enLigue A (remportée à deux reprises) ou encore une équipe de football, leStade Poitevin Football Club fondé en 1921. Cette dernière évolue aujourd'hui enNational 2. Son principal fait d'armes est un quart de finale de laCoupe de la Ligue joué en 1997-1998 à Bordeaux (perdu 4-3) si l'on prend en compte l'historique du Stade Poitevin PEPP. Le club compte à son actif 3 titres de champion du Centre-Ouest en division d'honneur et 6 Coupes du Centre-Ouest.
LePoitiers Basket 86 est le club de basket de la ville, qui évolue actuellement en Pro B. Il a connu la Pro A de 2009 à 2013 après avoir été champion de Pro B en 2009 (en battant son grand rivalLimoges CSP en finale). Le club créé en 2004 (issu d'une fusion entre le Stade Poitevin et le CEP) a notamment révélé le joueur françaisEvan Fournier qui évoluait anciennement enNBA.
LePoitiers Étudiants Club, club omnisports poitevin lié à la population étudiante de la ville, dispose d'une section handball aujourd'hui sous le nom deGrand Poitiers Handball 86, avec une équipe masculine et féminine évoluant respectivement enNationale 1 pour les garçons et en Nationale 3 pour les filles.
L'athlétisme est représenté par l'Entente Poitiers Athlétisme 86 et la section athlétisme du Poitiers Étudiants Club. Elles évoluent austade Paul-Rébeilleau.
LePoitiers TTACC 86 est le principal club de tennis de table de la ville. Fruit de la fusion en 2007 entre l'ASPTT Poitiers, le CEP Poitiers et le CCL Fontaine-le-Comte, le club monte pour la première fois de sa très jeune histoire enChampionnat de Pro B, en 2011, grâce à son équipe féminine. Lors de la saison 2024-2025, l'équipe évolue enPro A
Le golf de Poitiers-Châlons est situé au nord ducampus, dans la commune. Il est entretenu par l'université de Poitiers, fait unique sur le continent européen. Des extérieurs peuvent y jouer mais il est principalement réservé aux étudiants.
La Nouvelle République du Centre-Ouest : La Nouvelle République est un quotidien issu de la Résistance dont le premier numéro paraît le samedi avec un tirage de 33 000 exemplaires. Il est diffusé sur cinq départements du centre-ouest, dont la Vienne. Le siège du groupe La Nouvelle République est situé àTours.
France 3 Poitou-Charentes est la seule chaîne locale depuis la disparition deVillages tv en 2011. On peut la capter à Poitiers grâce au siteTDF situé près de l'Hôpital des Champs. La chaîne régionale publique est situé au 35 rueLéopold Sédar Senghor, près de l'aéroport, depuis son déménagement de son site historique des Couronneries.
Poitiers dispose de plusieurs radios locales, dont quatre associatives (catégorie A), deux commerciales (catégorie B), une nationale avec décrochages locaux (Catégorie C) et une publique :
Forum (91.7 FM) est une radio régionale émettant depuisOrléans. Elle appartient auGroupe 1981 qui détient plusieurs autres radios locales ;
Chérie FM Poitiers (93.3 FM) est la déclinaison locale de la radio nationaleChérie FM à destination des poitevins. C'est la seule radio dans ce cas-là sur Poitiers. Sa programmation musicale vise un public essentiellement féminin ;
RCF Poitou (94.7 FM) est la radio locale de la communauté chrétienne duPoitou. Elle s'appelait « RCF Accords » mais proposait un autre programme plus local que sa consœur d'Angoulême ;
Radio Pulsar (95.9 FM) est la radio étudiante de Poitiers. Elle est basée à l'Université de Poitiers depuis que le lycée des Feuillants est fermé (2010) ;
La ville de Poitiers, aujourd'hui encore surnommée la « ville aux cent clochers », compte de nombreuses églises. Reconnue internationalement pour son architecture de l'époque romane, la ville de Poitiers est l'écrin de nombreux édifices religieux d'envergure comme l'église Notre-Dame-la-Grande ou l'église Saint-Hilaire.
ÉgliseSaint-Michel-Saint-Georges, très ancienne paroisse fondée contre le mur d’enceinte du Bas Empire, reconstruite auMoyen Âge. Subsiste un mur pignon visible depuis Grand'rue.
Palais de justice de Poitiers et ancien lycée des Feuillants, inscrit partiellement au titre des monuments historiques fut construit entre 1858 et 1864 par le révérend père Tournesac, architecte de formation (également auteur du Gésù et de la chapelle des Sœurs de la Providence). En 2016, le site est rénové pour accueillir la nouvelle cité judiciaire dès 2019.
Chapelle de l'abbaye des filles de Notre-Dame, rue de la Trinité (années 1840), aujourd'hui amphithéâtre Venance-Fortunat de la maison diocésaine.
Église Sainte-Thérèse-Sainte-Jeanne-d'Arc, rue de l'Aviation (1867) ancienne chapelle du lycée Victor-Hugo, démontée et reconstruite dans le quartier des Rocs dans les années 1930, aujourd'hui paroisse.
Ancien échevinage, rue Paul Guillon (1429), à l'origine chapelle et bibliothèque de l'Université, aujourd'hui siège de laSociété des antiquaires de l'Ouest.
Ancienne chambre de commerce, (1935) façade d'inspiration classique avec un bas relief parRaymond Couvègnes et une peinture de coupole représentant l'industrie et le commerce colonial.
Immeuble du Jet d'Eau[104], (1932) place Leclerc, par André Ursault, imposante façadenéo-classique abritant autrefois un café.
Maison Rat, rue Alsace-Lorraine (1935) par Lucien et Maurice Martineau. La façade ondoyante présente une tête sculptée.
Lycée Victor-Hugo (1922-1935) par les frères Martineau, rue Victor-Hugo.
Banques autour de la place du Maréchal-Leclerc et rue du Marché, par les frères Martineau etHenri Jamard.
Ancien sanatorium (années 1930), Marcel Boudoin architecte, devenuCROUS. Bâtimentrationaliste avec des balcons rappelant lestyle « paquebot ».
Le plus célèbre est leparc de Blossac siège d'un petit parc animalier. La communauté d'agglomération de Poitiers mène un effort d'extension des espaces verts, notamment le long des vallées duClain et de ses affluents. Ces terrains autrefois construits sont souvent en zone inondable. Ces nouveaux espaces verts s'ajoutent aux squares et jardins publics plus anciens.
Poitiers compte trois musées dont deux réunis en une seule administration.Yves Bourel, conservateur et ancien directeur du musée de l’Hôtel Sandelin[108] àSaint-Omer, a dirigé le début de la restructuration des musées de Poitiers et du lancement du projet pôle muséal de la ville de Poitiers. Il quitte la direction des musées en. Par ordre de taille, ce sont :
C'est le plus grand musée de la ville. Construit en 1974 sur les plans de l'architecte poitevinJean Monge, le musée Sainte-Croix se dresse à la place de l'ancienneabbaye Sainte-Croix. C'est une vaste structure de béton et de verre, dans le plus pur style des années 1970. Il accueille en exposition permanente les époques de lapréhistoire à l'art contemporain, en passant par la période médiévale et lesBeaux-Arts. Il possède notamment plusieurs sculptures majeures deCamille Claudel.
C'est un ancien hôtel particulier situé en plein centre-ville, entre la préfecture et l'hôtel de ville. Le musée couvre les périodes inexplorées par le musée Sainte-Croix, duXVIe au XVIIIe siècle.
Éloignée des frontières, située à un nœud de communications et à proximité d’unchamp de tir, la ville de Poitiers a accueilli de nombreuses unités militaires en garnison.
D'argent au lion degueules, à la bordure de sable besantée d'or ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or[109]
Devise / Cri
'Sainte, Saine et Savante, en référence à l'importance de ses églises, monastères, hôpitaux et àson université.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Armoiries deRichard de Cornouailles, prétendant Plantagenêt au comté de Poitiers.Logotype de 2010 à 2021.
Les sceaux des anciens comtes héréditaires du Poitou ne nous présentent pas d'armoiries visibles. Les armes au lion rampant sont portées par Richard Cœur-de-Lion et Othon IV, comtes de Poitiers[110]. C’est le dernier prétendant Plantagenêt au comté de Poitiers,Richard de Cornouailles, frère du roiHenri III (roi d'Angleterre), qui nous fait connaître les couleurs de ces armes et qui vulgarise leur usage[111]. Richard portait :d'argent au lion de gueules couronné d'or à la bordure de sable besantée d'or. Ces armes entrent dans plusieurs grandes maisons, qui ont la charge honorifique de lever la bannière du Poitou, comme les Mauléon ou les Châtellerault. Ceux-ci regroupaient la milice municipale de Poitiers derrière la bannière du Poitou, portant ces armes.
Les armes au lion rouge ont servi de base aux armes héraldiques d’officiers royaux de la province (maréchaux et sénéchaux du Poitou) et de villes :Châtellerault,Mauléon et Poitiers[112], capitale du Poitou. Cette dernière ville a même conservé la version besantée du prince de Cornouailles, avec un chef aux lys d'or des rois de France, mêlant ainsi les armes des deux ennemis capétiens et Plantagenêt sur son blason.
Il existe encore de très nombreuses représentations de ces armes en vitraux ou sculptées à Poitiers[113].
Le chef deFrance (d'azur à trois fleurs de lys d'or) surcharge la partie haute de la bordure et ses trois besants depuis que la ville fut rattachée au royaume de France. Elle le conserva sous domination anglaise. Le blasonnement actuel sous-entend une bordure chargées de 8 besants (valeur défaut pour le besanté). Cependant, les représentations les plus fréquentes présentent 9 besants visibles, ce qui, avec les trois cachées par le chef brochant, conforte la thèse de 12 besants deVictor Adolphe Malte-Brun[114].
Le logo de la ville de 2010 à 2021 reprenait les couleurs des armoiries. La communauté d'agglomération duGrand Poitiers et l'office de tourisme de Poitiers utilisaient une déclinaison de ce logo avec des couleurs différentes.
Fin décembre 2021, la ville se dote d'un nouveau logo[115],[116].
↑VoirGlossaire de géologie#BBioclastique : dans une roche, tout élément fossile, entier ou plus souvent en fragment, d'origine animale ou végétale.
↑Trichite : Cristal capillaire ; A kind of crystallite resembling a bunch of hairs, common in obsidian.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Poitiers comprend une ville-centre et sept communes de banlieue.
↑Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(ISSN1278-3366,DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑Xavier Delamarre,Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, 2003,p. 198.
↑Robert Favreau (Sous la direction de),histoire de Poitiers, Toulouse, Privat, collection Univers de la France et des pays francophones,, 434 p.(ISBN2-7089-8208-7),p. 22
↑Procès-verbal de délivrance à Jean Chandos, commissaire du roi d’Angleterre, des places françaises abandonnées par le Traité de Brétigny, d’après le manuscrit du Musée Britannique - A. Bardonnet - Niort - 1867Histoire passion.
↑Grégory Vouhé, « Madame de Montespan de monastères en couvents »,L’Actualité Nouvelle-Aquitaine n° 121, été 2018.
↑Grégory Vouhé, « L’église Saint-Paul de Madeleine Ursault »,L’Actualité Nouvelle-Aquitaine n° 140, été-automne 2025, publie le projet inédit de l'architecte dessiné dans l'atelier Gromort-Arretche.
↑Grégory Vouhé, « Le véritable modèle de l'hôtel Berthelot »,L’Actualité Poitou-Charentes n° 108, printemps 2015.
↑Grégory Vouhé, « L’hôtel de ville de Gaétan Guérinot »,L’Actualité Nouvelle-Aquitaine n° 140, été-automne 2025.
↑Grégory Vouhé, « La place d'Armes rénovée »,L’Actualité Poitou-Charentes n° 95, janvier-mars 2012.
↑« Les armoiries des comtes de Poitiers », inRevue française d'héraldique et de sigillographie,8e année, 1952,p. 3 ss.
↑En effet ce dernier, dansla France illustrée, tome V (1884), blasonne ainsi :D'argent, au lion degueules, à la bordure de sable, chargée de 12 besants d'or, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or. (alias :D'or, au lion grimpant de sable, à la bordure du même, chargée de 12 besants d'or, au chef d'azur, semé de fleurs de lys d'or).
Hubert Le Roux,Poitiers pas à pas : Son histoire à travers ses rues, ses places, ses monuments, ses hommes célèbres, Le Coteau, Horvath,(ISBN2-7171-0523-9).
Hubert Le Roux,Poitiers de A à Z : Dictionnaire de Poitiers, ville d'art et d'histoire (rues, lieux-dits, cités, monuments, curiosités, services publics…), Poitiers,.