Pise est située sur les rives de l'Arno et sur lavia Aurelia, à environ10 kilomètres à l'est des côtes de lamer de Ligurie, qui baigne le territoire communal.Florence se trouve à 60 km à l'est.
Les origines de Pise sont mal connues. La cité était située à la confluence de l'Arno et de l'Auser (maintenant disparu). On a proposé que la ville ait été fondée par lesPélasges, lesGrecs, lesÉtrusques ou lesLigures. Néanmoins, des vestiges archéologiques, datant duVe siècle av. J.-C. attestent la présence d'une ville le long de la mer ligure, qui faisait du commerce avec lesGaulois et lesGrecs. Unenécropole étrusque a été découverte durant les fouilles de l'Arena Garibaldi(it) en 1991.
Les auteurs de la Rome antique parlent aussi de Pise comme étant une ancienne cité.Servius a écrit que la ville aurait été fondée auXIIIe siècle av. J.-C., parPelops, le roi des Pisans.Strabon attribuait la fondation de Pise au hérosNestor, roi de Pylos, à la suite de la chute deTroie. Quant àVirgile, dans sonÉnéide, il écrit que Pise était déjà, à l'époque, un centre important.
Le rôle maritime de Pise doit avoir été considérable, puisque les autorités de l'antiquité attribuaient à Pise l'invention deséperons. La ville devait bénéficier de l'absence de port sur la côte ligure, entreGênes, alors une bourgade, etOstie, le port deRome. Pise servait de base navale, d'où partaient les flottes qui devaient combattre lesLigures, lesGaulois ou lesCarthaginois.
En -193 environ 40 000 pirates attaquent et pillent la ville[1].
En 180 av. J.-C., Pise se voit attribuer le statut decolonie de droit romain, sous le nom dePortus Pisanus. En 89 av. J.-C., on lui attribue le statut demunicipe. L'empereurAuguste fortifia la colonie et en fit un port important, sous le nom deColonia Iulia obsequens. À partir de 313, la présence d'un évêque à Pise est attestée.
Durant les derniers siècles de l'Empire romain, Pise ne connaît pas le déclin des autres villes d'Italie, grâce à sa position le long de cours d'eau et à ses possibilités défensives. AuVIIe siècle, Pise aide le papeGrégoire Ier en lui fournissant de nombreux vaisseaux dans sa lutte contre lesByzantins deRavenne. Pise est le seul centre Byzantin de Ravenne à rentrer sans combats dans le gironlombard, par une assimilation avec la région environnante où les Pisans sont portés par leurs intérêts commerciaux. Pise commence alors son ascension vers la place de premier port du nord de lamer Tyrrhénienne, en concentrant le commerce entre laToscane et laCorse, laSardaigne et les côtes de l'Espagne et du sud de la France.
À la suite de la victoire deCharlemagne sur lesLombards, sous le commandement deDidier en 774, Pise entre dans une courte crise. Elle devient, sur le plan politique, une partie duduché de Lucques. En 930, Pise devient le centre du comté, ce qu'elle reste jusqu'à l'arrivée d'Otton Ier, au sein de la marche deTuscie. Si Lucques en est la capitale, Pise en est la plus importante ville, comme en témoigne, au milieu duXe siècle,Liutprand de Crémone, évêque deCrémone, qui appelle PiseTusciae provinciae caput (capitale de la province de Tuscie). D'ailleurs, un siècle plus tard, on appelle le marquis de Tuscie, « marquis de Pise ».
La puissance maritime de Pise s'accroît et atteint son apogée auXIe siècle, période dont date la réputation d'être l'une des quatrerépubliques maritimes d'Italie.À la même époque, Pise devient un centre commercial primordial et contrôle une grande partie de la marine marchande et de guerre de la Méditerranée. Ceci lui permet de s'étendre et de piller en 1005Reggio de Calabre. Elle lutte aussi continuellement contre les piratessarrasins, qui ont leurs bases enCorse et enSardaigne. En 1017, avec l'aide de Gênes, la cité capture la Sardaigne, ce qui lui donne le contrôle de lamer Tyrrhénienne, d'autant plus que les Pisans chassent rapidement les Génois de Sardaigne (ce qui devait faire naître la rivalité des deux républiques). Entre 1030 et 1035, Pise défait successivement de nombreuses villes siciliennes et conquiertCarthage (puisMahdia en 1088). En 1051-1052, l'amiral Jacopo Ciurini envahit la Corse, accentuant la rivalité avec Gênes. En 1063 a lieu le sac dePalerme, sous la direction de l'amiral Giovanni Orlando et du roi normand de Sicile,Roger Ier[2]. C'est ce pillage de la ville sarrasine qui permet le début de la construction de la cathédrale et les autres monuments du fameuxchamp des miracles (Campo dei Miracoli) qui deviendra ensuite laPiazza del Duomo.
En 1060, Pise batGênes et consolide ainsi sa suprématie en Méditerranée.
Cette expansion en Méditerranée permet à Pise de rayonner diplomatiquement et de se voir reconnaître l'autonomie politique. En effet, en 1077, le papeGrégoire VII reconnaît les « Lois et coutumes de la mer » créées par les Pisans. Plus important encore, l'empereurHenri IV avalise l'indépendance politique de la ville en l'autorisant en 1081 à nommer ses propres consuls et un conseil des anciens, puisque, de toute façon, le marquis avait perdu toute prérogative politique. En 1092, le papeUrbain II reconnaît à Pise la suprématie sur laCorse et laSardaigne et promeut la ville au rang d'archevêché.
La puissance maritime de Pise est alors telle que les souverains d'Europe font appel à elle. Il s'agit, en 1092 du roi de CastilleAlphonse VI, qui voulait chasser leCid du royaume de Valence. De même, Pise participe à la première croisade en fournissant plus de120 navires, chiffre gigantesque pour l'époque. Avant d'arriver àJérusalem, les Pisans, sous la conduite de leur archevêqueDaimbert, ne manquent d'ailleurs pas l'occasion de piller des îles byzantines.
Du fait de sa puissance économique et navale, Pise est sollicitée en 1113 quand le papePascal III décide de mener une expédition contre lesMaures desîles Baléares. D'autres troupes, comme celles du comte deBarcelone ou celles venant deProvence et d'Italie (à l'exception de Gênes) leur sont alliées. Cette attaque aboutit à la capture du roi et de la reine deMajorque, qui sont capturés et emmenés en Toscane. Même si lesAlmoravides reconquièrent l'île peu après, le butin réalisé par les Pisans à cette occasion leur facilite la réalisation de leur programme monumental, à savoir, leCampo dei Miracoli. Pise s'affirme comme une force majeure de la Méditerranée occidentale.
Dans les années qui suivent, la puissante flotte pisane parvient à chasser lesSarrasins après des combats acharnés. Malgré la dureté des combats, ce succès de Pise en Espagne accentue la rivalité de la cité avec Gênes. Ceci se double d'une rivalité commerciale, puisque le grand commerce de Pise, avec leLanguedoc, laProvence,Savone,Fréjus etMontpellier gène les intérêts commerciaux de sa rivale dans des villes commeHyères,Fos,Antibes etMarseille. La guerre éclate en 1119 quand les Génois attaquent des galères de retour à Pise et dure jusqu'à 1133. Le combat est à la fois naval et terrestre mais prend plus la forme de raids et de piraterie que d'une bataille rangée.Innocent II résout la crise en délimitant les sphères d'influence respectives de Gênes et de Pise, ce qui permet à Pise d'aiderInnocent II dans son conflit contre le roi de SicileRoger II.
Dans les années qui suivent, Pise est l'un des piliers du partigibelin, pour la plus grande joie deFrédéric Ier, qui accorde ainsi deux actes importants, l'un en 1162 et l'autre en 1165. Ceux-ci garantissent qu'en dehors du contrôle ducontado pisan, la cité a le privilège de commercer librement avec l'empire entier et qu'elle acquiert la côte deCivitavecchia àPortovenere, la moitié dePalerme,Messine,Salerne etNaples,Gaète, Mazzarri et Trapani ainsi qu'une rue dans toutes les villes duroyaume de Sicile. Certains de ces privilèges sont plus tard confirmés parHenri VI,Otton IV etFrédéric II. Ceci marque l'apogée de Pise mais entraine aussi des ressentiments de la part des cités voisines, qui se voient interdire toute velléité à une expansion maritime (notammentLucques, Massa,Volterra etFlorence) mais aussi de la part de Gênes. La rivalité avec Lucques concernait aussi le château de Montignoso et le contrôle de lavia Francigena, principale route commerciale entre la France etRome.
Gênes avait acquis une position dominante sur les marchés du sud de la France. La guerre entre Pise et Gênes commença certainement en 1165 sur leRhône quand l'attaque d'un convoi pisan (peut-être destiné à laProvence, alliée de Pise) par les Génois et le comte deToulouse leur allié, échoua. La guerre se prolongea jusqu'en 1175 sans victoire décisive. Le conflit portait aussi sur laSicile où les deux cités avaient des privilèges garantis parHenri VI. En 1192, Pise conquiertMessine, mais Gênes s'empare deSyracuse en 1204. Les comptoirs de Pise en Sicile lui furent alors retirés parInnocent III, qui avait pourtant levé l'excommunication prononcé parCélestin III. En effet, le pape était entré dans laligue guelfe de Toscane, dirigée parFlorence. Il signa aussi un pacte avec Gênes, qui devait mettre à mal la présence de Pise en Italie du Sud.
Pour contrer la prééminence génoise dans le sud de lamer Tyrrhénienne, Pise renforce ses relations commerciales avec ses alliés traditionnels en Espagne et en France (Marseille,Narbonne,Barcelone, etc.) et s'immisce dans les affaires dans lamer Adriatique, chasse gardée deVenise. En 1180, les deux cités avaient conclu un pacte de non-agression, mais la mort deManuelIer Comnène àConstantinople changea la donne. Pise mena alors des attaques contre les convois vénitiens et signa des pactes d'alliance avecAncône,Pula,Zadar,Split etBrindisi. En 1195, une flotte pisane défend Pola contreVenise mais la sérénissime reconquit rapidement la ville rebelle.
Un an après, les deux cités signent un traité de paix avec des conditions favorables pour Pise. Mais en 1199, celui-ci est rompu à l'initiative des Pisans, qui instaurèrent un blocus devant le port deBrindisi enPouilles.Venise remporta la victoire et imposa à Pise un traité où elle renonçait à toutes ses ambitions expansionnistes dans l'Adriatique, malgré les comptoirs qu'elle avait établis dans la zone. À partir de ce moment, les deux cités furent alliées contre la montée en puissance deGênes et collaborèrent parfois pour augmenter les bénéfices commerciaux réalisés àConstantinople.
En 1209 et 1217 se tiennent deux conseils àLerici pour mettre fin à la rivalité avec Gênes, qui débouchent sur la signature d'un traité de paix pour vingt ans. Mais l'hostilité de Gênes envers Pise est ravivée en 1220 quand l'empereurFrédéric II confirme la suprématie de Pise sur la côte tyrrhénienne (depuisCivitavecchia jusqu'àPortovenere). Cette initiative impériale renforce aussi la méfiance des Toscans envers Pise. Dans les années suivantes, Pise combatLucques àGarfagnana et est battue par les Florentins àCastel del Bosco deMontopoli in Val d'Arno.
De même, la position gibeline de la ville, dans un contexte d'affrontement entre le pape et l'empereur, amène le pape à tenter de priver Pise de ses possessions du Nord de laSardaigne. Plus généralement, Pise se trouve prise dans ce conflit. C'est le cas lorsqu'en 1238Grégoire IX organise une alliance entreGênes etVenise contre l'empire, et donc contre Pise. Une étape importante du combat a lieu en 1241, lorsqu'une flotte pisane et sicilienne, dirigée par le fils de l'empereur,Enzio attaque un convoi génois transportant des prélats de France et du nord de l'Italie en direction deRome où le pape devait tenir un concile anti-Empire. Le coup de main se passe en face de l'ile de Giglio, en face de laToscane et permet de prendre25 navires génois, des milliers de marins, deux cardinaux et un évêque. Ceci empêche la réunion du concile mais entraine l'excommunication de Pise (mesure levée en 1257). Pise en profite pour tenter de prendreAléria enCorse et pour mettre le siège devant Gênes elle-même en 1243, sans succès. Larépublique de Gênes s'en remet vite et reprendLerici, perdue quelques années plus tôt, en 1256.
L'apogée de Pise se marque par l'évolution démographique de la ville. Pise compte en 1228 (date pour laquelle l'on dispose d'une liste de Pisans jurant un traité de paix) environ 15 000 habitants. Labataille de la Meloria en 1284 permet aux troupes de la république de Gênes de faire prisonniers 9 000 pisans. Ce chiffre permet d'estimer la population de la ville à cette époque à environ 40 000 personnes. Cette bataille perdue marque le coup d'arrêt de l'expansion démographique pisane.
Pise tire au Moyen Âge l'essentiel de ses ressources du commerce maritime. La ville contrôle également les mines de fer et d'argent de l'île d'Elbe et deSardaigne. De ce fait, Pise parvient à se constituer très tôt une importante flotte de guerre. Mais leXIIIe siècle constitue un changement majeur dans les sources de financement de la commune. Le commerce maritime décroît au profit deVenise et deGênes. Se développe néanmoins une industrie textile, mais elle ne parviendra jamais à concurrencer celle deFlorence. Cette phase de déclin économique marque également un déclin politique et culturel. Les grands édifices de Pise datent desXIe siècle etXIIe siècle.
La naissance duPopolo à Pise est tardive. En effet, les secteurs que l'on pourrait qualifier d'industriels, comme le textile, n'y apparaissent que tardivement. D'autre part, le commerce maritime favorise le maintien au pouvoir de l'aristocratie (il faut des fonds importants pour armer un navire). C'est donc seulement en 1222 que le Popolo apparait pour la première fois dans les sources pisanes. En 1237 sont mentionnés les statuts du Popolo et des Anciens. Enfin, c'est pour l'année 1248 qu'est attesté la présence d'uncapitaine du peuple à la tête de la commune, à côté dupodestat. Il dirige la ville aussi bien sur le plan civil que sur le plan militaire.
Mais ceci ne met pas un terme à la rivalité entre les deux familles dominantes, lesDella Gherardesca et lesVisconti. En 1237, l’archevêque et l'empereurFrédéric II tentent de les réconcilier sans succès.
Quand en 1494Charles VIII envahit l'Italie pour prendreNaples, Pise en profite pour réclamer son indépendance en tant que seconde république de Pise, dans un premier temps sous la protection d'un gouverneur de la citadelle nommé par le roi de France,Robert de Balsac. Le roi de France ne pouvant assurer seul la protection de la ville, les Pisans sollicitent successivement les Vénitiens et les Sforza. Cette nouvelle indépendance ne dure pas longtemps, puisque après quinze années de guerre et de sièges, Pise est reconquise le par Florence[5]. Elle perd son rôle de port principal de laToscane au profit deLivourne, cité où se réfugient nombre deJuifs d'Espagne. Pise demeure un centre culturel grâce à sonuniversité créée en 1343, mais son déclin reste flagrant comme le montre la démographie : le nombre de ses habitants est resté pratiquement constant depuis le Moyen Âge.
Pise est le lieu de naissance deGalilée. La ville abrite toujours un évêché. Elle est devenue un centre industriel et un nœud ferroviaire important. Elle a souffert de destructions pendant laSeconde Guerre mondiale.
1052 : une flotte pisane commandée par l'amiralJacopo Ciurini et dirigée contre la menace sarrasine pesant sur la Sardaigne aborde la côte corse àSaint-Florent. Prenant acte de la soumission de l'île et après avoir planté leurs étendards, les Pisans reprennent la mer vers laSardaigne, en emportant les reliques desainte Réparate.
1063 : début de la construction de lacathédrale de Pise grâce au butin tiré du sac de Palerme la même année, d'où l'inscription sur la façade de la cathédrale qui indique la source de financement.
1077 : le pape confie l'administration de laCorse à Pise.
1284 : la flotte génoise défait Pise, à labataille de la Meloria, et devient dominante dans laMéditerranée. C'est la fin de l'âge d'or pisan. À cet égard, Pise est en avance par rapport aux autres villes d'Italie centrale : elle connait un apogée plus précoce.
LaPiazza del Duomo (surnom de la cathédrale), est une vaste esplanade, recouverte de pelouses et bordée sur un flanc par des murs médiévaux, qui forme le cœur religieux et monumental de la ville. Elle a été classée aupatrimoine mondial de l’UNESCO en 1987. Le surnom dePiazza dei Miracoli (place des miracles) lui vient d'un poème deGabriele D'Annunzio.
LaTour penchée est en fait lecampanile de la cathédrale. Haute de 58 m, elle est composée de huit étages soutenus par des colonnes aveugles en marbre de Carrare. La tour penche depuis les premières années de sa construction, débutée en 1173, en raison d’un affaissement du sol. Elle a été sécurisée par des travaux entre 1990 et 2001. Elle est ouverte à nouveau au public.
LeCamposanto est le cimetière monumental. Il se compose comme un vastecloître étiré en longueur avec des fenêtres gothiques à quatre baies. Commencé en 1277, il ne fut achevé que deux siècles plus tard. Le centre contient de laTerre sainte ramenée par lescroisés. Les nombreusesfresques qui le décoraient ont été endommagées pendant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Certaines ont été sauvées et restaurées : leTriomphe de la Mort et leurs dessins préparatoires, détachés, sont exposés dans lemuseo delle sinopie situé en face.
L'église Santa Maria della spina : une toute petite église gothique extrêmement décorée qui fut construite entre 1323 et 1370, pour accueillir une épine de la couronne du Christ. Bâtie sur les rives de l’Arno, elle fut démontée et remontée pierre par pierre à un niveau plus élevé au-dessus du fleuve.
Lepalazzo della Carovana : construit par Vasari entre 1562 et 1567, à l'emplacement d'un palais médiéval. Sa façade incurvée est remarquable pour sa décoration engraffiti. C'est aujourd'hui le siège de laScuola Normale Superiore.
LaPiazza dei Cavalieri (La Place des Cavaliers) était le cœur politique de Pise au Moyen Âge. Elle a été profondément remaniée sous l'impulsion deCosmeIer de Médicis, qui a chargé son célèbre architecteVasari de construire des édifices pour accueillir l'ordre des Chevaliers de Saint-Étienne (cavalieri di Santo Stefano). Elle accueille lepalazzo della Carovana, lepalazzo dell'Orologio, l'église Santo Stefano ou encore lecollegio Puteano.
Selon la légende c'est au sommet de la tour de Pise queGalilée aurait testé sa loi de la chute des corps et c'est en regardant les chandeliers de la cathédrale qu'il aurait eu ses premières intuitions sur la dynamique, à l'âge de 19 ans, mais son expérience fut tout autre pour sa loi sur la chute des corps (technique du pan incliné).