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| Formation | Faculté de droit de Toulouse(d) |
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Pierre Trouillé, né le àVic-en-Bigorre (Hautes-Pyrénées) et mort le àBayonne (Pyrénées-Atlantiques)[1], est un haut fonctionnaire français,préfet de la Corrèze durant laSeconde Guerre mondiale.
Licencié en droit[2], Pierre Trouillé estsous-préfet àBrest durant l'occupation. Il fait paraître, le, un avis d'évacuation obligatoire des « non-indispensables ». À partir de cette date, les écoles sont fermées et on procède à l'évacuation d'environ 10 000 personnes. La population brestoise est estimée à 77 600 habitants[3].
Le, il est nommépréfet de la Corrèze[4] et arrive àTulle le. Il succède àBernard Lecornu qui vient d'être révoqué par lerégime de Vichy.
En août 1944, la garnison allemande deBrive est sous les ordres du lieutenant-colonel Heinrich Böhmer, qui commande également la garnison de Tulle. Des pourparlers s’engagent par l’entremise du sous-préfet de Brive de l’époque, Pierre Chaussade. l’accord est trouvé sur les principes la convention de reddition prévoit la capitulation des garnisons commandées par le lieutenant-colonel allemand : Tulle et Brive. Le 15 août 1944 à 21 heures, la convention générale est signée au château de la Grande Borie, àMalemort.
À la Libération du département de la Corrèze, le. Le 19 août 1944 panique à Tulle. LaBrigade Jesser descend par laRoute nationale 89 (France) et s’approche de la ville. Le préfet Pierre Trouillé prévient les résistants et la population dans la matinée afin de faire évacuer la ville. Ainsi, lorsque la colonne atteint Tulle, les Allemands découvrent avec stupéfaction la disparition de la garnison et une ville pratiquement déserte. Interrogé par les officiers allemands, le préfet invente une histoire pour justifier les évènements des derniers jours. Ils abandonnent l’idée de poursuivre leur chemin jusqu’à Brive et s’installent à Tulle pour la nuit.
20 août 1944, La colonne Jesser quitte Tulle[5].
Trouillé est remplacé parRobert Caulet, président duCDL, qui fera fonction de préfet pendant un mois. Caulet et Trouillé travaillent en relation étroite jusqu'à la nomination de Maurice Chantelauze, mi.
Trouillé est nommé citoyen d'honneur de la ville deTulle par décision de la municipalité à laLibération[2] pour avoir contribué à protéger celle-ci en évitant, notamment, le massacre de prisonniers allemands lors dela bataille de Tulle planifiée par le commandant des maquisFTPF de Corrèze,Jacques Chapou, dit Kléber.
Avec laloi du 19 mars 1946, laMartinique devient undépartement d'outre-mer.Jules Moch nomme Pierre Trouillé premierpréfet de l'île. Il y reste trois ans (1947-1950), et a notamment pour mission de lutter contre l'influence communiste et d'endiguer les mouvements syndicaux[6].
Sous sa responsabilité, le jeudi, les forces de l'ordre tirent sans sommation sur des ouvriers grévistes, faisant trois morts et deux blessés graves[7],[8]. Après la fusillade duCarbet,Césaire parle d’action malfaisante de la part du préfet Trouillé et réclame son départ« pour le bon renom de la France »[9].
Six mois plus tard, le, un administrateurblanc créole est assassiné dans une « habitation » au nord de l'île, lors d'un mouvement de grève des coupeurs de canne. C'est l'affaire des 16 de Basse-Pointe. Le préfet Trouillé viendra témoigner lors du procès qui se tiendra en 1951 à Bordeaux.
Il devient ensuitepréfet de la Sarthe (-[10]), puispréfet de la Loire-Atlantique (1956-1962).