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Pierre-Jean David d'Angers

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Pour les articles homonymes, voirDavid etAngers (homonymie).

David d'Angers
David d'Angers photographié parÉdouard Baldus.
Fonction
Membre de l'Assemblée constituante de 1848
Maine-et-Loire
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Pierre Jean DavidVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Émilie David d'Angers(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Membre de
Mouvements
Maîtres
Personnes liées
Distinctions
Œuvres principales
Cardiotaphe de Jacques Nicolas Gobert(d),tombe de François-Joseph Lefebvre,Statue of Thomas Jefferson(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Plaque commémorative, 20rue d'Assas (Paris).
Vue de la sépulture.

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Pierre-Jean David, dit « David d’Angers », né le àAngers et mort le àParis, est unsculpteur etmédailleurfrançais, représentatif duromantisme dans lasculpture française duXIXe siècle.

Débuts

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Pierre-Jean David naît à Angers, enAnjou, le[1]. Il est le fils d’un modeste sculpteur sur bois, Pierre Louis David (1756-1826), qui exerçait, dans sa ville natale, la profession de sculpteur-ornemaniste et de Marie Françoise Lemasson (1753-1809). David commence ses études artistiques sous la direction de Marchand etJean-Jacques Delusse professeurs à l’École centrale d’Angers entre 1806 et 1807.

En 1784, le père de David d'Angers a réalisé les boiseries du chœur de la cathédrale d'Angers et le, il s'engage contractuellement auprès deLouis-François Allard, médecin etfabricien de la paroisse, à réaliser deux statues« qui auront chacune 7 pieds 8 pouces de hauteur, y compris le socle qui n'aura que 6 pouces de haut, lesquelles statues seront de pierre, l'une représentera Saint-Remy, évêque, et l'autre Saint-Sébastien, et elles seront conformes au dessin que j'ai présenté audit Louis Allard, si ce n'est que la chape de Saint-Remy ne sera point relevée et le bras qui la tient sera un peu relevé et plié. La soutane sera de couleur rouge, le rochet blanc, dont le bas sera ainsi que le bout des manches en forme de dentelles ; l'étoile avec une frange au bas, dorée, avec un ruban qui l'attache, d'où pendront deux glands dorés ; la chape et l'étoile de couleur violette, l'orfroy en or, la lisière de la chape, la barrette et la croix dorée ; la mitre fond blanc, les filets dorés, la croix dorée et le bandeau, les coins ou glands de la mitre dorés, les gants violets, un anneau à la main droite […] La statue de Saint-Sébastien sera également conforme au dessin, elle sera peinte en couleur de chair, la ceinture blanche ainsi que les trois flèches, l'arbre couleur d'écorce. Les statues seront peintes à l'huile,recouvertes d'un beau vernis ». L'artiste s'obligeait en outre à les placer lui-même, dans le courant de septembre, de chaque côté du grand autel, sur un cul-de-lampe qu'il se chargeait de raccommoder pour l'église Saint-Rémi de Château-Gontier. L'abbé Angot indique que ces deux œuvres d'art ont été enfouies en terre lors de la construction de la nouvelle église.

Plus tard, son père s'oppose à la résolution de son fils de se rendre à Paris pour accomplir sa vocation et refuse de financer son départ. Après une tentative ratée de suicide, son père le laisse partir pour Paris avec quarante cinq francs, collectés par sa mère et ses sœurs et cinquante francs que lui prête son maître, Delusse.

À Paris, en 1808, David sculpte des ornements à l'arc de triomphe du Carrousel sous la direction deBesnier[2], puis il travaille sur une frise dupalais du Louvre.

En 1809, il obtient une médaille à l'Académie et est remarqué par son homonyme le peintreJacques-Louis David qui le prend sous son aile et le fait travailler dans son atelier. Il suit aussi l'enseignement des sculpteursAugustin Pajou etPhilippe-Laurent Roland. Ses ouvrages, exposés un peu plus tard au concours d'essai, lui permettent de bénéficier d'une pension de six cents francs votée par la ville d'Angers.

Premiers succès

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En 1810, il remporte le second prix de sculpture et en 1811 le grandprix de Rome avec lebas-reliefMort d'Épaminondas. Il part comme pensionnaire de l'Académie de France à Rome. L'ouvrage couronné est envoyé par l'artiste au musée de sa ville natale, comme l'a été celui de son second prix (Othryadès). En Italie, l'art antique,Michel-Ange etRaphaël sont ses sources d'inspiration durant ses voyages et au cours de ses études.

Après son séjour à Rome, David traverse la France pour se rendre àLondres où il rencontre l'artisteFlaxman et travaille au monument deWellington. David revient à Paris en 1818.

Reconnaissance

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Le pouvoir royal lui confie l'exécution de laStatue duGrand Condé, qui figure dans la cour d'honneur duchâteau de Versailles[réf. nécessaire]. En 1825, sa réputation établie, il est nommé chevalier de laLégion d'honneur. En 1826, il est élu membre de l’Institut de France et nommé professeur à l'école desBeaux-Arts de Paris en remplacement deJean-Baptiste Stouf, le.Henri Lemaire lui succéde en 1856[3].

Il produit une quantité de monuments, tombeaux, statues, bustes et bas-reliefs, dont le célèbre fronton duPanthéon de Paris en 1837. Dans lesannées 1830, il sculpte une importante série de portraits en médaillons de personnalités contemporaines dans laquelle il applique les principes de laphrénologie à un niveau esthétique[4].

Ami du poèteAloysius Bertrand, il fait éditer à titre posthume son recueil de poèmesGaspard de la nuit en1842.

En 1848, il est élureprésentant du peuple par le département deMaine-et-Loire. Il entre à l'Assemblée constituante puis à l'Assemblée législative, où il siège avec laMontagne.

  • La séance du 25 juillet 1848 à l'Assemblée nationale, concernant les clubs politiques, caricaturée par Cham. David d'Angers est représenté à l'extrême gauche.
    La séance du 25 juillet 1848 à l'Assemblée nationale, concernant les clubs politiques, caricaturée parCham. David d'Angers est représenté à l'extrême gauche.

En 1852, après lecoup d'État de Napoléon III, il doit quitter la France et s'exiler enGrèce. Sa santé déclinant, il rentre en France où il meurt le auno 24rue d'Assas à Paris[5],[1]. Il est inhumé à Paris aucimetière du Père-Lachaise (39e division).

En 1868, son fils Robert David d’Angers (1833-1912) épouse Edmée (1846-1910), la fille de son ami de longue date, le peintrePaul Huet.

En 1959,La Poste française a émis un timbre de 20 F + 10 F dessiné et gravé parAlbert Decaris, avec son portrait, sa statue et lechâteau du Roi René à Angers[6].

Élèves de David d'Angers

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Œuvres dans les collections publiques

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États-Unis

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Allemagne

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Belgique

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France

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Angers

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Vestiges de l'abbaye Toussaint à Angers abritant le Musée David d'Angers.

Après avoir été accueillie pendant plus de cent cinquante ans dans le réfectoire dumusée des Beaux-Arts d'Angers, lagalerie David d'Angers a été transférée en 1984 dans l'abbaye Toussaint d'Angers entièrement restructurée. C'est dans ce lieu lumineux[9] que sont présentés au public 23 statues monumentales, le modèle en plâtre du fronton duPanthéon de Paris, 44 bustes et une centaine de médaillons.

La Galerie à Angers expose la plupart des sculptures sous forme de plâtres d’atelier, qui sont l'étape préparatoire à l'œuvre définitive, celle-ci étant coulée en bronze, sculptée en marbre ou en pierre.

Plus de 1 300 lettres de la correspondance active et passive de David d’Angers, quelques ouvrages de sa bibliothèque dédicacés par Victor Hugo, Alfred de Vigny, Charles Nodier, etc. ainsi que près d'un mètre de ses archives (brouillons d'articles, notes diverses sur ses chantiers, médaillons et sculptures) sont conservées à labibliothèque municipale d’Angers. Les trois-quarts de ce fonds sont numérisés et consultables sur le portailCommulysse[10].

Sur la place Kennedy se trouvent également une statue duroi René[11] et douze statuettes représentant d’autres figures historiques liées à l’Anjou.

Paris

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  • Musée des monnaies, médailles et antiques (Bibliothèque nationale de France) : plus de cent vingt pièces : médaillons en bronze, plâtres originaux et moules originaux.
  • musée de la franc-maçonnerie :Marianne, 1837.

Rouen

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Le Commerce,La Navigation (1837) etLe Général Bomchamps (1822),musée des Beaux-Arts de Rouen.

Vizille

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Autres villes françaises

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Grèce

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Suisse

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Vie familiale

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Marie-Éléonore Godefroid,Portrait des enfants de David d'Angers, Robert et Jeanne Hélène, Salon de 1842 (Angers, musée des Beaux-Arts)

En 1831, Pierre-Jean David d'Angers épouse Émilie Jeanne Clémentine Maillocheau, née le et morte le. Elle est la petite-fille deLouis-Marie de La Révellière-Lépeaux. Ils ont eu trois enfants[30] :

Notes et références

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  1. a etbCélestinPort (édition révisée par Jacques Levron, Pierre d'Herbécourt et Cécile Souchon),Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M,t. 2, Angers, H. Siraudeau,,2e éd.(BNF 34649310,lire en ligne),p. 13-14.
  2. Robert David d'Angers,David d'Angers, sa vie : ses oeuvres,(lire en ligne),p. 23
  3. Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873) »,Romantisme, n°93, 1996, pp. 95-101.
  4. Thierry Laugée et Inès Villela-Petit,David d'Angers, les visages du romantisme, Éditions Gourcuff-Gradenigo, 2012.
  5. Archives de Paris Acte de décès reconstitué, vue 34 / 51
  6. Catalogue Yvert & Tellier des timbres de France, Amiens, timbre n° 1210, émis en 1959
  7. (en)« Reverchon, François Joseph Charles (born 1829), Engraver, draughtsman, medallist », notice duDictionnaire Bénézit référencée dans la base Oxford Index.
  8. Bulletin trimestriel de l'Institut archéologique du Luxembourg, 2017, N° 1-2, Arlon, p 91
  9. Le toit de cet ancien lieu de culte a été aménagé en verrière.
  10. « Découvertes thématiques. Les correspondances », surCommulysse(consulté le)
  11. Sylvain Réault, « La statue du Roi René de retour sur une place Kennedy transformée », surangers.villactu.fr,(consulté le)
  12. Noticeno 2176,base Atlas,musée du Louvre
  13. Noticeno 2161,base Atlas,musée du Louvre
  14. Noticeno 2366,base Atlas,musée du Louvre
  15. Noticeno 2171,base Atlas,musée du Louvre
  16. Noticeno 555,base Atlas,musée du Louvre
  17. Noticeno 557,base Atlas,musée du Louvre
  18. Noticeno 11288,base Atlas,musée du Louvre
  19. Noticeno 2180,base Atlas,musée du Louvre
  20. Noticeno 2208,base Atlas,musée du Louvre
  21. Noticeno 552,base Atlas,musée du Louvre
  22. Noticeno 2364,base Atlas,musée du Louvre
  23. Noticeno 2174,base Atlas,musée du Louvre
  24. Noticeno 2172,base Atlas,musée du Louvre
  25. « David d'Angers » dans les collections du Petit Palais, surparismuseescollections.paris.fr.
  26. Noticeno PM76001638, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Palissy,ministère français de la Culture
  27. « Le Général Bomchamps », notice surmbarouen.fr.
  28. pop.culture.gouv.fr, La Liberté ou la République.
  29. « La République brisant ses chaines », surphoto.rmn.fr(consulté le)
  30. Généalogie de Pierre-Jean David d'Angers

Voir aussi

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Bibliographie

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La tombe de David d'Angers,Paris,cimetière du Père-Lachaise.

Articles connexes

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Liens externes

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