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| Naissance | Menin ( | |
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| Décès | (à 54 ans) Hambourg ( Mort au combat | |
| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Arme | Infanterie | |
| Grade | Général de brigade | |
| Années de service | 1789 –1814 | |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d’honneur | |
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Pierre-Jacques Osten, né àMenin, dans laFlandre-Occidentale le, mort le, àHambourg (Allemagne), est ungénéral belge de la Révolution et de l’Empire.
Lorsque lesBelges, armés pour la défense de leurs droits, opposèrent toutes leurs forces aux troupes de l’empereur d'Autriche, il prend une part active aux mouvements qui agitent lesPays-Bas autrichiens, et il est fait sous-lieutenant au1er régiment de chasseurs deNamur par les États assemblés, le.
Employé à l’armée de Brabant, sous les ordres deVander Mersch, il s’y fait remarquer et y devient capitaine le. Au premier cri de guerre qui se fait entendre sur nos frontières menacées par les coalisés, il quitte sa patrie, et choisit laFrance pour la remplacer. C'est dans les rangs de ses frères adoptifs qu’il va combattre les Autrichiens à l’armée du Nord, commandée parLuckner. Le, il est nommé chef de bataillon des chasseurs français, ci-devant belges, dans la division dugénéral Rosières.
À la tête de 400 chasseurs belges et de 100 hussards d’Esterhazy, il se rend maître successivement de Pont-Rouge,Warneton,Comines etWervik, sur la rive gauche de laLys (pays autrichien), puis, s’empare du pont de cette dernière place, selon les intentions du maréchal, qui le traverse au point du jour avec son armée. Il reçoit l'ordre de se rendre à la divisionValence, et concourt à la prise deCourtrai, et enlève avec son détachement la première pièce de canon qui est prise pendant la campagne.
Passé dans la divisionJarry, il s’y fait bientôt remarquer en emportant les villages deHarelbeke, deKuurne, et en brûlant le pont sur la Lys, position qu’il occupe jusqu’au1er juillet. Il sert ensuite sous les ordres dugénéral La Bourdonnaye. Pendant le bombardement deLille, il reprendQuesnoy-sur-Deûle, marche surDeûlémont et Pont-Rouge, dont il s’empare, et s’y maintient malgré les différentes attaques de l’ennemi. Le de la même année, il part ducamp de Cysoing, entre enBelgique pour la seconde fois, reprendWervik, passa par le Pont-Rouge, et arriva devant la place deWarneton où il attaque l’ennemi, le met en déroute et lui fait 40 prisonniers.
Nommé chef de brigade de deux bataillons de chasseurs belges le, il commande, à l’époque de l’invasion de la Belgique, les troupes du généralLamarlière. Après la reddition duchâteau d’Anvers, au siège duquel il a combattu, il passe avec ses troupes sous les ordres du généralBeurnonville, concourt à la prise deKlundert et assiste au bombardement deWillemstad. Chargé du commandement de l’arrière-garde, lors de la retraite de l’armée, il prend position àSteenvoorde, près deCassel, du1er au. Employé successivement sous les ordres des générauxO’Moran,Dampierre,Lamarche,Custine etHouchard, il donne dans toutes les circonstances des preuves d’une grande valeur.
Le 2 brumairean II, il fait une reconnaissance sur le camp de Cysoing pour favoriser l’attaque du généralSouham surMenin. Il combat pendant cinq jours avec acharnement, force le camp duduc d’York, le contraint de se retirer surTournai, et charge ensuite la cavalerie impériale. Assailli pendant l’action par deux dragons ennemis, il en tue un, met l’autre en fuite, reçoit une blessure à la main, puis a un cheval tué sous lui. Il est promu au grade degénéral de brigade le, et il marche surAth avec ses troupes, comme flanqueurs de la droite de l’armée, le 22 messidor.
Pichegru l’a chargé d’aller bloquerCondé etValenciennes, il exécute l’ordre qu’il a reçu malgré les attaques réitérées de l’ennemi. À l’arrivée du généralScherer, qui venait de faire lesiège du Quesnoy, il part pour aller assiéger lacitadelle de Valenciennes. Trois fortes redoutes situées sur les glacis défendent cette forteresse. Le 10 fructidor, après avoir facilité à l’ingénieur les moyens d’ouvrir la tranchée, il attaque la redoute du centre, enlève le village à la baïonnette, se précipite le premier dans le fossé, arrache les premières palissades et s’empare des trois redoutes et du village d’Anzin. Le 22 fructidor, il est affecté à l’armée du Nord, enHollande, on le voit, dans les premiers jours de vendémiairean III, refouler jusque dans la place l’ennemi qui est campé devantGrave.
Le1er brumaire an III, il franchit laMeuse àLith, culbute les colonnes qui lui sont opposées, prend position sur la rive gauche duWaal, et enlève à la baïonnette, le 6 brumaire, le village deHeerewaarden et les redoutes qui couvraient lefort Saint-André. Le 7 nivôse, il se rend maître des lignes de Hollande, des postes retranchés qui composent ces lignes, de 36 bouches à feu, des munitions, des bagages et d’un grand nombre de prisonniers. Cette action est mise à l’ordre du jour de l’armée.
Le 23 nivôse, il s’empare, devantGorinchem, d’une batterie composée de 9 bouches à feu. Le 28, le village deHardinxveld tombe en son pouvoir : une pièce de six, avec ses caissons et 12 chevaux, est le prix de cette attaque. Le 30, il occupeDordrecht, où l’on trouve 600 bouches à feu, 20 000 fusils, 15 bâtiments de transport anglais ; force le1er pluviôse les redoutes deDalem, en avant de Gorinchem.Loevestein etWoudrichem se rendent à la première sommation. À la fin de fructidor, il est envoyé enZélande.
Employé pendant les ans IV, V et VI, sous les ordres des généraux en chefMoreau,Beurnonville,Joubert etHatry, il se rend, le 4 brumairean VI, à l’armée de Batavie, où il sert pendant les ans VII, VIII, IX et X. Il doit revenir en France lors de la réduction de l’état—major de cette armée, le 21 ventôsean XI, quand le gouvernement lui ordonne de rester en Batavie le 24 germinal. Il fait partie ducamp de Compiègne le 23 floréal de la même année.
Créé membre de laLégion d’honneur le 19 frimairean XII, il devient commandeur de la Légion d'honneur le 25 prairial suivant (). Il retourne en Hollande, où il est encore le 10 thermidoran XIV, lorsqu’il prend le commandement provisoire deFlessingue et de l’île deWalcheren le. L’année suivante, il adresse une proclamation énergique aux habitants desîles de Zélande pour les engager à s’armer et à former une légion destinée à la défendre contre l’attaque des Anglais. En 1809, l’île de Walcheren est envahie par 30 000 Anglais commandés parlord Chatam. Il combat avec la plus grande bravoure à la tête d’une poignée d'hommes ; mais il succombe, accablé par le nombre, et il est contraint de se rendre.
Lord Chatam lui donne d’abord des témoignages publics de son estime pour sa conduite militaire, ce qui ne l’empêche pas de le faire embarquer pour l’Angleterre où il reste prisonnier. Après avoir brisé ses fers, il se sauve sur une barque ouverte, qui atteint heureusement les côtes de France.
Mis en jugement en Angleterre, et déclaré coupable par les juges du ban du roi, il ne peut obtenir, lors de son arrivée àParis, une audience de l’Empereur, qui a d’abord approuvé ce jugement. Il parvient cependant à se justifier auprès de ce souverain, et prouve qu’il n’a point donné sa parole ni contracté aucun engagement qui pût l’empêcher de saisir la première occasion de recouvrer sa liberté.
Rentré en faveur, il est envoyé à l’armée d’Illyrie le, obtient un commandement dans la17e division militaire le, passe dans la1re division de laGrande Armée le, fait partie du corps d’observation duBas-Rhin en 1813, et commande enfin une subdivision dans la32e division militaire le. Leprince d’Eckmühl lui a donné l’ordre de se rendre àHambourg, il retourne àBrême pour reprendre le commandement du département desBouches-du-Weser le, revient encore une fois à Hambourg le suivant, est attaché à la50e division d’infanterie.
Il meurt à Hambourg le, des suites d’une blessure qu’il a reçue, le de cette année, dans l’île de Wilhemsbourg, entre Hambourg etHaarbourg.