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PieIV

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PieIV
Image illustrative de l’article Pie IV
Tableau peint par l'école deScipione Pulzone. Vers 1560. Collection particulière.
Biographie
Nom de naissanceGiovanni Angelo Medici di Marignano
Naissance
Milan (duché de Milan)
PèreBernardo de' Medici(d)
MèreCecilia Serbelloni(d)
Décès (à 66 ans)
Rome (États pontificaux)
Pape de l'Église catholique
Élection au pontificat (60 ans)
Intronisation
Fin du pontificat
(5 ans, 11 mois et 14 jours)
PrécédentPaulIVPieVSuivant

Signature de Pie IV

Blason
(en) Notice surcatholic-hierarchy.org
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Jean-Ange Medici (enitalienGiovanni Angelo Medici di Marignano), né àMilan le, est le224e pape de l’Église catholique de1559 à1565 sous le nom dePieIV (enlatinPiusIV, enitalienPioIV). Son nom est associé à la clôture duconcile de Trente.

Biographie

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Origines familiales

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De condition modeste, il n'était aucunement apparenté aux Médicis, banquiers de Florence puis grand-duc de Toscane[1],[2] ; mais lorsque son frère, Gian Giacomo, accèdera à la dignité de marquis, et sera au service des maîtres de Florence, il n'hésitera pas à se dire leur cousin.

Son père, Bernardino de' Medici[3], résidait dans un palais du quartier Nosigia àMilan, où il vivait comme un aristocrate, quoiqu'il ne fût pas véritablement d'extraction noble, mais plutôt collecteur d'impôts etprêteur sur gage, lié par là au service du duc. Sa mère, Cecilia Serbelloni[3], appartenait à une famille qui, elle non plus, ne pouvait se dire « noble », mais qui pourtant évitait les professions infamantes (à la différence de celle du père), et même affectait les manières des gentilshommes. Le père de Cecilia, en particulier, était magistrat, et descendant d'une famille de notables.

À partir de1516, avec le retour des Français à la tête duduché de Milan, Bernardino de' Medici, compromis avec le duc et fortement endetté (il avait, en tant que collecteur d'impôt, dû avancer de l'argent au duc), est incarcéré par les gardes deLouisXII ; il meurt quelques jours après sa relaxe, sans avoir pu éteindre les dettes de sa famille.

Tandis que Giovanni Angelo fait des études de droit à l'université de Bologne, son frère aîné,Gian Giacomo, surnommé leMedeghino à cause de sa petite taille, devient le chef d'une bande de brigands de la région du lac de Côme.

À Bologne, Giovanni Angelo est reçu docteurin utroque jure (« dans les deux droits »,civil etcanonique) en 1525. Deux ans plus tard, en 1527, il entre dans laCurie romaine, avant de recevoir le chapeau decardinal en 1549[2]. De goûts simples pour la cour pontificale, il n'est pas exempt de tout reproche : on lui connaît trois enfants illégitimes[2].

Pape

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Dix ans plus tard, il est élu pape au terme d'un longconclave et prend le nom dePieIV. Il inaugure son pontificat par le procès de la famille de son prédécesseur,PaulIV Carafa, qui avait pratiqué unnépotisme jugé outrancier même pour l'époque[4]. Le cardinal-neveuCarlo Carafa et le capitaine général de l'ÉgliseGiovanni Carafa sont sommairement exécutés. Les autresCarafa, dont le cardinalAlfonso Carafa (mort empoisonné en 1565), sont chassés de Rome et privés de leurs possessions dans lesÉtats pontificaux.

Conformément à lacapitulation électorale votée par les cardinaux pendant le conclave, et avec l'appui du roi d'Espagne,PieIV rouvre en 1562 le concile de Trente qui avait été suspendu parJulesIII en 1552[5]. La troisième période, à laquelle les Espagnols et Français assistent plus nombreux qu'auparavant, s'attache en particulier à réformer le clergé : lesséminaires sont institués (XXIIIe session), le cumul des bénéfices est condamné et les évêques et cardinaux se voient rappeler l'obligation de résidence (XXIVe session). Une premièrebulle, Benedictus Deus, est publiée le 26 janvier 1564 afin de confirmer l'oeuvre du concile de Trente, appellant notamment les autorités temporelles à en appliquer les canons[6]. Celle-ci est suivie par la bulleInjunctum nobis du impose désormais laProfessio fidei tridentina (« profession de foi tridentine ») à tous les clercs, supérieurs d'ordre et professeurs d'université[4].

PieIV suit de près les efforts conciliaires, dépêchant, outre ses légats, les théologiensJacques Lainez etAlonso Salmeron, deux jésuites, ainsi que le dominicain Pedro Soto. Les pères conciliaires en viennent à se plaindre de travaux trop dirigés par la papauté, et l'on raille l'Esprit saint arrivant« par la poste de Rome[7] ». Ces dissensions touchent également le pouvoir pontifical en lui-même, la révision en 1564 du sévèreIndex édicté parPaulIV n'étant pas au goût de tous.

Dans ses efforts pour faire appliquer les décrets du concile,PieIV est épaulé par son neveu,Charles Borromée. Il l'a fait venir à Rome dès le début de son règne et l'a couvert d'honneurs : cardinal, archevêque de Milan, légat à Bologne et en Romagne et secrétaire privé. Charles Borromée fait de son diocèse un modèle d'application de la lettre comme de l'esprit du concile[8].

Fondateur des archives centrales duVatican,PieIV ne se distingue pas par son mécénat en faveur des lettres[4]. En revanche, il s'intéresse à l'urbanisme de Rome, faisant édifier lecasino du Belvédère, ajouter des fortifications auchâteau Saint-Ange ou encore étendre la muraille léonine.

Il meurt le de lafièvre romaine (ou fièvre des marais) (en) une forme particulièrement mortelle de lamalaria[9]. Inhumé d'abord à labasilique Saint-Pierre, il est ensuite transféré àSainte-Marie-des-Anges, dessinée sous son pontificat parMichel-Ange[2].

Succession apostolique

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Pie IV a ordonné les évêques suivants[10] :

Notes et références

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  1. « […] non ha infatti alcun rapporto di parentela con il prestigioso casato dei Medici […] » ((it) Claudio Rendina,I papi. Storia e segreti, Rome, Newton Compto,, p.274.)
  2. abc etdMarc Smith,Philippe Levillain (dir.),Dictionnaire historique de la papauté, Paris, Fayard,(ISBN 2-213-618577),p. 1326.
  3. a etbD'aprèsDizionario di Storia, Treccani,(lire en ligne), « Medici di Marignano, Gian Giacomo ».
  4. ab etcSmith,p. 1327.
  5. Alain Tallon,Le Concile de Trente, Cerf,, p.24.
  6. « Pie IV, bulle « Benedictus Deus, » 24 Janvier 1564 », sur+ Archidiacre +,(consulté le)
  7. Lettre d'Alvise Mocenigo, ambassadeur de Venise, au doge, le. La plaisanterie court jusqu'à la fin du concile.Tallon 2000,p. 26.
  8. Tallon 2000,p. 78-80.
  9. Catholic Encyclopedia, article« PopePiusIV » :« A fanatic named Benedetto Ascolti, "inspired by his guardian angel", made an attempt upon his life. A more formidable foe, the Roman fever, carried him off 9 Dec., 1565, with St. Philip Neri and St. Charles Borromeo at his pillow ».
  10. (en) David M.Cheney, « Pope Pius IV », surcatholic-hierarchy.org

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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Bibliographie

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