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| Piaroa De'aruwã thiwene(pid) | |
| Pays | Venezuela,Colombie |
|---|---|
| Région | Amazonas (Venezuela) |
| Nombre de locuteurs | |
| Classification par famille | |
| Statut officiel | |
| Langue officielle | (États d'Amazonas et deBolívar, 2008) |
| Codes de langue | |
| IETF | pid |
| ISO 639-3 | pid |
| Étendue | langue individuelle |
| Type | langue vivante |
| Linguasphere | 87-FAA-a |
| WALS | pia |
| Glottolog | piar1243 |
| État de conservation | |
Languevulnérable (VU) au sens de l’Atlas des langues en danger dans le monde | |
| Carte | |
Localisation des locuteurs du piaroa | |
| modifier | |
Lepiaroa (autonyme :De'aruwã thiwene ouHuo̧ttü̧ja̧ ttihuene) est une langue indigène duVenezuela et de laColombie appartenant à la famille deslangues salivanes et parlée par l'ethnie desPiaroas.
L'origine du termepiaroa est inconnue[2].
L'autonymehuo̧ttu̧ja̧ (orthographe de la New Tribes Mission), ou ses variantes orthographiquesuwottü̧ja̧,wötʰïhä,wõthɨ̃hã,wóthuha,wo'tiheh,wotjüja, etc., signifie « gens avec des connaissances »[2].
L'autonymede'aruhua, ou ses variantes orthographiques, signifie « seigneurs de la forêt »[2].
Le piaroa est aussi appelé adole, ature, guagua, kuakua, quaqua, maco, mako[3]. Le nom maco et sa variante orthographique mako est aussi utilisée pour lemaco, langue proche.
Des variations dans la prononciation distinguent les locuteurs d'au moins trois régions :Sipapo/Moyen-Orénoque,Alto Cuao/Parguaza etVentuari/Manapiare[4].
Lemaco est parfois répertorié séparément, ou laissé sans classement. Il est très mal attesté, mais les quelques mots qui sont connus sont suffisants pour mettre en évidence que c'est un dialecte du piaroa, ou du moins qu'il y est très étroitement lié[5].
Le piaroa est une langue en danger, mais grâce à la forte identité ethnique de son peuple, elle est très bien conservée[1].
Il est parlé par environ 13 000 personnes auVenezuela en 2012, principalement sur la rive sud de l'Orénoque et du rio Paguasa àManapiare dans l'État d'Amazonas et dans l'État de Bolívar[1].
EnColombie, il compte 770 locuteurs en 2012 dans la municipalité deSanta Rita (en), entre les riosVichada etGuaviare dans le département deVichada[1].
Ses locuteurs utilisent également lemaquiritari, leyabarana et l'espagnol, et il est utilisé commelangue seconde par les locuteurs dumaco[1].
AuVenezuela elle est reconnue dans l'article 4 de la Loi sur les langues indigènes de 2008 dans les États d'Amazonas et de Bolivar[1].
Au Venezuela, une orthographe a été recommandée par l'Universidad Central de Venezuela et est basée sur l'alphabet des langues autochtones du Venezuela[6].
| a | ä | b | ch | 'ch | d | e | i | j | jw | k | kj | 'k | kw | 'kw | m |
| n | o | p | pj | 'p | r | s | t | tj | 't | u | ü | w | y | ' |
Une orthographe a été développée par la Misión Nuevas Tribus dans les années 1950[9]. Celle-ci utilise les lettres de voyelles ‹ a, e, i, u › avec les mêmes valeurs que l'espagnol et les voyelles ‹ ä, ü ›, ainsi que la cédille pour indiquer leur nasalisation ‹ a̧, ä̧, ȩ, i̧, u̧, ü̧ ›. Les consonnes sont notées avec les graphèmes ‹ p, b, t, d, qu, cu, m, n, j, s, r, y › avec les mêmes valeurs qu'en espagnol et les graphèmes ‹ pp, 'p, tt, 't, ch, 'ch, c, k, 'qu, 'cu, ', ju, hu ›[9].
[pid] dans la base de données linguistique Ethnologue.[piar1243] dans la base de données linguistique Glottolog.