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Physique

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Pour les articles homonymes, voirPhysique (homonymie).

Physique
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Physicien ou physicienne, professeur de physique(d), docteur ès sciences physico-mathématiques(d), physics student(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Laphysique est unescience qui étudie,modélise et formalise lesphénomènes naturels de l'Univers. Elle correspond à l'étude du monde qui nous entoure sous toutes ses formes, des lois de ses variations et de leur évolution.

La physique développe desreprésentations du mondeexpérimentalement vérifiables dans un domaine de définition donné. Elle produit plusieurs lectures du monde, chacune n'étant considérée comme précise que jusqu'à un certain point. La modélisation dessystèmes physiques peut inclure ou non les processuschimiques etbiologiques.

La physique telle que conceptualisée parIsaac Newton, aujourd'hui dénomméephysique classique, ne donne pas d'explication satisfaisante sur des phénomènes naturels comme le rayonnement ducorps noir (catastrophe ultraviolette) ou lesanomalies de l'orbite de la planète Mercure, ce qui pose un réel problème auxphysiciens. Les tentatives effectuées pour comprendre et modéliser les phénomènes nouveaux auxquels on accède à la fin duXIXe siècle révisent en profondeur le modèle newtonien pour donner naissance à deux nouveaux ensembles de théories physiques. Il existe donc aujourd'hui trois ensembles de théories physiques établies, chacun valide dans le domaine d'applications qui lui est propre :

  • laphysique classique (milieux solides, liquides et gazeux), toujours d'actualité, s'applique, par exemple, à la construction des immeubles, des centrales électriques et des avions. Elle utilise les anciennes notions detemps, d'espace, dematière et d'énergie telles que définies par Newton ;
  • laphysique quantique (monde microscopique des particules et des champs) s'applique, par exemple, à la technologie utilisée pour la production des composants électroniques (ladiode à effet tunnel par exemple) ou auxlasers. Elle se fonde sur de nouvelles définitions de l'énergie et de la matière, mais conserve les anciennes notions de temps et d'espace de la physique classique. La physique quantique n'a jamais été prise en défaut ;
  • larelativité générale (monde macroscopiquedes planètes, des trous noirs et de la gravité) s'applique, par exemple, à la mise au point et au traitement de l'information nécessaire au fonctionnement des systèmesGPS. Elle se fonde sur de nouvelles définitions du temps et de l'espace, mais conserve les anciennes notions d'énergie et de matière de la physique classique, ces deux dernières étant contredites par laphysique quantique. La relativité générale n'a jamais été prise en défaut[a].

Laphysique classique, fondée sur des théories antérieures à la relativité et auxquanta, reste correcte quand :

Elle doit être remplacée par laphysique quantique quand la première condition n'est pas remplie (par laphysique quantique relativiste quand la deuxième ne l'est pas non plus). Elle doit être remplacée par larelativité restreinte quand seule la deuxième condition n'est pas remplie, et par larelativité générale quand la troisième ne l'est pas. Il n'existe actuellement aucune théorie physique aboutie s'appliquant aux situations où la première et la troisième conditions ne sont pas remplies (gravité quantique), mais de telles situations ne se produisent pas dans la pratique et sont même actuellement hors de portée de l'expérimentation.

Laphysique classique est en continuité avec larelativité restreinte (elle en est un cas particulier pour les vitesses faibles devant la vitesse de la lumière), avec la relativité générale (elle en est un cas particulier pour les champs gravitationnels suffisamment peu intenses) et avec la physique quantique (elle en est un cas particulier quand la discontinuité des niveaux d'énergie peut être négligée), mais on sait que la relativité générale et la physique quantique sont contradictoires. Leur remplacement par une théorie cohérente est aujourd'hui le principal problème de laphysique théorique, par souci de cohérence logique et parce que la première et la troisième conditions ne sont pas remplies dans l'Univers primordial (Big Bang) ni à proximité d'untrou noir.

Les divisions anciennes en vigueur à la fin duXIXe siècle :mécanique,calorique,acoustique,optique,électricité,magnétisme sont complétées ou remplacées par :

La physique est née avec les expériences répétées deGalilée qui n'accepte, au-delà des principes et des conventions issus des schémas mathématiques, que des résultatsmesurables etreproductibles par l'expérience. La méthode choisie permet de confirmer ou d'infirmer leshypothèses fondées sur unethéorie donnée. Elle décrit de façon quantitative et modélise les êtres fondamentaux présents dans l'Univers, cherche à décrire le mouvement par lesforces qui s'y exercent et leurs effets. Elle développe des théories en utilisant l'outil desmathématiques pour décrire et prévoir l'évolution de systèmes.

Terminologie

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Le termephysique vient dugrecφυσική /physikế adopté dans lemonde gréco-romain, signifiant « connaissance de la nature ». Enlatin, laphysika ouphysica gréco-romaine est étymologiquement ce qui se rapporte à la nature ou précisément le savoir harmonieux et cyclique sur lanature dénomméeφύσις /phusis. Dans un sens général et ancien, la physique désigne la connaissance de la nature qui se perpétue en restant essentiellement la même avec le retour des saisons ou des générations vivantes. L'ouvragePhysica d'Aristote (384-322av. J.-C.)[1] reprend cette terminologie.

Le terme ancien est perpétué par la tradition de laphilosophie antique. SelonPlaton[réf. nécessaire][2], la physique est l'une des trois parties de l'enseignement de laphilosophie, aux côtés de l'éthique et de lalogique. Selon son élèveAristote, la philosophie se divise enphilosophie théorétique,philosophie pratique etphilosophie poétique ; la physique est une des trois parties de la philosophie théorétique, aux côtés desmathématiques et de lathéologie. Quand Aristote écrit un livre surLa Physique, ce qui échappe à la triple catégorisation et ne peut être catalogué dans la physique est dévolu à lamétaphysique, c'est-à-dire, au sens étymologique, à ce qui va au-delà de la physique.

AuXIIe siècle, le mot savant physique est attesté enancien français sous la double formefusique dès 1130 oufisique. Il a un double sens :

  • lamédecine se nommefusique. Son praticien, un médecin ou autrefois unapothicaire, est dénomméfisicien dès 1155. En anglais, le terme subsiste avec la graphiephysician.
  • lafisique est aussi la connaissance des choses de la nature. Le praticien ne soigne-t-il pas avec les dons de la nature, les herbes et les plantes, les substances minérales, animales ou végétales ?

À la fin duquattrocento (XVe siècle), il apparaît en tant qu'adjectif. Loys Garbin le cite dans son vocabulaire latin-français publié à Genève en 1487, où il désigne « ce qui se rapporte à la nature » mais le substantif s'affirme commescience des choses naturelles. L'adjectif reste d'emploi rare avant leXVIIe siècle. Le mot physique désigne alors les « connaissances concernant les causes naturelles » , son étude apporte l'expression « philosophie naturelle » selon un corpus universitaire gardé parIsaac Newton, auteur desprincipes mathématiques de philosophie naturelle. C'est le sens deRené Descartes et de ses élèvesJacques Rohault etRégis[3]. Elle correspond alors auxsciences naturelles ou encore à laphilosophie naturelle.

Des chaires de philosophie naturelle sont établies dans certainesuniversités, notamment au Royaume-Uni (Oxford,Édimbourgetc.). À Paris, on compte par exemple une chaire de philosophie naturelle aucollège de Clermont, occupée notamment parIgnace-Gaston Pardies.Maxwell occupe quelque temps une semblable chaire à Édimbourg où l'enseignement reste un fourre-tout indigeste.

AuXVIIIe siècle, la physique désigne clairement en français lascience expérimentale.

La signification ancienne de cette physique ne convient plus aux actuellessciences dites « exactes » que sont la physique, la chimie et la biologie, cette dernière étant la plus tardive héritière directe des sciences naturelles[b].

Histoire

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Article détaillé :Histoire de la physique.

Antiquité

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Article détaillé :Histoire de la physique#Antiquité.
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Moyen Âge

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Article détaillé :Histoire de la physique#Moyen Âge.
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Époque moderne

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Portrait deGalileo Galilei parGiusto Sustermans en 1636.

Le mot physique prend sonsens moderne, plus restreint que le sens originel, au début duXVIIe siècle avecGalilée. Selon lui, les lois de la nature s'écrivent en langagemathématique. Il découvre plusieurs lois, comme l'inertie et la relativité des vitesses qui contredisent le sens commun.

L'élève de Galilée,Evangelista Torricelli, montre que la science ne se contente pas de calculer des trajectoires balistiques, mais elle peut aussi expliquer des phénomènes singuliers qu'on lui soumet et mettre au point des techniques. Les fontainiers deFlorence ne parvenaient pas à hisser par une seule puissante pompe aspirante l'eau de l'Arno à des hauteurs dépassant trente-deux pieds, soit une dizaine de mètres. Torricelli, consulté par ses maîtres artisans dépités, constate avec eux le fait troublant, mais en procédant parexpérience, il découvre le vide et détermine les capacités maximales d'élévation d'une batterie de pompes.

À l'université de Paris, l'aristotélisme fournit un classement des natures et causes des phénomènes observés, et ordonne la Nature de manière rigoureuse dans les cours de philosophie naturelle jusque dans les années 1690, à partir desquelles il est progressivement remplacé par uncartésianisme sophistiqué, notamment grâce à l'ouverture ducollège des Quatre-Nations et les cours d'Edme Pourchot.

Les pionniers de la modélisation scientifique parmi lesquels le FrançaisDescartes et plusieurs expérimentateurs desPays-Bas ou d'Angleterre contribuent à diffuser les bases de la physique mathématisée qui atteint son apogée en Angleterre avecIsaac Newton.

Dans la première édition duDictionnaire de l'Académie française, datant de 1694, le nom « physique » est désigné comme la « science qui a pour objet la connaissance des choses naturelles, ex :La physique fait partie de la philosophie;la physique est nécessaire à un médecin ». L'adjectif « physique » est défini, en outre, comme signifiant « naturel, ex :l'impossibilité physique s'oppose à l'impossibilité morale ». Ce n'est que dans sa sixième édition (1832-1835) que le sens moderne de « physique » apparaît, le terme est défini comme la « science qui a pour objet les propriétés accidentelles ou permanentes des corps matériels, lorsqu'on les étudie sans les décomposer chimiquement. ». Enfin dans sa huitième édition (1932-1935), la physique est définie comme la « science qui observe et groupe les phénomènes du monde matériel, en vue de dégager les lois qui les régissent.»

Le Littré donne des définitions apparemment précises. En tant qu'adjectif, il définit les phénomènes physiques comme « ceux qui ont lieu entre les corps visibles, à des distances appréciables, et qui n'en changent pas les caractères » et les propriétés physiques, comme « qualités naturelles des corps qui sont perceptibles aux sens, telles que l'état solide ou gazeux, la forme, la couleur, l'odeur, la saveur, la densité, etc. ». Les sciences physiques sont définies comme « celles qui étudient les caractères naturels des corps, les forces qui agissent sur eux et les phénomènes qui en résultent ». En tant que nom, la physique est définie comme « science du mouvement et des actions réciproques des corps, en tant que ces actions ne sont pas de composition et de décomposition, ce qui est le propre de la chimie ».

La notion actuelle de science en tant qu'« ensemble ou système de connaissances sur une matière » date seulement duXVIIIe siècle. Avant cette époque, le mot « science » signifiait simplement« la connaissance qu'on a de quelque chose » (science et savoir ont la même étymologie) et la notion de scientifique n'existait pas. À l'inverse, le terme« philosophie » désigne dans son sens ancien « l'étude des principes et des causes, ou le système des notions générales sur l'ensemble des choses », les sciences naturelles étaient donc le résultat de la philosophie naturelle (voir l'exemple du titre de la revuePhilosophical Transactions).

L'expression « sciences physiques » désigne actuellement l'ensemble formé par la physique (dans son sens moderne) et la chimie, cette expression prend son sens actuel en France au début duXIXe siècle, en même temps que le mot « science » prend le sens d'« ensemble formé par les sciences mathématiques, physiques et naturelles ». Auparavant, l'expression « sciences physiques » était un simple synonyme de l'expression « sciences naturelles »[c].

XIXe et XXe siècles

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Physique moderne

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La physique moderne connaît une révolution de pensée à l'entrée duXXe siècle avec la découverte de larelativité restreinte, qui change le concept du temps, et l'introduction de lamécanique quantique qui bouleverse la notion deréalité.

En1903,Marie Curie etPierre Curie partagent avecHenri Becquerel leprix Nobel de physique pour leurs recherches sur les radiations (radioactivité, rayonnement corpusculaire naturel)[4].

État actuel

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Disciplines

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La recherche en physique contemporaine se divise en diverses disciplines qui étudient différents aspects du monde physique.

Domaine(s)DisciplinesPrincipales théoriesQuelques concepts
Astrophysique etmécaniqueCosmologie,Planétologie,Physique des plasmas,AstroparticulesBig Bang,Inflation cosmique,Relativité générale,Matière noire,Rayons cosmiquesTrou noir,Galaxie,Gravité,Onde gravitationnelle,Planète,Système solaire,Étoile,Univers
Physique quantique etPhysique ondulatoirePhysique atomique,Physique moléculaire,Optique,PhotoniqueOptique quantiqueDiffraction,Onde électromagnétique,Laser,Polarisation,Interférences
Physique des particulesAccélérateur de particules,Physique nucléaireModèle standard, Théorie degrande unification,Théorie des cordes,Théorie MInteraction élémentaire (Gravitation,Électromagnétisme,Interaction faible,Interaction forte),Particule élémentaire,Antiparticule,Spin,Brisure spontanée de symétrie
Physique statistique etPhysique de la matière condenséeThermodynamique,Physique du solide,Science des matériaux,Physique des polymères,Matière molle,Physique mésoscopique,Système désordonné,BiophysiqueSupraconductivité,Onde de Bloch,Condensat fermionique,Liquide de FermiÉtat de la matière (Solide,Liquide,Gaz),Plasma,Condensat de Bose-Einstein,Supercritique,Superfluide),Conducteur,Magnétisme,Auto-organisation

Théories

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Bien que la physique s'intéresse à une grande variété de systèmes, certaines théories ne peuvent être rattachées qu'à la physique dans son ensemble et non à l'un de ses domaines. Chacune est supposée juste, dans un certain domaine de validité ou d'applicabilité. Par exemple, lathéorie de lamécanique classique décrit fidèlement le mouvement d'un objet, pourvu que

Les théories anciennes, comme la mécanique newtonienne, ont évolué engendrant des sujets de recherche originaux, notamment dans l'étude des phénomènescomplexes (exemple : lathéorie du chaos). Leurs principes fondamentaux constituent la base de toute recherche en physique et tout étudiant en physique, quelle que soit sa spécialité, acquiert les bases de chacune d'entre elles.

ThéorieGrands domainesConcepts
Mécanique newtonienneCinématique,Lois du mouvement de Newton,Mécanique analytique,Mécanique des fluides,Mécanique du point,Mécanique du solide,Transformations de Galilée,Mécanique des milieux continusDimension,Espace,Temps,Référentiel,Longueur,Vitesse,Vitesse relative,Masse,Moment cinétique,Force,Énergie,Moment angulaire,Couple,Loi de conservation,Oscillateur harmonique,Onde,Travail,Puissance,Équilibre
ÉlectromagnétismeÉlectrostatique,Électricité,Magnétisme,Équations de MaxwellCharge électrique,Courant électrique,Champ électrique,Champ magnétique,Champ électromagnétique,Onde électromagnétique
Physique statistique etThermodynamiqueMachine thermique,Théorie cinétique des gazConstante de Boltzmann,Entropie,Énergie libre,Chaleur,Fonction de partition,Température,Équilibre thermodynamique,Réversibilité
Mécanique quantiqueIntégrale de chemin,Équation de Schrödinger,Théorie quantique des champsHamiltonien,Boson,Fermion,Particules identiques,Constante de Planck,Oscillateur harmonique quantique,Fonction d'onde,Énergie de point zéro
Théorie de la relativitéRelativité galiléenne,Relativité restreinte,Relativité généralePrincipe d'équivalence,Quadrivecteur,Espace-temps,Vitesse de la lumière,Vitesse relative,Invariance de Lorentz

Méthode

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Article détaillé :Méthode scientifique.

Théorie et expérience

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Articles détaillés :Méthode expérimentale etThéorie.
Sections transversales des premièresorbitales de l'atome d'hydrogène, le code de couleurs représentant l'amplitude de probabilité de l'électron (noire : amplitude zéro, blanc : amplitude maximale).

Lesphysiciens observent, mesurent etmodélisent le comportement et les interactions de lamatière à travers l'espace et letemps de façon à faire émerger des lois générales quantitatives. Le temps — défini par la durée, l'intervalle et la construction corrélative d'échelles — et l'espace — ensemble des lieux où s'opère le mouvement et où l'être ou l'amas matériel, c'est-à-dire la particule, la molécule ou le grain, le corps de matière… ou encore l'opérateur se positionnent à un instant donné — sont des faits réels constatés, transformés en entitésmathématiques abstraites et physiques mesurables pour être intégrées logiquement dans le schéma scientifique. Ce n'est qu'à partir de ces constructions qu'il est possible d'élaborer des notions secondaires à valeurs explicatives. Ainsi l'énergie, une description d'états abstraite, un champ de force ou une dimension fractale peuvent caractériser des « phénomènes physiques » variés. La métrologie est ainsi une branche intermédiaire capitale de la physique.

Unethéorie ou unmodèle — appelé « schéma » une fois patiemment étayé par de solides expériences et vérifié jusqu'en ses ultimes conséquences logiques[réf. souhaitée] — est un ensemble conceptuel formalisé mathématiquement, dans lequel des paramètres physiques qu'on suppose indépendants (charge,énergie et temps, par exemple) sont exprimés sous forme de variables (q,E ett) et mesurés avec des unités appropriées (coulomb,joule etseconde). La théorie relie ces variables par une ou plusieurs équations (par exemple,E=mc2). Ces relations permettent de prédire de façon quantitative le résultat d'expériences.

Uneexpérience est un protocole matériel permettant de mesurer certains phénomènes dont la théorie donne une représentation conceptuelle. Il est illusoire d'isoler une expérience de la théorie associée. Le physicien ne mesure pas des choses au hasard ; il faut qu'il ait à l'esprit l'universconceptuel d'une théorie.Aristote n'a jamais pensé calculer le temps que met une pierre lâchée pour atteindre le sol, simplement parce que sa conception du monde sublunaire n'envisageait pas une telle quantification. Cette expérience a dû attendreGalilée pour être faite. Un autre exemple d'expérience dictée nettement par un cadre conceptuel théorique est la découverte desquarks dans le cadre de laphysique des particules. Le physicien des particulesGell-Mann a remarqué que les particules soumises à laforce forte se répartissaient suivant une structure mathématique élégante, mais que trois positions fondamentales (au sens mathématique de lathéorie des représentations) de cette structure n'étaient pas réalisées. Il postula donc l'existence de particules plus fondamentales (au sens physique) que lesprotons et lesneutrons. Des expériences permirent par la suite, en suivant cette théorie, de mettre en évidence leur existence.

Inversement, des expériences fines ou nouvelles ne coïncident pas ou se heurtent avec la théorie. Elles peuvent :

  • soit remettre en cause la théorie — comme ce fut le cas du problème ducorps noir et des représentations de la lumière qui provoquent l'avènement de lamécanique quantique et des relativités restreinte et générale, de façon analogue à l'ébranlement des fondements duvitalisme en chimie ou de l'effondrement de lagénération spontanée en biologie ;
  • soit ne pas s'intégrer dans les théories acceptées. L'exemple de la découverte deNeptune est éclairant à ce titre. Les astronomes pouvaient mesurer la trajectoire d'Uranus mais la théorie d'Isaac Newton donnait une trajectoire différente de celle constatée. Pour maintenir la théorie,Urbain Le Verrier et, indépendamment,John Adams postulèrent l'existence d'une nouvelle planète, et d'après cette hypothèse prédirent sa position. L'astronome allemand Johann Gottfried Galle vérifia en que les calculs de Le Verrier et Adams étaient bons en observant Neptune à l'endroit prédit. Il est clair que l'interprétation de la première expérience est tributaire de la théorie, et la seconde n'aurait jamais pu avoir lieu sans cette même théorie et son calcul. Un autre exemple est l'existence duneutrino, supposée parWolfgang Pauli pour expliquer le spectre continu de ladésintégration β, ainsi que l'apparente non-conservation dumoment cinétique ;
  • soit enfin, faire naître la théorie de manière purement fortuite (sérendipité) : ainsi le physicienHenri Becquerel découvre la radioactivité en 1895 en stockant par hasard des sels d'uranium près d'une plaque photographique vierge.

Recherche

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Article détaillé :Recherche scientifique.

La culture de larecherche en physique présente une différence notable avec celle des autres sciences en ce qui concerne la séparation entrethéorie etexpérience. Depuis leXXe siècle, la majorité des physiciens sont spécialisés soit enphysique théorique, soit enphysique expérimentale. En revanche, presque tous les théoriciens renommés enchimie ou enbiologie sont également des expérimentateurs.

Lasimulation informatique occupe une place très importante dans la recherche en physique et ce depuis les débuts de l'informatique. Elle permet en effet la résolutionapprochée de problèmes mathématiques qui ne peuvent pas être traités analytiquement. Beaucoup de théoriciens sont aussi des numériciens.

Objectif et limites

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Recherche d'un corpus fini et évolution permanente

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Albert Einstein en 1947.

L'histoire de la physique semble montrer qu'il est illusoire de penser que l'on finira par trouver un corpus fini d'équations qu'on ne pourra jamais contredire par expérience. Chaque théorie acceptée à une époque finit par révéler ses limites et est intégrée dans une théorie plus large. La théorienewtonienne de la gravitation est valide dans des conditions où lesvitesses sont petites et que lesmasses mises en jeu sont faibles, mais lorsque les vitesses approchent lavitesse de la lumière ou que les masses (ou de façon équivalente enrelativité, les énergies) deviennent importantes, elle doit céder la place à larelativité générale. Par ailleurs, celle-ci est incompatible avec lamécanique quantique lorsque l'échelle d'étude estmicroscopique et dans des conditions d'énergie très grande (par exemple au moment duBig Bang ou au voisinage d'unesingularité à l'intérieur d'untrou noir).

La physique théorique trouve donc ses limites dans la mesure où son renouveau permanent vient de l'impossibilité d'atteindre un état de connaissance parfait et sans faille duréel. De nombreux philosophes, dontEmmanuel Kant, ont mis en garde contre toute croyance qui viserait à penser que la connaissance humaine des phénomènes peut coïncider avec le réel, s'il existe. La physique ne décrit pas le monde, ses conclusions ne portent pas sur le monde lui-même, mais sur le modèle qu'on déduit des quelques paramètres étudiés. Elle est une science exacte en ce que la base des hypothèses et des paramètres considérés conduisent de façon exacte aux conclusions tirées.

La conception moderne de la physique, en particulier depuis la découverte de la mécanique quantique, ne se donne généralement plus comme objectif ultime de déterminer lescauses premières deslois physiques, mais seulement d'en expliquer lecomment dans une approchepositiviste.Albert Einstein dit ainsi du travail du physicien que faire de la physique, c'est comme émettre des théories sur le fonctionnement d'une montre sans jamais pouvoir l'ouvrir[5].[d].

Recherche de la simplification et l'unification des théories

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La physique possède une dimensionesthétique[6],[7]. En effet, les théoriciens recherchent presque systématiquement à simplifier,unifier etsymétriser lesthéories. Cela se fait par la réduction du nombre deconstantes fondamentales (laconstante G de la gravitation a intégré sous un même univers gravitationnel lesmondes sublunaire et supralunaire), par la réunion de cadres conceptuels auparavant distincts (lathéorie de Maxwell a unifiémagnétisme etélectricité, l'interaction électrofaible a unifié l'électrodynamique quantique avec l'interaction faible et ainsi de suite jusqu'à la construction dumodèle standard de la physique des particules). La recherche dessymétries dans la théorie, outre le fait que par lethéorème de Noether en 1915 elles produisent spontanément des constantes du mouvement, estun vecteur de beauté[réf. nécessaire] des équations et de motivation des physiciens et, depuis leXXe siècle,le moteur principal des développements enphysique théorique[réf. nécessaire].

Du point de vue expérimental, la simplification est un principe de pragmatisme. La mise au point d'uneexpérience requiert la maîtrise d'un grand nombre de paramètres physiques afin de créer des conditions expérimentales précises etreproductibles. La plupart des situations dans la nature se présentent spontanément comme confuses et irrégulières. Ainsi l'arc-en-ciel (qui cause un fort étonnement chez le profane) ne peut s'expliquer que par la compréhension de nombreux phénomènes appartenant à des domaines disjoints du corpus physique. Les concepts de la physique sont longs à acquérir, même pour les physiciens. Une préparation du dispositif expérimental permet donc la manifestation d'unphénomène aussi simple et reproductible que possible. Cetteexigence expérimentale donne parfois un aspect artificiel à la physique, ce qui peut nuire à son enseignement auprès du jeune public. Paradoxalement, rien ne semble aussi éloigné du cours de la nature qu'une expérience de physique, et pourtant seule la simplification est recherchée.

Au cours de l'histoire, des théories complexes et peu élégantes d'un point de vue mathématique peuvent être très efficaces et dominer des théories beaucoup plus simples. L'Almageste dePtolémée, fondée sur une figure géométrique simple, le cercle, comportait un grand nombre de constantes dont dépendait la théorie, tout en ayant permis avec peu d'erreur de comprendre le ciel pendant plus de mille ans. Lemodèle standard décrivant les particules élémentaires comporte également une trentaine de paramètres arbitraires, et pourtant a été vérifié expérimentalement très précisément. À son tour, les physiciens s'accordent à penser que cette théorie sera sublimée et intégrée un jour dans une théorie plus simple et plus élégante, de la même manière que lesystème ptoléméen a disparu au profit des théoriesképlérienne,newtonienne puisrelativiste.

Relations avec d'autres domaines

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La physique et les autres sciences

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Portrait d'Isaac Newton parGodfrey Kneller en 1689.

La physique moderne est écrite en termesmathématiques, elle a depuis sa naissance eu des relations de couple intense avec les sciences mathématiques. Jusqu'auXXe siècle, les mathématiciens étaient d'ailleurs la plupart du temps physiciens et souvent philosophes naturalistes après larefondation kantienne. De ce fait la physique a très souvent été la source de développements profonds en mathématiques. Par exemple, lecalcul infinitésimal a été inventé indépendamment parLeibniz etNewton pour comprendre la dynamique en général, et la gravitation universelle en ce qui concerne le second. Le développement ensérie de Fourier, qui est devenu une branche à part entière de l'analyse, a été inventé parJoseph Fourier pour comprendre la diffusion de lachaleur.

Les sciences physiques sont en relation avec d'autres sciences, en particulier lachimie, science desmolécules et des composés chimiques. Ils partagent de nombreux domaines, tels que lamécanique quantique, lathermochimie et l'électromagnétisme. L'étude des bases physiques des systèmes chimiques, domaineinterdisciplinaire, est lachimie physique. Toutefois, les phénomènes chimiques sont suffisamment vastes et variés pour que la chimie reste considérée comme une discipline à part entière.

De nombreux autres domaines interdisciplinaires constituent la physique. L'astrophysique est à la frontière de l'astronomie, labiophysique est à l'interface avec labiologie. Laphysique statistique, lesmicrotechnologies et lesnanotechnologies fortement multidisciplinaires comme lesMOEMS[8] sont également interdisciplinaires.

La physique et la technique

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Rayon laser à travers un dispositif optique.

L'histoire de l'humanité montre que la penséetechnique s'est développée bien avant les théories physiques. Laroue et lelevier, le travail des matériaux, en particulier lamétallurgie, ont pu être réalisés sans ce qu'on appelle la physique. L'effort derationalité des penseurs grecs puis arabes, le lent perfectionnement des mathématiques duXIIe au XVIe siècle, et le moindre poids de lascolastique ont permis les avancées remarquables duXVIIe siècle. La physique a purévéler sa profondeur conceptuelle[réf. nécessaire]. Les théories physiques ont alors souvent permis le perfectionnement d'outils et demachines, ainsi que leur mise en œuvre.

LeXXe siècle voit la multiplication de technologies directement issues de concepts théoriques développés à partir des avancées de la physique de leur époque. Le cas dulaser est exemplaire : son invention repose fondamentalement sur la compréhension, par lamécanique quantique, desondes lumineuses et de lalinéarité de leurs équations. La découverte del'équation d'équivalence masse énergie ouvre la voie au développement desbombes A etH, ainsi qu'àl'énergie nucléaire civile. De même l'électronique en tant que science appliquée modifie profondément le visage de nos sociétés modernes à travers larévolution numérique et l'avènement de produits comme le téléviseur, le téléphone portable et les ordinateurs. Elle s'appuie sur l'électromagnétisme, l'électrostatique ou laphysique des semi-conducteurs[e]. La technique d'imagerie médicaleIRM s'appuie sur la découverte des propriétésquantiques desnoyaux atomiques.

Philosophie

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Article détaillé :Philosophie de la physique.
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Physique et société

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Physique et genre

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Le monde de la physique a longtemps été dominé par des hommes et, au début duXXIe siècle, malgré quelques incitations et messages montrant que les filles ont autant leur place que les garçons dans ce domaine[9], la désaffection des filles pour les études de physique semble persister dans de nombreux pays[10].En outre, selon une étude récente aux États-Unis, la plupart des étudiantes en physique subissent diverses formes de harcèlement sexuel (allant de blagues déplacées aux sollicitations sexuelles). Près de 75 % des diplômées en physique disent en avoir été victimes au travail ou en étudiant sur le terrain. Une enquête menée auprès d'étudiantes participant à une série de conférences américaines pour les femmes étudiant la physique (en premier cycle) a révélé que, sur 455 répondantes, 338 disent avoir subi une forme de harcèlement sexuel.[réf. nécessaire]

En France, les filles sont nombreuses (70 %) à s'engager vers laClasse préparatoire biologie, chimie, physique et sciences de la Terre (BCPST) en restant minoritaires dans les autres préparations scientifiques (Pons, 2007). Leur attrait pour le « bio-véto » reste bien plus marqué que pour la physique[11], probablement en raison d'une transmission sociale des stéréotypes de genre[12]. En 1989, Archer et Freedman ont montré que du point de vue scolaire, pour les parents et enseignants, les matières telles que la mécanique, la physique, la chimie et les mathématiques étaient encore considérées comme « masculines », pendant que l'anglais, la biologie, la psychologie, le français et la sociologie étaient jugées être des matières « féminines »[13].

En 2022, les biographies de soixante-quinze physiciennes françaises, dont un grand nombre ont reçu les distinctions duCNRS et d'autres institutions prestigieuses, montrent l'étendue de leurs champs de recherche. Ces biographies sont consultables dans Wikipédia.

Donna Strickland, physiciennecanadienne, est la troisième femme récompensée par lePrix Nobel de physique aprèsMarie Curie en1903 etMaria Goeppert-Mayer en1963[14].

Vulgarisation

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Article détaillé :Vulgarisation en physique.

Lavulgarisation en physique cherche à faire comprendre les principes et objets physiques sans utiliser de termes ou concepts non expliqué préalablement. De nombreuses équipes participent régulièrement à des rencontres entre le grand public et les chercheurs, où différents sujets et résultats scientifiques sont expliqués. Elle est devenue en Europe un enjeu sociopolitique important au moment de la révolution française et plus encore avec la révolution industrielle[15]. Les chercheurs en physiques ont aussi une mission de vulgarisation, par exemple ceux du CNRS en France[16], mais l'essentiel de la vulgarisation se fait progressivement à travers l'école et l'enseignement[17] pour l'acquisition des savoirs de base (qui ont beaucoup évolué depuis deux siècles[18]) puis à travers les médias tout au long de la vie.

En complément de la littérature devulgarisation scientifique et du travail (publications, conférences...) de certainessociétés savantes puis desexpositions universelles ; après que laradio puis latélévision aient participé à cette vulgarisation ; à partir des années 1990, lestechnologies de l'information et de la communication puis leWeb 2.0 ont bouleversé la vulgarisation scientifique (et de la physique en particulier[19]). Aujourd'hui, de nombreux sites internets permettent de trouver toutes les informations utiles, du niveau basique à celui de l'expertise et lavisualisation de données a beaucoup progressé.

Certains musées se sont spécialisés dans le domaine de la physique, avec par exemple en France lePalais de la découverte[20]

Dans la sphère de l'éducation universitaire,Richard Feynman a permis par ses ouvrages de construireex nihilo une expérience empirique de la physique moderne.

Notes et références

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Notes

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  1. Yvonne Choquet-Bruhat a apporté la première preuve mathématique de l'existence de solutions auxéquations d'Einstein. Ses travaux sont utilisés pour lesdétecteurs d'ondes gravitationnelles.
  2. En français, l'expression « sciences naturelles » a une signification plus restreinte qu'en anglais ou en allemand, langues dans lesquelles elle a gardé son sens plus général englobant la physique actuelle et la chimie.
  3. AinsiGeorges Cuvier, dans sonRapport historique sur les progrès des sciences naturelles depuis 1789 utilise les deux expressions sans distinction, il décrit les sciences physiques/naturelles ainsi : « placées entre les sciences mathématiques et les sciences morales, elles commencent où les phénomènes ne sont plus susceptibles d'être mesurés avec précision, ni les résultats d'être calculés avec exactitude ; elles finissent, lorsqu'il n'y a plus à considérer que les opérations de l'esprit et leur influence sur la volonté. »
  4. Françoise Balibar a publié de nombreux ouvrages concernant Albert Einstein, la théorie de la relativité, l'histoire et l'épistémologie des sciences physiques. Elle a dirigé l'équipe duCNRS chargée des six volumes de l'édition en français desŒuvres choisies d'Einstein.
  5. Jacqueline Bloch s'intéresse au couplage ultime entre lumière et matière en lien étroit avec les nanotechnologies des semi-conducteurs. Elle a notamment fait des découvertes importantes dans l'étude de la physique des polaritons.

Références

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  1. In Aristotelis Physica commentaria.
  2. Stéphane Marchand, « Éditorial », surCairn.info,(consulté le).
  3. SelonLe Littré.
  4. (en-US) « The Nobel Prize in Physics 1903 », surNobelPrize.org(consulté le).
  5. « Dans l'effort que nous faisons pour comprendre le monde, nous ressemblons quelque peu à l'homme qui essaie de comprendre le mécanisme d'une montre fermée. Il voit le cadran et les aiguilles en mouvement, il entend le tic-tac, mais il n'a aucun moyen d'ouvrir le boîtier. S'il est ingénieux il pourra se former quelque image du mécanisme, qu'il rendra responsable de tout ce qu'il observe, mais il ne sera jamais sûr que son image soit la seule capable d'expliquer ses observations. Il ne sera jamais en état de comparer son image avec le mécanisme réel (…)A. Einstein etL. Infeld »

    — L'évolution des idées en physique (trad. fr), Payot,,p. 34-35

  6. Benjamin Bradu, « La beauté des équations en physique », surLa science pour tous,(consulté le).
  7. Jean-Marc Lévy-Leblond, « Les beautés de la science »,Alliage,no 63,‎(lire en ligne).
  8. Patrick Tabeling,Le monde étonnant des MEMS, École Normale Supérieure, Paris, 2002.
  9. F. Robine, « Pourquoi les filles sont l'avenir de la science… »,Bulletin de l'Union des professeurs de physique et de chimie,no 100,‎,p. 421-436(lire en ligne[PDF]).
  10. B. Convert, « La «désaffection» pour les études scientifiques »,Revue française de sociologie,vol. 44,no 3,‎,p. 449-467(lire en ligne).
  11. C. Fontanini, « Qu'est-ce qui fait courir les filles vers la classe préparatoire scientifique Biologie, Chimie, Physique et Sciences de la Terre (BCPST) ? »,Questions vives, recherches en éducation,université de Provence, Département des Sciences de l'éducation,vol. 8,no 15,‎(lire en ligne).
  12. L. Morge et M.-C. Toczek, « L'expression des stéréotypes de sexe dans les situations d'entrée des séquences d'investigation en physique-chimie »,Didaskalia,no 35,‎(lire en ligne[PDF]).
  13. (en) J. Archer et S. Freedman, « Gender-stereotypic perceptions of academic disciplines »,British journal of educational Psychology,vol. 59,‎,p. 306-313.
  14. « Nobel de physique : trois chercheurs, dont un Français, récompensés pour leurs travaux sur les lasers »,Le Monde.fr,‎(lire en ligne, consulté le).
  15. J.-L. Chappey, « Enjeux sociaux et politiques de la «vulgarisation scientifique» en Révolution (1780-1810) »,Annales historiques de la Révolution française, Armand Colin, Société des études robespierristes,no 338,‎,p. 11-51(lire en ligne).
  16. P. Jensen et Y. Croissant, « Activité de vulgarisation des chercheurs CNRS: un état des lieux »,JCOM,no 6,‎,p. 3(lire en ligne).
  17. P. Colin, « Enseignement et vulgarisation scientifique: une frontière en cours d'effacement? Une étude de cas autour de l'effet de serre »,Spirale-Revue de recherches en éducation,vol. 48,no 48,‎,p. 63-84.
  18. N. Hulin, « Faire une histoire de l'enseignement scientifique : Le cas de la physique en France, duXIXe siècle à nos jours »,Didaskalia,‎.
  19. M.-C. Milot, « Place des nouvelles technologies dans l'enseignement de la physique-chimie »,Didaskalia, Paris,‎.
  20. J. Boissan et G. Hitier G, « La vulgarisation dans les musées scientifiques » (résultats d'une enquête au Palais de la Découverte),Revue française de pédagogie,vol. 61,no 1,‎,p. 29-44(lire en ligne).

Voir aussi

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Bibliographie

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Ouvrages ludo-éducatifs

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Initiation et éveil à la physique

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Premiers pas scientifiques

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Version française de(en)Physics, New York, John Wiley and Sons, Inc,,2e éd.(ISBN 2 225 83137 8).
Traduction de(en)Color and light in nature, Cambridge University Press,,2e éd. (1re éd. 1995)(ISBN 2 10 006507 6).

Introduction à quelques spécialités

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IsaacNewton,Principes mathématiques de la philosophie naturelle [traduit du latin] par feue madame la marquise Du Chastellet [Avec une préface de Roger Cotes et une préface de Voltaire]. T. 1 (Éloge),(lire en ligne).

Mesures, industrie, applications

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Dictionnaires

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Revues et sociétés

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Cours en langue anglaise

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Histoire et ouvrages jalons

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LaPhysique d'Aristote n'a rien à voir avec la science moderne appelée « physique ». La taxonomie aristotélicienne, d'essence philosophique, a même été le plus farouche adversaire de la science moderne.

Articles connexes

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Généralités

Disciplines apparentées

De nombreux domaines de recherche combinent la physique avec d'autres disciplines.

Domaines voisins

Philosophie et religion

Histoire

Outils et méthodes

Tableaux et banques de données

Liens externes

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