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| Philibert Fressinet | ||
Portrait du général Philibert Fressinet. | ||
| Naissance | Marcigny,Bourgogne | |
|---|---|---|
| Décès | (à 54 ans) Ancien 3e arrondissement de Paris | |
| Origine | ||
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1784 – 1821 | |
| Conflits | Guerres de la Révolution française Guerres napoléoniennes | |
| Distinctions | Baron de l'Empire (titre inachevé) Commandeur de la Légion d'honneur | |
| Hommages | Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile,17e colonne | |
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Philibert Fressinet, né le àMarcigny enBourgogne et mort le àParis, est ungénéral français de la Révolution et de l’Empire.
Philibert Fressinet naît le àMarcigny, dans la province deBourgogne. Son père est marchand-drapier puis huissier royal. Philibert fréquente le collège de Marcigny. À 14 ans il est placé comme apprenti barbier[1]. Mais il souhaite voir d'autres horizons et il embrasse la carrière militaire en s'enrôlant comme dragon aurégiment de la Reine le.
Retiré du service en, il s'embarque pourSaint-Domingue où il est lieutenant d'une compagnie franche à partir de. Passé au16e régiment d'infanterie l'année suivante, il est promu capitaine du2e bataillon de cette unité en avant d'être affecté comme adjoint à l'état-major français de la colonie le suivant. Il est ensuite nommé adjudant-général à titre provisoire en puis de manière définitive le, date à laquelle il fait son retour en Europe[2].
Affecté à l'armée d'Allemagne, Fressinet participa aux campagnes d'Allemagne, deSuisse et d'Italie en 1799. Sa conduite à labataille de Taufers lui vaut le grade degénéral de brigade le. Après avoir secondéChampionnet enPiémont, il prend part à divers affrontements en particulier àGênes, aupassage du Mincio et àcelui du Tagliamento.
Sans affectation après lapaix d'Amiens, Fressinet est désigné pour l’expédition de Saint-Domingue en décembre 1801, commandée par le général de divisionCharles Victoire Emmanuel Leclerc, beau-frère duPremier ConsulNapoléon Bonaparte. Il est affecté à la division du généralJean-François Joseph Debelle en février-mars 1802, puis à celle du généralJean Boudet en août. C'est lui qui a la commission de conclure avec les généraux haïtiensHenri Christophe etToussaint Louverture la négociation qui amène à leur soumission. Autorisé par Leclerc à rentrer en France le1er septembre, il prend le temps de mettre en vente ses biens le avant de partir, en l’occurrence une impressionnante cave à alcool.
Néanmoins, ayant trop tardé à s'embarquer, il est maintenu en activité dans l’île par le généralDonatien de Rochambeau qui vient de succéder à Leclerc en novembre à la tête de l'expédition. Il est alors chargé du commandement de la ville de Saint-Marc, qu’il sauve peu après en battant le général haïtienJean-Jacques Dessalines vers le. Le, Rochambeau lui témoigne sa très grande satisfaction, le cite à l’ordre de l’armée le et vante également les mérites de Fressinet au ministre de la Marine en décembre.
Rochambeau lui confie alors le commandement de Port-au-Prince, devenue capitale de la colonie le. Fressinet y épouse Marie-Adélaïde Bellanger des Boullets le, seconde fille d’un riche colon qui lui assure une importante rente en France. Il devient ainsi le beau-frère du chef de brigadePierre Panisse, qui a épousé l'aînée des sœurs Bellanger des Boullets. Son fils prend le nom deFressinet de Bellanger. Fressinet est ensuite envoyé commander la ville portuaire deJérémie, qu’il met en coupe réglée. La place étant encerclée par des insurgés de plus en plus entreprenants, bon nombre de civils cherchent à fuir, mais Fressinet n’accorde de passeport que contre pot-de-vin. En juillet 1803, alors que la ville est sur le point de tomber, il vend à des prix prohibitifs ses passeports, mais au moment de l’évacuation le, il abandonne non seulement les civils, mais également une partie de ses hommes, réservant même l’un de ses navires de transport au fruit de ses rapines.
Il est toutefois capturé par les Anglais en sortant de la rade. Conduit prisonnier à la Jamaïque, il se lance à corps perdu dans un mémoire justificatif, prévoyant à juste titre les critiques à l'égard de sa conduite. En effet, dès sa captivité en Angleterre, il est tenu à l’écart ou méprisé par les autres officiers français. L'adjudant-commandantLouis Mathieu Dembowski, apprenant l’arrivée d’un nouveau contingent de prisonniers français dans sa prison, note parmi ceux-ci le général de brigadeFrançois Nizard Charles Joseph d'Hénin « qui a fort bien fait la guerre à Saint-Domingue, et le général Fressinet dont on parle différemment ». Autorisé par ses geôliers à passer quelques mois de permission en France, l’empereur NapoléonIer le délie de son serment de retourner se constituer prisonnier en février 1805. Par contre, il est immédiatement entendu par une cour martiale pour son abandon de Jérémie en 1805. La cour ne décide rien, et Fressinet reste libre, mais sans affectation de 1805 à 1807. Le, il est exilé à 40 lieues de Paris « pour des propos faits dans un lieu public mais qu’il nie avec beaucoup de constance ».

Le maréchalLouis-Alexandre Berthier tente de le faire rentrer en grâce en lui faisant rédiger un mémoire sur ses campagnes en Italie pour le compte du ministère de la Guerre le. Fressinet rentre à Paris (sans autorisation, mais sans doute avec l’accord tacite de Berthier) six mois plus tard. Dès qu’il l’apprend, Napoléon ordonne son éloignement immédiatement à 40 lieues. Berthier tente ensuite vainement le de faire affecter Fressinet à l’armée du Portugal que commande le maréchalAndré Masséna. Peu après, Marie-Adélaïde Fressinet fait une fausse couche à Paris (première semaine d’). Toujours à la demande de Berthier, Napoléon autorise cette fois Fressinet à venir la visiter. Durant son séjour parisien, il reçoit également son affectation à l’armée de Naples le. C’est le premier emploi de Fressinet depuis qu’il a été fait prisonnier devant Jérémie, en août 1803. Il sert de 1809 à 1813 à Naples et en Italie.
En 1813, les pertes de laretraite de Russie aidant, il est appelé à laGrande Armée le et fait campagne en Saxe au11e Corps. Le il se signale près deMagdebourg et parvient, après plusieurs combats glorieux, à opérer la jonction de l'armée du vice-roiEugène de Beauharnais avec celle de Napoléon. À labataille de Lützen, avec une poignée d'hommes, il enlève aux Russes le village d'Ersdorf (de). Il est promugénéral de division au5e corps le,baron de l'Empire par décret du 21 juin 1813 mais non suivi de lettres patentes (donctitre inachevé), commandeur de la Légion d'honneur (il n'était même pas légionnaire), etcommandeur de l'ordre de Saint-Josephde Wurtzbourg. Il repasse à l’armée d’Italie en janvier 1814 et combat avec distinction sur leMincio le 8 février. Il est licencié et mis en non-activité à laPremière Restauration. Durant cette période, il se fait le défenseur du général de divisionIsidore Exelmans, accusé de conspirer avecJoachim Murat, et le fait acquitter.
Rallié à Napoléon auxCent-Jours, il commande une division sousDecaen au Corps des Pyrénées-Orientales en mai 1815. Chef d’état-major de Davout,ministre de la Guerre en juin 1815, ce fut lui qui rédige l'adresse énergique envoyée par l'armée sous Paris à laChambre des représentants.
À la Restauration, il est proscrit et exilé.
Banni par l'ordonnance du 24 juillet 1815, il se retire àBruxelles, passe ensuite àBuenos Aires et àRio de Janeiro, où il connaît l'ordonnance de rappel en France. Cependant, de retour au pays le, il est immédiatement arrêté. Libéré au bout de trois semaines, il est officiellement mis en disponibilité de l’état-major général.
Il meurt de maladie l'année suivante et est enterré aucimetière du Père-Lachaise (34e division)[3].