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Petro Porochenko

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Cet article possède unparonyme, voirPetro Dorochenko.

Petro Porochenko
Петро Порошенко(uk)
Illustration.
Portrait officiel de Petro Porochenko (2014).
Fonctions
Député ukrainien
En fonction depuis le
(6 ans, 5 mois et 16 jours)
Élection21 juillet 2019
CirconscriptionScrutin de liste
LégislatureIXe

(1 an, 5 mois et 22 jours)
Élection28 octobre 2012
Circonscription12e (Vinnytsia)
LégislatureVIIe
SuccesseurOleksi Porochenko(indirectement)

(1 an et 21 jours)
Élection26 mars 2006
CirconscriptionScrutin de liste
LégislatureVe

(7 ans, 3 mois et 27 jours)
Élection
Réélection31 mars 2002
Circonscription12e (Vinnytsia)
LégislatureIIIe,IVe
Président deSolidarité européenne
En fonction depuis le
(6 ans, 8 mois et 14 jours)
PrédécesseurVitali Klitschko[a]
Président de l'Ukraine

(4 ans, 11 mois et 13 jours)
Élection25 mai 2014
Premier ministreArseni Iatseniouk
Volodymyr Hroïsman
PrédécesseurOleksandr Tourtchynov(intérim)
Viktor Ianoukovytch
SuccesseurVolodymyr Zelensky
Ministre du Commerce et du Développement économique

(9 mois et 1 jour)
PrésidentViktor Ianoukovytch
Premier ministreMykola Azarov
GouvernementAzarov I
PrédécesseurAndri Klyouyev
SuccesseurIhor Prasolov
Ministre des Affaires étrangères

(5 mois et 2 jours)
PrésidentViktor Iouchtchenko
Viktor Ianoukovytch
Premier ministreIoulia Tymochenko
Oleksandr Tourtchynov(intérim)
GouvernementTymochenko II
PrédécesseurVolodymyr Khandohiy(intérim)
Volodymyr Ohryzko
SuccesseurKostiantyn Hrychtchenko
Secrétaire duConseil de défense et de sécurité nationale d'Ukraine

(7 mois)
PrésidentViktor Iouchtchenko
PrédécesseurVolodymyr Radtchenko
SuccesseurAnatoli Kinakh
Biographie
Nom de naissancePetro Oleksiovytch Porochenko
Date de naissance(60 ans)
Lieu de naissanceBolhrad (RSS d'Ukraine,URSS)
NationalitéUkrainienne
Parti politiqueSDPU(O)(1998-2000)
PSU/S(2000-2013)
PRVTSU/PR(2000-2001)
NU/NSNU(2005-2012)
NASTUP/BOS/BPP/BPP-S/ES(depuis 2013)
ConjointMarina Perevedentseva
EnfantsQuatre, dontOleksi
Diplômé deUniversité nationale Taras-Chevtchenko de Kiev
ProfessionChef d'entreprise
ReligionÉglise orthodoxe ukrainienne – Patriarcat de Kiev
RésidenceKiev

Signature de Petro PorochenkoПетро Порошенко (uk)

Image illustrative de l’article Petro Porochenko
Présidents d'Ukraine
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Petro Oleksiovytch Porochenko (enukrainien :Петро Олексійович Порошенко/pɛˈtrɔɔlɛkˈsʲijɔwɪtʃpɔrɔˈʃɛnkɔ/), né le àBolhrad, est unhomme d'affaires ethomme d'Étatukrainien,président du pays du au.

Chef d'entreprise, il fait notamment fortune dans l'industrie du chocolat. Parallèlement à ses activités professionnelles, il s'engage en politique dans les années 1990.

D'abord membre duParti social-démocrate d'Ukraine et soutien du présidentLeonid Koutchma, il participe à la fondation duParti des régions, avant de devenir un proche deViktor Iouchtchenko et de rejoindre leBloc Notre Ukraine. Il est ministre des Affaires étrangères de 2009 à 2010, puis ministre du Commerce et du Développement économique en 2012, sous la présidence deViktor Ianoukovytch. Dans le même temps, il préside le Conseil de laBanque nationale d'Ukraine.

En 2014, il soutient larévolution de Maïdan et remporte au premier tour l'élection présidentielle anticipée avec 54,7 % des suffrages. Lesélections législatives qui suivent lui donnent une majorité auParlement. Pendant sa présidence, alors qu'il tente de mettre fin à laguerre du Donbass impliquant laRussie et se rapproche despays occidentaux, sapolitique d'austérité et des accusations de corruption font chuter sa popularité. Candidat à sa réélection lors de l'élection présidentielle de 2019, il est battu parVolodymyr Zelensky, obtenant 24,5 % des voix au second tour.

Entré dans l'opposition à Zelensky, il reprend la présidence de son parti, renomméSolidarité européenne et qui arrive quatrième auxélections législatives de 2019. Redevenu député, il fait l'objet d'enquêtes judiciaires, qu'il dénonce comme politiquement motivées. À la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, il met en place une milice qui participe à labataille de Kiev.

Situation personnelle

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Famille

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Petro Oleksiovytch Porochenko naît le àBolhrad, dans l'oblast d'Odessa[1]. Il est issu d'une famillerussophone. Son père, Oleksi Porochenko, est un ingénieur et fonctionnaire qui a géré plusieurs usines à l'époque soviétique[2]. Sa mère, Eugenia Sergeevna, est comptable[3].

Il passe son enfance àBender, enRSS moldave, où son père dirige une usine de construction de machines[4]. De 1984 à 1986, il effectue son service militaire enRSS kazakhe[5],[6].

Gros plan sur une femme blanche vêtue de noir se tenant face-caméra. Les cheveux de celle-ci sont bruns et ramenés vers l’arrière. En arrière plan, les drapeaux de l’Union européenne et de la Russie sont visibles.
Maryna Porochenko.

En 1984, il se marie avec Maryna Perevedentseva (née en 1962), qui deviendracardiologue[7]. Ils ont quatre enfants :Oleksi, Ievhenya, Oleksandra et Mykhaylo[8].

Études

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En 1982, après avoir été un élève dissipé pendant ses études secondaires, il intègre l'enseignement supérieur. Il obtient en 1989 un diplôme d'économie à la faculté de relations internationales et de droit de l'université nationale de Kiev[9]. À l'université, il se lie d'amitié avecMikheil Saakachvili, futurprésident de la Géorgie qu'il nommera gouverneur de l'oblast d'Odessa en 2015 avant de le contraindre à l'exil[10].

Carrière professionnelle

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De 1989 à 1992, il est employé comme assistant au département des relations économiques internationales de l'université nationale de Kiev[7]. Il travaille en parallèle au sein du cabinet de conseil spécialisé en droit des contrats internationaux qu'il a fondé pendant ses études. Dans le même temps, il est directeur adjoint de l'Union des petites entreprises et des entrepreneurs de la République et directeur général d'Exchange House Ukraine[7].

En 1993, il crée, avec son père et plusieurs autres hommes d'affaires, la société UkrPromInvest, spécialisée dans laconfiserie et l'automobile (notamment lesautobus). Petro Porochenko est directeur général de la société de sa fondation à 1998, année où il cède ce poste à son père en raison de son entrée au Parlement ukrainien[7]. Il construit sa fortune en profitant de la pénurie de cacao dans les pays d'ex-URSS, où il exporte massivement[11].

Entre 1996 et 1998, lors de la vague de privatisations, il rachète plusieurs entreprises d'État de confiserie, qu'il fusionne dans le groupeRoshen, ce qui en fait le plus grand producteur de confiseries d'Ukraine[12]. Bien que n'étant pas la plus importante de ses entreprises, l'usine de confiserie deLipetsk, enRussie, attire l'attention des médias. Ses succès dans l'industrie duchocolat lui valent le surnom de « roi du chocolat »[13]. Il se diversifie dans d'autres secteurs d'activité en détenant plusieurs sites de production d'automobiles et d'autobus, le chantier navalLeninska Kuznya (en), la chaîne de télévision5 Kanal ou le magazineKorrespondent[14],[15],[16].

Selon le magazineForbes, sa fortune s’élève en 2014 à 1,3 milliard dedollars, ce qui en fait un des hommes les plus riches d'Ukraine[17]. En, quelques semaines avant son accession à la présidence,Bloomberg News estime que sa fortune a diminué de 25 % — à 720 millions de dollars — en raison du boycott de ses produits par la Russie et de la dégradation de l’économie ukrainienne[18]. Dans les mois qui suivent, il est le seul homme d'affaires ukrainien à voir sa fortune s'accroître[19],[20]. AvecSilvio Berlusconi etChristophe Blocher par le passé, il est le seul dirigeant européen à posséder un tel empire financier[19]. Pendant sa présidence, il ne tient pas sa promesse de vendre le groupe Roshen et dissimule ses activités en ayant recours à des montages opaques[21],[22]. Il perd alors son statut de milliardaire[23].

En 2022, sa fortune est estimée à 1,6 milliard de dollars[24].

Ascension politique

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Soutien de Koutchma

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En 1998, Petro Porochenko est élu député au Parlement (Rada) dans la12e circonscription (Vinnytsia), devançant de 58 voix l'homme d'affaires Volodymyr Skomarovskyi[25]. Il est alors membre duParti social-démocrate d'Ukraine (unifié) (SDPU(O)), fidèle au présidentLeonid Koutchma, dont il intègre le bureau politique[25]. Début 2000, il quitte le SDPU(O). En mai de la même année, il fonde leParti solidarité d’Ukraine (PSU). Ce mouvement de centre-gauche — d’abord lancé sous la forme d'une faction parlementaire, qu'il préside — rallie plusieurs députés élus en 1998 sous l’étiquette duParti paysan d’Ukraine (en) et du partiHromada.

Au cours de l'année 2000, il participe au lancement du Parti du renouveau régional « Solidarité du travail d'Ukraine » (PRVTSU), issu du Parti du renouveau régional d'Ukraine et qui devient l’année suivante leParti des régions, une formation considérée comme pro-russe et également fidèle à Koutchma. Alors que Petro Porochenko est élu co-président du PRVTSU puis vice-président du Parti des régions, le processus de fusion du PSU avec ce parti est contesté[26]. Dans le même temps, Petro Porochenko soutient le Premier ministre pro-occidentalViktor Iouchtchenko[25].

Proche de Iouchtchenko

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Petro Porochenko etViktor Iouchtchenko (2004).

En 2001, Petro Porochenko cesse de soutenir Leonid Koutchma. Ne pouvant revenir sur le processus de fusion du PSU avec le Parti des régions, il refonde son parti avec un intitulé proche,Solidarité, dont il prend rapidement la tête[b] et qu'il fait rejoindre la coalition d'opposition pro-occidentaleBloc Viktor Iouchtchenko « Notre Ukraine »[27]. En vue desélections législatives de 2002, et devient chef de campagne du bloc conduit parViktor Iouchtchenko. La coalition arrive en tête du scrutin et Petro Porochenko est réélu au Parlement. De 2002 à 2005, il préside la commission parlementaire du budget, où il est accusé d’avoir fait perdre 47 millions d’hryvnias à l’État[28],[29]. Ses activités professionnelles font en outre l'objet de poursuites par les services fiscaux[7].

Considéré comme étant l’oligarque le plus riche entourant Viktor Iouchtchenko, il est l'une des principales personnalités finançant le Bloc Notre Ukraine et larévolution orange, pendant laquelle il se montre particulièrement actif sans toutefois chercher à attirer l’attention médiatique[7],[30],[31]. Dans le cadre de l’élection présidentielle de 2004, il est directeur de campagne de Viktor Iouchtchenko, auprès duquel il contrecarre l’influence de ses conseillers nationalistes[7]. Il fait alors partie du premier cercle de Iouchtchenko, qui est le parrain de ses fillesjumelles[12],[6].

En 2005, Petro Porochenko quitte la tête de Solidarité et rejoint le partiUnion nationale « Notre Ukraine », nouvellement fondé[25].

Pressenti au poste dePremier ministre après l’accession de Iouchtchenko à la présidence du pays[32], il est finalement nommé secrétaire duConseil de défense et de sécurité nationale d'Ukraine[7]. Son influence est particulièrement importante, ce qui suscite des tensions avec la Première ministreIoulia Tymochenko[7]. En, il est accusé de corruption pour avoir voulu défendre les intérêts du milliardaireViktor Pintchouk, qui devait bénéficier de la privatisation de la société d’État Nikopol Ferralloy en l'achetant à 80 millions de dollars, alors que des experts indépendants l’estimaient à un milliard[33]. En réponse à ces accusations, le président Iouchtchenko lui retire son poste et change de gouvernement[12]. L’affaire n’aboutira jamais ; le procureur général du pays,Sviatoslav Piskun, affirme par la suite avoir été limogé pour ne pas avoir poursuivi Ioulia Tymochenko et pour avoir maintenu les poursuites à l'encontre de Petro Porochenko[7],[34],[35].

Petro Porochenko est réélu au Parlement, sur la liste duBloc Notre Ukraine, en[c]. Il souhaite prendre la présidence du Parlement, ce qui conduit son principal concurrent pour ce poste, le socialisteOleksandr Moroz, à rompre la coalition gouvernementale pro-occidentale, permettant ainsi le retour deViktor Ianoukovytch à la tête du gouvernement[7]. Durant la législature, Petro Porochenko préside la commission des finances et des banques[36],[37]. Il décide de ne pas briguer un quatrième mandat de député en vue desélections législatives de 2007[7].

Entre 2007 et 2012, alors même qu’il est ministre, il préside le Conseil de laBanque nationale d'Ukraine, dont il est membre du bureau depuis 1999[7],[38],[39].

Membre du gouvernement

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Petro Porochenko et le Premier ministre de Grèce,Giórgos Papandréou, en 2009.

Le, sur proposition du président Iouchtchenko, il est nommé ministre des Affaires étrangères[40],[41]. Le, Iouchtchenko le réintègre dans le Conseil national de sécurité et de défense[42]. Au Gouvernement, Petro Porochenko soutient la candidature de l'Ukraine à l'OTAN, tout en précisant que l'adhésion de l’Ukraine à l'OTAN n'est pas un but en soi[43]. Lesecond gouvernement Tymochenko chute le, à la suite de l’élection à la présidence deViktor Ianoukovytch.

Le nouveau président, à tendance pro-russe, déclare néanmoins vouloir coopérer avec Petro Porochenko à l'avenir[15]. En, Porochenko est nommé ministre du Commerce et du Développement économique. Il détient ce portefeuille pendant neuf mois[44]. Sans toutefois y adhérer, il se rapproche alors duParti des régions au pouvoir[25]. Face aux critiques de pro-occidentaux, il déclare avoir accepté d'avoir intégré le gouvernement afin d'œuvrer à l'intégration de l'Ukraine à l'Union européenne et de permettre la libération de Ioulia Tymochenko, emprisonnée pour abus de pouvoir[45].

Retour au Parlement

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Il se présente auxélections législatives de 2012, à l'issue desquelles il retrouve son mandat de député en étant élu dans la12e circonscription (Vinnytsia)[46]. Il quitte le gouvernement en. Au Parlement, il siège en tant qu'indépendant[25]. Il fait part de son intention de briguer la mairie deKiev[47].

En raison de son absence d’activité électorale, Solidarité n’est plus enregistré comme parti politique en 2013, ce qui conduit Petro Porochenko à prendre la tête de l'Alliance nationale pour la liberté et le patriotisme ukrainien « Offensive » (NASTUP), qu'il renomme l'année suivanteUnion panukrainienne « Solidarité » (BOS)[7],[27],[48].

À la fin de l’année 2013, le refus du président Viktor Ianoukovytch de signer l'accord d'association entre l'Ukraine et l'Union européenne provoque lesmanifestations de Maïdan et sa destitution en. Les entreprises de Petro Porochenko, notamment Roshen, étaient tout particulièrement affectées par les pressions commerciales russes visant à faire échouer les négociations entre l’Ukraine et l'Union européenne[49]. Pendant la révolte, Petro Porochenko refuse de participer formellement aux discussions menées entre l’opposition et Viktor Ianoukovytch[7]. Il décline ensuite la proposition de rejoindre lenouveau gouvernement, conduit parArseni Iatseniouk[7].

Élection présidentielle de 2014

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Articles connexes :Euromaïdan,Révolution ukrainienne de 2014 etÉlection présidentielle ukrainienne de 2014.
Petro Porochenko lors de la campagne présidentielle de 2014.

Il se porte candidat à l'élection présidentielle anticipée du. Lors de la campagne, il reçoit le soutien de l’UDAR deVitali Klitschko, ainsi que l’appui desÉtats-Unis et de l’Union européenne[50]. Donné grand favori du scrutin, il apparaît en plein conflit militaire comme un candidat de rassemblement, et évite de développer un programme électoral trop précis[51],[52]. Il est finalement élu avec 54,7 % des suffrages au premier tour[53],[54]. Seuls 18 millions d’électeurs prennent part au scrutin (25 millions en 2010), le scrutin n’ayant pu se tenir dans une partie de l'Est de l'Ukraine, notamment en Crimée et dans les régions de Donetsk et de Lougansk[55].

Président de l'Ukraine

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Débuts

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Articles connexes :Élections législatives ukrainiennes de 2014 etprésidence de Petro Porochenko.
Petro Porochenko lors de sa cérémonie d'investiture.

Il prête serment en tant queprésident de l'Ukraine le[56]. Souhaitant voirArseni Iatseniouk rester à la tête du gouvernement, il demande le mois suivant au Parlement de ne pas entériner la démission présentée par son Premier ministre[57],[58].

En, il transforme son partiUnion panukrainienne « Solidarité » en Bloc Petro Porochenko (BPP), qu'il renomme en Bloc Petro Porochenko « Solidarité » (BPP-S) en. Dans le même temps, il dissout le Parlement afin d’anticiper les élections législatives, prévues pour 2017. Il justifie sa décision par l'inexistence de coalition parlementaire depuis plus d’un mois. Le, le Bloc Petro Porochenko devient le deuxième parti du pays, avec 21,8 % des suffrages exprimés, derrière leFront populaire du Premier ministre Iatseniouk (22,1 %). Le système électoral permet au Bloc Petro Porochenko et au Front populaire d'obtenir 48 % des sièges au Parlement, ce qui — avec le soutien d'autres formations pro-européennes — assure à Petro Porochenko une majorité parlementaire.

Guerre du Donbass et conflit avec la Russie

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Articles connexes :Guerre russo-ukrainienne,guerre du Donbass,relations entre la Russie et l'Ukraine etincident du détroit de Kertch.
Petro Porochenko avecOleksandr Tourtchynov etStepan Poltorak (2015).

En arrivant à la présidence, Petro Porochenko interdit toutecoopération militaire avec la Russie et s'oppose à tout rétablissement des liens diplomatiques avec la Russie sans retour de la Crimée dans le giron de l’Ukraine[59],[60]. Il appelle la Russie à arrêter de fournir des armes aux séparatistes pro-russes. Avec le soutien des États-Unis, il fait passer le budget du secteur de la défense et de la sécurité de 1 % du PIB en 2014 à 5 % en 2018[61].

Après avoir appelé à un compromis dans le cadre duquel seraient défendus les intérêts des russophones dans l'Est de l'Ukraine, il signe le leprotocole de Minsk, avec les représentants de la Russie, de larépublique populaire de Donetsk et de larépublique populaire de Lougansk. Mais cet accord se révèle insuffisant pour mettre fin au conflit, qui fait plus de 10 000 morts entre 2014 et 2018 et conduit à d’importants déplacements de population[62]. Les affrontements s'atténuent cependant au fil des années.

En, au début de lacampagne présidentielle et en pleine polémique sur lasécession de l'Église ukrainienne, Petro Porochenko propose le non-renouvellement du traité d'amitié entre l’Ukraine et la Russie[63],[64]. Il instaure laloi martiale entre novembre et, une première dans l'histoire de l'Ukraine, à la suite d'unincident armé entre des navires ukrainiens et la Russie dans ledétroit de Kertch ; il est toutefois contraint par le Parlement de faire passer la mesure de deux à un mois et de la circonscrire à des régions frontalières et côtières des mersNoire et d'Azov[65],[66].

Politique économique

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Lors de son arrivée au pouvoir, dans un contexte d'annexion de la Crimée et de guerre civile, l'Ukraine connaît une très forte récession. La crise touche particulièrement les régions de l’Est[67]. À partir de 2016, le pays renoue avec la croissance, les salaires et pensions de retraite progressent à nouveau, tandis que l'inflation diminue[68],[69],[70]. Cependant, le déficit budgétaire reste important et lePIB par habitant de l'Ukraine est quatre fois inférieur à celui de la Russie en 2018[71],[72].

Petro Porochenko saluant le secrétaire d'État américain,John Kerry, auForum économique mondial (2016).

Afin de s’assurer l’aide financière duFonds monétaire international (FMI), Petro Porochenko prend l'engagement de réformer le système fiscal et social ainsi que la lutte anticorruption. Il conduit une politique d’austérité économique, augmentant significativement le prix du gaz — précédemment subventionné par l'État et donc source de corruption — et de plusieurs produits alimentaires[73],[74],[75]. Le gouvernement procède à des privatisations et réforme également le système de retraites[76],[77]. En parallèle, après une dévaluation de 200 % de lahryvnia en 2014-2015, laBanque nationale d'Ukraine conduit une politique monétaire orthodoxe[78],[76]. Cependant, sa promesse de stabiliser la monnaie à hauteur de dix hryvnias pour un dollar est loin d'être atteinte[22].

Le FMI critique à plusieurs reprises la lenteur de la mise en place des réformes structurelles et de la réduction de la corruption[79]. Dans un rapport publié en 2017, le FMI indique que la corruption est la principale raison pour laquelle l'économie de laPologne voisine est trois fois plus importante que celle de l'Ukraine alors que leurs productions nationales étaient similaires après la chute du communisme[71],[80]. Après une période de flottement due à la révolution, lesoligarques réaffirment leur emprise sur la gouvernance et l'économie du pays[71]. Le pays souffre également de problèmes démographiques, notamment avec l'émigration de sa population[76].

Alors que l’Ukraine demeure le pays européen étant le moinslibre économiquement, Petro Porochenko affiche son souhait d'améliorer le climat des affaires et de faire revenir les investissements étrangers[81]. En 2016, il promulgue une loi qui réduit les pouvoirs de l'administration fiscale, lui interdisant notamment de conduire des contrôles inopinés de sociétés[82]. La majorité présidentielle libéralise également le contrôle des changes et permet désormais aux entreprises ukrainiennes d'investir à l'étranger sans autorisation préalable de la banque centrale[78].

En, après quatre années de conflit entre la Russie et l'Ukraine sur la question de l'énergie, la Cour d'arbitrage de Stockholm condamne la société russeGazprom à verser 2,6 milliards de dollars à la société ukrainienneNaftogaz pour ne pas avoir livré à l'Ukraine les volumes de gaz prévus pour le transit vers l'Union européenne[83]. Dans le même temps, la Russie et l’Allemagne poursuivent la construction du gazoducNord Stream 2, qui pourrait permettre à la Russie de se passer de l’Ukraine pour délivrer son gaz à l’Europe alors que ce transit pèse pour 2 % du PIB ukrainien[78].

Poursuite de la décommunisation

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Article connexe :Décommunisation en Ukraine.

Le, il promulgue plusieurslois mémorielles prévoyant notamment le retrait en six mois de tous les monuments communistes ainsi que l'obligation de renommer toute rue ou tout espace public faisant référence au communisme, et punissant la promotion des idées communistes[84],[85]. Ces lois ne font pas de distinction entre les régimes nazi et soviétique et comprennent une condamnation de leurs symboles et propagandes[86],[87]. Elles prévoient également la reconnaissance du pays pour toute personne s’étant battue pour l’indépendance de l’Ukraine durant leXXe siècle, ce qui inclut l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), qui prirent part à l’extermination des Juifs en Ukraine etmassacrèrent des dizaines de milliers de Polonais pendant laSeconde Guerre mondiale[84],[85]. Les deux organisations bénéficient désormais d’un hommage national, le 14 octobre[85]. Le vote de ces lois dégrade les relations avec la Russie, qui se montrait pourtant auparavant favorable au principe de la décommunisation[87].

Promotion du nationalisme

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Article connexe :Nationalisme en Ukraine.
Petro Porochenko etPhilarète de Kiev en 2018.

Pendant sa présidence, en plein conflit avec la Russie, il entretient la montée du sentiment nationaliste[71].

Alors que la religion a gagné en influence parmi les Ukrainiens en pleine guerre du Donbass, il œuvre en 2018 pour la reconnaissance de l'Église orthodoxe d'Ukraine, une décision qui met fin à 332 ans d’autorité spirituelle russe dans le pays[88]. La Russie ne reconnaît pas cette initiative[63].

Avec le soutien de Petro Porochenko, le Parlement adopte en 2017 une loi prévoyant que l'ensemble de la scolarité dans le pays se fasse en ukrainien. Le texte suscite des critiques de pays voisins de l'Ukraine, inquiets pour les minorités ethniques, qui pouvaient jusqu'alors étudier dans leur langue d’origine (russe, roumain, hongrois ou polonais). La nouvelle législation précise cependant que certains cours en maternelle et en primaire pourront continuer d'être enseignés dans ces langues[89]. Peu après sa défaite à l’élection présidentielle de 2019, Porochenko promulgue une loi renforçant l'usage de la langue ukrainienne au moyen de mesures coercitives, hors sphères privée et religieuse[90]. Sa décision intervient dans un contexte de relations incertaines avec la Russie, qui se dit prête à renouer les relations avec l'Ukraine à la suite de la victoire de Zelensky, tout en prenant la décision d'accorder plus facilement la nationalité russe aux habitants des régions russophones de l’Ukraine[91].

Affaiblissement de sa majorité

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Petro Porochenko place plusieurs membres de son parti aux postes-clé du pays, notammentVolodymyr Hroïsman à la tête du gouvernement etIouri Loutsenko comme procureur général d'Ukraine. Ces nominations sont suivies d'accusations deconflits d'intérêts[22].

Au début de l'année 2016, le parti deIoulia Tymochenko,Union panukrainienne « Patrie », et le parti nationaliste Autodéfense mettent fin à leur soutien au gouvernement[92].

En, il déchoit de la nationalité ukrainienneMikheïl Saakachvili — ancien président deGéorgie et gouverneur de l'oblast d'Odessa —, invoquant un dossier incomplet lors de la demande de naturalisation de celui-ci[93]. Ce faisant, il ouvre la voie à l'extradition en Géorgie de Saakachvili, poursuivi pour abus de pouvoir. Petro Porochenko est alors accusé d'avoir cherché à écarter un possible rival dans l'optique de l'élection présidentielle de 2019, alors que Mikheïl Saakachvili avait fondé son propre parti quelques mois plus tôt[94]. Devenuapatride, ce dernier est contraint à l'exil et ses principaux partisans font dans le même temps l'objet de poursuites judiciaires[50],[95].

Dans les mois qui suivent, des manifestations se tiennent dans le pays alors que se multiplient les pressions judiciaires contre des personnalités d'opposition et des ONG[96].

Relations internationales

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Petro Porochenko avecDonald Trump, en juin 2017.
Petro Porochenko avecRecep Tayyip Erdoğan, en novembre 2018.

Le, il signe avec l’Union européenne le volet commercial de l’accord d'association auquel s’était opposéViktor Ianoukovytch[d]. Petro Porochenko affirme que ce jour est pour son pays« le plus important depuis l'indépendance » de 1991, et y voit les prémisses d'une adhésion à l’Union européenne. Cette décision se fait au détriment de l’Union économique eurasiatique, promue parVladimir Poutine[97]. Le régime sans visa pour les courts séjours de ressortissants ukrainiens dans l'espace Schengen est mis en place en 2017, avec deux ans de retard sur sa promesse de campagne[22],[98].

Petro Porochenko soutient également la décision de revenir sur le non-alignement de l’Ukraine, décidé en 2010 par la majorité de Ianoukovytch. Il défend l’adhésion à l’OTAN, considérant qu’il s’agit là d’un moyen d’assurer la sécurité et l’intégrité territoriale du pays, notamment face à la Russie[99]. À partir de 2014, il promet à plusieurs reprises la tenue d'un référendum sur la question[100],[101],[102].

Il fait en 2015 l’objet de critiques duComité pour la protection des journalistes pour avoir signé un décret interdisant pendant un an l’entrée en Ukraine à près d'une cinquantaine de journalistes et blogueurs étrangers au nom de lasécurité nationale[103].

En, laBBC s’excuse et annonce qu’elle le dédommagera pour avoir affirmé qu'il avait versé en quelque 400 000 dollars àMichael Cohen, avocat deDonald Trump, pour convaincre le président américain de le rencontrer[104],[105].

Scandales financiers et corruption

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Alors que plusieurs de ses proches sont visés par des affaires de corruption, il est accusé — y compris par certains de ses anciens partisans et des parlementaires faisant partie de la coalition gouvernementale — de ne pas lutter efficacement contre la corruption[20]. Après que les États occidentaux l'ont contraint à mettre en place en 2015 une agence indépendante chargée des enquêtes de corruption, leBureau national anticorruption d'Ukraine (NABU)[e], les procès en la matière s’enlisent dans le pays en raison de la multiplication du nombre de poursuites et des manquements du système judiciaire[71]. En 2017, l'Ukraine est classée130e sur 180 pays dans l'indice de perception de la corruption deTransparency International, qui note une faible amélioration[107]. C’est pourquoi les alliés de l’Ukraine, des parlementaires et militants de la société civile font pression pour que Petro Porochenko accepte l'idée de l'instauration d'une cour anticorruption spécialement chargée de juger les personnes accusées de corruption. Mais le chef de l'État s'oppose longtemps à une telle institution en arguant du fait que peu d’États dans le monde en sont dotés[108]. Dans le même temps, des magistrats considérés comme proches du pouvoir engagent des poursuites contre des membres du NABU[50]. La création d'une Haute Cour anticorruption est finalement votée par le Parlement en[109].

La situation personnelle de Petro Porochenko est également critiquée. Il ne tient pas son engagement de vendre le groupe Roshen et, en 2015, il est le seul, parmi les dix Ukrainiens les plus riches, à voir sa fortune augmenter (de 20 %)[20]. En, lesPanama Papers révèlent que ses avocats ont bâti unesociétéoffshore afin d'abriter plusieurs de ses affaires auxîles Vierges britanniques[f],[21]. Ce scandale conduit des députés ukrainiens à demander, sans succès, la création d'une commission d’enquête parlementaire[110]. L'année suivante, en, il est cité dans le scandale desParadise Papers : alors qu'il avait promis de vendre l'ensemble de ses actifs financiers après son élection à la présidence, les documents publiés indiquent qu'il a eu recours à des montages opaques[21]. Il nomme en outre un certain nombre de ses collègues et anciens partenaires professionnels à de hautes fonctions[22].

Sa campagne pour l’élection présidentielle de 2019 est marquée par une affaire de corruption dans le secteur de la défense : à un mois du scrutin, des journalistes révèlent qu’un système de contrebande d'équipements militaires russes vendus à l’armée ukrainienne quatre fois leur prix a permis à des proches de Petro Porochenko d'obtenir l’équivalent de plus de huit millions d’euros[111]. Ce scandale conduit une partie de l'opposition à lancer une procédure de destitution à l’encontre du chef de l’État pour« haute trahison »[112],[113]. Il est également critiqué pour l’importance des moyens financiers déployés pour promouvoir sa candidature et pour l’octroi de prestations sociales ciblées à des citoyens ayant au préalable été identifiés comme prêts à voter pour lui[111].

Impopularité et défaite à l'élection présidentielle de 2019

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Article connexe :Élection présidentielle ukrainienne de 2019.

Dès 2015, alors que la quasi-totalité des postes à responsabilité sont détenus par ses partisans, son action est abondamment contestée et sa cote de popularité tombe sous les 20 %[22],[114]. Une majorité d’Ukrainiens lui reproche notamment de s’être enrichi durant son mandat, alors que le pays s’enfonçait dans la crise économique. Sa fortune aurait augmenté de400 millions de dollars entre 2012 et 2020[115].

En 2018, le portail analytique Slovo i Dilo précise qu'il a tenu 41 % de ses engagements de campagne de 2014, mais que ses principales annonces phares (fin de la présence militaire russe dans le Donbass, appréciation de la hryvnia par rapport au dollar, etc.) n'ont pas abouti[22]. Lors des deux dernières années de son mandat, l'institutGallup indique que l'Ukraine est dans le monde le pays accordant le plus faible taux de confiance à son gouvernement[113].

Photo 1 : Porochenko le 14 avril 2019 lors du débat avorté auStade olympique de Kiev. Photo 2 : Débat entre Zelensky et Porochenko au Stade olympique de Kiev, le.

Il annonce sa candidature à un second mandat à l’élection présidentielle de 2019 beaucoup plus tardivement que ses adversaires, le, auCentre d'exposition international[116],[117]. Sa campagne est axée sur les questions de défense et identitaires[118]. Adoptant pour slogan « armée, langue, foi », il s'affiche davantage nationaliste et conservateur que lors de sa précédente candidature, et évite les sujets économiques[119],[120]. Il promet notamment le retour de laCrimée dans le giron ukrainien, la poursuite de l’augmentation du budget militaire et l’adhésion du pays à l’UE et à l’OTAN d'ici à 2024[121]. Alors qu’il engage des dépenses de campagne considérables, notamment en utilisant les moyens de l’État[122], il voit les intentions de vote en sa faveur augmenter sensiblement, se retrouvant au coude-à-coude avecIoulia Tymochenko, longtemps donnée favorite de l’élection, mais largement derrière le comédienVolodymyr Zelensky[111].

Le, avec 15,95 % des suffrages, il arrive en deuxième position, très loin derrière Zelensky (30,2 %) et devant Tymochenko (13,4 %)[123]. Dans l’entre-deux-tours, il demande« pardon » à ses électeurs pour les erreurs commises durant son mandat, et met en avant son expérience sur les questions de défense et internationales face à son adversaire[124]. À l'issue de trois semaines d'un duel marqué par une série d'invectives entre les deux candidats, Petro Porochenko perd le second tour, le, recueillant seulement 24,45 % des voix[125]. Il s'agit du moins bon score obtenu par un candidat au second tour d'une élection présidentielle en Ukraine depuis son indépendance. Reconnaissant aussitôt sa défaite, le président sortant annonce sa volonté de poursuivre sa carrière politique[126].

Alors que ses partisans souhaitaient repousser l'entrée en fonction de Zelensky au-delà du afin que celui-ci ne puisse dissoudre le Parlement (en raison de l'expiration du délai légal de six mois avant la fin de la législature), le Parlement fixe la passation des pouvoirs présidentiels au[127].

Après la présidence

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Élections législatives de 2019

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Article connexe :Élections législatives ukrainiennes de 2019.
Petro Porochenko(deuxième en partant de la gauche, au deuxième rang) au côté de ses prédécesseursViktor Iouchtchenko,Leonid Koutchma etLeonid Kravtchouk lors de l’investiture deVolodymyr Zelensky, le.

Promettant de« revenir sauver l'Ukraine », Petro Porochenko annonce avant même la fin de sa présidence sa volonté d'entrer dans l'opposition au nouveau président et de se présenter auxélections législatives de 2019[128],[129]. En vue de celles-ci, l'UDAR deVitali Klitschko reprend son indépendance vis-à-vis du Bloc Petro Porochenko « Solidarité »[130]. Le, Porochenko est élu président de son parti, fraîchement renommé Solidarité européenne (ES)[131]. L’ancien chef de l’État place sur sa liste d’anciens combattants ukrainiens dans le Donbass, des activistes de la révolution de 2014 et desTatars de Crimée en exil[132]. Prenant acte des reproches sur son manque de proximité avec le peuple, il multiplie les bains de foule, sans pour autant que les intentions de vote en faveur de sa liste n’augmentent de façon significative[132].

Lors du scrutin anticipé, qui se tient le, Solidarité européenne arrive en quatrième position, obtenant 8,1 % des voix et25 députés, derrièreServiteur du peuple de Zelensky (43,2 %) — qui obtient à lui seul la majorité absolue des sièges au Parlement, une première depuis l'indépendance —, la formation pro-russePlateforme d'opposition-Pour la vie (13,1 %) et l'Union panukrainienne « Patrie » de Tymochenko (8,2 %)[133],[134]. Figurant en première position sur la liste de son parti, Petro Porochenko retourne au Parlement, qu’il avait quitté après son investiture à la présidence du pays[135].

Mise en cause dans des affaires judiciaires

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Après son départ de la présidence, plus de vingt affaires pénales sont ouvertes à l'encontre de Petro Porochenko[136]

Le Bureau national des enquêtes ouvre en une enquête pour des soupçons de voyage sous un faux nom auxMaldives en[137]. En suivant, l’institution ordonne la perquisition de ses locaux dans le cadre d'une enquête pour fraude fiscale au sujet de la vente d'une usine en 2018 ainsi que d'une enquête entourant la disparition supposée de documents secrets à la suite de son départ de la présidence[138]. Au cours de l’année 2020, il est au total cité dans15 enquêtes ouvertes depuis sa défaite à l’élection présidentielle (pour nominations illégales de juges à la Cour suprême, blanchiment d’argent, évasion fiscale, corruption et trahison pour la signature des accords de Minsk en 2015[115]), ce qui pousse les représentations diplomatiques occidentales à soupçonner des règlements de compte de la part de son successeur[139],[140].

En, pour la première fois formellement qualifié de suspect, Petro Porochenko voit le parquet général requérir son placement en détention dans le cadre d’une enquête pour abus de pouvoir lors de la nomination en 2018 d'un adjoint au dirigeant duService de sécurité d'Ukraine (SBU, services de renseignement). L’ancien chef de l’État se dit innocent et évoque une« vengeance provenant de bons à rien ». Le parquet renonce finalement à sa demande, qui suscitait l’interrogation des Occidentaux sur ses motivations[140],[141].

Le, alors qu'il rentre d'un séjour enUnion européenne, sonpasseport est confisqué auposte-frontière à l'aéroport de Kiev, où se réunissent également des agents du Bureau d'enquête de l'État ; le document lui est finalement restitué un quart d'heure plus tard. Dans la même journée, l’ancien président participe à une manifestation au cours de laquelle il s'adresse à ses partisans en évoquant la situation, arguant une provocation. Il rejoint ensuite le tribunal de Petchersk[142],[143].

En février 2025, le Conseil de défense et de sécurité nationale d’Ukraine (RNBO) impose le gel de ses avoirs et comptes bancaires, tout en lui interdisant de quitter le territoire. Les services de renseignement indiquent qu'il représente une « menace pour la sécurité nationale, pour l’intégrité territoriale et pour la souveraineté de l’Ukraine ». Porochenko qualifie la décision du RNBO de « politiquement motivée »[136].

Action après l'invasion de l'Ukraine par la Russie

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Article connexe :Invasion de l'Ukraine par la Russie.

Le 24 février 2022, l'armée russe lance une grande offensive tout au long de sa frontière avec l'Ukraine ainsi que depuis laBiélorussie afin de prendreKiev, renverser le gouvernement ukrainien deVolodymyr Zelensky et le remplacer par un gouvernement favorable à Moscou. Petro Porochenko soutient dès le début son successeur à la tête du pays, affirmant qu'il n'est « plus le chef de l'opposition » et que seulVladimir Poutine est son adversaire[144].

Il prend la tête d'une milice de défense surnommée le « bataillon Porochenko », qu'il équipe grâce à sa fortune personnelle[145]. Sa milice participe à labataille de Kiev, qui voit la mise en échec de la tentative d’invasion russe[146]. Les mois suivants, son bataillon, comptant environ un millier de combattants, est déployé au sein des forces armées entre lefront sud et lefront du Donbass[147]. Son groupement est composé de soldats, de volontaires, civils, mais aussi d'anciennes personnalités politiques à l’instar de son chef, comme l’ancien ministre de l’IntérieurIouri Loutsenko ou l’ex-secrétaire du Conseil de défense et de sécurité nationaleOleksandr Tourtchynov[147]. À travers sa fondation privée, il est l'un des principaux donateurs de l'armée ukrainienne, avec plus de cent millions d'euros[144].

Petro Porochenko en 2023.

Notamment à partir de 2023, Petro Porochenko mène une tournée des capitales, principalement en Europe, afin de convaincre les Occidentaux de ne pas relâcher leurs efforts en faveur de l'Ukraine. Cependant, les autorités ukrainiennes l'empêchent de se rendre àBudapest (pour rencontrer son amiViktor Orbán, jugé pro-russe), puis enPologne et auxÉtats-Unis[144],[148]. Au début de l'année 2024, il dénonce une unité « en péril » en Ukraine et en particulier le souhait du président Zelensky de limogerValeri Zaloujny, le très populairecommandant en chef des forces armées ukrainiennes : appelant à ungouvernement d'union nationale sur le modèle de ce qu'il s'est passé enIsraël après lesattaques du Hamas, il estime que Zaloujny est pragmatique et que Zelensky n'utilise pas « de lacommunication mais de lapropagande »[144]. Il déclare ainsi àL'Écho :

« Valeri Zaloujny comprend mieux la situation que tous les conseillers présidentiels et les blogueurs qui rivalisent de propos guerriers sur la situation soi-disant positive sur le front. Il a raison de dire qu'au lieu de préparer une offensive, nous ferions mieux de fortifier encore la ligne de front et de poser des champs de mines pour nous défendre. Si nous ne le faisons pas, le prix à payer sera la vie de dizaines de milliers d'Ukrainiens[144]. »

Alors qu'il souhaite voir son pays adhérer au plus vite à l'OTAN et à l'Union européenne, ses opposants soulignent qu'il est mis en cause dans des scandales financiers et qu'il incarne finalement la « vieille Ukraine », faite de copinages et d'intérêts personnels. Il nie de son côté tout fait de corruption et met en avant le bilan de sa présidence en la matière[144].

Notes et références

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Notes

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  1. Vitali Klitschko était président du Bloc Petro Porochenko « Solidarité » (BPP-S), ancienne dénomination du parti.
  2. Mykhailo Antoniuk était le premier dirigeant du parti.
  3. Alors qu'il était auparavant élu au scrutin majoritaire (12e circonscription), il figure en33e position sur la liste du Bloc Notre Ukraine.
  4. Ce volet commercial prévoit notamment la suppression de l’essentiel des barrières douanières entre l’Ukraine et l’UE.
  5. En août 2020, la Cour constitutionnelle d'Ukraine annulera la nomination d’Artyom Sytnyk à la fonction de directeur duBureau national anticorruption d'Ukraine, jugeant inconstitutionnel le décret pris en par Petro Porochenko[106].
  6. Cette société, enregistrée le, au plus forte de la guerre civile, a pour seul actionnaire Petro Porochenko

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