Cet article est uneébauche concernant leCanada et lesAmérindiens.
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LePensionnat indien d'Alberni, (en anglais :Alberni Indian Residential School) est unPensionnat pour Autochtones situéPort Alberni, de 1891 à 1973. Il est situé au sud de laréserve indienne de Tsahaheh 1 et à environ quatre kilomètres au nord de Port Alberni. Cette école est connue pour lamaltraitance sur mineur systématiques du personnel enseignant sur les enfants[1]. Le pensionnat a aussi été ciblé pour mener desexpériences nutritionnelles sur les enfants, entre 1948 et 1952[2].
Le pensionnat indien d'Alberni est fondé en tant qu'école de jour par le juge Presbyter Reverand. MacDonald en 1891. La sœur de MacDonald convainc laPresbyterian Woman’s Missionary Society qu’une école plus grande est nécessaire. La nouvelle école devient rapidement un internat avec 50 élèves de laPresbyterian Woman’s Missionary Society, sous la direction de l’infirmière en chef Elizabeth Lister et de M. McKee, enseignant.
H.B. Curry en est le directeur lorsque l'école brûle en 1917, et après sa reconstruction et sa réouverture en 1920. La direction de l’école est confiée à laUnited Church Woman’s Missionary Society en 1925. F. E. Pitts est nommé directeur de 1927 jusqu'en 1939, suivi de R.C. Scott. En 1944, A.F. Caldwell prend la tête de l'institution. La même année, deux nouvelles salles de classe et la maison de retraite (plus tard nomméPeake Hill) sont construites sur le site du pensionnat. Dès lors, le gouvernement prend la responsabilité de l'embauche des enseignants. En 1958, John Denny en 1958 devient le directeur de l'institution, suivi de J.A. Andrews en 1962. En 1969, legouvernement fédéral prend l'entière responsabilité de la gestion de l'école[3]. Le pensionnat indien d'Alberni ferme ses portes en 1973. Le bâtiment est démoli en 2009.

Ce type d'établissement a été mis en place pour les peuples autochtones duCanada et appelépensionnat indien. Le premier établissement du genre ouvre ses portes dans les années 1840 et le dernier a fermé ses portes en 1996[4],[5],[6]. Ce type d'école représente un chapitre sombre de l'histoire canadienne. Au cours de leur existence, les pensionnats indiens ont pour objectif d'éloigner les enfants autochtones de leurs parents et de les couper de leur influence culturelle. L'utilisation de leur langue maternelle respective y est strictement interdite. Lespensionnats pour Autochtones avaient aussi un mandat « civilisateur », qualifié de « triomphalisme culturel » par une commission d'enquête[7].
Entre 1948 et 1952, desexpériences nutritionnelles ont eu lieu dans sixpensionnats pour enfants autochtones au Canada, dont le Pensionnat indien de Port Alberni. Des équipes de médecins, d'infirmières, de dentistes sont chargés d'évaluer l'état de santé des enfants autochtones, ainsi que de recueillir des données sur les menus scolaires. Ils devaient aussi administrer des tests d'intelligence et d'aptitude[2].
Des témoins contemporains rapportent des conditions extrêmement mauvaises au pensionnatd'Alberni, à la fois en ce qui concerne l'état générale de l'école, le traitement réservé aux élèves et les mauvaises conditions d'hygiène, causant des morts. Des enfants y sont maltraités physiquement et agressés sexuellement. Un enseignant y est jugé pour 36 cas survenus entre 1948 et 1968. Le cas du pensionnat indien de Port Alberni a conduit à une enquête systématique sur l'ensemble de ces écoles. Douglas Hogarth, juge à laCour suprême, déclarait que ce système scolaire n'était rien de plus qu'une « institution pour la pédophilie institutionnalisée »[1].
En 1995, Arthur Plint ancien surveillant de dortoir des pensionnats indiens de 1947 à 1968, est condamné pour abus sexuels contre des enfants[8].
En 2023, la Première Nation Tseshaht annonce la découverte d'au moins 17 sépultures anonymes sur le site de l'ancienpensionnat. La communauté estime que 67 enfants autochtones ont perdus la vie au sein de l'établissement[9].