Pearsonothuria · Holothurie rayée
Règne | Animalia |
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Embranchement | Echinodermata |
Sous-embr. | Echinozoa |
Classe | Holothuroidea |
Ordre | Aspidochirotida |
Famille | Holothuriidae |
Pearsonothuria graeffei, unique représentant du genrePearsonothuria et communément appelé l’Holothurie rayée, est uneespèce deconcombres de mer de lafamille desHolothuriidae.
L'espècePearsonothuria graeffei a été initialement décrite en 1868 par le zoologiste allemandKarl Gottfried Semper (1832-1893) sous leprotonyme deHolothuria Gräffei.
En 1984, le zoologiste russeValery Semenovich Levin (d), dans une publication coécrite avecVladimir I. Kalinin (d) etValentin A. Stonik (d), crée le genrePearsonothuria et renomme l'espècePearsonothuria graeffei.
C'est une holothurie d'aspect caractéristique, avec un corps allongé en cylindre (parfois légèrement aplati sur la face ventrale), arrondi aux deux extrémités. Cette holothurie peut mesurer jusqu'à 45 cm de long[2] et 1,3 kg, mais fait plutôt 30 cm de long en moyenne[2].
Les adultes sont de couleur crème (du blanc au brun), parcourus de taches marron (formant plus ou moins deux bandes dorsales longitudinales) et parsemés de petits points noirs, ainsi que de lignes noires transversales et ondulées formant comme des rides. Les taches marron portent des papules coniques à pointe blanche. Le ventre est gris ponctué, avec despodia brunâtres. La bouche est entourée de 23 à 28 tentacules peltés noirs bordés de blanc[2].
Au contraire, les juvéniles sont blancs marqués d'épaisses lignes longitudinales noires et de taches jaune vif : cette robe imite lesnudibranches toxiques de la famille desPhyllidiidae, et sert donc à dissuader les prédateurs[2].
D'un point de vue squelettique, cette holothurie porte des ossicules en forme de bâtonnets au niveau des tentacules (20–90 μm), des rosettes (20–50 μm) et des pseudo-tables (30–65 μm) dans le tégument du dos et du ventre, et des rosettes complexes dans lespodia, ressemblant à celles du tégument[3].
Cette espèce est assez largement répartie dans l'océan Indien tropical ainsi qu'enmer Rouge, et jusque dans lePacifique occidental (de laChine à laNouvelle-Calédonie)[2].Espècebenthique, on la trouve posée sur le fond, principalement dans les lagons côtiers, sur fonds sableux peu profonds (entre 1 et 25 m de profondeur)[2].
C'est toutefois une rencontre relativement rare et le plus souvent isolée[2]. Cependant, dans certains sites où les espèces à forte valeur commerciale sont surpêchées (comme auxMaldives), cette espèce peut devenir la plus commune.
Comme toutes lesholothuries de son ordre, cette espèce se nourrit en ingérant le substrat déposé sur le fond, qu'elle trie grossièrement et porte à sa bouche à l'aide de ses tentacules buccaux pour en digérer les particules organiques[2].
La reproduction est sexuée et la fécondation a lieu en pleine eau (entre novembre et février[3]) après émission synchronisée des gamètes mâles et femelles (les holothuries adoptent alors une position érigée caractéristique). La larve évolue parmi le plancton pendant quelques semaines avant de se fixer pour entamer sa métamorphose[2].
Un poisson perle,Carapus boraborensis, peut être symbiotique de cette holothurie, vivant dans son anus[3].
Cette holothurie est munie detubes de Cuvier, mais semble ne s'en servir qu'exceptionnellement[2].
Cette espèce est comestible et consommée ponctuellement dans certains pays où les holothuries de peu de valeur commerciale sont exploitées[3]. Cette espèce est aussi vendue sur certains marchés du sud-est asiatiques commetrepang de second choix et sa valeur commerciale est relativement faible[3].
Comme cette espèce est relativement répandue et d'un intérêt commercial limité, elle n'est pas considérée comme une espèce en danger par l'UICN[4].
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