Alors qu'elle n'a que 3 mois, ses parents missionnaires presbytériens partent pour laChine près deChinkiang, puis àShanghaï, où elle va apprendre lemandarin avant l'anglais. Elle fait ses études universitaires à Randolph Macon àLynchburg enVirginie, puis retourne en Chine où elle épouse en1917 John Buck[3], un ingénieur agronome américain, avec qui elle part àSuzhou, dans l'Est de la Chine. Elle s'établit ensuite àNankin jusqu'à 1927, puis au Japon et revient en 1933 auxÉtats-Unis, où elle divorce en 1935.
En1930 paraît son premier roman inspiré par laChine qui ouvre un grand cycle romanesque :Vent d'Est, Vent d'Ouest. En 1931,La Terre chinoise, inspiré par son séjour à Suzhou, connaît un immense succès. Elle est la première femme à être lauréate duprix Pulitzer, prix obtenu en1932 pourLa Terre chinoise. Cet ouvrage, adapté avec succès au cinéma sous le titreVisages d'Orient, est prolongé parLes Fils de Wang Lung (1932) etLa Famille dispersée (1935). Elle obtient leprix Nobel de littérature en1938 pour« ses descriptions riches et épiques de la vie des paysans en Chine et pour ses chefs-d'œuvre biographiques[4] »[5].
La production littéraire de Pearl Buck est foisonnante et comprend des romans, des nouvelles, des pièces de théâtre, des essais, des recueils de poèmes et même un livre de cuisine. Certains de ses romans ont été écrits sous le pseudonyme de John Sedges. La plupart évoquent le pays de son enfance et s'inspirent de l'art populaire chinois. Ses œuvres, écrites dans un style simple et concis, communiquent au public occidental son amour pour la Chine et pour ses habitants. Leur succès est certainement pour beaucoup dans l'attrait en Occident pour cette région du monde. En Chine, où la popularité de l'auteur ne s'est jamais démentie, elle est considérée comme un vrai auteur chinois[6].
DansUn cœur fier (1938), elle pose le problème de la femme artiste et expose le conflit d'une femme entre son œuvre de sculpteur et sa vie d'épouse et de mère.
La maladie de sa fille (laphénylcétonurie[7]) lui inspire notammentL'enfant qui n'a pas pu grandir (1950). Pearl Buck adopta sept enfants.
Au début des années 1930, Pearl Buck a été l'une des voix pour la défense des droits de l'Homme « Civil Rights Movement » aux États-Unis. Elle a combattu toute sa vie les injustices et défendu les minorités ainsi que les droits des femmes. Elle créa la « Welcome House » première maison d’adoption « biraciale » au monde. Et en 1964, elle créa en Pennsylvanie « The Pearl S. Buck Foundation », appelée aujourd’hui la « Pearl S. Buck International ». C’est une organisation de parrainage d’enfants afin de leur apporter une aide dans leur propre pays en matière de santé, éducation et formation professionnelle[8].
Pearl Buck meurt d'uncancer du poumon à 80 ans, le. Elle est enterrée à Green Hills Farm àPerkasie en Pennsylvanie. Son nom chinoisSai Zhenzu ( 賽珍珠 ) est inscrit en calligraphie chinoise sur sa pierre tombale, telle qu’elle l’a dessinée[9].
Publié en français sous le titreLe Vieux Hêtre, suivi deLe Fantôme de Noël et deLa Nuit merveilleuse, traduit par Marcelle Vérité, Paris, Casterman, 1961
Matthew, Mark, Luke and John andThe Big Fight (1967)
Publié en français sous le titreLes Grands Amis, traduit par Lola Tranec, Paris, Stock, 1968
↑Traduit de l'anglais « for her rich and truly epic descriptions of peasant life in China and for her biographical masterpieces. » (Site officiel des prix Nobel)
(en)Autobiographie sur le site de lafondation Nobel (le bandeau sur la page comprend plusieurs liens relatifs à la remise du prix, dont un document rédigé par la personne lauréate — leNobel Lecture — qui détaille ses apports)