Cet article est uneébauche concernant l’environnement et laFrance.

Lapertinence du contenu de cet article est remise en cause().
Lepaysage en France désigne lespaysages, c'est-à-dire « une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l'action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations » ; leur état, les menaces et les acteurs.
La France possède une grande variété de paysages, ayant connu des évolutions majeures au fil des siècles. Au cours de l'époque contemporaine, les paysages se sont en partie banalisés ; certains paysages faisant par ailleurs l'objet d'une préservation croissante.
Les acteurs sont nombreux, et les actions de connaissance, de préservation, d'aménagement ou d'amélioration des paysages sont variées.
La France possède une grande variété de paysages, avec des plaines agricoles ou boisées, des chaînes de montagnes plus ou moins érodées, des littoraux diversifiés et des vallées mêlant ville et nature.

La diversité des paysages français est menacée par lafragmentation écologique des milieux due à un dense réseau routier[1], par le développement horizontal de l'urbanisation qu'il favorise, par le mitage de l'espace, par l'artificialisation des côtes, par l'uniformisation de l'architecture (habitat, équipements, espaces commerciaux...), par la banalisation des paysages ruraux, périurbains (lotissements pavillonnaires, enseignes nationales d'hôtels, de restaurants...) et urbains (enseignes commerciales par exemple).
Lapériurbanisation et l'étalement urbain se sont déroulés en plusieurs étapes, de la politique des Grands ensembles (voirGrand ensemble en France) à la promotion du statut de propriétaire de maison individuelle. Le développement de grandes zones commerciales à l'extérieur des villes a aussi participé à ce phénomène.
L’administration du paysage est encore récente. La première loi s’y rapportant date de 1906 et la stabilisation du service qui en a la charge s’est opérée en 1995 avec la création de la sous-direction des sites et paysages au sein de la direction de la nature et des paysages auministère de l'écologie et du développement durable. Emmanuelle Heaulmé (École d’architecture et de paysage, Bordeaux) distingue trois grands modèles de perception et d’action qui, au cours duXXe siècle, ont ordonné la patrimonialisation des paysages :

L’État s’est peu à peu doté de pouvoirs règlementaires importants, notamment en faveur des paysages exceptionnels ditspatrimoniaux. La loi française de1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque permet le classement des paysages les plus exceptionnels au titre des sites. Le classement offre une protection renforcée en comparaison de l'inscription, en interdisant, sauf autorisation spéciale du ministre compétent, la réalisation de tous travaux tendant à modifier l'aspect du site. Par ailleurs, les directives de protection et mise en valeur des paysages visent à assurer de façon sélective la préservation et la mise en valeur des principaux éléments structurants d’un paysage. Il existe également d'autres instruments de protection pour la sauvegarde des espaces naturels exceptionnels comme lesréserves naturelles nationales, lesparcs nationaux, lesréserves biologiques, etc. Enfin, on peut citer l'apparition de règles spécifiques dans certains espaces fragiles et/ou convoités, comme laloi montagne et laloi littoral, ou la création d'un sanctuaire pour les mammifères marins en Méditerranée (« sanctuaire Pelagos », accord fait à Rome le 25 novembre 1999).
À l'échelle internationale, le classement au patrimoine mondial de l'UNESCO reconnaît des sites d'une valeur patrimoniale exceptionnelle universelle pour l'humanité. Ce classement a été introduit par la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel en 1972. En 2008, 33 sites sont classés au patrimoine mondial, culturel et naturel en France. À noter, le classement duVal de Loire de Sully-sur-Loire à Chalonnes sur plus de85 000 ha en tant que paysage culturel exceptionnel.
La loi du 21 avril 1906 portant sur la protection des monuments naturels et des sites en France a été modifiée par la loi du 2 mai 1930 (articles L. 341-1 à 22 et R. 341-1 à 31 du code de l'environnement). Elle vise les sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque et dont la qualité appelle, au nom de l’intérêt général, la conservation en l'état et la préservation de toutes atteintes graves. Elle prévoit 2 niveaux de protection, le classement et l’inscription. Les premiers sites protégés ont concerné des éléments paysagers ponctuels ou des curiosités naturelles (rochers, cascades, fontaines ou arbres isolés, etc), puis des points de vue ou des écrins de patrimoine (perspectives de châteaux ou leurs parcs, etc). La tendance est désormais à la protection d’ensembles paysagers ou de sites naturels plus vastes (vallées, gorges, marais, caps, etc) pouvant couvrir plusieurs milliers d’hectares[2].
Une Opération Grand Site (OGS) est une démarche de l’État proposée aux collectivités territoriales pour répondre aux difficultés que posent l’accueil des visiteurs et l’entretien des sites classés de grande notoriété soumis à une forte fréquentation touristique. Elle permet de définir et de mettre en œuvre un projet concerté de restauration, de préservation et de mise en valeur du territoire.
Une OGS poursuit trois objectifs :
18 sites sont labellisésGrand Site de France.

En 1972, les États membres de l’Unesco ont adopté la Convention concernant la protection dupatrimoine mondial, culturel et naturel. Ce traité international a été ratifié par la France en 1975. L’inscription d’un bien sur la liste du patrimoine mondial consacre sa valeur et lui vaut d’être préservé au titre du patrimoine de l’humanité. Elle n’entraîne pas de contraintes règlementaires directes mais l’État s’engage à protéger, conserver et mettre en valeur chaque bien. Les biens inscrits sont reconnus pour leur « valeur universelle exceptionnelle ». Il s’agit soit de biens culturels (monuments, villes mais aussi paysages culturels), soit de biens naturels (parcs naturels, réserves, îles), ou encore de biens mixtes[4].
En 2019, laFrance compte 45 biens inscrits aupatrimoine mondial, dont 39 culturels, 5 naturels et 1 mixte.
L'école de Versailles, située au pied des potagers du roi, fut la première école de paysage en France.
Les écoles de Versailles-Marseille, Blois, Bordeaux et Lille délivrent le diplôme d’État de paysagiste (équivalent Master) depuis la rentrée 2015. Ce diplôme succède au diplôme de paysagiste DPLG (diplômé par le gouvernement) délivré auparavant.
AgroCampus Ouest – Centre d’Angers - Institut national d’horticulture et du paysage délivre le diplôme d’ingénieur paysagiste.
La plupart des instruments de protection paysages relève descollectivités locales. Les élus locaux jouent un rôle central car ils se font les porte-parole des attentes de leurs administrés et ils justifient la pertinence locale des problèmes paysagers avec une argumentation sociale.
De nombreusescollectivités sont engagées dans des observatoire du paysage, des plans de paysage, ou mènent des actions d'amélioration du cadre de vie.
LesParcs naturels régionaux sont des acteurs privilégiés des politiques de paysage en France.
En France, en1971 a été créé unministère chargé de la protection de la nature et de l'environnement, et depuis 1995, leministre chargé de l’environnement et du développement durable est, au sein du gouvernement, responsable de la politique des paysages, cadrée notamment par laloi paysage. Depuis 1989, le ministère décerne unprix du paysage chaque année à des paysagistes et des collectivités pour leurs projets.
On constate donc la progressive mise en place d’une véritable politique des paysages, laquelle a pour objectif de « préserver durablement la diversité des paysages français ».
Jusqu'en 2001, le grand prix du paysage et le trophée du paysage, organisés tous les ans, sont décernés aux paysagistes pour distinguer une réalisation exemplaire. Le prix du paysage, institué en 2004, remplace ces prix. On peut citerJacques Simon,Michel Corajoud,Gilles Clément,Isabelle Auricoste,Jacqueline Osty.
Avec la création et l'entretien des jardins, les particuliers participent aux paysages de proximité.
Les parcs de châteaux contribuent, aussi, au grand paysage.
En 1991, le ministère a mis en place un Observatoire photographique national du paysage (OPNP), basé sur un principe de re-photographies régulières d’un même ensemble de points de vue.
En 1994, l’État a lancé un vaste programme d’atlas régionaux, puis départementaux des paysages.
Lesatlas de paysages sont réalisés à l’initiative des services déconcentrés du ministère chargé des paysages (DDT, Dreal) ou des collectivités territoriales. Ils sont associés généralement à un comité de pilotage regroupant différents services ou partenaires impliqués dans la gestion des paysages (CAUE, PNR, associations…). Leur réalisation est confiée à des professionnels, paysagistes ou des équipes pluridisciplinaires ayant des compétences en géographie, urbanisme ou encore sur le grand paysage.
La réalisation d’un atlas permet de développer la connaissance sur un territoire donné, de manière partagée. Il s’intéresse à l’ensemble des paysages de l’aire d’étude, urbains et périurbains, naturels, agricoles ou forestiers, préservés ou dégradés, dans des secteurs remarquables ou plus communs[5].