| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance | Paulina Hernández Hernández |
| Nationalité |
| Distinction | Florida Women's Hall of Fame(en)() |
|---|
Paulina Hernández Hernández, devenue après son mariagePaulina Pedroso (née en1845 àPinar del Río et morte en1925 àLa Havane) est une activiste et patriotecubaine considérée comme la femme politique la plus importante de laguerre d'indépendance cubaine, qui opposa de 1895 à 1898 l'armée libératrice cubaine, secondée dans un deuxième temps par l'armée desÉtats-Unis, aux forces duroyaume d'Espagne — notamment les troupes de l'Empire colonial espagnol — restées fidèles au roiAlphonse XIII, lesRealistas (royalistes) cubains. Elle a collaboré directement avecJosé Martí[1], fondateur duParti révolutionnaire cubain (es), considéré à Cuba comme unhéros national, le plus grandmartyr et l'apôtre de lalutte pour l'indépendance[2].
Les parents de Paulina Hernández étaient nés esclaves, mais elle est née libre àPinar del Río en 1845[1]. Ses parents étaient très actifs dans la lutte pour l'indépendance de Cuba[3] Elle s'est mariée très jeune et prend le nom de son mari — Pedroso — après son mariage. En 1860, elle déménage avec son mari Ruberto àLa Havane. Elle avait alors quinze ans.
En 1892, elle s'installe àYbor City avec son mari[4]. Ils se rendent ensuite àKey West enFloride[1]. Elle et son mari travaillent dans l'industrie du cigare àTampa et dirigent également une pension de famille, à l'angle de la8e Avenue et de la12e Rue[5],[4].
José Marti séjournait souvent dans sa pension de famille à Tampa, et c'était un endroit où ils pouvaient discuter ouvertement de leurs plans pour l'effort de guerre[3],[4],[5]. José Marti appelait Paulina Pedroso sa seconde mère, samadre negra[6]. Elle a aidé Marti à récolter des fonds pour la guerre d'indépendance à Cuba, et elle l'a aussi aidé à se remettre d'une tentative d'assassinat, auMexique, le 20 décembre 1892. Elle le ramena chez elle, veillant sur lui durant sa convalescence.
Paulina Pedroso meurt en1925, à l'âge de 80 ans, dans une pauvreté extrême et aveugle, dans une modeste maison de la rue Corrales àLa Havane. Ses funérailles ont été suivies par des personnalités importantes liées à laguerre de 1895. Sa maison deYbor City est devenue un sanctuaire, et celle de Tampa est aujourd'hui un parc[1],[5].
Paulina Pedroso était très impliquée dans le militantisme. Elle était une figure active du mouvement indépendantiste parmi les émigrés cubains aux États-Unis. Elle a aidé d'autres Cubains noirs à fonderLa Sociedad Libres, avec son mari. Le groupe a été formé pour armer les rebelles contre le gouvernement espagnol en vue de la libération de Cuba[1],[5]. Cette organisation est finalement devenue laSociedadLa Union Marti-Maceo[1], un club-house historique, fondé en 1900 àYbor City, en Floride, par desAfro-Cubains[7],[8].
L'indépendance de Cuba n'est pas son seul objectif. Elle s'oppose à laségrégation raciale, encore courante enAmérique du Nord et œuvre pour l'égalité raciale. Elle influence José Marti sur ce sujet[1]. Ils se promenaient bras dessus bras dessous dans la ville, à une époque de tensions raciales extrêmes. Paulina Pedroso était afro-cubaine et Marti était blanc-hispanique[1],[4],[6],[9].
Paulina ne rentre pas à Cuba après l'indépendance de Cuba vis-à-vis de l'Espagne en1898, mais y retourne finalement en1910 alors qu'une grève des travailleurs des usines de tabac était en cours[1],[3]. Le gouvernement cubain a honoré ses services pendant cette période et, en guise de remerciement, Paulina Pedroso et son mari ont vécu gratuitement à Cuba pour le reste de leur vie.
Paulina Pedroso a été intronisée auFlorida Women's Hall of Fame (en) par le gouverneurLawton Chiles en1993, et cela dès sa première nomination, ce qui est rarement le cas, et mérite d'être souligné[1].