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Paul Morand

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Pour les articles homonymes, voirMorand.

Paul Morand
Paul Morand avant 1925.
Fonctions
Fauteuil 11 de l'Académie française
-
Ambassadeur de France en Suisse
-
Ambassadeur de France en Roumanie
-
Jacques-Marie Truelle(d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Paul Émile Charles Ferdinand MorandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Rédacteur à
Père
Conjoint
Hélène Morand(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Mouvement
Distinctions
Archives conservées par
Archives littéraires suisses (CH-000015-0: ALS-Morand)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
L'Homme pressé,Flèche d'Orient,Magie noire(d),Air indien(d),Hécate et ses chiens(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Paul Morand
Signature

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Paul Morand, né le àParis8e et mort le àParis15e[2], est unécrivain,diplomate etacadémicienfrançais. Ouvertement antisémite et collaborationniste, il est ambassadeur de l'État français de Vichy durant laSeconde Guerre mondiale.

Il est l'auteur d'environ 80 ouvrages[3] qui touchent à tous les genres littéraires. Il était très admiré par les hautes sphères de la société et par l’avant-garde artistique, qui en faisaitun favori[De quoi ?]. Il a été classé[Par qui ?] parmi les premiers modernistes et imagistes.

Morand a posé quatre candidatures à l'Académie française, jusqu'à être accepté en 1968,Charles de Gaulle ayant notamment mis sonveto avant de le lever la dernière fois[4].

Biographie

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Jeunesse

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Son père,Eugène Morand (1853-1930), occupe à Paris, grâce à l'entremise de son beau-frèreAbel Combarieu, directeur du cabinet du président de la République[5], plusieurs fonctions liées à l'art :conservateur duDépôt des marbres en1902, directeur de l'École nationale supérieure des arts décoratifs en1908. Il fréquente également despoètes, dont le cercle des Amis deMallarmé, des artistes et sculpteurs, dontAuguste Rodin, pendant la jeunesse de Paul. On lui prête cette simple réponse à la sempiternelle question :« Que voulez-vous faire de votre fils ? — Un homme heureux. ». Il meurt en 1930.

La mère de Paul, née Marie-Louise Charrier le, issue d'une famille de négociants et de magistrats parisiens, est une femme douce, très catholique[6] et entretiendra avec son fils une relation faite d'affection et d'admiration qui aura un rôle majeur dans la vie du diplomate écrivain. Veuve en 1930, elle fait de fréquents séjours estivaux chez son amieSuzanne Lalique, au Prieuré de la Mothe. Paul l'y rejoint souvent, se liant avec les invités habituels, écrivains, telJean Giraudoux, ou jeunes peintres dont le fidèleRaymond Legueult[7], qui fut un élève apprécié d'Eugène Morand aux Arts-Déco. Elle meurt en 1947.

Le jeune Paul apprend l'anglais très tôt et se rend àLondres à plusieurs reprises durant son adolescence (1902, 1903, 1904, 1908, 1909, 1913). Il visite aussiVenise et l'Italie du Nord, et chaque été séjourne pendant un mois près dulac de Côme.

Il entre aucollège Jules-Ferry de Paris, puis aulycée Chaptal.

DansPropos Secrets[8],Roger Peyrefitte mentionne Morand à propos du « scandale Fersen » dans lequel plusieurs de ses jeunes condisciples dulycée Carnot paraissent avoir été victimes depédophilie ; il publie la lettre (non datée) que celui-ci lui adressa à la suite de la publication deL'Exilé de Capri — que Morand rebaptisaUranus 1900 — qui lui avait rappelé« certains épisodes de son enfance » — sans dire lesquels.

Il rate l'oral dephilosophie de sonbaccalauréat en1905.Jean Giraudoux devient sonprécepteur et le jeune Paul se transforme tout d'un coup en élève assidu. Il intègre l'École libre des sciences politiques, dont il est diplômé en 1905 (section diplomatique)[9]. Il termine premier auconcours duQuai d'Orsay. Paul Morand a pour oncleAbel Combarieu, secrétaire général et directeur du cabinet civil de la présidence de la République de 1899 à 1906 et frère du musicologueJules Combarieu. C'est Abel Combarieu qui introduit Morand aux Affaires étrangères (service du Protocole) en 1912[10]. Tout en débutant dans la carrière administrative, où il reçoit l'appui dePhilippe Berthelot, il fréquente les milieux littéraires, fait la connaissance deJean Cocteau et deMarcel Proust — qui vient d'ailleurs le rencontrer chez lui[11] — et s'essaie à lapoésie en composant uneOde à Marcel Proust.

Période d'avant-guerre

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Caricature, parSem.

Attaché à l'ambassade de Londres, il rentre à Paris et est affecté au cabinet du ministre des Affaires étrangères pendant la Première Guerre mondiale. Il est ensuite en poste à Rome et à Madrid. Son amitié avecPhilippe Berthelot lui permet de faire des missions diplomatiques qui sont en fait à but littéraire. Après son mariage, il se fait mettre en congé illimité mais réintègre la Carrière en 1939 : il est nommé à Londres pour diriger la Mission économique française.

Ses premiers textes publiés sont despoèmes, notammentLampes à Arc en 1919. Mais il fait sa véritable entrée en littérature en 1921 avec la parution de son premier ouvrage en prose,Tendres Stocks, un recueil denouvelles préfacé par Proust.

Au cours des années 1920-30, il écrit de nombreux livres, récits de voyage,romans brefs et nouvelles (Ouvert la nuit,Lewis et Irène…), qui frappent par la sécheresse du style, le génie de la formule et la vivacité du récit, mais aussi par la fine description des pays traversés par l'auteur ou ses personnages, généralement de grands bourgeois cultivés aux idées larges.

Joséphine Baker, qui triomphe alors avec ses « danses nègres » au music-hall, lui aurait inspiré la danseuse afro-américaine Congo, initiée aux rites vaudou dans le Harlem des années 1920, dans une des huit nouvelles deMagie noire (1928)[réf. souhaitée].

Durant la même période, il pratique lejournalisme, notamment pourLe Figaro. Il exerce aussi le métier d'éditeur en dirigeant chezGallimard la collection « Renaissance de la nouvelle », où paraît en 1938Nouvelles orientales deMarguerite Yourcenar. Il est également membre du Comité de direction de l'association du Foyer de l’Abbaye de Royaumont.

Le, à Paris, il épouse la riche aristocrate roumaine d'origine grecqueHelena Chrissoveloni, princesse Soutzo (1879-1975).

Les Morand donnent à cette époque de somptueuses réceptions dans leur hôtel parisien duNo 3 de l'avenue Charles-Floquet, dont le salon,qu'affectionnait particulièrementMarcel Proust[réf. nécessaire], faisait16 mètres de long, ce qui faisait dire àMaurice Martin du Gard qu'« il paraissait désert quand il ne s’y trouvait que vingt personnes », ainsi qu'auchâteau des Mesnuls, propriété du frère d'Hélène, banquier cultivé et polyglotte.

Seconde Guerre mondiale

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Parmi lesfaits marquants de la vie de Morand, on note son attitude durant laSeconde Guerre mondiale et sa proximité avec lerégime de Vichy[12], de même que sonantisémitisme[13],[14],[15].

À Londres, son anglophobie et son antisémitisme imprègnent sonJournal de Guerre (tome I)[16] :« Ma doctrine n’a jamais varié : cette guerre fut une folie, nous serons battus, nous aurons la commune puis le fascisme […]. Je ne sais pas quelle figure prendra la défaite, mais elle sera. […] Tout nous préparait : les Juifs apparaissant comme des asticots dans ce qui gâte. » (). Le, Morand, rallié au nouveau régime, prend l’initiative de se rendre à Vichy et dénonce, dans son dernier rapport, ses collègues anglophiles de l’ambassade. Le gouvernement de Vichy ne le récompense cependant pas pour son ralliement[16].

Sur le choix de Vichy par Morand, le regard deCharles de Gaulle est ainsi rapporté parAlain Peyrefitte[17] :« […] Laval ne lui demandait même pas de rentrer […]. Il est parti par le même bateau que l'ambassade. On ne voulait pas de lui à Vichy et on lui a tenu rigueur de son abandon de poste. Il était victime des richesses de sa femme. Pour les récupérer, il s'est fait nommer ministre de Vichy à Bucarest. Puis, quand les troupes russes se sont approchées, il a chargé un train entier de tableaux et d'objets d'art et l'a envoyé en Suisse. Il s'est fait ensuite nommer à Berne, pour s'occuper du déchargement. […] Les possédants sont possédés par ce qu'ils possèdent. »

Après avoir été mis à la retraite d'office en1940, il est nommé, lors du retour dePierre Laval, membre de son cabinet à Vichy (1942)[18]. Il est nommé en septembre 1943[19]ambassadeur de France en Roumanie, pays d'origine de la famille de son épouse.Jean Jardin, éminence grise dePierre Laval, favorise son départ deBucarest en1944, lors de l'avancée des troupes russes, et le fait nommeren Suisse.

Lorsque la guerre se termine, il est ambassadeur àBerne, ce qui lui vaut d'être révoqué à laLibération par legénéral de Gaulle ; son attitude durant l'Occupation lui vaudra longtemps une solide inimitié de ce dernier qui, après son retour au pouvoir en 1958, empêchera jusqu'en 1968 son entrée à l'Académie française. À cause de cela, Morand l'appellera toujours avec mépris « Gaulle », notamment dans sa correspondance avec son amiJacques Chardonne.

Louis-Ferdinand Céline, plus lourdement condamné pour faits de collaboration, aura envers Paul Morand la dent encore plus dure, dans son style bien personnel :

« Et Paul Morand donc ! Même pas inculpé ! Qui se balade fort librement en Suisse ! Charmant Jean-foutre deux fois ambassadeur de Pétain ! Grands seigneurs évidemment… auxquels la loi rigoureuse ne s'applique pas comme aux voyous de mon espèce[20] ! »

Période d'après-guerre

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Après la Guerre, il est contraint à l'exil àVevey enSuisse. Il y passe une dizaine d'années avant d'être à nouveau admis sur le sol français. On continue néanmoins de lui reprocher ses amitiés du temps de Vichy et le soutien de l'Occupant à la publication de ses ouvrages, tandis que lui-même proteste de son intégrité[21]. Il fait partie, avecFabre-Luce ouJouvenel, de ces grands bourgeois exilés qui « ne tolèrent aucun reproche et n'imaginent aucun retour sur eux-mêmes »[22]. SonJournal inutile montre qu’il n’a rien changé, ni amputé, de ses opinions politiques : « [le temps de] Morand semble s'être brutalement arrêté du côté de Vichy en 1942. Spectaculaire phénomène de vitrification » dira Pierre Lepape[23].

Prémonitoire, il écrit en 1941 :

« Si la vie est un rêve, l'exil est un lourd sommeil qui ressemble à la mort. »

— Chroniques de l'homme maigre

Durant ces années, il se consacre à la poursuite de son œuvre, marquée par des orientations nouvelles et, notamment, par un intérêt nouveau pour l'Histoire, ainsi qu'en témoignentLe Flagellant de Séville etFouquet ou le Soleil offusqué.

En 1946, il s'exile partiellement àTanger, fuyant les accusations de collaboration. Il y écritHécate et ses chiens, une histoire troublée qui dépeint le Tanger des années 1920. Il y vécut environ 10 ans, jusqu'en 1956, à la « Villa Shakespeare », rue Bakali.

Il devient à la même époque, avecJacques Chardonne, le modèle et le protecteur d'une nouvelle génération d'écrivains qu'on appellera par la suiteles Hussards. Il entretient une relation quasi filiale avec le premier d'entre eux,Roger Nimier.

Fin de vie

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Il est élu à l'Académie française le[24] au fauteuilno 11 deMaurice Garçon, élu en 1946. Le chef de l'État, contrairement à la tradition, ne le reçoit pas, après avoir pourtant levé son veto de manière implicite en déclarant au secrétaire perpétuel,Maurice Genevoix :« Paul Morand… qui va être des vôtres, n'est-ce pas[25] ? »

Il survit un an et demi à son épouse, morte le. Il meurt à l'hôpital Necker à Paris. Conformément aux dispositions de son testament, ses cendres sont mêlées à celles de son épouse àTrieste, ville dont sa famille était originaire.

Il a, de la peintre et décoratrice bordelaise Madeleine Mulle, une fille, Marie-Claude Morand, née à Bordeaux le, qui a été élevée par le couple postérieur de sa mère avec le photographeLouis-Victor Emmanuel Sougez, dans l'œuvre duquel elle apparaît fréquemment sous le nom de Claude. Elle meurt le, àMontpellier[26].

Œuvres

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Poèmes

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  • Lampes à Arc, avec un dessin de l'auteur, Paris, Au Sans Pareil, 1920, puis René Kieffer, 1926, lithographies deFrans Masereel
  • Feuilles de Température, Paris, Au Sans Pareil, 1920
  • Poèmes complets (1914-1924), Paris, Au Sans Pareil, 1924
  • Poèmes, Toulouse, éditions Richard, 1928
  • U.S.A., Paris, Au Sans Pareil, hors-commerce, 1928

Nouvelles et recueils de nouvelles

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  • Tendres Stocks, 3 nouvelles, préface deMarcel Proust, N.R.F., 1921, 1924, avec eaux-fortes deChas Laborde
  • Ouvert la nuit, 6 nouvelles, N.R.F., 1922, 1923, 1924 ; éd. illustrée de 6 aquarelles de Dufy, Favory, de La Fresnaye, Lhote, Moreau, Dunoyer de Segonzac ; La Gerbe d'Or/N.R.F., 1927 ; avec préface inédite de l'auteur, édition Populaire, 1951
  • Fermé la nuit, 4 nouvelles, N.R.F., 1923 et 1935, avec illustrations dePascinPrix de La Renaissance 1923[27] présidé par Colette.
  • La Fleur double, Émile-Paul, 1924, avec un frontispice deDaragnès
  • Les Amis nouveaux, Au Sans-Pareil, 1924, avec eaux-fortes deJean Hugo
  • Les Plaisirs rhénans, Dusseldorf, librairie Léocadia, s.d., avec 7 lithographies érotiques deGaston-Louis RouxOuvrage imprimé sans son accord, dont il fit pilonner une partie ; cette nouvelle parut dansL'Europe galante, 1926.
  • Mr. U, Édition des cahiers libres, 1927
  • East India and Company, 12 nouvelles, paru initialement en anglais à New-York, 1927 ; puis en français Paris, Arléa, 1987
  • À la Frégate, Paris, Les Éditions du Portique, 1930
  • Les Rois du jour - Flèche d'Orient, N.R.F., 1932
  • Rococo, Grasset, 1933
  • Les Extravagants,Milady suivi deMonsieur Zéro, N.R.F., 1936
  • Feu M. le Duc, Genève, Milieu du Monde, 1942
  • Le Bazar de la Charité, Genève, Club des bibliophiles, 1944, illustrations dePaul Monnier
  • À la Fleur d'Oranger, Vevey, Éditions de la Table Ronde, 1945
  • Le Dernier Jour de l'Inquisition, Vevey, la Table Ronde, 1946
  • Le Coucou et le Roitelet, Éditions du Tambourinaire, 1954
  • La Folle Amoureuse, Stock, 1956
  • Fin de siècle, Stock, 1957
  • Le Prisonnier de Cintra, 5 nouvelles, 1958
  • Parfaite de Saligny, 1958
  • Nouvelles d'une vie, Gallimard, 1965, deux tomes :
    • 1.Nouvelles du cœur
    • 2.Nouvelles des yeux[28]
  • Les Écarts amoureux, Gallimard, 1974
  • Nouvelles complètes, Gallimard,Bibliothèque de la Pléiade, 2 tomes, éd. Michel Collomb, 1992

Romans

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  • Lewis et Irène, Grasset, 1924, Émile-Paul, 1925 — avec illustrations deJean Oberlé, 1926
  • Flèche d'Orient, Gallimard, 1932
  • France-la-doulce, N.R.F., 1934
  • Bug O' Shea, Laboratoires Deglaude, 1936,Louis Icart illustrateur
  • L'Homme pressé, Gallimard, 1941
  • Montociel, Rajah aux Grandes Indes, Genève, Éditions du Cheval Ailé, 1947
  • Le Flagellant de Séville, Fayard, 1951
  • Hécate et ses chiens,Flammarion, 1954Certains passages « scabreux » furent utilisés par les opposants à sa candidature à l'Académie pour la boycotter.
  • La Dame Blanche des Habsbourg, Robert Laffont, 1963
  • Tais-toi, Gallimard, 1965
  • Les Extravagants, scènes de la vie de bohème cosmopolite, écrit en 1910-1911, édition posthume en 1986 chez Gallimard
  • Romans, Gallimard,Bibliothèque de la Pléiade (éd. Michel Collomb)

Essais et portraits d'écrivains et de personnages historiques

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  • De la vitesse, Éditions Kra, 1929
  • 1900, Les Éditions de France, 1931 ; Flammarion, 1942
  • Papiers d'identité, Grasset, 1931
  • Le Réveille-matin, Grasset, 1937
  • Apprendre à se reposer, Flammarion, 1937 ; aujourd'huiÉloge du repos
  • L'heure qu'il est, Grasset, 1938
  • Isabeau de Bavière, Les Éditions de France, 1939
  • Vie de Guy de Maupassant, Flammarion, 1942
  • Excursions immobiles, Flammarion, 1944
  • Adieu à Giraudoux, Porrentruy, Aux Portes de France, 1944
  • Première visite à Marcel Proust, Genève, éditions du Cheval Ailé, 1948
  • Dostoïevsky, annonciateur de l'Europe russe, essai, Genève, éditions Pierre Cailler, 1948
  • Giraudoux. Souvenirs de notre jeunesse, Genève, La Palatine, 1948
  • Le Visiteur du soir. Marcel Proust, 1949
  • Katherine de Heilbronn de Kleist, 1956
  • Le Lion écarlate précédé deLa Fin de Byzance et d'Isabeau de Bavière, Gallimard, 1959
  • Fouquet ou Le Soleil offusqué, biographie, Gallimard, 1961 ;coll. « Folio/Histoire », 1985
  • Le général Souvarov,Revue de Paris, octobre 1962
  • Monplaisir… en littérature, Gallimard, 1967
  • Ci-gît Sophie Dorothée de Celle, Flammarion,1968
  • Monplaisir… en histoire, Gallimard, 1969
  • Discours de réception à l'Académie française, Gallimard, 1969
  • Un lésineur bienfaisant. Cent cinquante et unième compliment panégyrique en l'honneur de M. de Montyon, Gallimard, 1972
  • L'Allure de Chanel, Hermann, 1976

Récits de voyage et portraits de villes

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  • Rien que la Terre, Grasset, 1926 ; Plon, 1929, puis Bruxelles, édition du Nord, 1929, illustrations dePierre Falké
  • Siam, Aux Aldes, 1926, illustrations de Galanis
  • La Semaine de Bath, Champion, 1925
  • Le Voyage, Hachette, 1927
  • Tableaux de Paris, textes dePaul Valéry, Émile-Paul, 1927, illustrations dePierre Bonnard
  • Syracuse USA, Grasset, 1928
  • Paris-Tombouctou, documentaire, Flammarion, La Rose des Vents, 1928, dédié àAndré Derain
  • Hiver Caraïbe, documentaire, Flammarion, La Rose des Vents, 1929
  • New York, Flammarion, 1930 et 1931, illustrations de Lubbers
  • New York, le Jour et la Nuit, Flammarion, 1930
  • Route de Paris à la Méditerranée, Firmin-Didot, 1931
  • Air Indien, Grasset, 1932
  • A.O.F. de Paris à Tombouctou, Flammarion, 1932
  • Paris de nuit, avec 60 photographies deBrassaï, Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1933
  • Londres, Plon, 1933
  • Bucarest, Plon, 1934
  • Croisière du yacht Alphée, Y. Cotnareanu, 1935
  • Rond-point des Champs-Élysées, Grasset, 1935
  • La Route des Indes, Plon, 1936
  • Méditerranée, mer des surprises, Mame, 1938
  • Florence que j'aime, éditions Sun, 1959
  • Bains de mer, bains de rêve, Lausanne,Guilde du Livre, 1960
  • Le Nouveau Londres,suivi de Londres 1933, édition revue et corrigée, photographies de Tony Armstrong-Jones, Plon, 1962
  • Majorque, Barcelone, Noguer, 1963
  • Le Portugal que j'aime, légendes, préfacé parMichel Déon, présenté parJacques Chardonne, éditions Sun, 1963
  • Préface àLa Suisse que j'aime deFrançois Nourissier, Sun, 1968
  • Venises, Gallimard, 1971

Chroniques

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Éditions récentes

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  • Morand - Mon plaisir en géographie, choix de chroniques présentées parOlivier Aubertin,Éditions NIC :
    • D'autres Venise, 2010 ;Rhin et Danube, 2011 ;Bains de soleil, 2011 ;So British !, 2012
  • Carnets d'un voyage aux Antilles, nov.-déc. 1927, Passage(s), 2016
  • J'ai eu au moins cent chats, Grasset (Les Cahiers Rouges), 2020

Théâtre

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  • Le Procès de Fouquetprécédé deOrléans et Bourgogne,et suivi deEugénie et Charlotte, Passage(s), 2018

Correspondance

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« Morand est tout entier dans ses lettres […] cet incomparable épistolier offrait de fulgurantes visions sur la politique, les mœurs, l'histoire ou les élans du cœur […] ce qui éclate le plus, c'est la générosité. »

— Prière d'insérer de « Lettres à des amis et à quelques autres »[29]

La longue correspondance inédite de Paul Morand avecJacques Chardonne (mort en 1968) contient assez de critiques venimeuses sur leurs contemporains, dontCharles de Gaulle,André Malraux,François Mauriac,Josette Day, pour qu'ils en interdisent la publication —« Tout cela dans trente ans ne blessera plus », croit Chardonne — et que Morand la dépose en 1967 à la bibliothèque deLausanne, où elle est consultable depuis 2000.

Gallimard la publie en trois tomes dans sa collectionBlanche à partir de 2013. Le premier tome couvre leurs échanges de 1949 à 1960. Le deuxième (2015) de 1961 à 1963. Le troisième tome a paru en 2021. Gallimard a publié égalementCorrespondance avecRoger Nimier (1950-1962), édition de Marc Dambre en 2015.

François Dufay commente ainsi la nouvelle parution de la correspondance Morand-Chardonne[30] :

« Les deux crocodiles n'ont rien renié de leur vichysme d'antan. Morand y peste contre "l'enjuivement" de l'Académie Goncourt, traite tel écrivain de "merde juive". Sa phobie antisémite n'a d'égale que sa détestation des homosexuels, tombant au niveau de graffiti de vespasienne […]. L'aigreur colérique s'accentue au fil des années 60, mêlée à la nostalgie. »

En 2021, les éditions Albin Michel publient les lettres adressées par Paul Morand à son vieil ami Pierre Benoît, correspondance qui tourne autour de la « fièvre verte » et de son élection manquée à l’Académie française en 1958.

Journaux et souvenirs

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  • Journal d'un attaché d'ambassade, 1916-1917 (La Table Ronde, 1948 ; Gallimard, 1963 ; La Table Ronde, 1974)
  • Giraudoux, souvenirs de notre jeunesse (La Palatine, 1948)
  • Le Visiteur du soir, Marcel Proust (La Palatine, 1949)
  • Journal inutile, mémoires en 2 volumes (Gallimard, 2002)
  • Préface deCe que je voulais vous dire aujourd'hui, choix de lettres de Chardonne avec deux lettres de Morand (Grasset, 1970, mais prépublication dansLa Revue de Paris en 1968)
  • Journal de Guerre Londres-Paris-Vichy, 1939-1943 (Gallimard, 2020)[31]

Notes et références

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  1. « https://www.helveticarchives.ch/detail.aspx?ID=940439 »(consulté le)
  2. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissanceno 8/464/1888, avec mention marginale du décès (consulté le 12 juillet 2012).
  3. Lucienne Furois,« Paul Morand, un triestin d'adoption », in : Annuario SSLM 1987, EUT - Edizioni Università Trieste,p. 177-188 :« Morand a, en effet, à son actif, environ quatre-vingts ouvrages. »
  4. « M. PAUL MORAND CANDIDAT AU FAUTEUIL DE MAURICE GARÇON »,Le Monde,‎(lire en ligne)
  5. Voir inJournal inutile Tome I.
  6. « Paul Morand », surxn--rpubliquedeslettres-bzb.fr(consulté le).
  7. Christian Leviel-Legueult,Legueult, catalogue raisonné biographique, Paris, Marval-Ruevisconti,, 274 p.(ISBN 978-2-86234-463-8), page 50.
  8. Roger Peyrefitte,Propos Secrets, Albin Michel, 1980, tome 2,p. 363 et 364.
  9. MarieScot,Sciences Po, le roman vrai, Sciences Po, les presses,(ISBN 978-2-7246-3915-5)
  10. Journal inutile, Gallimard, 18 avril 1974.
  11. [vidéo] « « Monsieur Paul Morand parle du style de Proust. » », surYouTube : visite de Marcel Proust à Paul Morand, archive de l'INA.
  12. Principale source :François Dufay,Le Soufre et le Moisi. La droite littéraire après 1945. Chardonne, Morand et les hussards, Paris, Perrin, 2006(ISBN 2-262-01907-X).
  13. Pierre Menard, « Paul Morand : le Journal d'un collabo », surHuffingtonpost.fr,Le HuffPost,(consulté le).
  14. « Actualité Politique, Monde, France, Économie, High-Tech, Culture », surLePoint.fr(consulté le).
  15. Voir surnonfiction.fr.
  16. a etb« Journal de Guerre »,Le Monde des livres,‎(lire en ligne).
  17. C'était de Gaulle, Fayard, tome I, 1994,p. 148.
  18. « Vichy cette semaine »,Candide,‎,p. 2(lire en ligne).
  19. « Ambassadeur de France »,Candide,‎(lire en ligne).
  20. Pierre Assouline,L'Épuration des intellectuels, Paris, Complexe/Perrin,(ISBN 2870271670).
  21. Gavin Bowd,Paul Morand et la Roumanie.
  22. Alain Clavien, « Les intellectuels collaborateurs exilés en Suisse »,Matériaux pour l’histoire de notre temps,‎(lire en ligne).
  23. « Paul Morand, fidèle au pire »,Le Monde des livres,‎(lire en ligne).
  24. « Paul Morand », suracademie-francaise.fr(consulté le).
  25. Pauline Dreyfus a tiré un roman de la campagne qui précéda cette élection,Immortel, enfin (2012).
  26. Source Insee,« Décès le 30 avril 1997 à Montpellier, Hérault, Occitanie (France), sur openarch.nl, 3 août 2020 (consulté le 15 janvier 2023).
  27. Bernard Baritaud,Pierre Mac Orlan : sa vie, son temps,Librairie Droz,, 431 p.(ISBN 9782600036931,lire en ligne), p.168 et note 32.
  28. Critique par C. V. dansLivres de France, revue littéraire mensuelleno 2 :Françoise Mallet-Joris, février 1966,p. 18-19
  29. Préface deMichel Déon, présentation et notes de Ginette Guitard-Auviste, La Table Ronde, 1978.
  30. op. cit.,p. 140.
  31. Présentation de l'éditeur.

Annexes

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Composition de l'Académie française au jour de son élection(24 octobre 1968)
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