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Patachou

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Pour les articles homonymes, voirLesser etRagon.

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Pour l’article ayant un titre homophone, voirPâte à choux.

Patachou
En.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Henriette Eugénie Jeanne RagonVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
PatachouVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Période d'activité
Conjoints
Arthur Lesser(d)
Jean Billon(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Label
Genre artistique
Distinctions
Plaque commémorative à l'endroit où se trouvait l'entrée du cabaret Patachou.

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Henriette RagonditePatachou, née le àParis12e et morte le àNeuilly-sur-Seine, est unechanteuse etactricefrançaise[1].

Biographie

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Patachou et son second époux Arthur Lesser, le à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol.

Famille et vie personnelle

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Fille de Maurice Ragon et de Marie-Célestine Vizet[2], Henriette Ragon grandit à Paris. Elle exerce quelques métiers, dactylo puis employée dans une usineGnome et Rhône pendant laSeconde Guerre mondiale, où elle rencontre uningénieur, Jean Billon qu'elle épouse et dont elle a un fils, le musicien et auteur-compositeurPierre Billon[3].

Elle épouse en secondes noces leproducteur de cinémaaméricainArthur Lesser[2].

Carrière

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Un temps marchande de chaussures, pâtissière (pâte à chou),antiquaire, elle ouvre, en 1948 avec son mari Jean Billon, unsalon de thé àMontmartre dans l'annexe d'une boulangerie qu'elle nommeChez Patachou, au 13rue du Mont-Cenis puis, le, un restaurant[4] où elle engage unaccordéoniste pour faire de l'animation. Des clients trouvent qu'elle a une jolie voix et elle s'essaye avec succès à la chanson[5]. Les journalistes parisiens la rebaptisent du nom de son cabaret, Patachou. En 1950, elle enregistre ses premiersdisques.

Sa carrière et son cabaret ont un grand succès et une influence importante sur la chanson française.

Georges Brassens débuteChez Patachou, en, amené par un ami sétoisPierre Galante, journaliste àParis Match. Le premier soir, elle chanteBrave Margot etLes Amoureux des bancs publics et propose à son public de rester à la fin du spectacle afin de découvrir l'auteur de ces chansons. Brassens monte alors sur la scène du cabaret et chante, entre autres,Le Gorille etPutain de toi, que Patachou estimait ne pas pouvoir interpréter elle-même[6]. Elle enregistre, le, au studio Chopin-Pleyel, neuf titres pour l’albumPatachou... chante Brassens, dont une exclusivitéLe Bricoleur (boîte à outils) et un duo avec luiMaman, Papa.

Jacques Brel chante chez Patachou pendant trois ans[7] (son nom figure d'ailleurs sur la plaque commémorative apposée le sur le bâtiment du 13 rue du Mont-Cenis[8]).

De nombreux artistes s'y produisent dontÉdith Piaf,Charles Aznavour,Hugues Aufray,Michel Sardou[9], ainsi queClaude Nougaro etRomuald.

Patachou en 1960 àLa Haye.

Sa propre carrière décolle à partir de 1950 et ses premiers disques. Elle chante, sous le nom de « Lady Patachou », à l'ABC, puis àBobino, puis en tournée en France et dans le monde entier. Dès 1953, elle est au Palladium deLondres, auWaldorf-Astoria et auCarnegie Hall deNew York, dans toutes les grandes villes desÉtats-Unis où sa carrière se déroule sur plus de vingt ans, ainsi qu'àMontréal, auMoyen-Orient et àHong Kong.

Elle enregistre un disque de chansons d'Aristide Bruant sous la direction artistique deBoris Vian en 1958. En 1959, elle sort un disque intituléLa Chose ou les ratés de la bagatellequi sera aussitôt censuré.[réf. nécessaire]

Au début desannées 1970, elle parcourt leJapon et laSuède, où son registre parigot gouailleur fait merveille.

Parallèlement, elle suit une carrière d'actrice. Dès le début desannées 1950, lecinéma et lethéâtre font en effet appel à elle, notammentJean Renoir pourFrench Cancan, en 1954, etSacha Guitry. À partir desannées 1980, Patachou se fait plus présente sur le grand et le petit écran, avec, entre autres prestations très remarquées, sa terrifiante « matriarche » en fauteuil roulant dans la sérieOrages d'été, ou dans le téléfilmPris au piège la redoutable tante d'un assassin, qui manipule un commissaire de police aveugle et fait condamner un innocent pour couvrir son neveu.

Patachou a aussi animé le cabaret du premier étage de latour Eiffel[10].

Mort

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Tombe de Patachou aucimetière du Père-Lachaise (division 2).

Elle meurt le à son domicile deNeuilly-sur-Seine, à l'âge de96 ans[9],[11].

Après ses obsèques, le, en l'église Saint-Justin deLevallois-Perret dans lesHauts-de-Seine, en présence de nombreuses personnalités[12], commeMichou,Hervé Vilard,Marie-Thérèse Orain,Claudine Coster, ouDamien Thévenot, elle est inhumée dans le caveau familial aucimetière du Père-Lachaise[13] (2e division).

Décorations

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Filmographie

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Cinéma

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Télévision

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Théâtre

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Chansons

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(Liste non exhaustive)

Discographie

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Album

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  • 1954 :...Chante Brassens,Philips - N 76.010 R
  • 1968 :Tour Eiffel, labelCBS Disques – S 63.727
  • Patachou chante Bruant, Philips standard B 77 931 L

Notes et références

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  1. « Y a tant d'amour Patachou », surBibliothèques spécialisées de la Ville de Paris(consulté le)
  2. a etb« Patachou »,whoswho.fr.
  3. Jacques Lafitte,Qui est qui en France, J. Lafitte,,p. 1694.
  4. Combat, 30 juin 1950, p.2, interview de Patachou : "j'ai ouvert mon restaurant le."
  5. Combat,, p.2, interview de Patachou : "Mes premiers clients furent des toubibs. Un jour, les entendant chanter des gauloiseries, j'ai repris avec eux. Puis, trouvant ma voix agréable, ils m'ont demander de goualer toute seule. Ça leur a plu et j'ai décidé de continuer."
  6. Christian Lamet, Stan Cuesta, François Gorin et François Ducray,La chanson française, Scali,,p. 159.
  7. « Chez Patachou, cabaret de légende à Montmartre - PARISCityVISION », surwww.pariscityvision.com(consulté le).
  8. (en-US) Plug-Inn BoutiqueHostel et 7 rue AristideBruant, « Montmartre's Forgotten Cabaret: Chez Patachou », surPlug-Inn,(consulté le).
  9. a etb« La chanteuse et actrice française Patachou est morte », surfrancetvinfo.fr, 30 avril 2015, mis à jour le1er mai 2015(consulté le1er mai 2015).
  10. Alain Paucard, « Patachou », surfrancearchives.gouv.fr, FranceArchives.
  11. « Patachou. La chanteuse et comédienne est décédée », surouest-france.fr,Ouest-France,(consulté le).
  12. AFP, « Proches et admirateurs de Patachou lui rendent un dernier hommage », surorange.fr,Orange,(consulté le).
  13. Christian Meyze, « Les obsèques de Patachou jeudi 7 mai à Levallois- Perret (92) », surfrancetvinfo.fr,(consulté le).
  14. Journal officiel,1er janvier 2009.
  15. Paris-Match,.
  16. Une guitare, cent illusions surEncyclopedisque.fr.

Voir aussi

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Bibliographie

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Article connexe

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Liens externes

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