Le Pas-de-Calais se caractérise par son territoire contrasté regroupant un patrimoine touristique et naturel important d'une part et des zones très urbanisées d'autre part. Il est l'un des départements les plus peuplés de France, porté par son extrémité Est qui, sous l'influence directe de lamétropole de Lille, abrite plus de la moitié de sa population sur moins d'un quart de sa surface. S'il ne possède pas de très grande ville, ni de centre urbain polarisant à lui seul tout l'espace départemental, il n'en dispose pas moins d'un réseau équilibré de villes moyennes et secondaires dont les principales sontCalais,Arras,Boulogne-sur-Mer etLens.
Il fut créé par regroupement de l'ancienne province d'Artois (alentours d'Arras,Béthune,Lens etSaint-Omer) et d'une partie de l'ancien gouvernement dePicardie (le littoral), des territoires qui restent, encore aujourd'hui, assez différents culturellement et économiquement. Jusqu'au, le Pas-de-Calais était rattaché au département duNord pour former la régionNord-Pas-de-Calais. Aujourd'hui, il constitue avec quatre autres départements, larégionHauts-de-France.
Lesreliefs sont faibles (entre 0 et 200 mètres d'altitude) mais assez contrastés dans certaines parties du département (le Boulonnais est là où les différences de relief sont les plus marquées). L'altitude moyenne est de 120 mètres[réf. souhaitée]. Lepoint culminant du département se trouve entre Boulogne-sur-Mer et Saint-Omer, dans la commune d'Alquines (à 212 m d'altitude)[6].
De la base de donnéesCarthage, référentiel du réseau hydrographique français[7], il ressort que le réseau hydrographique du Pas-de-Calais comprend51 cours d'eau permanents de longueur supérieure à10 km et dont le cours est en partie ou en totalité dans le département du Pas-de-Calais[8].
La partie nord du département, territoire le plus bas de France, dans un triangle compris entre les communes deCalais,Saint-Omer etDunkerque, et traversé par le fleuve côtier l'Aa et par la rivière laHem, abrite de nombreuxwatringues (ou watergangs). Ces artères artificielles, typiques de cette zone, d'une longueur de 1 500 kilomètres, ont été créées par les Hommes pour assécher les terres et protéger lespolders (étendue artificielle de terre gagnée sur l'eau). L'eau y est prélevée pour être renvoyée vers la mer, soit à marée basse quand les écluses s'ouvrent ou soit par des pompes électriques. La gestion des wateringues est confiée à l'Institution intercommunale des wateringues (IIW) qui est chargée d'évacuer les crues et d'entretenir les plus grands ouvrages d'évacuation à la mer et pompes de gros débit, et par les huit « sections des wateringues » gérées par des associations de propriétaires, essentiellement des agriculteurs, chargées de l'entretien des fossés, et des stations de pompages de moindres importances[9],[10].
Le climat du Pas-de-Calais est de typeocéanique. Lesamplitudes thermiques sont faibles, les hivers sont doux, les étés sont tempérés grâce à la brise marine et lesprécipitations sont régulières. Il existe des contrastes climatiques au sein du département : le caractère océanique étant plus marqué sur les côtes que dans les terres, et les reliefs étant les plus arrosés par les précipitations. La moyenne annuelle des températures est d'environ11 °C dans tout le département.
Le littoral alterne entre lesstations balnéaires à l'architecture typique anglo-normande et les sites naturels (caps,dunes etplages), pour certains protégés par leconservatoire du littoral, avec également des places urbaines et portuaires importantes que sont les agglomérations de Calais et de Boulogne-sur-Mer.
Lebassin minier commence vers Bruay-en-Artois, s'étire autour de Béthune et Lens et qui se prolonge dans le département du Nord versDouai etValenciennes, garde des traces importantes de son passé ouvrier. Le paysage est marqué par les monts de résidus miniers appelés « terrils » et par une architecture urbaine et industrielle. Dans les cités ouvrières sont visibles les « corons », habitats des mineurs reconnaissables à leur forme et leurs briques rouges.
La ville d'Arras est connue pour ses deux placesbaroques et leurs façades qui s'alignent avec leurspignons à volutes.
L'agglomération de Saint-Omer est connue pour son vastemarais, réserve naturelle nationale, classé au titre de laConvention de Ramsar. On y retrouve une architecture flamande maritime, marquée par labrique de sable, et une architecture traditionnelle flamande marquée par la brique rouge.
Le centre et le sud du département sont davantage ruraux et agricoles. Le pays des Sept Vallées, surnommé le « poumon vert du Pas-de-Calais », en est un exemple. Les collines de l'Artois contrastent entre la plaine picarde et les plaines des Flandres. Le relief, assez accidenté par endroit, s'incurve lentement à l'Est vers les Flandres, selon un axe Nord-Ouest/Sud-Est[11]. Au sud du département, l'influence picarde se ressent dans une architecture marquée par la pierre et la craie blanche[12].
Lesespaces boisés, dont la part occupée dans la superficie du département est assez faible en comparaison avec le reste du pays, sont principalement répartis dans le Boulonnais et le sud de la Côte d'Opale[13].
Eden 62, dépendant du conseil départemental du Pas-de-Calais, est unsyndicat mixte qui gère des réserves et des sites naturels à travers le département. Eden 62 emploie 100 personnes, dont 80 gardes-nature. Certaines animations sont organisées par le syndicat« Les Clubs Eden » pour sensibiliser les plus jeunes aux grands enjeux de l'environnement par la découverte d'un site.
Le Pas-de-Calais compte parmi les départements contenant le plus d'éoliennes, avec par exemple Fruges et ses bientôt 100 éoliennes en partenariat avec Ostwind, faisant de ce parc l'un des plus grands de France.
Cette section doit êtreactualisée.(décembre 2019) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en. Motif : Motif : Données de 2008
Selon le recensement général de la population du, 6,7 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.
Ce tableau indique les principales communes du Pas-de-Calais dont lesrésidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux en 2008 :
Le réseau d'autocarsOscar, géré par leconseil départemental du Pas-de-Calais, dessert toutes les communes du département. D'autres réseaux desservent les différentes agglomérations :Artis à Arras,Imag'in à Calais,Marinéo à Boulogne-sur-Mer,Tadao à Lens et Béthune, etc.
En 2023, le département est équipé de18 unités deméthanisation par injection debiométhane dans les réseaux publics de gaz naturel et trois unités sont en construction. Dans lesHauts-de-France,90 unités fournissent du biométhane, l’équivalent de 300 000 logements neufs[15].
LeJournal officiel du publie la liste des77 communes du Pas-de-Calais pour lesquelles l’état de catastrophe naturelle est reconnu au titre de la sécheresse en date du ou au et des mouvements de terrain consécutifs[16].
Début, après avoir subi latempête Ciarán, dans l'Audomarois, leBoulonnais et le Montreuillois,247 communes du Pas-de-Calais, soit presque un tiers des communes du département, subissent des inondations à la suite des pluies exceptionnelles[Note 2] qui ont entrainé les crues de l’Aa, de laCanche, de laCourse, de laHem et de laLiane. Ces inondations entrainent la fermeture de 1 290 établissements scolaires et l’évacuation des habitants de certaines communes. 7 200 personnes n'ont pas accès à l'eau potable et550 foyers sont privés d'électricité[17],[18],[19],[20],[21],[22]. Sur le réseau routier,37 axes sont coupés, soit environ105 kilomètres[23]. Le trafic ferroviaire est interrompu à la suite d’affaissements de talus sur la ligne d’Étaples - Boulogne-sur-Mer, la reprise du trafic est estimée en, et à la suite des inondations et de flux d’eau sur des portions de voies de la ligne deSaint-Pol-sur-Ternoise – Étaples, le délai pour reprise du trafic est estimé à plusieurs mois[24].
Le Président Emmanuel Macron, accompagné de son épouse, qui s’est rendu, le, sur les lieux des inondations, annonce qu’un fonds d’urgence de soutien de50 millions d’euros à destination des collectivités touchées est mis en place, qu’un classement en catastrophe naturelle de toutes les communes qui l’ont demandé est effectif dès le lendemain et qu’un fonds exceptionnel de soutien pour les agriculteurs touchés par les tempêtes sera lancé. Un bilan de la situation du département au donne214 communes classées en état de catastrophe naturelle, 5 000 habitations touchées et 1 400 personnes évacuées[25]. Leministre de l’IntérieurGérald Darmanin et laministre de la Transition énergétiqueAgnès Pannier-Runacher sont venus le[26], suivis de laPremière ministre,Élisabeth Borne le[23], puis duministre de l'Économie et des FinancesBruno Le Maire le[27].
Le, lePremier ministreGabriel Attal, au soir de sa nomination, s'est rendu àClairmarais, une des nombreuses communes touchées par les inondations, pour marquer la solidarité de tout le pays. Plus tôt dans l'après-midi, la réunion prévue à Arras a eu lieu en présence de Christophe Béchu, Xavier Bertrand et les instances régionales concernées[31]. Durant cette journée, des mesures ont été annoncées par le Premier ministre et le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires concernant l'augmentation et le maintien durant l'hiver des capacités de pompage, la réduction du délai pour autorisation de curage et les fonds d’aide alloués[32].
Dès le, les mesures annoncées par le Premier ministre et le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires sont mises en place par le préfet de la Région Hauts-de-France. La modification réglementaire qui a été signée pour faciliter le curage permet le nettoyage des embâcles, des débris et de la végétation et l'élagage sur les rives sans délai et sans démarche et les opérations mettant en jeu la sécurité publique comme l'effondrement d’une berge, travaux sur un pont, envasement excessif, réparation d’ouvrage de protection…) qui peuvent se faire sur simple information préalable de ladirection départementale des Territoires et de la Mer. À titre exceptionnel et dérogatoire, le préfet de la Région Hauts-de-France autorise le curage sans modification du profil hydraulique ni levées de certains verrous hydrauliques limitant l’écoulement. Les travaux d’urgence peuvent débuter dès le[33].
Par arrêté du,220 communes du Pas-de-Calais sont reconnues en état de catastrophe naturelle puis, par un second arrêté du, 84 autres communes du Pas-de-Calais sont ajoutées, ce qui représente34 % des communes du Pas-de-Calais[34],[35],[36]. Par arrêté du,17 communes sont ajoutées ce qui porte à 321 le nombre de communes reconnues en état de catastrophe naturelle, soit36 % des communes du Pas-de-Calais[37],[38]. Par arrêté publié le, huit nouvelles communes du Pas-de-Calais sont ajoutées à la liste des communes reconnues en état de catastrophe naturelle[39]. Par arrêté du publié le, 82 communes du Pas-de-Calais sont ajoutées à la liste des communes reconnues en état de catastrophe naturelle pour inondations par remontée de nappe phréatique[40].
À la suite des inondations et des crues, le département du Pas-de-Calais examine622 kilomètres de routes départementales, soit10 %, afin de déterminer la nature des travaux à entreprendre pour leur remise en état, pour un coût estimé à50 millions d'euros[42]. À cela s'ajoute le contrôle de600 ponts où des travaux de renforcement seront nécessaires, allant même jusqu'à la destruction et la reconstruction d'un nouveau pont, comme il en a été décidé dans la commune deCormont pour l'ouvrage traversant laDordonne[43].
Lors de la réunion du, à la préfecture d'Arras, du comité de suivi ministériel des inondations composé d'une soixantaine d’élus et de gestionnaires des cours d’eau,Christophe Béchu, leministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires a annoncé la mise en place d'un rachat automatique par l’État de maisons sinistrées. Ce dispositif, qui rentre le cadre du fondsBarnier, permettra aux sinistrés qui ont subi des dégâts, qui dépassent la moitié de la valeur vénale de leur maison, d'être éligibles à un rachat automatique par l’État, dans la limite de 240 000 euros, et pour ceux qui n’atteignent pas 50 % de la valeur vénale, ils pourront demander un rachat amiable. Les contours (zones concernées) seront précisés ultérieurement par le préfet du Pas-de-Calais.
Par ailleurs, le ministre a annoncé que, dans les semaines à venir, les cartes sur les risques inondations vont être repensées avec des règles d'urbanisme élaborées conjointement avec les communes[44],[45].
Le Pas-de-Calais est l'un des 83départements créés à laRévolution française, le, en application de la loi du. Pour créer ce département, le régime révolutionnaire fusionne une partie de laprovince dePicardie (Boulonnais,Calaisis et une partie duPonthieu) avec l'Artois (reconquis sur lesPays-Bas du Sud un siècle plus tôt)[46]. En 1806, il y avait 1 261 habitants dans le département ayant pour langue maternelle leflamand (français), principalement dans les environs de Saint-Omer[47].
LaPremière Guerre mondiale est particulièrement dure dans ce département, alors habité par environ un million de personnes. Lefront passant à quelques kilomètres à l'est deLens et d'Arras, de nombreuses batailles marquent le territoire. Les hommes sont en grande partie mobilisés ou doivent travailler à la mine. Une partie de la population doit fuir.
En1918, des « comités de réfugiés » ou « unions de réfugiés » existent dans les zones les moins touchées et non-occupées, associant souvent Belges et Français[48] (par exemple auPortel, àBerck, àRang-du-Fliers, auTouquet-Paris-Plage et àSaint-Omer). ÀBoulogne-sur-Mer est créée uneŒuvre du placement gratuit des réfugiés. ÀCalais, unComité des réfugiés du Pas-de-Calais cohabite avec unComité officiel belge de secours aux réfugiés. Leur interlocuteur commun est à la préfecture le service départemental des réfugiés et celui des évacuations, ainsi que la commission départementale des réfugiés (11 membres se réunissant deux fois par semaine à la préfecture, plus une sous-commission de trois membres traitant des urgences)[48]. LaCroix-Rouge et de nombreuses œuvres charitables les aident. Au printemps 1918, unService de reconstitution des régions libérées tente de préparer le retour des populations et la protection des biens, services et personnes dans les zones où l'ennemi a reculé. Il faut y faire parvenir des matériels, denrées et mobiliers, ce qui nécessite des moyens de transports difficiles à trouver.
À la signature de l'Armistice, le Pas-de-Calais est probablement le département le plus dévasté. Plusieurs villes dont Lens sont rasées, les installations minières et les habitats attenants sont dévastés, et« plus de deux cents communes rurales n'existent plus » selonAndré Mabille de Poncheville. Le département est classé avec onze autres enzone rouge et souffre deséquelles physiques, psychiques et environnementales durant des décennies.
Le littoral, un peu épargné par la Première Guerre mondiale, est plus durement touché par laSeconde. Les ports de Calais et Boulogne-sur-Mer sont assiégés par les Allemands en, juste avant l'opération Dynamo àDunkerque.
Les bombardements sont nombreux et certaines villes sont entièrement détruites. Les habitants vivent dans des caves ou partent se réfugier loin des conflits.Calais est déclarée détruite à 73 %,Boulogne-sur-Mer à 85 %. Cette dernière est la ville de France qui a connu le plus debombardements aériens[49].
C'est principalement dans le Pas-de-Calais que la grève patriotique des 100 000 mineurs du Nord-Pas-de-Calais de mai-juin 1941 prive les Allemands de 93 000 tonnes de charbon pendant près de deux semaines, déclenchant une répression terrible. C'est l'un des premiers actes de résistance collective à l'occupation nazie en France, qui se solda par plus d'une centaine d'arrestations, des exécutions et ladéportation de 270 personnes[50].
Le département dispose de 22 communes avec une plage surveillée, 21 en bord de mer et la commune d'Avion. Ces 22 sites font l'objet d'un suivi régulier par l'agence régionale de santé (ARS) de la qualité des eaux de baignade dont les résultats sont disponibles pour le public[53].
La création de ces deux ensembles universitaires a accompagné le processus de massification de l'enseignement, sensible également dans le département autant que dans le reste du pays.
Selon l'Insee, au travers du recensement général de la population 1999, les évolutions qu'a connues le département sont importantes.
Entre 1990 et 1999, la proportion de jeunes scolarisés s'est sensiblement accrue.
S'agissant des 16 à 18 ans, le taux de 96 % a pratiquement été atteint tandis que, dans la tranche d'âge située entre 19 et 24 ans révolus, le taux de scolarisation est passé de 32,5 à 46,8 %.
Enfin, le nombre des personnes âgées de plus de 25 ans poursuivant des études a sextuplé en neuf ans, et il faut sans doute y voir l'impact de la création des structures universitaires.
Le niveau moyen de formation initiale s'élève : les jeunes de 15 à 24 ans sortis de l'école sans diplôme ou avec un niveau certificat d'études primaires ne représentent plus que 7,1 % de leur classe d'âge, contre 24,1 % des personnes âgées de 30 à 39 ans, et 42,2 % des personnes âgées de 40 à 59 ans.
Le Pas-de-Calais dispose d'une structure publique spécialisée dans le domaine de lapsychiatrie, l'Établissement Public de Santé Mentale du Val de Lys – Artois. Les secteurs géographiques couverts par cet établissement, situé dans la ville deSaint-Venant, regroupe une population d'environ 500 000 habitants. La structure médico-psychatrique met à disposition de la population un ensemble de services et d'équipements pour accueillir toute personne nécessitant des soins[58],[59],[60],[61],[62],[63].
L'établissement est réparti en 5 pôles d'activités majeurs dans les Hauts-de-France :
Le Pôle de Psychiatrie Générale Ouest prenant en charge les secteurs adultes de Aire-sur-la-Lys et Saint-Omer.
Le Pôle de Psychiatrie Générale Est prenant en charge les secteurs adultes de Bruay-la-Buissière, Béthune et Nœux-les-Mines.
Le Pôle de Psychiatrie Générale Centre prenant en charge les secteurs adultes de Lillers et Saint-Pol-sur-Ternoise.
Le Pôle de Pédopsychiatrie prenant en charge l'Inter-secteur de Béthune, Bruay-La-Buissière, l'Inter-secteur de Lillers, Nœux-les-Mines, Aire-sur-la-Lys, Saint-Omer.
Le Pôle des Activités Transversales prenant en charge le service de réhabilitation psychosociale la pharmacie, le service intersectoriel d'addictologie, le Département d'Information Médicale, les consultations spécialisées, le centre de tri des analyses médicales et l'équipe Opérationnelle d'Hygiène et les vigilances.
Le Pas-de-Calais étant une zone à risque important d'inondations et de submersion marine, entre début 2025 et début 2026, les pompiers du Pas-de-Calais seront dotés de quatre pompes mobiles de grande capacité, pour un coût total de3,2 millions d’euros, capables de rejeterdix millions de litres par heure. Ces pompes seront positionnées dans des lieux stratégiques, ce qui permettra un déploiement plus rapide en cas de besoin. La région avait fait appel, lors des dernières inondations de fin 2023 et début 2024, à des pompes venues des Pays-Bas[64].
Les habitantssont appelés lesPas-de-Calaisiens. Lesobriquet patoisant de « boyaux rouges » leur est également appliqué, principalement auxArtésiens[65].
Le Pas-de-Calais est un des départements les plus peuplés et les plus urbanisés deFrance. Pourtant, il n'a aucune très grande ville : la plus importante,Calais, représente environ 75 000 habitantsintra-muros, suivie deBoulogne-sur-Mer et d'Arras, quasiment ex aequo.
Le reste du top 10 est exclusivement occupé par des villes dubassin minier à l'est du département, qui s'est beaucoup développé au cours duXIXe siècle et pendant la première moitié duXXe siècle. On n'y trouve pas véritablement de grande ville, mais autour des centres commeLens,Liévin,Béthune,Bruay-la-Buissière etHénin-Beaumont, une multitude de petites villes sont accolées les unes aux autres, formant une vaste et très dense conurbation qui se prolonge dans le département duNord, formant un ensemble presque continu de plus de 1,2 million d'habitants. Jusqu'à laPremière Guerre mondiale, l'activité minière entretient une croissance démographique élevée (700 000 habitants vers 1850, presque 1 million en 1900). Le conflit affecte directement la zone (qui connut l'occupation allemande et fut l'un des principaux champs de bataille), mais la population ré-augmente fortement dès le lendemain de la guerre, pour atteindre 1 200 000 habitants. Après la crise économique de1929, une autre période de décroissance s'amorce, prolongée par laSeconde Guerre mondiale. Après 1945, la croissance revient avec la reconstruction et la population augmente nettement pendant une vingtaine d'années, de 1 168 545 en 1946 à 1 397 159 en 1968. Depuis, le nombre d'habitants stagne (1 441 568 en 1999) : la population reste jeune et les naissances sont largement excédentaires sur les décès, mais le solde migratoire est fortement négatif à cause du déclin des activités minières et des industries liées. Certaines villes qui ne vivaient que des mines ont perdu jusqu'à la moitié de leur population au cours du dernier demi-siècle.
Le Pas-de-Calais est ledépartement qui a le plus grand nombre de communes. Toutes ces communes appartiennent à des structures intercommunales (voir la liste des communes).
Évolution de la population [ modifier ], suite (1)
1851
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
692 994
712 846
724 338
749 777
761 158
793 140
819 022
853 526
874 364
Évolution de la population [ modifier ], suite (2)
1896
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
906 249
955 391
1 012 466
1 068 155
989 967
1 171 912
1 205 191
1 179 467
1 168 545
Évolution de la population [ modifier ], suite (3)
1954
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2011
1 276 833
1 366 282
1 397 159
1 402 295
1 412 413
1 433 203
1 441 568
1 453 387
1 462 807
Évolution de la population [ modifier ], suite (4)
2016
2021
2023
-
-
-
-
-
-
1 470 725
1 461 441
1 457 905
-
-
-
-
-
-
(Sources : SPLAF - population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[66] − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[67] puis population municipale à partir de 2006[68].)
Dans l'arrageois et le boulonnais, lesclubs de courses en ligne de canoê et de kayak sont dynamiques. L'ASL Grand Arras[71] est le club qui cumule les titres de champion de France depuis 1988, de nombreux athlètes ont brillé ou brillent au niveau international. Le club est engagé dans une dynamique de formation des jeunes, ils sont régulièrement placés sur les podiums européens et mondiaux.
En 2012, le Pas-de-Calais a fait office debase arrière pour lesJeux olympiques de Londres où de nombreuses délégations sportives françaises et étrangères sont venus pour peaufiner leur préparation avant les Jeux[72].
L'exploitation minière et letextile furent les deux principales activités dans le Pas-de-Calais. Mais maintenant, les deux activités sont arrêtées. L'activité touristique est importante, sur le littoral notamment. Leport de Calais est, avec son homologue deDouvres en Angleterre, l'un des principaux ports de passagers du monde. Leport de Boulogne-sur-Mer, quant à lui, est aujourd'hui le premier port de pêche de France et le premier centre européen de transformation des produits de la mer.
À Notre-Dame-de-Lorette, l'anneau de la mémoire reprend les noms des morts lors de la Grande Guerre.
Le Pas-de-Calais compte de nombreuxmonuments historiques : églises, cathédrales et basilique (par exemple à Saint-Omer, à Arras et à Boulogne-sur-Mer),châteaux (par exemple àHardelot, àBoulogne-sur-Mer et à Fresnicourt-le-Dolmen), villes fortifiées, forts et citadelles (par exemple àMontreuil-sur-Mer, àBoulogne, à Arras et à Ambleteuse), hôtels de ville (par exemple à Arras et à Calais) et grandes places (par exemple àBéthune, à Aire-sur-la-Lys, laplace des Héros et laGrand-Place à Arras).
« D'azur semé de fleurs de lys d'or et brisé en chef d'un lambel de gueules de trois pendants chargés chacun de trois petits châteaux d'or rangés en pal, à la bordure du même chargée de trois tourteaux de gueules. »[75]
Commentaires : Artois :d'azur semé au lambel. Boulonnais :d'or aux trois tourteaux. Armoiries proposées par Robert Louis.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Ce dossier de l’Insee reprend, pour le département, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, les zonages d’études, le dossier complet du département, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
↑a etbLe Monde avec l’Agence France-Presse (AFP), « Inondations : le Pas-de-Calais en vigilance jaune, la décrue se poursuit vendredi »,Le Monde,(lire en ligne, consulté le).
↑Laurent Decotte, « Inondations : en a-t-on fait assez depuis novembre ? »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑Sébastien Leroy, « Inondations : « Personne ne va vous oublier », promet Gabriel Attal aux sinistrés du Pas-de-Calais »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑Christian Canivez, « Inondations : 348 communes du Nord et du Pas-de-Calais reconnues en état de catastrophe naturelle »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑Alexis-Marie Gochet,La France pittoresque du Nord : histoire et géographie des provinces d'Ile-de-France, Champagne, Flandre, Artois, Picardie, Normandie et Maine et des départements qu'elles ont formés, Tours,, 368 p.(lire en ligne),p. 224.
↑Sébastien Bottin, Mélanges sur les langues, dialectes et patois, Paris, 1831.
↑a etbRapport de l'archiviste (départemental) ; Archives départementales, communales et hospitalières ; Arras, pages 723 et suivantes sur 1157 (consulté 2009 12 30)