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Monarchies constitutionnelles dans lesquelles le monarque n'exerce que peu ou pas le pouvoir (le monarque a souvent une autorité constitutionnelle et morale élevée)
Monarchies semi-constitutionnelles dans lesquelles le monarque exerce la majorité des pouvoirs, souvent avec un parlement disposant de faibles pouvoirs
Unparti unique est unparti politique ayant, généralement sur le plan légal voire constitutionnel, le monopole de l'activité politique au sein d'unÉtat. Par principe, lesrégimes à parti unique s'opposent à ceux adoptant lemultipartisme. Le monopole de la vie politique aboutissant par définition à la concentration du pouvoir dans les mains des seuls cadres du parti et à l'exclusion de l'opposition, ces régimes sont généralement classés commedictatoriaux, voiretotalitaires. La plupart des théoriciens du totalitarisme considèrent le système de parti unique comme la variable principale de tout dispositif totalitaire[1]. Dans certains cas, le parti unique peut être amené à constituer au sein de l'État une autorité se superposant à celle dugouvernement, voire à se confondre avec le gouvernement ou à se substituer à lui. Le système de parti unique peut alors être considéré comme un système de« parti-État »[2].
Le terme departi unique peut par ailleurs être employé pour désigner la situation d'États dans lesquels un parti politique spécifique se voit assigner, par la loi ou la constitution, un rôle dirigeant, tout en tolérant l'existence d'autres partis, qui lui sont généralement subordonnés. Un tel système repose alors sur l'existence d'une coalition unique (oufront unique) au pouvoir, les autres partis existants étant des partis d'appoint du parti dominant, de facto ou via l'existence d'un système officiel de coalition. Le terme departi unique peut ainsi être employé pour désigner des États comme laRépublique démocratique allemande[3], larépublique populaire de Bulgarie[4], larépublique populaire de Pologne[5] ou, actuellement, la république populaire deChine[6], laSyrie[7] et laCorée du Nord[8], qui fonctionnaient ou fonctionnent selon un système de front unique, tout en désignant officiellement le principal parti de la coalition comme assumant un rôle dirigeant. AuXXe siècle, les régimescommunistes ont fait usage du système de parti ou de coalition unique, se conformant ainsi aux idées deLénine, théoricien du rôle dirigeant du parti en tant qu'« avant-garde du prolétariat »[9]. En1921, leXe congrès desbolcheviks adopte une résolution de Lénine, qui érige le rôle dirigeant du parti au rang de composante de la doctrinemarxiste[10]. Le parti unique a été, à travers le monde, une caractéristique auxÉtats communistes : parmi ceux-ci, les« démocraties populaires » européennes, composant lebloc de l'Est, étaient réparties entre États à parti unique officiel, et États à coalition unique.
Les régimes politiques à parti unique ont été particulièrement répandus enAfrique subsaharienne dans les décennies ayant suivi ladécolonisation, beaucoup des jeunes États africains ayant considéré ce système comme une« formule miracle » permettant de garantir la cohésion nationale et de donner une image de peuple uni et solidaire. Dans la pratique, ces systèmes ont la plupart du temps abouti, sur le continent africain, à étouffer les divergences d'opinion[11].
L'existence d'un parti unique ou d'une coalition unique n'est pas une condition nécessaire pour qu'un régime politique puisse être jugé dictatorial ou totalitaire.Haïti, sous les présidences deFrançois Duvalier et de son filsJean-Claude, était considéré comme une dictature, mais n'a jamais vécu sous un régime de parti unique : le pays a connu successivement une période sans aucun parti politique, puis un système de multipartisme toléré par le pouvoir[12].
Inversement, un régime à parti unique n'exclut pas le débat politique, comme le montrent lePrintemps de Prague de 1968 et l'ouverture durideau de fer en 1989 : les débats ont lieu à l'intérieur même du parti. Les citoyens souhaitant s'engager en politique choisissent non pas un parti, mais un courant à l'intérieur du parti unique. Ce processus a conduit à la fin des régimes communistes en Europe. Le parti communiste hongrois a vu en 1988 le courant réformiste prendre le pas sur le courant conservateur[13],[14], aboutissant à l'ouverture durideau de fer en 1989[15], puis à la chute duMur de Berlin.
Le terme departi unique est parfois employé, de manière figurative, pour qualifier des situations où la vie politique d'un État est presque totalement dominée, dans les faits, par un parti donné, comme leMexique où leParti révolutionnaire institutionnel a longtemps exercé un quasi-monopole[16], ou leCambodge où leSangkum Reastr Niyum faussait le jeu démocratique à son profit pour s'assurer l'exclusivité du pouvoir au point d'être qualifié de« parti unique camouflé »[17],[18]. Ce type de situation ne s'accompagne cependant pas d'une limitation légale ou constitutionnelle de l'activité des autres partis politiques et ne constitue pas, au sens propre, un système de parti unique légal ou de fait.
Le, dans le discours où il se proclame publiquement communiste,Fidel Castro, alors chef du gouvernement, annonce la fusion des différentes organisations de larévolution cubaine, dont lemouvement du 26 juillet, au sein d'unParti unifié de la révolution socialiste[25]. Le, leParti communiste de Cuba est fondé et remplace le Parti unifié de la révolution cubaine. Le parti unique cubain n'est initialement qu'une mise en forme du comité dirigeant du régime de Castro, et ne se réunit pour la première fois en congrès qu'en1975. Dans les années qui suivent, il se développe en termes d'effectifs et de capacité d'organisation, pour prendre à la fin de la décennie 1970 un rôle de parti dirigeant comparable à celui des partis communistes dubloc de l'Est[26].Fidel Castro a été secrétaire général du parti dès la création de ce dernier, tout en étant successivement chef du gouvernement, puis chef de l'État. Son frèreRaúl Castro lui a succédé comme chef de l'État en2008, puis comme chef du parti en2011[27]. Depuis les réformes politiques de1992, des partis d'opposition ont été autorisés, mais n'ont pas la possibilité de se livrer à des activités publiques[28], ni de présenter des candidats aux élections. Les personnes autorisées à se présenter aux scrutins sont sélectionnées par la Commission nationale de candidature, qui effectue ses choix sur la base de critères comme l'« éthique », le« patriotisme » et l'« histoire révolutionnaire » des candidats[29]. Les élections municipales se déroulent de manière compétitive, avec des candidatures multiples, et la plupart du temps, depuis les réformes de 1992, sans interférence du parti communiste. Néanmoins, les élections aux assemblées provinciales et à l'assemblée nationale demeurent contrôlées par le parti et dénuées de compétition démocratique[30]. Les élections législatives, depuis 1993, se déroulent à bulletins secrets, sans que cela ait changé le principe des candidatures uniques[31]. Le quotidien officiel du pouvoir cubain affirme qu'à Cuba,« il n'y a pas d'opposition »[32]. Le parti communiste n'a pas le droit de présenter lui-même des candidats aux élections, mais la sélection des candidats par la commission aboutit à ce que les élus soient des membres du parti (90 % en 1976), ou des sympathisants[33]. La constitution de Cuba présente le Parti communiste de Cuba comme« la force dirigeante supérieure de la société et de l'État »[34].
LeFront populaire pour la démocratie et la justice, du présidentIssayas Afewerki, gouverne en tant que parti unique[35] depuis1994. En1993, l'Érythrée a été reconnu comme un État souverain au terme d'uneguerre d'indépendance. LeFront populaire de libération de l'Érythrée s'est autodissous un an plus tard pour devenir le Front populaire pour la démocratie et la justice : Issayas Afewerki, ancien commandant du Front populaire de libération et devenu chef de l'État en 1993, a alors pris les fonctions de Président du conseil exécutif du parti unique[36]. Il cumule depuis les postes de chef de l'État et de chef du parti.
LeParti révolutionnaire populaire lao, fondé en1955 en tant que structure dirigeante duPathet Lao, et dont le secrétaire général actuel est le chef de l'ÉtatBoungnang Vorachit, gouverne en tant que parti unique depuis1975[37]. La constitution du pays, adoptée en1991, spécifie le rôle de« noyau dirigeant » du parti[38]. Les précédents dirigeants du parti ont étéKaysone Phomvihane (chef du gouvernement de 1975 à 1991 et chef de l'État de 1991 à 1992),Khamtay Siphandone (chef du gouvernement de 1991 à 1998 et chef de l'État de 1998 à 2006) etChoummaly Sayasone (chef de l’État de 2006 à 2016). Boungnang Vorachit a succédé à Choummaly Sayasone comme chef du parti, puis chef de l'État, respectivement en janvier et en.
LeParti communiste vietnamien, fondé parHô Chi Minh, gouverne en tant que parti unique en République socialiste du Viêt Nam depuis la fin de laguerre du Viêt Nam en1975 et la réunification du pays l'année suivante[39]. Le parti était déjà au pouvoir auNord Viêt Nam (République démocratique du Viêt Nam) à partir de1954 - sous le nom deParti des travailleurs du Viêt Nam - avant la réunification du pays.Hô Chi Minh a été, au Nord Viêt Nam, président du parti et président de la République jusqu'à sa mort en1969 : le poste de président du parti a ensuite été supprimé, pour ne laisser à sa tête que celui de secrétaire général, correspondant auparavant à une position deno 2 du parti.Lê Duẩn a été secrétaire général du parti de1960 à sa mort en1986 : ses successeurs à ce poste ont étéTrường Chinh,Nguyễn Văn Linh,Đỗ Mười,Lê Khả Phiêu,Nông Đức Mạnh, etNguyễn Phú Trọng (actuel secrétaire depuis2011, également président de l'Assemblée nationale). La fonction de chef du parti est disjointe au Viêt Nam de celles de chef de l'État et de chef du gouvernement depuis1969, à l'exception d'une brève période en 1986, durant laquelle Trường Chinh a été simultanément secrétaire général du parti et président de la République. L'article 4 de la constitution définit le PCV comme« la force dirigeante de l'État et de la société »[40].
Après laSeconde Guerre mondiale, dans lazone d'occupation soviétique en Allemagne, des partis politiques sont constitués dès1945 et se réunissent dès leur création au sein d'une coalition unique, baptisée Bloc antifasciste, puis Bloc démocratique, puis Front national[49]. LeParti communiste d'Allemagne et leParti social-démocrate d'Allemagne fusionnent en1946 pour devenir leParti socialiste unifié d'Allemagne (SED). La République démocratique allemande (RDA, dite égalementAllemagne de l'Est) est fondée officiellement en1949 sur le territoire de l'ancienne zone d'occupation soviétique : les seuls partis autorisés y sont les membres de la coalition duFront national de la République démocratique allemande, comme laCDU est-allemande ou leParti libéral-démocrate d'Allemagne. Le Front national est dominé par le SED, dirigé pour l'essentiel parWalter Ulbricht, puis parErich Honecker. L'article 1 de la constitution de1968 établit officiellement le« rôle dirigeant » du SED[50]. La constitution dispose en outre :« Le Front national de la République démocratique allemande est l'organisation manifestant l'alliance de toutes les forces du peuple »[51]. Les élus du Front national approuvent systématiquement, lors des séances de laChambre du peuple, les propositions du gouvernement et du SED, à l'exception d'un vote en1972, au cours duquel les députés de la CDU s'opposent la libéralisation de l'avortement[52]. Ce vote aurait par ailleurs été convenu à l'avance[53]. En1989, lors de la chute du régime, les partis membres du Front national reprennent leur autonomie par rapport au SED[54], dont le rôle dirigeant est aboli, et qui s'autodissout pour donner naissance auParti du socialisme démocratique.
Durant la période dite de l'austrofascisme, leFront patriotique, fondé parEngelbert Dollfuss, est l'unique parti en Autriche, à partir de l'interdiction des autres partis en1934[57], et ce jusqu'à l'Anschluss de1938. L'Autriche étant annexée par l'Allemagne nazie, le Front patriotique est interdit et leNSDAP se substitue à lui en tant que parti unique.
Le, le chef de l'ÉtatMujibur Rahman crée laBangladesh Krishak Sramik Awami League (BAKSAL), qui absorbe tous les autres mouvements en vertu d'un amendement à la constitution. Le régime de parti unique ne dure que deux mois : la ligue BAKSAL éclate après l'assassinat du président le[58],[59].
LeParti de la révolution populaire du Bénin est fondé par le présidentMathieu Kérékou en1974, et assume le pouvoir enRépublique du Dahomey un an avant le changement de nom du pays en république populaire du Bénin. En1977, la nouvelle constitution attribue au parti la direction de« toutes les activités de la vie sociale nationale »[60]. Le Bénin adopte le multipartisme en1990.
Sous le gouvernement deNe Win, leParti du programme socialiste birman (BSPP) est proclamé parti unique par une loi du[61]. Lesévènements de 1988 amènent les délégués du parti à voter la tenue d'élections pluralistes[62]. Les élections sont finalement suivies de la prise du pouvoir par lajunte militaire birmane, qui ne s'appuie cependant pas sur un parti unique comme au temps de Ne Win.
LeParti communiste bulgare, au gouvernement dès avant la proclamation officielle de la République en1946, est défini par la constitution de1947, conçue sur le modèle de laconstitution soviétique de 1936, comme ayant un rôle de force dirigeante. Toutes les autres personnes morales et physiques, publiques ou privées, sont conçues comme des courroies de transmission du Parti ; cette version de la constitution ne définit cependant pas le statut du Parti avec précision. La constitution de1971 réaffirme explicitement le rôle dirigeant du Parti[63]. Le Parti communiste bulgare, dirigé successivement parGeorgi Dimitrov,Valko Tchervenkov etTodor Jivkov, exerce le monopole du pouvoir : un autre parti, l'Union nationale agraire bulgare, continue à exister, mais réduit au rôle de simple parti d'appoint[64] au sein de la coalition unique duFront patriotique. Le parti met fin à son rôle dirigeant en1989 et s'autodissout en1990, pour devenir leParti socialiste bulgare.
Sous la présidence deMichel Micombero, l'Union pour le progrès national (UPRONA) devient parti unique en vertu d'un arrêté-loi du[65]. Le, une nouvelle constitution autorisant le multipartisme est approuvée par référendum[66].
Sous le régime desKhmers rouges, toute forme d'activité, politique ou autre, est de1975 à1979 contrôlée par leParti communiste du Kampuchéa (PCK). Cependant, de manière inhabituelle pour un parti unique, le PCK n'a aucune activité publique et son existence demeure cachée de l'ensemble de la population, qui ne connaît l'autorité étatique que sous le seul nom d'Angkar (Organisation). Ce n'est que le quePol Pot, premier secrétaire du Parti et chef du gouvernement, déclare publiquement que l'Angkar est le Parti communiste du Kampuchéa[67]. En1979, les Khmers rouges sont renversés par l'offensive vietnamienne.
Le régime installé à la suite de l'invasion vietnamienne qui succède, au Cambodge, au Kampuchéa démocratique, a pour parti unique leParti révolutionnaire du peuple du Kampuchéa[68], fondé en1981 et dirigé successivement parPen Sovan (également premier ministre en 1981), puis parHeng Samrin (également chef de l'État jusqu'en 1991). Le, quelques jours avant la signature desaccords de Paris, le multipartisme est autorisé au Cambodge[69].
Sous la présidence d'Ahmadou Ahidjo, l'Union nationale camerounaise devient en1966 l'unique parti du pays[70]. Le, sous la présidence dePaul Biya, l'UDC, considérée comme trop liée à l'ère Ahidjo, est remplacée par un nouveau parti unique, leRassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Face à la contestation politique, Paul Biya renonce au monopole politique du RDPC par un discours du. En décembre de la même année, l'assemblée adopte une série de lois garantissant le pluralisme au Cameroun[71].
Le gouvernement deTchang Kaï-chek fait duKuomintang le parti unique en octobre1928, en interdisant tous les autres partis[77]. Le régime du Kuomintang perd le contrôle de laChine continentale en1949 à la fin de laguerre civile chinoise et il s'est ensuite prolongé àTaïwan (voir plus bas), qui continue d'appliquer la constitution et les lois de la« première République ».
Sous la présidenceAlphonse Massamba-Débat, leMouvement national de la révolution (MNR), créé en 1964, est proclamé parti unique par une loi du. Le, la charte du parti est promulguée, lui donnant une primauté sur les organes étatiques. En, devant la montée de la contestation, le président suspend la constitution et dissout le bureau politique du parti, avant de se résoudre à quitter lui-même le pouvoir le mois suivant. Le nouveau régime de larépublique populaire du Congo est proclamé le de la même année[80].
LeParti congolais du travail (PCT), fondé par le présidentMarien Ngouabi, est le seul parti autorisé. La constitution de1979 le définit explicitement comme parti unique[60]. Le multipartisme est autorisé à partir de1990.
LesOustachis (dits officiellementUstaša - Mouvement révolutionnaire croate), dirigés parAnte Pavelić, constituent le parti unique sur toute la durée du régime, de1941 à1945[83].
En, alors que la Cyrénaïque est toujourssous administration britannique et que l'indépendance n'est pas encore proclamée, l'émirIdris ordonne aux deux partis politiques existant en Cyrénaïque, leFront national et leComité Omar al-Muktar, de fusionner au sein d'un parti unique. Celui-ci, leCongrès national, est officiellement fondé le, et largement dominé par la confrérieSanussi. L'indépendance de la Cyrénaïque est proclamée le. Dans les faits, le Congrès national ne parvient pas à fonctionner de manière unifiée et ses deux tendances se trouvent en compétition lors des élections de1950[84]. LeRoyaume de Libye est proclamé à la fin1951 par l'union de la Cyrénaïque, de laTripolitaine et duFezzan, et le Congrès national doit alors coexister avec les autres partis politiques apparus dans le reste du pays avant l'unification. Tous les partis politiques sont interdits par le roi IdrisIer dans les années qui suivent.
LeRassemblement populaire pour le progrès, parti du présidentHassan Gouled Aptidon, a été décrété parti unique le. Le, une« loi sur le quadripartisme », approuvée par référendum en même temps que la nouvelle constitution, autorise des partis d'opposition[85].
Sous la présidence deGamal Abdel Nasser, la dissolution des partis d'opposition, le, donne au parti du gouvernement (Rassemblement de la libération puisUnion nationale puisUnion socialiste arabe) un statut de parti unique. La proclamation constitutionnelle de1964 présente l'Union socialiste arabe, créée deux ans plus tôt, comme l'« instance de représentation du peuple ». Sous la présidence d'Anouar el-Sadate, l'Égypte repasse progressivement au multipartisme, dont le principe est affirmé par lanouvelle constitution de 1971]. Les partis d'opposition réapparaissent en1976, avant que la loi du autorise explicitement le pluripartisme[87]. L'année suivante, leParti national démocratique est fondé pour remplacer l'Union socialiste arabe[88].
Sous ladictature deMiguel Primo de Rivera, un parti unique, l'Union patriotique, est fondé en1926[89] sur le modèle du Parti fasciste italien, mais fonctionne pour l'essentiel comme une assemblée de notables[90]. L'Union patriotique échoue à mobiliser la population, et sert surtout à encadrer les élites espagnoles[91] ; Primo de Rivera quitte le pouvoir en1930 et l'Espagne repasse alors au multipartisme.
Le, le présidentOmar Bongo décrète l'abolition du multipartisme et la création d'un parti unique, leParti démocratique gabonais[95]. Le s'ouvre une conférence nationale qui marque le début de la transition démocratique[96]. Une nouvelle constitution est adoptée le, et consacre la fin du parti unique[97].
LeNew Jewel Movement du premier ministreMaurice Bishop détient le monopole du pouvoir de1979 à1983[99] : la constitution est suspendue, les autres partis sont empêchés de mener des activités publiques et aucune élection n'est organisée, le comité central du New Jewel Movement exerçant la réalité du pouvoir[100]. La situation dure jusqu'à l'invasion de la Grenade par lesÉtats-Unis et leurs alliés.
Dès le premier scrutin électoral, consécutif en1958 à l'indépendance du pays, tous les candidats sont élus sur une« liste nationale » unique. LeParti démocratique de Guinée (PDG) du présidentAhmed Sékou Touré remporte 88 % des suffrages. Le PDG s'impose progressivement en tant que parti unique, en éliminant l'opposition et contrôlant tous les aspects de la vie politique[101]. L'article 1 de la constitution« révolutionnaire » du dispose :« La République Populaire Révolutionnaire de Guinée est dirigée par le Parti Démocratique de Guinée, expression suprême de la force politique du pays »[102]. En avril1984, après la mort de Sékou Touré, l'armée prend le pouvoir et dissout le parti unique[103].
En1964, le présidentAbdel Salam Aref fonde la version irakienne de l'Union socialiste arabe, étroitement inspirée de l'exemple égyptien; tous les partis existants sont tenus de fusionner avec le parti de gouvernement[112]. LeParti Baas irakien, dirigé parAhmad Hasan al-Bakr, prend le pouvoir en1968 et devient le nouveau parti unique du pays. L'accession deSaddam Hussein à la présidence et à la tête du parti en1979, puis la consolidation de son régime de pouvoir personnel, se traduisent par un affaiblissement de la structure du parti en tant qu'organe de gouvernement[113]. Après la chute de Saddam Hussein consécutive à l'invasion de l'Irak, le Parti Baas irakien est dissous en mai2003 sur ordre des autorités d'occupation[114].
Dissous après la fin du régime, le parti fasciste est reconstitué sous le nom deParti fasciste républicain, seul parti autorisé par le régime de laRépublique sociale italienne, qui contrôle une partie du territoire italien de septembre1943 à avril1945[116]. La RSI et son parti ne survivent pas à l'offensive finale desAlliés. Le, un décret interdit la reconstitution du parti fasciste sous quelque forme que ce soit ; ce décret est ensuite incorporé à la constitution de1946, après la proclamation de la République italienne[117].
L'organisation de laTaisei Yokusankai (Association de Soutien à l'Autorité Impériale), créée en1940 sous le gouvernement deFumimaro Konoe, centralise progressivement toute l'activité politique. À partir de1942, les élus de laDiète doivent obligatoirement adhérer à laYokusan Seijikai (Association Politique d'Assistance), branche politique de la Taisei Yokusankai. L'essentiel du personnel politique japonais antérieur à la réforme demeure cependant en poste[118]. La Taisei Yokusankai augmente progressivement l'étendue de son contrôle politique mais, malgré les souhaits en ce sens du gouvernement deHideki Tōjō, ne se développe pas sous la forme d'un véritable parti politique de masse; elle est dissoute en juin1945[119], quelques mois avant la défaite militaire du Japon et la fin de la Seconde Guerre mondiale.
LeTrue Whig Party a le monopole du pouvoir de1878 à1980, ce qui constitue un record de durée[121]. Aucune loi contre le multipartisme n'existe au Liberia, mais les partis d'opposition sont régulièrement interdits après leur création, ou contraints de cesser leurs activités. Le True Whig Party perd le pouvoir après le renversement du présidentWilliam Richard Tolbert lors du coup d'État deSamuel Doe. Après une période d'interdiction de toute activité politique, Doe autorise officiellement le multipartisme en1984, sans pour autant restaurer la démocratie dans le pays[122].
Le, deux ans après la prise de pouvoir deMouammar Kadhafi, leConseil de commandement de la révolution fonde une organisation, l'Union socialiste arabe (USA), étroitement calquée sur le modèle égyptien. Le mouvement est conçu moins comme un parti politique que comme un instrument de contrôle social : tout libyen est tenu d'en être membre, à travers un comité local ou provincial. Kadhafi est cependant vite déçu des capacités de mobilisation de l'USA[123]. L'Union socialiste arabe libyenne subit une brusque transformation en1975, étant déclarée« ouverte à tous », ce qui est le prélude à sa disparition totale. À partir du, le régime libyen se base ensuite officiellement sur ladémocratie directe via la participation des masses populaires[124] et plus aucun parti n'est autorisé. L'idéologie officielle du régime libyen, exposée dans lelivre vert de Kadhafi, considère désormais l'existence même des partis politiques comme« anti-démocratique »[125].
Le régime deDidier Ratsiraka, établi en1975, est gouverné selon un système de Front unique ; le parti du président, l'Avant-garde pour la Révolution malgache (AREMA) est réuni avec ses alliés au sein duFront de défense de la Révolution (FNDR). La constitution précise :« Les activités politiques au sein de la République Démocratique de Madagascar (RDM) s'exercent exclusivement à l'intérieur du Front. (…) Seuls les partis révolutionnaires figurant sur la liste citée ci-dessus sont autorisés à déployer des activités politiques ». Dans les faits, le FNDR ne parvient pas à fonctionner comme un parti unique, étant divisé en multiples tendances : il éclate après l'autorisation du multipartisme en1989, et se reconstitue sous la forme d'une coalition plus lâche, leMouvement militant pour le socialisme malgache[126].
L'Union démocratique du peuple malien, parti fondé par le présidentMoussa Traoré, est consacré en tant que parti unique par la constitution de1974[127]. L'opposition se mobilise en1990 pour réclamer le multipartisme et, en1991, une conférence nationale instaure un nouveau régime politique garantissant le pluralisme[128].
Sous l'occupation allemande de1940-1945, leNasjonal Samling, parti deVidkun Quisling, est proclamé parti unique. Il est officiellement au pouvoir à partir de1942 sous le« Gouvernement national » pro-allemand présidé par Quisling[140]. Le Nasjonal Samling est interdit en1945 après la libération de la Norvège.
En1969, à la suite d'une tentative d'assassinat contre sa personne, le présidentMilton Obote interdit tous les partis autres que le sien, leCongrès du peuple ougandais (UPC)[141]. Tous les partis politiques sont interdits en1971 après la prise de pouvoir d'Idi Amin Dada[142]. Amin Dada est renversé en1979, mais les partis politiques demeurent interdits. Après la prise du pouvoir parYoweri Museveni en1986, la seule organisation politique autorisée est leMouvement de résistance nationale qui, à l'époque, ne se présente pas officiellement comme un parti politique, tout en fonctionnant comme tel[143]. En2005, le retour au multipartisme est approuvé par référendum[144],[145].
En décembre1941, et jusqu'à la fin de l'occupation allemande des Pays-Bas en1945, les autoritésallemandes interdisent tous les partis, à l'exception duMouvement national-socialiste aux Pays-Bas (NSB), d'Anton Mussert[147]. Ce dernier n'est cependant pas autorisé à former un gouvernement, le pouvoir demeurant dans les mains des autorités militaires allemandes. Le NSB est interdit en1945 après la libération des Pays-Bas.
Le, le roiCharles II interdit tous les partis politiques par décret au profit d'un parti unique créé pour l'occasion, leFront de renaissance nationale[154]. Après le coup d'État de septembre1940, laGarde de fer est le seul parti autorisé durant les premiers mois du régime deIon Antonescu[155]. Le mouvement est écarté du pouvoir dès janvier1941 après la rupture entre Antonescu et la Garde de fer.
Après la proclamation du régime sous son premier nom deRépublique populaire roumaine, leParti communiste roumain (PCR), dirigé parGheorghe Gheorghiu-Dej, fusionne avec le Parti social démocrate pour former le Parti des travailleurs roumains, qui présente la liste unique duFront populaire démocratique aux élections de[156]. La constitution de1952 mentionne le rôle politique moteur du Parti[157].En1965, le parti, dirigé parNicolae Ceaușescu, reprend son nom de Parti communiste roumain; son rôle dirigeant pour l'ensemble de la société roumaine est inscrit à l'article 3 de la nouvelle constitution[158]. Le PCR gouverne en tant que parti unique enRépublique socialiste de Roumanie jusqu'à larévolution de 1989.
En1966, le présidentLéopold Sédar Senghor achève d'obtenir, par diverses manœuvres, la dissolution de tous les partis d'opposition : l'Union progressiste sénégalaise devient donc parti unique de fait, mais non de droit, les articles autorisant le multipartisme continuant de figurer dans la constitution[163]. La situation dure jusqu'en1976, date à laquelle une révision constitutionnelle autorise le multipartisme, tout en limitant à trois le nombre de partis politiques[164]. En1978, une nouvelle révision porte le nombre de partis de trois à quatre[165]. En1981, sous la présidence d'Abdou Diouf, le Sénégal passe à un« multipartisme intégral »[166].
LeParti fasciste saint-marinais a le monopole du pouvoir à partir de1926[169]. Dissous en juillet1943 après la chute du Parti fasciste italien, il réapparaît en janvier1944 sous le nom deFaisceau républicain de Saint-Marin[170], puis est à nouveau dissous en septembre de la même année quand les troupes américaines pénètrent sur le territoire de Saint-Marin.
LeAll People's Congress devient parti unique en1978[171]. Une nouvelle constitution restaurant le multipartisme est approuvée par référendum en1991 mais du fait d'un coup d'État l'année suivante, les élections libres n'ont pas lieu avant1996[172].
De1939 à1945, sous le régime deJozef Tiso, leParti du peuple slovaque (HSLS) exerce un rôle dominant; les autres partis sont soit dissous, soit réduits à un rôle d'appoint au sein duParti de l'unité nationale slovaque[174],« coalition » qui constitue dans les faits un HSLS élargi. La constitution du pays dispose que« la nation slovaque participe au pouvoir par l'intermédiaire du HSLS »[175]. Le régime et le parti disparaissent lors de l'entrée des troupes soviétiques en Slovaquie.
LaRépublique syrienne connaît une première période de parti unique entre août1952 et février1954, durant laquelle leMouvement de libération arabe, fondé parAdib Chichakli, est le seul mouvement politique autorisé[178]. En1963, leParti Baas devient parti unique[179] ; en1972, le président de l'époque,Hafez el-Assad, institue un système de« multipartisme » basé sur l'existence d'une coalition unique, leFront national progressiste, incorporant le Parti Baas et quatre autres partis alliés. Aucun parti n'est autorisé en dehors du Front[180] et l'article 8 de la constitution spécifie le rôle dirigeant du Parti Baas au sein de l'État et du Front national[181]. Le présidentBachar el-Assad cumule les postes de secrétaire général du Parti Baas syrien et de président du Front national progressiste[182]. Le, au début de laguerre civile, le parlement syrien vote une loi autorisant les partis d'opposition, mais en assortissant leur existence de diverses conditions, et sans remettre en cause la domination du Baas[183].
Étant officiellement le même État que la« première République de Chine », Taïwan reprend toutes ses institutions à l'identique et conserve leKuomintang en tant que parti unique. En janvier1988, le présidentChiang Ching-kuo ouvre la voie au multipartisme en permettant la création duParti démocrate progressiste[184]. Plusieurs autres partis politiques apparaissent dans les années suivantes.
De1945 à1948, les seuls partis autorisés sous laTroisième République tchécoslovaque sont les membres duFront national, coalition de partis formée lors de la libération du pays. En1948, avec lecoup de Prague, leParti communiste tchécoslovaque prend le contrôle du pays. Le Front national demeure la seule coalition autorisée, et passe sous la domination des communistes, auxquels les autres partis autorisés sont inféodés. Lors des élections, 70 % des sièges sont réservés au Parti communiste tchécoslovaque au sein de la liste unique du Front national[190]. La domination du Parti communiste, dirigé successivement parKlement Gottwald,Antonín Novotný,Alexander Dubček,Gustáv Husák etMilouš Jakeš, dure jusqu'à larévolution de velours de1989, au cours de laquelle la constitution est suspendue, et le rôle dirigeant du parti aboli.
LeRassemblement du peuple togolais (RPT), fondé le par le présidentGnassingbé Eyadema, est dès sa création le seul parti autorisé au Togo[191]. La constitution de1979, entrée en vigueur en1980, qui dispose que« le RPT, parti unique (...) exprime les aspirations des masses laborieuses. (…) Le système politique togolais repose sur le principe du parti unique ». Le Togo est gouverné selon un système de parti unique jusqu'en1991[192].
LeParti démocratique du Turkménistan, fondé par le premier président du Turkménistan indépendant,Saparmyrat Nyýazow et est actuellement dirigé par le successeur de ce dernier,Gurbanguly Berdimuhamedow[195], est le seul parti autorisé de1992 à2012. En, une loi autorisant la formation d'autres partis politiques entre en vigueur, mais en posant diverses conditions à leur existence, et en excluant de fait les dirigeants de l'opposition[196].
Rapidement après larévolution d'Octobre, le pouvoir est monopolisé par lesbolcheviks, qui s'arrogent au sein de l'État l'exécutif et le législatif et prennent le nom deParti communiste panrusse (bolchevik) à la fin 1917. Un processus, étalé sur plusieurs années, entreprend alors de réduire à l'impuissance et au silence, puis d'interdire tous les partis non bolcheviks, et d'éliminer ou de subordonner toutes les institutions autonomes, : lesSoviets, apparus au cours de l'année 1917, constituent officiellement le pouvoir suprême, mais sont dans les faits contrôlés par les bolcheviks. La constitution de larépublique socialiste fédérative soviétique de Russie, adoptée le, n'interdit pas explicitement la formation d'autres partis politiques, mais son article 23 dispose que la RSFSR« refuse aux personnes et aux groupes les droits dont ils peuvent se servir au détriment de la révolution socialiste »[199]. La domination du Parti communiste continue avec la formation de l'Union des républiques socialistes soviétiques (ou Union soviétique, ou URSS) en1922. Le Parti communiste prend le nom deParti communiste pansoviétique (bolchevik) en1925, puis celui deParti communiste de l'Union soviétique (PCUS) en1952. LePolitburo, organe de direction du parti, constitue dans les faits le véritable gouvernement de l'URSS, son autorité primant sur celle du gouvernement officiel (Conseil des commissaires du peuple, puisConseil des ministres). Laconstitution soviétique de 1936 fait allusion au rôle central du parti en disposant que« les citoyens les plus actifs et les plus conscients de la classe ouvrière et des autres couches de travailleurs s'unissent dans le Parti communiste de l'URSS, qui est l'avant-garde des travailleurs dans leur lutte pour l'affermissement et le développement du régime socialiste et qui représente le noyau dirigeant de toutes les organisations de travailleurs, tant sociales que d'État »[200]. Le PCUS, dirigé successivement parJoseph Staline,Gueorgui Malenkov,Nikita Khrouchtchev,Léonid Brejnev,Iouri Andropov,Konstantin Tchernenko etMikhaïl Gorbatchev, gouverne en tant que parti unique en URSS et exerce le monopole du pouvoir[201]. Ce n'est cependant qu'en 1977 que l'article 6 de lanouvelle constitution évoque explicitement le rôle dirigeant du PCUS en le définissant comme la force dirigeante de la société soviétique et le centre du système politique de l'URSS[202],[203]. Dans lesannées 1980, la politique deperestroïka amène un passage progressif au pluralisme, d'abord en autorisant des candidatures multiples aux élections à partir de 1987 (notamment lesélections législatives de 1989), puis en autorisant des« associations politiques », qui se constituent en mouvements d'opposition. Le PCUS demeure au pouvoir jusqu'à sa dissolution en août1991, quelques mois avant l'éclatement de l'URSS.
LeCongrès général du peuple gouverne en tant que parti unique de la République arabe du Yémen (ouNord Yémen), de sa formation en1982 jusqu'à laréunification du Yémen en1990. Le CGP constitue, dans les faits, une coalition très hétérogène recueillant en son sein les différents groupes d'influences tribaux ou religieux[204],[205].
Aux élections de1945, boycottées par l'opposition, le Parti communiste de Yougoslavie (KPJ), dirigé parTito, présente une liste unique, sous l'intitulé duFront populaire de libération[207]. Le parti, rebaptisé en1952Ligue des communistes de Yougoslavie, gouverne ensuite en tant que parti unique. Le Front populaire est remplacé par l'Alliance socialiste du peuple travailleur de Yougoslavie, censée regrouper« toutes les forces démocratiques du pays », mais dirigée directement par la Ligue des communistes[208]. À partir notamment de1974, la Ligue des communistes de Yougoslavie fonctionne de manière de plus en plus lâche, à la manière d'un regroupement de six partis : les partis communistes des six États de la fédération (Serbie,Croatie,Monténégro,Bosnie-Herzégovine,Slovénie,Macédoine) jouissent d'une autonomie accrue, chacun officiant en tant que parti unique dans sa propre République[209],[210]. En1990, au cours du congrès de la Ligue, ses différentes composantes se séparent pour ne plus se réunir : le parti disparaît de facto, marquant le début de l'éclatement de la fédération yougoslave.
La constitution de 1967 prévoit pour le pays un système debipartisme, soit un nombre de partis politiques limité à deux, dont un d'oppotition. Dans les faits, leMouvement populaire de la Révolution (MPR), parti du présidentMobutu, créé le, est le seul parti existant. En décembre1970, une révision constitutionnelle consacre officiellement le MPR en tant que parti unique. En1972, le Comité du parti et le gouvernement fusionnent pour former le Conseil exécutif national; en1974, une nouvelle révision constitutionnelle fait du MPR l'unique institution du pays. Tout citoyen est d'office membre du parti, un slogan affirmant que même« ceux qui sont encore dans le ventre de leur mère » sont concernés[211]. L'article 33 de la constitution dispose :« En République du Zaïre, il n'existe qu'une seule institution, le Mouvement populaire de la Révolution (…) Le Mouvement populaire de la Révolution est la Nation zaïroise organisée politiquement »[60]. Le, sous la pression internationale, Mobutu accepte le principe du multipartisme, prévu pour entrer en vigueur en1991 après un an de transition[212]. Dans les mois qui suivent, près de 300 partis politiques sont créés au Zaïre, certains étant des partis satellitaires du MPR, d'autres constituant une vraie opposition[213]. Les élections promises n'ont cependant toujours pas été organisées quand Mobutu est renversé en1997 et que le Zaïre laisse la place à laRépublique démocratique du Congo (voir plus haut).
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