« Parti révolutionnaire du peuple mongol » redirige ici. Pour la scission, voirParti révolutionnaire du peuple mongol (2010).
Ne doit pas être confondu avecParti révolutionnaire du peuple de Mongolie-Intérieure.
Pour les articles homonymes, voirParti du peuple.
| Parti du peuple mongol (mn)Монгол Ардын Нам | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Président | Ukhnaagiin Khürelsükh |
| Fondation | |
| Siège | Oulan-Bator |
| Secrétaire général | Dashzevge Amarbayasgalan |
| Journal | Mongoliin Ünen |
| Organisation de jeunesse | Union de la jeunesse mongole social-démocrate[1] |
| Branche armée | Armée populaire mongole (en)(anciennement) |
| Positionnement | Depuis 1991 : Centre gauche 1920-1991 : Extrême gauche |
| Idéologie | Depuis 1991 : Social-démocratie 1920-1991 : Communisme Marxisme-léninisme |
| Affiliation internationale | Internationale socialiste[2] Alliance progressiste[3] |
| Adhérents | 220 000(2014) |
| Couleurs | Rouge |
| Site web | mpp.mn |
| Représentation | |
| Députés | 68 / 126 |
| modifier | |
LeParti du peuple mongol[4] (enmongol :Монгол Ардын Нам,Mongol Ardin Nam, abrégé enMAN), nom également traduit parParti populaire mongol, est un partipolitique deMongolie créé en 1921. Il est membre de l'Internationale socialiste.
Il était leparti unique de la Mongolie de 1921 à 1990, dirigeant successivement lathéocratie mongole, sous le règne deBogdo Khan puis à partir de 1924, à sa mort, sous le nom deParti révolutionnaire du peuple mongol, le régime de laRépublique populaire mongole (1924-1992). À partir de 1990, les autres partis sont autorisés, mais le MAN reste au pouvoir jusqu'en 1996 puis dirige à nouveau de 2000 à 2004, de 2006 à 2012 et depuis 2016. Le parti contrôle aussi la présidence jusqu'en 2009 puis à partir de2021.
Le parti est officiellement créé le sous le nom deParti du peuple mongol avant de prendre le nom deParti révolutionnaire du peuple mongol (PRPM ou MAXH) en 1924. La République populaire mongole, bien qu'État formellement indépendant, est soutenue économiquement par l'Union des républiques socialistes soviétiques. Politiquement la Mongolie est très influencée par l'idéologie socialiste soviétique et la structure duPRPM reprend largement celle du PCUS, leparti communiste soviétique.
Le parti fonde notamment laBibliothèque nationale de Mongolie en dans le cadre d’une stratégie de développement des institutions nationales[5].
Les débuts du parti sont tumultueux, deux factions s'opposant : lesstaliniens pro-soviétiques deHorloogiyn Choibalsan s'affrontent aux tenants du communisme à la mongole telsDogsomyn Bodoo etPeljidiyn Genden. Suivant les méthodes de son idole Staline, Choilbasan élimine ses adversaires, soit physiquement, soit politiquement. Une fois le contrôle acquis sur le PRPM, Choibalsan purge le parti des sympathisants de Genden.
Choibalsan meurt le, peu de temps avant Staline. L'avènement deNikita Khrouchtchev à la tête du PCUS va permettre au nouveau secrétaire général du Conseil des Commissaires du peupleYumjagiyn Tsedenbal de mener une politique d'ouverture à l'image de son homologue soviétique. Tsedenbal restePremier ministre pendant 22 ans, soit le plus long mandat à ce poste de l'histoire du pays.
Dans les années 1990, la Mongolie abandonne le système de parti unique, suivant là encore le changement politique qui s'opère enRussie. Une nouvelle constitution démocratique est adoptée en 1992. Le PRPM reste au pouvoir jusqu'en juin 1996 avant d'être mis en minorité au Grand Khoural par l'Union démocratique mongole.
Le parti profite de cette défaite pour changer de programme politique et moderniser son image sous la présidence deNambaryn Enkhbayar. Celui-ci fait du PRPM un partisocial-démocrate à l'occidentale à l'image duNew Labour deTony Blair. Cette nouvelle image sociale-démocrate du PRPM conjuguée au mécontentement populaire contre la politique de privatisation de l'UDM ramène de manière écrasante le parti au pouvoir. Aux élections législatives de, le PRPM remporte 71 des 76 sièges auGrand Khoural. Enkhbayar devientPremier ministre le suivant etLuvsangiyn Erdenechuluun, ministre des Affaires étrangères.
Pour certains, ce changement du programme, de l'image et de la gestion du parti n'est qu'une illusion. Ils n'y voient qu'une mascarade en vue de revenir au pouvoir. Le PRPM aurait une fâcheuse tendance à vouloir contrôler les médias mongols, et certains journalistes auraient été emprisonnés. Des opposants au gouvernement du PRPM tels l'ancien chef des services secrets le général Baatar, le député Gundalia Lamjav ou encore l'ancien ministre des Finances B. Baybayar sont arrêtés. Il s'agit selon le gouvernement d'arrestations faisant suite à des actions répréhensibles, mais certains parlent d'arrestations sur des motifs politiques.
Aux élections législatives du, le PRPM perd beaucoup de voix mais avec 36 sièges il reste le parti majoritaire. Cependant, la coalition « Patrie-Démocratie » (34 sièges) réussit à former une alliance avec des députés indépendants et à obtenir la majorité absolue au Grand Khoural. En, le PRPM et « Patrie-Démocratie » (P-D) signent un accord de partage du pouvoir en vertu duquel Patrie-Démocratie contrôle le gouvernement et le PRPM le Parlement, dont Enkhbayar est élu président.
Peu après la défection d'un député vers le PRPM, le gouvernement du Premier ministreTsakhiagiyn Elbegdorj (P-D) est renversé et le président du PRPM,Miyeegombo Enkhbold est nommé premier ministre.
Le, lorsque le PRPM affirme avoir remportéles élections législatives de la veille avant que les résultats officiels ne soient annoncés, de violentes émeutes éclatent àOulan-Bator, et le siège du parti est ravagé par un incendie criminel[6]. Le, la commission électorale annonce que le Parti révolutionnaire du peuple mongol a remporté l'élection, avec quarante-sept sièges, contre vingt-six pour le Parti démocrate[7].
Après la démission du président du Parti,Sanjaagiin Bayar, en 2010, le PRPM retrouve son nom original deParti du peuple mongol et désigne le Premier ministreSükhbaataryn Batbold à sa tête. Une partie des militants, menée par l'ancien président Nambaryn Enkhbayar, n'accepte pas ce changement de nom et décide de créer un nouveau parti gardant le nom deParti révolutionnaire du peuple mongol.
Démissionnaire après l'échec aux élections législatives, Batbold est remplacé en parOlziisaikhan Enkhtuvshin, à son tour remplacé parMiyeegombyn Enkhbold en novembre 2013.
Lors desélections législatives de, le MAN remporte 85 % des sièges (65 sur 76) au Grand Khoural et revient au pouvoir[8].
Lors de l'élection présidentielle de 2017, le candidat du MAN,Miyeegombyn Enkhbold, est battu au second tour parKhaltmaagiyn Battulga duParti démocrate. En octobre de la même année,Ukhnaagiin Khürelsükh devient Premier ministre avant de succéder à Enkhbold à la présidence du parti. Enfin, le, Khürelsükh estélu président de la Mongolie.
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